Rassemblement pour la France

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Le Rassemblement pour la France (RPF) est un parti politique français fondé en 1992 par Nicolas Stoquer[1].

Il a bénéficié de la dispersion des réseaux souverainistes engendrée par la création de l'UMP en 2002[2]. Il entend « défendre la nation française, son identité, sa culture, ses traditions dans le respect des valeurs gaullistes d'indépendance et de souveraineté populaire[3] ».

Le 22 mars 2012 à l'Assemblée nationale[4], le comité directeur du RPF a élu à l'unanimité le député du Nord Christian Vanneste à la présidence du parti[5]. À cette occasion, ce dernier a déclaré vouloir « donner au gaullisme la force d'un renouveau qui lui permettra de servir la France »[5], et souhaiter associer le RPF à l'UMP afin d'en faire le « pied droit » de cette dernière pour l'équilibrer par rapport au Parti radical[6]. Nicolas Stoquer reste président-fondateur[4]. À la suite de la médiatisation de cette nomination, Charles Pasqua a tenu à éclaircir la « confusion » qui a pu être faite avec son parti le RPFIE (appelé RPF avant 2003), indiquant qu'il n'avait « rien à voir avec Christian Vanneste, ni avec Nicolas Stoquer »[7].

Son délégué général est Bernard Beaudet, ancien secrétaire général du CNIP et père de l'homme politique Stéphane Beaudet[2].

En février 2013, Nicolas Stoquer annonce dans un communiqué avoir repris la présidence du parti[8].

Élections [modifier]

Lors des élections cantonales de 2011, le RPF s'allie à l'Union républicaine populaire (URP), un parti fondé par l'ancien député UMP Christian Jeanjean[1],[9].

Lors des élections législatives 2012, le RPF présente plusieurs candidats dont son président Christian Vanneste. Deux des candidats signent une « charte d'union de la droite et du centre » avec le maire Ligue du Sud d'Orange Jacques Bompard. Le RPF soutient également dès le premier tour Jacques Peyrat à Nice. Aucun de ses candidats n'ayant pu se maintenir au second tour le RPF appellera à voter pour des candidats UMP (Valérie Wagner, Charles-Ange Ginésy, Marie-Christine Salmona), du Rassemblement Bleu Marine (Marion Maréchal-Le Pen, Gilbert Collard, Emile Cavasino) et pour Jacques Bompard.

Notes et références [modifier]

  1. a et b Rassemblement pour la France (RPF) 1992, sur france-politique.fr. Consulté le 8 juin 2012.
  2. a et b Charles Le Petit, « RPF et combines locales », sur ndf.fr, 26 mars 2012. Consulté le 11 mai 2012.
  3. Statuts 2012, sur rpf-site.fr, le site officiel du RPF. Consulté le 11 mai 2012.
  4. a et b « Le député Christian Vanneste président du RPF », sur medias-france-libre.fr, 24 mars 2012. Consulté le 11 mai 2012.
  5. a et b « Christian Vanneste élu à la tête du RPF », AFP, sur lefigaro.fr, le site du Figaro, 22 mars 2012. Consulté le 11 mai 2012.
  6. François Krug, « Christian Vanneste nargue l’UMP en créant son micro-parti », Rue89, 19 avril 2012. Consulté le 11 mai 2012.
  7. « Pasqua : "rien à voir avec Vanneste et Stoquer" », Europe1.fr avec AFP, 26 mars 2012. Consulté le 11 mai 2012.
  8. « Le R.P.F. au service exclusif de la pensée gaulliste », sur www.r-p-f.org, site officiel du Rassemblement pour la France, 11 février 2013. Consulté le 19 février 2013
  9. Union Républicaine Populaire (URP), sur france-politique.fr. Consulté le 8 juin 2012.

Lien externe [modifier]