La Verdière

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La Verdière
Image illustrative de l'article La Verdière
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Var
Arrondissement Arrondissement de Brignoles
Canton Canton de Rians
Intercommunalité Communauté de communes Verdon Mont Major
Maire
Mandat
Denis Beauduen
2008-2014
Code postal 83560
Code commune 83146
Démographie
Population
municipale
1 602 hab. (2011)
Densité 24 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 38′ 22″ N 5° 56′ 12″ E / 43.6394, 5.9367 ()43° 38′ 22″ Nord 5° 56′ 12″ Est / 43.6394, 5.9367 ()  
Altitude Min. 327 m – Max. 692 m
Superficie 68,16 km2
Localisation

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La Verdière est une commune française située dans le département du Var en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Sismicité[modifier | modifier le code]

Il existe 3 zones de sismicité dans le Var :

  • Zone 0 : risque négligeable. C'est le cas de bon nombre de communes du littoral varois, ainsi que d'une partie des communes du centre Var. Malgré tout, ces communes ne sont pas à l'abri d'un effet tsunami, lié à un séisme en mer.
  • Zone Ia : risque très faible. Concerne essentiellement les communes comprises dans une bande allant de la Montagne Sainte-Victoire au Massif de l'Esterel.
  • Zone Ib : risque faible. Ce risque le plus élevé du département, qui n'est pas le plus haut de l'évaluation nationale, concerne 21 communes du nord du département.

La commune de La Verdière est en zone sismique de faible risque Ib[1].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

La Verdière s'écrit en provençal La Verdièra selon la norme classique et La Verdièro selon la norme mistralienne.[réf. nécessaire]

Histoire[modifier | modifier le code]

Du XIIe au XVe siècle, l’abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon y possédait le prieuré Notre-Dame d’Église (à l’époque, Sancte Marie de Basseto)[2].

La mort de la reine Jeanne Ire ouvre une crise de succession à la tête du comté de Provence, les villes de l’Union d'Aix (1382-1387) soutenant Charles de Duras contre Louis Ier d'Anjou. La dame de La Verdière, Philipotte de Vintimille, se rallie aux Angevins en 1385, après la mort de Louis Ier[3].

Après la guerre de Cent Ans et une fois la sécurité revenue, de 1442 à 1471, plusieurs familles venues de Sausses s'installent à La Verdière afin de repeupler la communauté[4].

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 en cours Denis Beauduen PS  

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 602 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 688 1 775 1 614 1 569 1 597 1 676 1 519 1 507 1 473
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 322 1 382 1 313 1 236 1 184 1 201 1 071 955 920
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
900 885 867 678 657 565 497 502 481
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
473 486 505 524 646 782 1 297 1 602 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le château[modifier | modifier le code]

La construction du château est due à la famille royale des contes de Castellane en 980 sous la forme d'une forteresse.

Juché au sommet du village, le château de la Verdière embrasse un vaste panorama. On peut apercevoir au nord, les villages de Moustiers-Sainte-Marie et de Castellane ; à l'ouest, le Mont Ventoux et le Luberon ; au sud-ouest, les montagnes de la Sainte- Baume et de la Sainte-Victoire et enfin au sud-est, la chaîne des Maures.

En 980, la famille des comtes de Castellane, une des plus anciennes et illustres familles de Provence, édifie une forteresse : la Verdière. Après avoir appartenu aux comtes de Vintimille de 1262 à 1437, l’édifice revient de nouveau à la maison des Castellane puis entre, en 1613, dans la famille des comtes de Forbin. Ce sont ces trois grandes familles qui offrirent au château de la Verdière une architecture si particulière née de ces différentes périodes d’aménagement.

Au Xe siècle, le bâtiment originel, orienté nord-ouest/sud-est, était composé de deux salles superposées :

  1. La salle basse, construite dans la déclivité du rocher.
  2. La seconde salle pouvant contenir deux à trois cents hommes.

Par son caractère militaire, la Verdière commandait la route menant d'Arles à Castellane.

Une chapelle fut également édifiée au pied du château.

Au XIIIe siècle, c’est sous l’égide de la Maison de Vintimille, très ancienne famille sicilienne, que la Verdière connaît ses premiers grands travaux, lui faisant perdre peu à peu son caractère militaire. Conservant sa forme primitive, le château s’agrandit considérablement et un donjon s’ajoute à l’édifice. Une église, de style roman, remplace alors la petite chapelle. Au XVe siècle, le château revint par succession à la famille de Castellane.

De 1437 à 1613, le château connaît une nouvelle période de travaux. Le donjon est démoli mais l’édifice se développe vers le nord. Un nouveau bâtiment est construit du côté de la cour ainsi que des salles voûtées en contrebas des terrasses abritant les écuries. Devant celles-ci un jardin appelé « le manège » est aménagé. Enfin, l’église se dote d’un clocher afin d’abriter le presbytère. N’appartenant plus au château, c’est aujourd’hui l’église du village dont l’architecture n’a guère changé depuis sept siècles.

Au XVIIe siècle, par le mariage d'Aymare de Castellane avec Vincent-Anne de Forbin-Maynier, le château échut à la famille des Forbin. Ne demeurant pas au château, ils le transforment peu. Les Forbin ajoutent cependant une tour à l’angle des terrasses ainsi qu’un grand escalier à double rampe pour accéder à celles-ci. Une tribune au-dessus d’une des chapelles de l’église est également ajoutée afin de permettre au seigneur d’assister aux offices à l’abri des regards.

En 1750, Louis-Roch de Forbin, brillant officier du roi, se retire à la Verdière. Pendant dix-sept ans, de vastes travaux sont entrepris et donnent à l’édifice l’aspect qu’il possède aujourd’hui. La demeure ainsi aménagée en véritable château d’agrément comprend une terrasse de 40 m de long, six salons, une grande salle à manger, deux cuisines, une salle de bal mesurant plus de 20 m de long, une bibliothèque, une salle des archives, de nombreuses chambres de maîtres jouxtées de cabinets de dépendances, une salle de bain, des chambres de domestiques, une lingerie…

Le château et son parc sont entièrement classés aux Monuments historiques depuis 1986.

L’histoire du château et du village de la Verdière sont fortement liées. Les habitants furent constamment mis à contribution pour les travaux, ce qui donna lieu à de nombreuses plaintes, notamment au XVe siècle où un compromis fut trouvé entre les habitants et le seigneur de Castellane. Non ébranlé par les différentes guerres, le château de la Verdière en connut cependant quelques-unes. Les guerres de religion (1562-1598), pour lesquelles les seigneurs mêmes de la Verdière étaient très actifs, ne laissa guère de séquelles à l’édifice, si ce n’est le clocher de l’église qui fut détruit. La Révolution Française fit plus de dégâts. En l’absence de Louis-Roch de Forbin, les villageois pillèrent le château qui fut ensuite ajouté aux biens nationaux confisqués par le nouveau régime. Le château après avoir perdu portes, fenêtres et toiture fut menacé de démolition. Le département promit 30000 francs à qui le démolirait. Sa destruction menaçant les habitations situées en contrebas, personne n’encourut ce risque. Les révolutions suivantes (1830, 1848 et 1870) furent plus clémentes.

Un évènement fut cependant longtemps gravé dans les mémoires. En 1851, un contingent révolutionnaire se rendant à Aups où se déroulait une insurrection, s’arrêta à la Verdière. Sur ordre du colonel responsable des troupes, huit cents hommes, infanterie et artillerie, furent logés à l’intérieur de l’enceinte du château.

Onze siècles d’histoire sont aujourd’hui passés sur le château. Toujours aussi fascinant, il est depuis peu sauvé de l’état de ruine dans lequel il était[7].

L'église[modifier | modifier le code]

L'église paroissiale de l'Assomption, également classée monument historique, est accolée au château qui communique avec elle par un escalier intérieur. Elle résulte également d'une reprise de la chapelle castrale qui s'y trouvait au moyen âge. Ce magnifique ensemble architectural ne doit pas faire oublier l'ensemble du riche patrimoine dont est dotée cette commune, ainsi la tour de Bellevue, le château Notre-Dame et ceux de la Vicence, la chapelle Notre-Dame de Santé, lieu de pèlerinage depuis le XVe siècle, dont la tradition rapporte qu'elle contient une pierre rapportée de Jérusalem en 1655 par un religieux, au retour de son pèlerinage.

L'aqueduc[modifier | modifier le code]

De la même époque que le château.??? Les conduites et aqueduc souterrains d'adduction d'eau peut être, Mais certainement pas pour ce qui est de la partie aérienne qui a été projetée au début des années 1800 pour permettre à l'eau de la source de Montbrien, captée par aqueduc souterrain, de passer le vallon du Naï La mise en eau sera faite vers 1826 . En effet la source de St Jean qui jusqu’à cette époque avait été utilisée pour couler aux 6 fontaines du village, n'arrivait plus au niveau de la conduite souterraine qui passe sous le parc du château et alimente toutes les fontaines du village. La première arche de l'aqueduc a été cassée par un camion transportant une grue dans les années 1950. Un siphon tubé a remplacé l'aqueduc pour passer ce point bas lors de la réalisation en tuyauterie de toute la captation de la source de Montbrien pour alimenter le bassin qui se trouve dans le parc du château via la station de pompage des cèdres, l'eau au maisons et le tout à l'égout ont été mis en fonction debut 1950. Seul le surplus d'eau pouvait couler aux fontaines dans ces années là. La source alimentera de nouveau seulement les fontaines vers 1968 lorsque le réseau d'eau intercommunal projeté par le Maire de la Verdière M. Martin et continué puis inauguré par M Janetti alimentera les communes.(info. tirées de diverses monographies traitant de La Verdiere )

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Antoine Honoré de Castellane-Bézaudun (1559-1594), né à La Verdière, chef ligueur pendant les guerres de religion[8]
  • Jean La Verdière ( 1895-1987), peintre et sculpteur, tira son nom d'artiste de ce village qui lui inspira quelques toiles, avant qu'il ne se spécialise dans les sculptures inspirées par le monde hippique qu'il vendait à des amateurs sur les champs de course.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr La Verdière (Var).svg

Les armoiries de La Verdière se blasonnent ainsi :

De gueules au château donjonné de trois tours d'or, au chef du même.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. sismicité du Var sur le site de la préfecture
  2. Guy Barruol, Michèle Bois, Yann Codou, Marie-Pierre Estienne, Élizabeth Sauze, « Liste des établissements religieux relevant de l’abbaye Saint-André du Xe au XIIIe siècle », in Guy Barruol, Roseline Bacon et Alain Gérard (directeurs de publication), L’abbaye de Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon, histoire, archéologie, rayonnement, Actes du colloque interrégional tenu en 1999 à l'occasion du millénaire de la fondation de l'abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon, Éd. Alpes de Lumières, Cahiers de Salagon no 4, Mane, 2001, 448 p. (ISSN 1254-9371), (ISBN 2-906162-54-X), p. 232
  3. Geneviève Xhayet, « Partisans et adversaires de Louis d'Anjou pendant la guerre de l'Union d'Aix », Provence historique, Fédération historique de Provence, volume 40, no 162, « Autour de la guerre de l'Union d'Aix », 1990, p. 412 (note 55).
  4. Édouard Baratier, La démographie provençale du XIIIe au XVIe siècles, avec chiffres de comparaison pour le XVIIIe siècle, Paris : SEVPEN/EHESS, 1961. Collection « Démographie et société », 5. p. 85
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  7. Chateau de la Verdière
  8. Sous la direction d’Édouard Baratier, Georges Duby, et Ernest Hildesheimer, Atlas historique. Provence, Comtat Venaissin, principauté d’Orange, comté de Nice, principauté de Monaco, Librairie Armand Colin, Paris, 1969, p. 144