Garéoult

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Garéoult
Image illustrative de l'article Garéoult
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Var
Arrondissement Arrondissement de Brignoles
Canton Canton de Roquebrussanne
Intercommunalité Communauté de communes du Val d'Issole
Maire
Mandat
Gérard Fabre
2014-2020
Code postal 83136
Code commune 83064
Démographie
Population
municipale
5 549 hab. (2011)
Densité 352 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 19′ 42″ N 6° 02′ 44″ E / 43.3282, 6.0456 ()43° 19′ 42″ Nord 6° 02′ 44″ Est / 43.3282, 6.0456 ()  
Altitude Min. 295 m – Max. 659 m
Superficie 15,75 km2
Localisation

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Garéoult est une commune française située dans le département du Var en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Elle fait partie de l'intercommunalité du Pays de la Provence verte. Les premiers habitants (gallo-romains) baptisèrent ce village "Gardia Altissima" ce qui signifie "La garde la plus haute".

Géographie[modifier | modifier le code]

Garéoult est un gros village placé au centre d'une plaine préservée, dont l'altitude moyenne est de 320 mètres qui est traversée par l'Issole affluent du Caramy. Il n'est pas situé au bord même de la rivière, mais un peu à l'écart comme beaucoup de village provençaux.

Il bénéficie aussi de la présence de plusieurs sources au nord du village. Ce sont les sources de Saint Martin, de Saint Médard et de la Clastre.

Le village est entouré de 500 ha de vignes don la majorité est classé AOP Coteaux Varois en Provence et entourée de 700 ha massifs boisés, de la montagne de la Loube, du massif de Saint Clément et du massif de Thèmes qui culminent tous à près de 700 mètres.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Garéoult s'écrit en occitan provençal Gareut selon la norme classique ou Garéut selon la norme mistralienne.[réf. nécessaire]

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1988, 90 sépultures ont été découvertes. Certaines d'entre elles dateraient de l'époque Gallo-romaine, tandis que d'autres, plus récentes, dateraient du Moyen Âge.

Blasonnement[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Garéoult (Var).svg

Les armoiries de Garéoult se blasonnent ainsi :

D'argent à la plante de sinople
Blason modèle fr Armes parlantes.svg Armes parlantes.
La plante représentée est le garou ou sainbois (Daphne gnidium).
Ce blason a été enregistré avant 1696.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
  1991 M. Paul Emeric    
1991 Mars 2001 M. Jean-Louis Bosio    
Mars 2001 Janvier 2005 M. Michel Laffineur    
Février 2005 février 2008 M. Gérard Fabre    
Février 2008   M. Gérard Fabre    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 5 549 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
715 782 768 953 991 1 051 962 996 1 001
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
991 1 083 1 106 1 112 1 104 742 684 736 740
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
798 697 625 564 568 582 672 637 619
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
674 711 1 051 1 849 3 432 4 882 5 435 5 592 5 549
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments anciens[modifier | modifier le code]

[3]L'église St Etienne, de style roman, a été construite entre 1045 et 1048. Cette église est surmontée d'un campanile en fer forgé provençal de type ornemental construit en 1842. L'église a été détruite en partie puis reconstruite avec les pierres d'origine en 1848.

La nécropole "Louis Cauvin"

C'est en creusant leur piscine, en 1988 que des Garéoultais résidant dans la rue Louis-Cauvin, ont mis au jour des vestiges anciens. Ils ont fait appel à des archéologues. Grâce aux fouilles qui ont été organisées, 90 sépultures ont été découvertes. Après les avoir étudiées, il s'avérait que les plus anciennes dataient de l'époque gallo-romaine et les plus récentes du Moyen Âge. On peut donc être sûr qu'au Ier siècle il y avait déjà des habitants à l'emplacement actuel du village.

La nécropole "Louis Cauvin" est un musée où l'on peut voir :

  • Une sépulture du Ier  siècle après J.-C. ;
  • Des objets de la vie quotidienne gallo-romaine en terre cuite ;
  • Neuf panneaux illustrés qui donnent des explications sur les fouilles et les rites funéraires à travers le temps.

Le moulin à huile'

Vers 1500, un moulin à huile actionné par des animaux a été construit au centre du village. Le fonctionnement de ce moulin s'est arrêté en 1956 à la suite du gel des oliviers situés sur la commune. Le moulin est resté exactement dans l'état où il était.

Les fontaines

On trouve huit fontaines dans le village alimentées par la source St Médard.

La plus ancienne des fontaines du village, La fontaine des 4 saisons, fut construite avant 1745. Elle a été restaurée en l'an 2000 par le tailleur de pierre du village. Elle possède une forme de poignard pour montrer la puissance du seigneur. Ses quatre visages sculptés en marbre blanc représentent les quatre saisons. Elle donne un vrai style provençal à la place de la mairie, ombragée par des platanes plusieurs fois centenaires.

Le four banal

Son nom vient de la taxe, "le ban", que les habitants du village devait payer au seigneur pour aller faire cuire leurs pains. Le four banal du village a plus de 500 ans.

A l heure actuelle deux fournées par an sont réalisées (Noël et à la St Jean).

Vous pouvez aussi admirer, à la sortie du village, un magnifique site naturel et son aven.

Chapelle st Felix.

Dédiée à St Felix, protecteur de Garéoult, qui en aout 1854 par un miracle sauva la population du choléra.

En remerciement les habitants édifièrent en 1885 une chapelle à son nom sur le coteau de St Médard.

Tous les 1ers dimanche de septembre une procession a lieu vers cette chapelle.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Louis Ecial a écrit plusieurs ouvrages, notamment, pour ce qui est de Garéoult : Garigoule : étude géophysique des environs de Garéoult aux éditions « Les Presses Littéraires », 2002.
  • Claude Muras : Artiste peintre

Économie[modifier | modifier le code]

  • Viticulture : coopérative vinicole (Les vignerons de la Provence Verte) et domaines de Cambaret, de Garbelle, de la Bastide des Oliviers, Château des Chaberts et Harmonie des arpents.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  3. chapelle st felix