Régusse

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Régusse
Moulins à vent Régusse (Var)
Moulins à vent Régusse (Var)
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Var
Arrondissement Brignoles
Canton Tavernes
Intercommunalité sans
Maire
Mandat
Anne Houy De Belsunce
20102014
Code postal 83630
Code commune 83102
Démographie
Population
municipale
2 244 hab. (2011)
Densité 64 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 39′ 23″ N 6° 07′ 46″ E / 43.6564, 6.1295 ()43° 39′ 23″ Nord 6° 07′ 46″ Est / 43.6564, 6.1295 ()  
Altitude Min. 360 m – Max. 932 m
Superficie 35,30 km2
Localisation

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Régusse est une commune française située dans le département du Var en région Provence-Alpes-Côte d’Azur.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est intégrée dans le parc naturel régional du Verdon[1].

Accès[modifier | modifier le code]

Situé à 3 km de Moissac-Bellevue, à 7 km d’Aups et de Montmeyan et à 12 km du lac de Sainte-Croix, Régusse occupe un mamelon rocheux au cœur de son territoire, entre la plaine fertile et les collines boisées.

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Le hameau de Saint-Jean, au nord de la commune, s’est développé autour de la chapelle éponyme à partir des années 1980 pour repeupler la commune, qui avait fortement souffert de l’exode rural.

Sismicité[modifier | modifier le code]

Il existe 3 zones de sismicités dans le Var :

Zone 0 
Risque négligeable. C’est le cas de bon nombre de communes du littoral varois, ainsi que d’une partie des communes du centre Var. Malgré tout, ces communes ne sont pas à l’abri d’un effet tsunami, lié à un séisme en mer.
Zone I
Risque très faible. Concerne essentiellement les communes comprises dans une bande allant de la montagne Sainte-Victoire, au Massif de l’Esterel.
Zone I
Risque faible. Ce risque le plus élevé du département (qui n’est pas le plus haut de l’évaluation nationale), concerne 21 communes du nord du département.

La commune de Régusse, est en zone sismique de très faible risque Ia[2].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Régusse s'écrit Regusso en provençal de norme mistralienne.[réf. nécessaire]

Histoire[modifier | modifier le code]

Les origines de Régusse sont à rattacher tout d’abord à l’implantation des romains sur un site celto-ligure bâti sur un mamelon rocheux nommé Regussia.

Elles sont ensuite à rattacher à l’ordre du Temple et à la commanderie de Saint-Maurice. En 1274, fief des Templiers, puis en 1309 rattachée au domaine royal, la seigneurie est cédée en 1319 aux hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem. En 1322, elle fait partie des terres échangées (comme Montmeyan, Gréoux-les-Bains et Saint-Julien-le-Montagnier) à Arnaud de Trians contre son comté d’Aliffe. Par mariage, la seigneurie passe aux Castellane qui d’ailleurs, en 1564, ont revendu à César-Antoine d’Albert[3], [4].

À la suite des troubles occasionnés par les guerres de religion, le village est déserté puis repeuplé en 1580 par des Hongrois. Le seigneur d’Albert revendit le village à Michel de Grimaldi en 1613 et par des lettres patentes données à Paris en novembre 1649, la seigneurie est érigée en marquisat en faveur de Gaspard de Grimaldi le fils. En dehors de Régusse, ce marquisat comprenait les hameaux et villages de Saint-Martin, Villeneuve, La Tour, la barronie de Roumoules, Pailouvier et Riez.

L'artère principale du village, le Cours Gariel, tire son nom d'un opposant de Napoléon III qui suivit Victor Hugo pendant de longues années dans son exil à Guernesey[5].

En 1840, Villeneuve (dit Villeneuve-Coutelas[6]) est supprimée de la liste des communes et est rattachée à Régusse. Le hameau a du transférer la cloche de sa chapelle à l’église Saint-Laurent de Régusse en 1875.

Blasonnement[modifier | modifier le code]

Le blason remonte à la seigneurie des Grimaldi-Régusse, branche distincte de la famille princière de Monaco. Il est surmonté de la couronne de Marquis depuis 1649.

Blason ville fr Régusse (Var).svg

Les armoiries de Régusse se blasonnent ainsi :

Losangé d’argent et de gueules.
Devise : Deo Juvante (Avec l’aide de Dieu).

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 René Roux    
mars 2008 mai 2010 Stéphane Poisson    
juin 2010 en cours Anne Houy de Belsunce    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 244 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
646 647 632 688 623 656 740 732 720
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
670 679 686 676 670 632 603 601 573
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
525 511 452 425 364 343 291 300 276
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
207 272 326 482 820 1 137 1 707 2 244 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2004[8])
Histogramme de l'évolution démographique


Budget et fiscalité[modifier | modifier le code]

Les comptes 2005 à 2012 de la commune s’établissement comme suit [9],[10],[11]:

Évolution financière.
Postes 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012
Produits de fonctionnement 1 776 000 € 1 778 000 € 2 232 000 € 2 077 000 € 2 204 000 € 2 367 000 € 2 502 000 € 2 557 000 €
Charges de fonctionnement 1 578 000 € 1 622 000 € 2 134 000 € 1 889 000 € 2 096 000 € 1 916 000 € 2 268 000 € 2 354 000 €
Ressources d’investissement 1 029 000 € 721 000 € 1 411 000 € 1 063 000 € 725 000 € 875 000 € 512 000 € 408 000 €
Emplois d’investissement 727 000 € 1 187 000 € 937 000 € 2 228 000 € 325 000 € 377 000 € 578 000 € 949 000 €
Dette 713 000 € 617 000 € 916 000 € 341 000 € 695 000 € 657 000 € 619 000 € 581 000 €
Source : Ministère de l’Économie et des Finances[12]:

Fiscalité 2011

  • Taux d’imposition Taxe d’habitation : 18,89 %
  • Taxe foncière sur propriétés bâties : 11,52 %
  • Taxe foncière sur les propriétés non bâties : 64,30 %
  • Taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 35,33 %
  • Cotisation foncière des entreprises : 28,53 %
  • Montant total des dettes dues par la commune : 581 000 euros, soit 278 euros par habitant

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Finalement, onze communes ont décidé de constituer une « communauté de communes du Haut-Var « Lac et Gorges du Verdon (LGV) » qui comprendra : Aiguines ; Artignosc-sur-Verdon ; Aups ; Baudinard-sur-Verdon ; Bauduen ; Moissac-Bellevue ; Les Salles-sur-Verdon ; Régusse ; Tourtour ; Vérignon ; Villecroze[13]. Chaque commune de moins de 1000 habitants va élire deux Conseillers communautaires et trois pour les communes de plus de 1000 habitants. Soit 25 conseillers pour les 11 communes.

Un Projet de périmètre de schéma de cohérence territoriale (SCOT) Var Ouest concernant Sillans, Salernes, Villecroze, Tourtour, Aups, Moissac, Régusse, Artignosc, Bauduen[14] avait été envisagé mais n'a pas eu de suite, du fait du rattachement à la CAD de Saint-Antonin-du-Var; Salernes; Sillans-la-Cascade.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Les moulins à vent[15] : ces moulins datent des XIIe et XIIIe siècles[16]. Restaurés en 1995, l’un est devenu un musée d’outils agraires, l’autre produit encore de la farine. L’idée du moulin à vent fut ramenée en Provence, par les templiers lors de leur voyage vers la Terre Sainte. Les moulins produisaient encore 52 tonnes de farine par an en 1811. Ils sont restés longtemps à l’abandon puis furent restaurés en 1995. Le mécanisme spécifique des moulins provençaux est adapté à deux vents dominants (le vent d’est et le mistral). C’est pour cela que le toit en cône et les ailes sont orientables. Six personnes sont nécessaires pendant une demi heure pour diriger le moulin face au vent. Jusqu’à 50 kilos de blé étaient versés dans une trémie. La farine, résultat de ces graines moulues entre meule dormante et meule tournante, était poussée vers l’extérieur et tombait dans la huche.
  • Le musée de la mémoire et du souvenir[17].
  • La chapelle Notre-Dame de la Miséricorde : appelée aussi la chapelle du Presbytère, elle est signalée dès 1642. Elle servait de lieu à une confrérie de pénitents blancs. Aujourd’hui elle est devenue un musée, La Maison du Combattant.
  • La chapelle Saint-Jean d’Albert.
  • Les deux tours de l’ancien château de Grimaldi.
  • Tour de l'horloge[18].
  • L’église Saint-Laurent est érigée en 1676.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Régusse dans le parc naturel régional du Verdon
  2. sismicité du Var sur le site de la préfecture
  3. Histoire et patrimoine de Régusse
  4. Canton d’Aups : Aups, Bauduen, Aiguines, Les salles-sur-Verdon, Baudinard-sur-Verdon, Vérignon, Régusse, Sillans-la-Cascade, Artignosc-sur-Verdon, Moissac-Bellevue, Vexillologie Provençale.
  5. Gorges du Verdon et Lac de sainte Croix : Régusse et les communes du Haut-Verdon
  6. « Notice no IA83001262 », base Mérimée, ministère français de la Culture bourg castral de Coutelas
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  9. Les comptes des communes, Chiffres Clés - Fonctionnement - Investissement - Fiscalité - Autofinancement – Endettement : La Commune de Régusse
  10. Proxiti Provence-Alpes-Côte d’azur : Informations locales concernant la Commune de Régusse
  11. Le budget de la Commune de Régusse
  12. Les comptes individuels des communes et des groupements à fiscalité propre (années 2000 à 2012)
  13. Gorges du Verdon et Lac de Sainte Croix fr
  14. Schéma de cohérence territoriale, État d’avancement dans le département du Var
  15. « Notice no PA00081697 », base Mérimée, ministère français de la Culture. Moulins à farine : moulins à vent, avec leur soubassement en forme de tours inscrit sur l’inventaire supplémentaire des monuments historiques par arrêté du 14 février 1978]
  16. Moulins de Régusse
  17. Musée de la mémoire et du souvenir des Anciens combattants de Régusse
  18. « Notice no PM83000433 », base Palissy, ministère français de la Culture cloche de 1537