Le Lavandou

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Le Lavandou
La Maison du Lavandou.
La Maison du Lavandou.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Var
Arrondissement Toulon
Canton Collobrières
Intercommunalité Communauté de communes Méditerranée Porte des Maures
Maire
Mandat
Gil Bernardi
2014-2020
Code postal 83980
Code commune 83070
Démographie
Population
municipale
5 165 hab. (2012)
Densité 174 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 08′ 19″ N 6° 22′ 06″ E / 43.138611, 6.36833343° 08′ 19″ Nord 6° 22′ 06″ Est / 43.138611, 6.368333  
Altitude Min. 0 m – Max. 485 m
Superficie 29,65 km2
Localisation

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Le Lavandou est une commune du Var (La Côte d'Azur varoise) située sur les bords de la Méditerranée, face aux Îles d'or (Port-Cros, l'île du Levant et Porquerolles) et au pied du Massif des Maures. Hyères est à 22 km à l'ouest, Cavalaire à 20 km à l'est, par la route.

Géographie[modifier | modifier le code]

Ancien petit port de pêche devenu une importante station balnéaire de renommée internationale, Le Lavandou offre un cadre incomparable de nature et de plages sur la Côte varoise. Étendue sur plus de 12 kilomètres, la commune recèle des joyaux soigneusement entretenus et surveillés, vastes plages de sable fin et petites criques intactes et sauvages.

Ses fonds sous-marins d'une rare beauté sont recherchés par les amateurs de plongée pour leur richesse et la limpidité de l'eau. Les amateurs de sorties en bateaux et passagers de vedettes des îles ont régulièrement l’occasion d’apercevoir au large les fameux dauphins ; dauphins qui par trois ornent également le blason de la ville.

Quartiers et plages[modifier | modifier le code]

Situé en région « Provence-Alpes-Côte-D’azur » au sud de la Côte d'Azur Varoise, Le Lavandou nommé aussi « La Cité des Dauphins et des Baleines », se situe sur les bords de la Méditerranée, face aux Iles du Levant et de Port-Cros et s'étire sur 12 km de littoral avec 12 magnifiques plages de sable fin. Le sable sur chaque plage possède une couleur différente comme le gris, le jaune, le blanc avec des nuances plus ou moins foncées. La couleur diffère selon la couleur de l’eau, du ciel. Le grain varie aussi. Douze noms sont utilisés pour les distinguer de manière poétique : La branchée plage de l’Anglade, La familiale Grande plage, La perle du Levant plage de Saint-Clair, la souriante plage de la Fossette, la charmeuse plage d’Aiguebelle, l’écrin d’argent plage Jean Blanc, la sauvage plage de l’Eléphant, la secrète plage du Rossignol, l’Anse du Boucanier plage du Layet, la Douce Alconis plage de Cavalière, la paisible plage du Cap Nègre, la mystérieuse plage de Pramousquier.

Pramousquier[modifier | modifier le code]

La plage de Pramousquier, qui est partagée avec la commune voisine du Rayol-Canadel, est le quartier le plus oriental de la commune du Lavandou. Pramousquier serait une déformation de l'ancien provençal qui signifierait "per le monastier". C'est la formule qu'invoquait le moine venant de la Chartreuse de la Vernes, dont dépendait alors Pramousquier, pour réclamer sa dîme annuelle aux quelques pêcheurs installés sur la plage. Une des premières carte systématique du littoral varois, la carte de Cassini (XVIIIe), nomme l'endroit "Plage de Port-Mousquier". Plus prosaïquement Pramousquier provient de pra (pré) et mousquié (endroit où il y a beaucoup de mouches) anciennement Prémousquié[1]. Quoiqu'il en soit cela correspond bien au micro-estuaire du Rau, ruisseau souvent à sec qui sert de limite administrative entre les communes du Lavandou et celle du Rayol Canadel. Ce micro estuaire a le privilège d'être un des rares survivants des terrains de culture entre deux corniches du littoral du Massif des Maures, puisqu'on y cultive encore quelques vignes. On peut deviner sur les pentes qui dominent Pramousquier le profil des terrasses de cultures maraîchères qu'on y faisait encore avant-guerre.

Avant l'arrivée de la Ligne du littoral varois à voie métrique, entre Hyères et Saint-Raphaël, en 1890, cet endroit non habité n'était vraiment accessible que par voie de mer, comme tout le reste du littoral varois entre Le Lavandou et Cavalaire. À partir de cette date la petite plage aura droit à une gare qui la fera connaitre des touristes, amateurs de discrétion et de relâchements balnéaires...

Le quartier de Pramousquier est formé par un cirque dominé au nord par la crête du massif des Maures à environ 350 mètres. Sa plage de sable fin s'étend sur 300 mètres environ entre le cap Nègre à l'ouest et les falaises du littoral du Rayol-Canadel. À chacune de ces extrémités on peut voir sous la falaise orientale une ancienne cabane de pêcheur récemment rénovée et du coté occidental, beaucoup plus discrets sous le cap Nègre, les restes de deux casemates d'artillerie côtière construites par l'armée d'occupation allemande en 1943.

Plusieurs personnalités nationales et internationales ont fréquenté Pramousquier dans l'entre-deux-guerres. Parmi celles-ci on trouve la collectionneuse d'art et philanthrope Peggy Guggenheim. Laquelle y accueillit une célèbre anarchiste américaine Emma Goldman. À la même époque c'est Jean Cocteau qui y passa ses vacances avec Raymond Radiguet en 1922. Et c'est à Pramousquier que les deux y rédigent "Thomas l'imposteur" pour le premier et "Le bal du comte d'Orgel" pour le second. Plus tard Cocteau y recevra le jeune acteur Jean Marais en 1938.

Ce site enchanteur se transforme en aout 1944 en champ de bataille puisqu'il est un des objectifs des commandos d'Afrique qui, dans la nuit du 14 au 15 aout escaladent le cap Nègre pour détruire l'artillerie des casemates allemandes sur le cap Nègre qui domine de part et d'autre et la plage de Pramousquier et celle de Cavalière. Dans les journées suivantes les troupes de débarquement, principalement américaines et françaises, utilisent la plage de Pramousquer comme site de débarquement annexe.

Pramousquier est la limite orientale de l'aménagement (asphalté) de la piste cyclable commençant à Toulon (Voie verte) . Elle se prolonge à l'est jusqu'à Saint-Tropez, mais cette dernière partie n'est que partiellement aménagée. Sur l'emprise de l'ancienne voie ferrée de la Ligne du littoral varois , cette piste est sans doute la plus belle et la plus fréquentée du littoral français méditerranéen.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Place du Lavandou

Le mot Lavandou fait tout d'abord songer à lavande. Cela se comprend puisque les appellations lavande et Lavandou sont proches. Une variété de lavande pousse effectivement sur les collines des Maures (lavandula stoechas), mais le nom provençal de cette lavande est Queirélé, or on doit bien garder à l'esprit qu'il y a soixante-dix ans à peine, on ne parlait dans ce petit village provençal que le provençal, donc comment aurait-on pu alors faire du mot Queirélé celui de lavandou...

Ce qui paraît le plus sûr, est écrit dans le Trésor du Félibrige de Frédéric Mistral, le grand poète provençal qui obtint le prix Nobel de littérature. On lit à la page 195 du 2e tome : Lavadou - Lavandou (Var) synonyme du mot « lavoir ». La Mairie du Lavandou possède par d'ailleurs un tableau de Charles Ginoux représentant le hameau du Lavandou en 1736 ou l'on voit au premier plan un lavoir où les femmes de pêcheurs lavaient leur linge.

Histoire[modifier | modifier le code]

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L’Empire Romain mentionne entre le port de Fréjus et celui de Pomponiana (rade de Giens) à 3 lieux d’est en ouest : Sinus Sambracitanus (Saint-Tropez), Heraclea Caccabaria (Cavalaire) et Alconis (rade de Bormes). C’est plus probablement non loin du Lavandou sans doute dans la baie de Cavalière que les grecs établirent la station d’Alconis, résidence de luxe et lieu de prédilection des Latins sur la côte varoise.

1376 Celle qui devint Dame Catherine de Sienne, ramenait le Pape Grégoire XI d’Avignon à Rome, lorsqu’une forte tempête obligea le navire à relâcher dans la baie de Sanary. Le Saint-Père refusa de débarquer et continua malgré le danger. Catherine poursuivit son chemin par terre et se rendit à Toulon où elle fit un miracle. Escortée jusqu’aux portes de la ville par la population reconnaissante, elle s’embarqua au Lavandou où la galère papale avait dû mouiller.

1481 Le roi Louis XI était gravement malade dans son château de Plessis-les-Tours. Son médecin Coittier ayant épuisé les ressources de la Science, le Roi chargea un de ses fidèles, Guinot de Bussières, d’aller quérir l’Ermite calabrais François de Paule, célèbre par ses miracles. Cédant aux instances du Saint-Père et du Roi de Naples, prié par Louis XI, le Saint parti de Paterne, s’embarqua sur une galère royale à Ostie et n’ayant pu débarquer à Marseille, ravagée par la peste, fit demi-tour et aborda en 1482 au Lavandou avec deux religieux et les envoyés du Roi de France. Le Saint en quittant son navire mit pied à terre sur une roche à fleur d’eau, laissa derrière lui les empreintes de ses pas et de son bâton de pèlerin (C’est du moins ce que prétendait la croyance locale ! Cette « relique », située à quelques mètres du « Château », fût recouverte par le sable puis disparût en 1955 sous l’aménagement de la promenade du front de mer). Avant de poursuivre son voyage, le Saint se dirigea sur Bormes qu’il délivra de la peste.

1524 Les troupes du Connétable de Bourbon se dirigeant vers Toulon mirent le siège devant les châteaux de Bormes et de Brégançon et ravagèrent les environs du Lavandou.

1529 Comme déjà en 730 et en 1393, les corsaires des Maures pillèrent la région et brûlèrent Bormes. Dix ans après la flotte de Charles Quint commandée par l’Amiral génois André Doria détruisit le peu que les barbaresques avaient laissé.

1674 On trouve déjà mentionné Le Lavandou (Le Lavadou) dans les archives départementales de Draguignan. Les registres paroissiaux donnent des éléments sur l’évolution de la population : 1831 : 146 habitants / 1906 : 776 habitants / 2001 > 5300 habitants Le petit hameau vit essentiellement de la pêche et ce sont près de 150 « Pescadous » d’origine génoise et catalane qui sont en activité.

1706 Une très forte escadre anglo-hollandaise, composée de 66 vaisseaux et de 34 transports, commandée par l’Amiral Showel mouilla entre l’îlot de Bagaud et le Cap Bénat.

Puis ce fut une période de tranquillité relative jusqu’à la Révolution. Le Lavandou et ses environs ne furent pas épargnés par la tourmente révolutionnaire.

1794 Un certain Bonaparte, Général d’artillerie encore peu connu, inspecta les batteries du Lavandou et de Brégançon.

1881 Installation de la Société Nationale de Sauvetage en Mer au Lavandou

1913 Le quartier du Lavandou accède au statut de commune indépendante de celle de Bormes. La Loi érigeant Le Lavandou en commune est promulguée par le Président Raymond Poincaré le 25 Mai 1913.

1914-1918 La « Grande Guerre » emporte dans son tourbillon d’horreur et de massacres des enfants du Lavandou dont les noms sont à jamais gravés dans le marbre du Monument aux Morts au Square des Héros, comme leurs frères Morts pour la France au combat ou en déportation pendant la dernière guerre mondiale.

1926 Création du premier Syndicat d’Initiative, le 20 Octobre 1926 par M. Emile Merlange.

1942 Le Général Giraud conduit par un pêcheur du pays s’embarqua clandestinement au large de Saint-Clair à bord d’un sous-marin anglais pour aller prendre le commandement des troupes françaises en Afrique du Nord.

1944 Dans la nuit du 14 au 15 Août, alors que le Débarquement en Provence est imminent, les troupes des Commandos d’Afrique débarquent sur la plage de Cavalière et escaladent les rochers abrupts du Cap Nègre. Ils seront les premiers à poser le pied sur le sol français, suivis peu de temps après par les troupes alliées sur les plages varoises.

Néolithique[modifier | modifier le code]

-A Font Freye le 10/09/2006 a été découvert par X.Dupont, un Habitat du Néolithique Final, très endommagé par les labours. 5 foyers découverts en partie est: avec zones très charbonneuses avec terres rubéfiée et galets chauffés.

Mobilier découvert ( Galets chauffés, meules dormantes, broyons, Haches polies, outillages lithique: pointes, lames, lamelles. Céramique Moelé: décors de cordons en relief, plusieurs fonds plats) liés à une société de chasseurs-ceuilleurs.

Le tout est conservé au Musée de la préhistoire de Toulon.

Protohistoire[modifier | modifier le code]

Le Tumulus de Font-Freye[modifier | modifier le code]

-Le mot latin tumulus (au pluriel tumuli) désigne une éminence artificielle, circulaire ou non, recouvrant une sépulture. En haut français on emploie aussi le mot tombelle1.

Découvert par M.Ollivier, et identifié le 10 septembre 2006 par X.Dupont lors d'une prospection, par le moyen d'une information écrite "BENOIT L. 1908, Les mouments funéraires du Var, p. 76".

Le tumulus a été trouvé lors d'un défrichement, après un incendie.

C'est un amas de 25m de diamètre et de 1m de haut. Dans sa partie Ouest, le tumulus a été perturbé récemment sur env. 3m2; un peu de mobilier a été recueilli dans la terre meuble en périphérie du secteur: Des céramiques modelées(une dizaine de fragments), ainsi que des petits fragments de tole en bronze, des esquilles d'os brulé.

L'ensemble est conservé au Musée de Préhistoire de Toulon. Il est daté du 1er Age du Fer ( De 0 à -2700 av. J-C. ).

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

- Sur la commune du Lavandou, au lieu-dit Font Feyre, a été découvert en 2006 après un incendie, un Bourg Castral, Château Fort ?. Des murs anciens de belle facture en moellons bien appareillés, qui semblent ceinturer un vaste secteur ( 320 HA), parsemé de murs en pierre sèche éboulés. Dans la partie Sud, sur un a-pic dominant le ruisseau, construction très arasée de 20m de coté. Mobilier ( Céramique Grise médiévale, vernissée jaune et verte, une douzaine de tessons).

Époque moderne : naissance administrative de la commune[modifier | modifier le code]

Armes du Lavandou (Détails)

À l'origine, le Lavandou n'était seulement qu'un quartier de la commune de Bormes-les-Mimosas, mais en 1909, il devint opportun de réclamer son autonomie communale. Ainsi, au terme d'un long processus administratif, le Gouvernement sépara de la commune de Bormes, un territoire compris entre la pointe de Gouron à l'ouest, la ravine de Fontalde à Pramousquier à l'est et la rivière de la Môle au nord, soit environ 2 975 hectares.

Le Conseil d'État adopta le projet de loi érigeant Le Lavandou en commune par une loi, votée le 27 mars par la Chambre des députés, adoptée par le Sénat le 20 mai, et promulguée par le président de la République Raymond Poincaré le 25 mai 1913.

Le Lavandou est donc une commune assez jeune administrativement mais fort ancienne historiquement.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Le Lavandou - Mairie (2008).jpg
Mairie du Lavandou (2008)
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1959 1971 Marius Dorie SFIO  
1971 1975 Marc Legouhy DvG  
1975 1976 Georges Blanchard    
1976 1977 Paul-Emile Duroux    
1977 1995 Louis Faedda RPR Conseiller général, Président du Syndicat des Communes du Littoral Varois
1995 en cours Gil Bernardi UMP Président du Syndicat des Communes du Littoral Varois
Les données manquantes sont à compléter.

Le budget[modifier | modifier le code]

Le budget 2010 de la commune s'élève à 21 609 666,00 euros, 15 609 100 € pour la section de fonctionnement et 6 000 566 € pour la section d'investissement.

Démographie[modifier | modifier le code]

Les habitants du Lavandou sont les Lavandourains.


En 2012, la commune comptait 5 165 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1921. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
1 338 1 708 1 932 1 959 2 011 2 398 3 016 3 271 3 798
1982 1990 1999 2006 2007 2012 - - -
4 269 5 212 5 449 5 780 5 825 5 165 - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Le Lavandou fait partie de l’arrondissement de Toulon et du canton de Collobrières. Sa superficie est de 3005 hectares et compte un nombre d’habitants de 5867 (recensement 2007). Depuis 2001, elle est surclassée commune touristique dans la catégorie 20000 à 40000 habitants.

Monuments[modifier | modifier le code]

Le Lavandou - Église Saint-Louis (2009).jpg
Église Saint-Louis du Lavandou
  • Appelée « Le château » et « villa Louise », cette superbe bâtisse est devenue l'office de tourisme en 2007 après quelques rénovations.
  • Le Domaine du Cap Nègre, où la famille Bruni possède une propriété, est l'actuelle résidence d'été de l'ancien président de la République française Nicolas Sarkozy. Depuis l'été 2008, il est interdit de la surveiller et de se promener sur son sentier littoral.
  • L’église Saint-Louis.
  • Le Temple d'Hercule à Cavalière. Dans l'Antiquité, les Grecs établirent la station d'Alconis dans la baie de Cavalière. Aucun vestige n'est actuellement connu. Dans les années 1930, un riche habitant de Cavalière, passionné par la Grèce antique, M. Engelfred, crut retrouver les fondations d'un temple. Il y rebâtit un édifice consacré à Melkart, dieu phénicien assimilé à Hercule[réf. nécessaire]. La façade du temple est une copie parfaite et reconstituée du Trésor de Siphnos à Delphes. Le bâtiment, construit en schiste et béton est aujourd'hui en très mauvais état. Son accès est vivement déconseillé pour des raisons de sécurité. Les vestiges d'une citerne mitoyenne, à l'est, laisse penser que le temple pouvait être habité.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Peintres, écrivains, compositeurs, de nombreux artistes ont séjourné au Lavandou où ils appréciaient avant tout de retrouver des amis et un doux pays. Certains ont trouvé l’inspiration pour créer des œuvres. D’autres ont décidé de s’installer définitivement. Des rues portent leur nom afin de rendre hommage à ceux qui ont fréquenté et aimé le Lavandou.

Matisse, Utrillo, Nicolas de Staël parmi les peintres Les premières « célébrités » ou futures célébrités se sont souvent installées au Lavandou pour raisons médicales, afin de soigner leurs rhumatismes par les bienfaits du soleil. Le premier d’entre eux est le peintre français néo-impressionniste Henri-Edmond Cross. En 1891, il découvre la plage de Saint-Clair et décide d’y faire construire sa maison où il vécut jusqu’à sa mort en 1910. Il est enterré au cimetière communal, non loin de son ami le peintre belge Théo Van Rysselberghe. Proche de grands peintres du pointillisme et du fauvisme, il reçoit de nombreux amis artistes comme Signac et Matisse en 1904. Auguste Renoir a peint en 1894 une toile du Lavandou et de nombreuses toiles faisant référence à des paysages de la région niçoise. Plus contemporain, Maurice Utrillo effectue plusieurs séjours entre 1894 et 1940. Cette année-là, il peint une vue du village de pêcheur (collection particulière en Suisse). Il aimait peindre la vigne luxuriante de « La Ramade » d’Aimé Ravello. Un passage porte d’ailleurs son nom dans la commune. Le peintre russe Nicolas de Staël, hébergé en 1952 par une amie à Bormes, découvre le Lavandou. Il est complètement séduit par la lumière lorsqu’il peint sur les plages. Il a réalisé une quarantaine de petits formats dont il a repris les thèmes des plages du Lavandou sur des grandes toiles dans son atelier parisien.

Poètes, romanciers, musiciens… trouvent une ambiance propice au travail Au début du XXe siècle, les premiers artistes à se rendre au Lavandou sont les écrivains de la Nouvelle Revue Française, déjà présents avant la Première Guerre mondiale. On a recensé une vingtaine de séjours d’André Gide, écrivain (prix Nobel de Littérature en 1947), dans le Var dont plusieurs chez son ami le peintre Théo Van Rysselberghe, au Lavandou. Il y fit construire une maison pour sa famille, mais n’y a pas vraiment vécu. Jean Cocteau a eu l’occasion d’écrire quatre livres lors de ses séjours au Lavandou dont le « Le grand écart », « Thomas, l’imposteur » et « Antigone » (adaptation de Sophocle) et un recueil de poésies. Installé en 1922 à l’hôtel de France place Reyer, il écrivit : « Le Lavandou est une merveille. Hôtel très propre en face des îles. Ressemble à la baie de Naples ». En 1922, il passe tout l’été avec Raymond Radiguet qui termine pour sa part « Le Diable au corps » et la trame d’un second roman. L’écrivain et journaliste, Joseph Kessel, écrivit deux romans lors de son passage au Lavandou « Les enfants de la chance » en 1933 et « Les hommes ». C’est d’ailleurs dans cette station balnéaire qu’il se lie d’amitié à Jean Cocteau. Ernest Reyer (mort au Lavandou en 1909), musicien et critique musical, était une grande figure du Lavandou dont il fit la popularité. Il fut un compositeur très célèbre en son temps, auteur notamment de deux opéras « Sigurd » et « Salambô ». Une statue a été érigée en son hommage et une place porte son nom. Bertolt Brecht, l’un des plus célèbres dramaturges allemands, découvre le Lavandou en 1928 avec ses amis avec lesquels il travaillait sur « l’Opéra de Quat’sous ». Il y reviendra deux années plus tard. Le poète et artiste Henri Michaux, Paul Valéry, les peintres Jean-Charles Cazin, Marie Laurencin et Alfred Courmes, le romancier Georges Simenon… ont au cours de leur vie, posé leurs valises au Lavandou, séduits par le paysage, les criques, les plages, les rochers, les couleurs, la lumière et bien sûr la mer bleue.

Galerie[modifier | modifier le code]

Vue panoramique de la baie du Lavandou avec le port de Bormes (à droite)

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Emmanuel Davin, Monographie du Lavandou, Soc. nouv. des impr. toulonnaises, Toulon, 1939, 129 p. (réédition en facsimilé 2005)
  • Francis Marmier, Le Lavandou, publication à compte d'auteur, Montpellier, 1986, 142 p. ISBN 2-9501370-0-8

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Francis Marmier, Le Lavandou,‎ 1986, 142 p. (ISBN 2-9501370-0-8), p.134
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2012