Le Castellet (Var)

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Le Castellet
Château et Mairie
Château et Mairie
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Var
Arrondissement Toulon
Canton Le Beausset
Intercommunalité Communauté de communes Sud Sainte Baume
Maire
Mandat
Gabriel Tambon
2014-2020
Code postal 83330
Code commune 83035
Démographie
Population
municipale
4 022 hab. (2011)
Densité 90 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 12′ 13″ N 5° 46′ 38″ E / 43.20361111, 5.77722222 ()43° 12′ 13″ Nord 5° 46′ 38″ Est / 43.20361111, 5.77722222 ()  
Altitude 300 m (min. : 21 m) (max. : 503 m)
Superficie 44,77 km2
Localisation

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Le Castellet est une commune française située dans le département du Var en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Le Castellet est une commune du Sud-Est, en Provence, proche du littoral varois. Le village est situé à 23 km au Nord-ouest de Toulon la préfecture. La moitié Nord de son territoire, sur les flancs méridionaux du Massif de la Sainte-Baume, est occupée par une partie de la forêt de Font Blanche laquelle couvre plusieurs communes avoisinantes. Pins et garrigue composent l'essentiel de la végétation en zone non habitée.

Relief[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Climat et végétation[modifier | modifier le code]

Le Castellet n'ayant pas de station météo, la plus proche est celle d'Ollioules[1].

Relevé météorologique d' Ollioules
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 6,3 6,2 7,8 9,7 13,4 16,6 19,4 19,4 16,6 14,5 9,8 7,6 12
Température moyenne (°C) 8,7 9,1 11,1 13,1 17 20,5 23,4 23 20,1 16,9 12,8 9,9 15,4
Température maximale moyenne (°C) 11,1 12 14,4 16,5 20,5 24,3 27,4 27,2 23,7 19,2 15,7 12,2 18,7
Précipitations (mm) 50,5 27 20,9 48,9 23,2 20,4 6,2 8,7 39,6 74,9 58,5 41,5 420,3
dont pluie (mm) 45,5 17 20,9 48,9 23,2 20,4 6,2 8,7 39,6 74,9 58,5 36,5 400,3
dont neige (cm) 0,5 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0,5 2
Source : Relevé météo d' Ollioules[2]
Diagramme climatique
J F M A M J J A S O N D
 
 
 
11,1
6,3
50,5
 
 
 
12
6,2
27
 
 
 
14,4
7,8
20,9
 
 
 
16,5
9,7
48,9
 
 
 
20,5
13,4
23,2
 
 
 
24,3
16,6
20,4
 
 
 
27,4
19,4
6,2
 
 
 
27,2
19,4
8,7
 
 
 
23,7
16,6
39,6
 
 
 
19,2
14,5
74,9
 
 
 
15,7
9,8
58,5
 
 
 
12,2
7,6
41,5
Moyennes : • Temp. maxi et mini °CPrécipitation mm

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Cuges-les-Pins Signes Le Beausset Rose des vents
La Cadière-d'Azur N Le Beausset
O    Le Castellet    E
S
Bandol Sanary-sur-Mer Sanary-sur-Mer

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Accès routiers[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par l'autoroute A50 - sortie N° 11 La Cadière-Le Castellet. Plusieurs routes départementales (D26, D66, D86 pour les principales) relient Le Castellet aux villes voisines : Beausset, la Cadière-d'Azur, Cuges-les-Pins, Saint-Cyr-sur-Mer, etc.

Transports[modifier | modifier le code]

Le Castellet possède un aéroport (code AITA : CTT).

Les gares les plus proches sont celles de Saint-Cyr-sur-Mer et de Bandol.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Vue du Brulat

La commune comporte trois villages ou hameaux : Le Castellet village, Le Brulat, le Plan du Castellet et Sainte-Anne du Castellet.

Le Castellet est un village médiéval fortifié bâti en haut d'une colline à plus de 250 mètres d'altitude. Bâti autour d'un château médiéval, il est remarquable par ses rues pavées bordées d'anciennes constructions d'architecture homogène. Comme dans beaucoup de villages remarquables, on y trouve de nos jours de très nombreuses boutiques et commerces destinés aux visiteurs.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le 4 avril 1402, à Brantes, au pied du Ventoux, en présence de son épouse Alix des Baux, Odon de Villars fit donation à son neveu Philippe de Lévis des fiefs de Brantes, Plaisians et leurs dépendances, des seigneuries de Saint-Marcel, Roquefort, le Castellet, Cassis et Port-Miou, dépendantes de la baronnie d’Aubagne, ainsi que de La Fare-les-Oliviers, et Éguilles. Son neveu, en contrepartie devait lui servir de caution vis-à-vis de Raymond de Turenne dans l’observation d’un accord passé entre le vicomte, lui et son épouse Alix. En cas de non-respect de la part d’Alix et d’Odon, ces derniers devraient payer 50 000 florins à Raymond de Turenne[3],[4].

Blasonnement[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Le Castellet (Var).svg

Les armoiries de Le Castellet se blasonnent ainsi :

D'or aux trois plantes de joubarbe arrachées de sinople

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Gabriel Tambon, né le 23 mars 1930[5] (UMP) entre au conseil municipal en 1958 en tant que 1er adjoint, puis est élu maire en 1965. Il serait[Quand ?] le plus ancien maire d'une commune de plus de 3 500 habitants encore en activité.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1965 en cours Gabriel Tambon    
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages[modifier | modifier le code]

La commune est jumelée avec :

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 4 022 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 848 2 140 2 089 2 121 1 946 1 842 1 714 1 775 1 882
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 884 1 929 1 869 1 766 1 744 1 384 1 295 1 293 1 353
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 332 1 242 1 314 1 232 1 324 1 337 1 207 1 126 1 226
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
1 236 1 229 2 048 2 332 3 084 3 799 4 154 4 022 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

Les élèves du Castellet débutent leurs études sur la commune[8], qui comporte :
une école maternelle (116 enfants)[9],
trois écoles primaires,
et un collège[10].

Santé[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

La paroisse catholique du Castellet, et l'église paroissiale Saint Sauveur dépendent du Diocèse de Fréjus-Toulon, doyenné de La Seyne-sur-Mer[11].

Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

Il est entouré de vignes qui produisent entre autres des vins AOC Bandol[12].

Commerces et artisanat[modifier | modifier le code]

Industrie[modifier | modifier le code]

Tourisme[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

ZNIEFF[modifier | modifier le code]

La commune du Castellet est concernée par quatre ZNIEFF de 2e génération :

Chaîne de la Sainte-Baume

La zone couvre les 11 924 ha du massif de la Sainte-Baume et s'étend sur huit communes. Elle est d'une grande valeur historique, botanique et phytosociologique. La Sainte-Baume héberge également un patrimoine faunistique d’une qualité et d’une richesse véritablement exceptionnelles[13].

Collines du Castellet

La zone s'étend sur une superficie de 2 237 ha des communes du Castellet, du Beausset et de La Cadière-d'Azur. Elle présente un intérêt pour sa flore et ses habitats naturels, ainsi que pour sa faune[14].

Gros cerveau - Croupatier

La zone concerne 1 912 ha de six communes, sur un vaste ensemble linéaire de massifs orienté est-ouest. Très peu fréquentée, Elle présente une très grande richesse botanique. De plus, elle abrite 17 espèces animales patrimoniales dont 10 déterminantes[15].

Plateau de Siou-Blanc - Forêt domaniale des Morières

La zone d'une superficie de 8 638 ha de sept communes, est un haut lieu touristique fréquenté des excursionnistes pour ses sites naturels. Elle est d'une très grande richesse botanique et d'un grand intérêt pour la faune[16].

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Église paroissiale de la Transfiguration[modifier | modifier le code]

Édifice de fin XIe - début du XIIe siècle. Sous le vocable primitif de Saint-Sauveur, l'église est l'élément le mieux conservé du castrum. Mentionnée pour la première fois en 1153 (confirmation à l'Évêché de Marseille dont elle a dépendu jusqu'à la Révolution), elle a été remaniée. En 1754 à la nef romane fut ajoutée une nouvelle nef. Sa dernière restauration date de 1990. Elle est inscrite à l'inventaire supplémentaire des Monuments historiques par arrêté du 6 juillet 1939[17].

Au XVIIe siècle, Anne de Castillon et Vincent de Lombard s'y sont mariés en grande pompe.

Le chœur de la vieille nef romane avec son cul-de-four et sa travée à arc cintré est celui de l'édifice cité en 1153[18]. L'arc d'entrée du chœur était encore récemment décoré de peintures représentant une suite de tulipes attribuables au XVIIe siècle, ce qui atteste que l'édifice devait être entièrement enduit. Les première et seconde travées avec leurs arcs brisés ont été construites dans un second temps à la fin du XIIe ou au début du XIIIe siècle. La porte d'entrée romane a été restaurée en 1754. Le chevet a été fortifié. Une tour circulaire est superposée à l'abside. Elle parait être contemporaine de la grande enceinte construite à la fin du XIIIe siècle. En 1754 l'église devenue trop étroite fut agrandie. On ajouta une nouvelle nef et la sacristie. Les trois arcatures furent ouvertes en même temps, ce qui compromit la stabilité de l'édifice ancien. Cette nouvelle nef fut établie aux dépens de l'ancien cimetière datant du XIVe siècle et qui fut réduit avant d'être transféré en 1835 sur le côté nord de l'église.

Les fouilles de la sacristie ont permis de mettre à jour la première défense du château et de l'église, à savoir un fossé taillé dans le rocher, à fond plat, sec et profond de plus de deux mètres. Désaffecté au XIVe siècle, il a été comblé. En 1753 un mur fut construit prenant ancrage sur ses deux bords et sépara la nouvelle nef de la nouvelle sacristie. Ce fossé était muni d'une archère large qui défendait la poterne donnant accès à la plate-forme. Ces fouilles ont permis de découvrir également des tombes et ossuaires postérieurs au XIVe siècle.

L'église recèle de nombreuses œuvres classées M.H.[19], dont :

Oratoire triangulaire[modifier | modifier le code]

L'oratoire triangulaire, dit « oratoire Saint-Antoine, Sainte-Agathe et Sainte-Anne » dans le domaine de la Tour-du-Bon au Brulat, se trouvait autrefois à Cuges, sur la route de Cuges au Camp. Il est inscrit au titre des monuments historique[20].

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Le Circuit Paul Ricard[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Circuit Paul Ricard.

Remparts avec leurs deux portes (restes)[modifier | modifier le code]

Les vestiges de l'enceinte fortifiée, soit l'enceinte et une porte, sont protégés et inscritss M.H. par arrêté du 6 juillet 1939[21].

Château[modifier | modifier le code]

Le château médiéval au Castellet village des XIIe siècle - XVIIIe siècle est la propriété de la commune. Il abrite aujourd'hui la Mairie. Il est protégé et inscrit aux Monuments historiques par arrêté du 6 juillet 1939[22].

Bourg castral[modifier | modifier le code]

Situé au Château Vieux, sur un piton aplati à 152 m d'altitude, Le bourg castral couvre une superficie de 1 000 m2. Il est daté de façon certaine du milieu du XIIe siècle (1151, délimitation du territoire du Beausset). Il est repris à l'Inventaire général du patrimoine culturel depuis l'enquête de 2002[23].

Moulin à huile[modifier | modifier le code]

Le moulin à huile, puis coopérative agricole (coopérative oléicole) La Castellane au quartier de la Soupe froide. L'édifice a été construit en 1920. Les agrandissements et des modernisations ont été effectués en 1991. Propriété privée, l'édifice n'est pas protégé, mais est repris à l'inventaire général de 1989[24].

Autres[modifier | modifier le code]

  • L'aérodrome du Castellet (code AITA : CTT).
  • Le Camp du Castellet, plateau à plus de 400 mètres d'altitude. C'est un vaste espace verdoyant pour promenades et randonnées.
  • Le monument aux morts

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Station météo la plus proche : Ollioules », MSN Météo
  2. « Relevé météo d' Ollioules », MSN Météo
  3. Robert Bailly, Dictionnaire des communes de Vaucluse, Éd. A. Barthélemy, Avignon, 1985, p. 101.
  4. Louis Barthélemy, Inventaire chronologique et analytique des chartes de la maison des Baux, Marseille, 1882, Charte 1692.
  5. http://www.amv83.com/index.php?option=com_content&view=article&id=362:le-castellet&catid=121:c&Itemid=347
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  8. [=83 établissements scolaires]
  9. école maternelle
  10. collége du Castellet
  11. paroisse Saint Sauveur
  12. Site officiel de l'AOC Bandol
  13. ZNIEFF 930020472 - Chaîne de la Sainte-Baume sur le site de l'INPN
  14. ZNIEFF 930020295 - Collines du Castellet sur le site de l'INPN
  15. ZNIEFF 930012488 - Gros cerveau - Croupatier sur le site de l'INPN
  16. ZNIEFF 930012485 - Plateau de Siou-Blanc - Forêt domaniale des Morières sur le site de l'INPN
  17. « Notice no PA00081572 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  18. Panneau d'information sur l'église de la Transfiguration - D.R. Affaires Culturelles
  19. Liste de la base Palissy
  20. « Notice no PA00081573 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  21. « Notice no PA00081574 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  22. « Notice no PA00081571 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  23. « Notice no IA83001246 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  24. « Notice no IA83001320 », base Mérimée, ministère français de la Culture