Irlande (pays)
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| Éire (ga) | |||||
| Ireland (en) | |||||
| Irlande (fr) | |||||
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| Devise nationale : l'Irlande toujours Irlandais : Éireann go Brách (non officiel) |
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| Langue officielle | Irlandais, anglais | ||||
| Capitale | Dublin (en gaélique Baile Átha Cliath) |
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| Plus grande ville | Dublin (en gaélique Baile Átha Cliath) | ||||
| Forme de l’État - Présidente - Premier ministre |
République Mary McAleese Brian Cowen |
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| Superficie - Totale - Eau (%) |
Classé 117e 70 273 km² 2% |
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| Population - Totale (2009) - Densité |
Classé 120e 4 446 000 hab. 60 hab./km² |
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| Indépendance - Déclarée - Reconnue |
du Royaume-Uni 21 janvier 1919 6 décembre 1922 |
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| Gentilé | Irlandais, Irlandaise
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| IDH (2005) | |||||
| Monnaie | Euro (EUR) |
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| Fuseau horaire | UTC +0 (été +1) | ||||
| Hymne national | Amhrán na bhFiann Chant des soldats |
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| Domaine internet | .ie | ||||
| Indicatif téléphonique |
+353 |
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*avant 2002, la Livre irlandaise. |
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L'Irlande (Éire (API [ˈeːrʲə]) en irlandais[1] ou Ireland en anglais), est un pays d'Europe de l'Ouest, membre de l'Union européenne depuis 1973. C'est une république qui s'étend sur 26 des 32 comtés historiques de l'île. Elle partage l'île d'Irlande avec l'Irlande du Nord (les six comtés) restée partie constitutive du Royaume-Uni. La république d'Irlande revendique son identité celtique si bien que, sur le plan culturel, elle représente habituellement l'Irlande (île) considérée comme l'une des six[2] « nations celtiques ».
Le symbole officiel du pays est la harpe celtique (qui figure sur les pièces d'euro), mais le trèfle à trois feuilles est souvent utilisé, notamment par l'équipe irlandaise de rugby.
Il existe deux langues officielles en Irlande. La constitution dispose que la première langue nationale est le gaélique irlandais, et que l'anglais est une langue annexe. Toutefois, l'anglais est fortement majoritaire, et le gaélique, bien qu'enseigné obligatoirement à l'école, n'est plus parlé couramment que par très peu de personnes, essentiellement dans les différentes zones du gaeltacht.
Sommaire |
[modifier] Nom de l'État
Selon la constitution de 1937, le nom officiel de l'État est Éire en irlandais ou Ireland en anglais.
Depuis la loi qui a établi la République le 18 avril 1949, le pays a aussi comme nom d'usage courant « République d'Irlande » (Republic of Ireland en anglais, Poblacht na heireann en irlandais), appellation non reconnue constitutionnellement[3]. Par exemple, la présidente s'appelle présidente d'Irlande et non pas présidente de la République d'Irlande. En outre, les sources toponymiques francophones (IGN, UE, OIT) indiquent bien que la forme longue (ou officielle) du pays est Irlande, ce qui est confirmé par les versions françaises des traités européens dont l'Irlande fait partie.
L'appellation anglaise Irish Republic (République irlandaise) n'est pas utilisée – c'est le nom de la république autoproclamée le 21 janvier 1919. Entre 1922 (sortie du Royaume-Uni) et 1937, l'État s'appelait État libre d'Irlande (Saorstát Éireann en irlandais, Irish Free State en anglais).
[modifier] Géographie
La République d'Irlande est une île située au Nord-Ouest du continent européen dans l’Atlantique Nord. Elle s'étend sur une superficie de 70 282 km². Elle se situe au 53° Nord et au 8° ouest. Le pays comprend vingt-six comtés (trente-deux pour toute l'Irlande) depuis la partition du pays en 1921.
La capitale de l'Irlande est Dublin (ou Baile Átha Cliath en irlandais), mais d'autres villes possèdent une certaine notoriété : Galway, Cork, Waterford, etc.
La morphologie de l'île comprend une plaine centrale entourée de montagnes et de collines, particulièrement dans le Donegal et le Wicklow. Les paysages sont faits de tourbières, de lacs et de rivières. Au Sud-Ouest, les falaises de Moher surplombent l'océan Atlantique. Non loin de là, les îles d'Aran font face à la baie de Galway. À l'Est du pays, au Nord de Dublin, le rivage est assez plat. Mais tout autour de l'île s'étendent de nombreuses plages de sable fin.
[modifier] Climat
Le temps est un show permanent et constitue un des principaux sujets de conversation des irlandais.
Le climat est de type tempéré océanique, ou Cfb selon le système de classification de climat de Köppen.
Les étés sont généralement doux, la température ne dépassant que très rarement les 25°C. Les hivers sont frais et pluvieux. Les températures minimales ne descendent qu'exceptionnellement en-deçà de 0°. Le centre et l'Est de l'île connaissent des températures un peu plus fraiches en hiver que l'ouest du pays, qui bénéficie à fond de l'effet Gulf Stream. A Dublin, les mois les plus frais sont janvier et février des moyennes de 3° pour les minimales et de 8° pour les maximales; en été, les températures moyennes oscillent entre 12° pour les minimales et 19° pour les maximales. Les précipitations sont assez importantes (733mm de précipitations annuels en moyenne à Dublin). Elles tombent rarement sous forme de neige (4 jours de neige par an en moyenne à Dublin).
Les écarts de température dans une même journée sont faibles: il n'est pas rare que la température soit constante du matin au soir, ce qui contraste avec les brusques changements de temps durant les saisons intermédiaires (printemps et automne), au cours desquelles la rapidité d'évolution du temps est étonnante avec des épisodes de "giboulées" très fréquents.
Comme dit un proverbe, "en Irlande, il fait beau... plusieurs fois par jour!".
[modifier] Histoire
Les premiers occupants de l'Irlande sont arrivés sur l'île environ au 9e millénaire av. J.-C.. Ensuite sont venues des peuplades mégalithiques, puis néolithiques, qui ont développé l'agriculture et l'élevage. Au VIe siècle av. J.-C., les Celtes vont imposer leur civilisation laténienne. C'est une société parfaitement organisée en clans, et parlant le gaélique dans lequel les premiers poètes composent des chants et légendes qui constituent le patrimoine autochtone.
[modifier] La préhistoire
Les traces les plus anciennes du peuplement de l'île remontent au 9e millénaire av. J.-C., elles ont été retrouvées dans le comté de Waterford. Une migration de populations mésolithiques est attestée vers la LXVIe siècle av. J.-C., il semble qu'il s'agisse de peuples venus d'Europe du Nord, passés par l'Écosse. Ils se sont installés dans la région de l'actuelle Ulster. Leur mode de vie est une économie de prédation (chasse et pêche) qui va progressivement évoluer vers l'agriculture et l'élevage. Ils connaissent l'usage d'outils en pierre polie, cultivent la terre et ont du bétail. C'est une civilisation mégalithique qui érige des dolmens à vocation funéraire. De nouveaux arrivants entre XXe et XVIIe siècle av. J.-C. apportent l'âge du bronze. C'est de cette époque que date l'exploitation de mines de cuivre dans les régions de Cork et Kerry et d'or dans le Wicklow.
[modifier] Les Celtes
C'est vers -500 que les Celtes font leur apparition en Irlande, leur civilisation sur l'île va durer près de mille ans. Leur arrivée s'est faite par deux routes différentes, par l'actuelle Grande-Bretagne et par l'Espagne. La mythologie celtique a d’ailleurs conservé le souvenir de cette origine espagnole puisque, selon le Lebor Gabála Érenn (Livre des Conquêtes d’Irlande), les Milesiens (c’est-à-dire les Gaèls) sont dits fils de Míl Espáine. Avant l'introduction de la civilisation de La Tène (second âge du fer), l’histoire d’Erin est largement mythique.
La structure de la société celtique reprend le schéma de la structure sociale tripartite des Indo-européens au sommet de laquelle on trouve une classe sacerdotale composée des druides, des bardes et des vates. Les druides ont en charge la religion, le sacrifice, la justice, l’enseignement, la poésie, la divination ; les bardes sont spécialisés dans la poésie orale et chantée et doivent faire la louange, la satire ou le blâme ; les vates sont des devins qui se consacrent plus particulièrement à la divination et à la médecine. En Irlande, les filid (bardes) vont devenir les membres les plus influents de cette classe sacerdotale, dont une des prérogatives est de conseiller le roi. Dans la civilisation celtique, le rôle du roi est non seulement de mener la guerre, mais surtout de redistribuer les richesses et de dire la justice, inspirée par les druides. Longtemps ces rois n’ont été que des chefs au pouvoir incertain et aux successions problématiques. La deuxième classe de la société est celle des guerriers et la troisième est celle des producteurs, artisans, agriculteurs et éleveurs. Ces clans vont progressivement fusionner pour constituer quatre royaumes (ou provinces) : l’Ulster, le Leinster, le Munster et le Connacht (Connaught). Au début du Ve siècle, un Ard ri Érenn (roi suprême d’Irlande) étend son pouvoir sur toute l’île, il siège à Tara capitale de Meath. Les autres rois lui doivent le « boroma », tribut payable en bétail – son non-paiement entraîne des guerres dont la mythologie se fait l’écho, tout autant que les razzias.
Les romains, qui occupent la Bretagne (Grande-Bretagne actuelle), n'occuperont dorénavant jamais l'Irlande (qu'ils appellent Hibernie), peuplée de populations trop difficilement assimilables et loin du centre de l'Empire.
[modifier] Articles connexes
[modifier] La christianisation
La christianisation de l’Irlande marque la fin de la religion celtique, du moins en ce qui concerne sa mythologie, car la structure de la société s’est maintenue, avec une classe sacerdotale prédominante. Les circonstances exactes de l’introduction du christianisme dans l’île sont mal connues, d’autant que les textes relatifs à son initiateur, Saint Patrick sont largement hagiographiques.
Padraig serait né en 390 en un lieu incertain de l’île de Bretagne. Il était le fils d’un fonctionnaire britto-romain. En 405, il aurait été victime d’une razzia de Gaels et aurait été emmené comme esclave en Irlande, sous le règne du Ard ri Érenn, Niall Noigiallach. Pendant six années de captivité, passées à surveiller les troupeaux, sa foi en Dieu se serait affermie et une fois évadé, il aurait poursuivi ses études théologiques en Gaule. Les dates de son retour en Irlande sont incertaines (entre 432 et 490 selon les différentes thèses) mais la conversion de l’île, probablement commencée avant lui, aurait connu un moment décisif sous le règne du roi Loegaire, fils de Niall. Patrick est souvent décrit conversant avec les druides pour tenter de les convaincre que le Dieu unique est plus puissant que la magie druidique. La légende rapporte aussi qu’il a chassé tous les serpents de l'île et qu'il avait l'habitude d'expliquer le principe de la Trinité en montrant les feuilles du trèfle. Le concept de triades était en effet très répandu dans la mythologie celtique. Patrick est mort vers 461.
Dans ce contexte, la conversion du pays ne s’est faite que par celle des filid, qui sont devenus les porteurs de la nouvelle religion, de manière pacifique. Le rite celte est imprégné par les usages monastiques. Des moines des pays celtiques sont nombreux venus dans plusieurs pays d'Europe occidentale pour évangéliser et fonder des monastères. Les monastères de Clonard, Clonmacnoise, Glendalough sont des centres importants de culture et de spiritualité. L’église d’Armagh est fondée par saint Patrick vers 445. Au VIe siècle, la fondation du monastère de Bangor (558) par Comgall et celui de l’île d’Iona par Colomba, qui permirent l’évangélisation de l’Écosse. Ce n’est qu’au VIIe siècle que le synode de Whitby (664) préconise l'abandon des rites celtes au profit du rite romain mais certains usages celtiques se maintiennent jusqu'au XIIème siècle.
[modifier] Articles connexes
[modifier] Les Vikings
Au VIIIe siècle, la croissance démographique et des guerres de succession entraînent, semble-t-il, des peuples scandinaves, Norvégiens et Danois, à sortir de leurs territoires. Les Varègues partent vers l’est et fondent en Russie des embryons d’États, les Vikings (du norrois fara í víkingu : partir en expédition et víkingar qui désigne ceux qui partent) déferlent sur les îles britanniques à l’Ouest et le continent au Sud.
L’Irlande vit un âge d’or intellectuel par le dynamisme de ses institutions religieuses, mais sur le plan politique l’île est divisée entre cent et cent cinquante tuatha (les clans), à la tête de chacun desquels se trouve un rí (roi). Ces chefs sont eux-mêmes assujettis au roi d’une des cinq provinces (Ulster, Connacht, Munster, Leinster et Meath). Le Ard rí (roi suprême) porte un titre honorifique : son titulaire ne bénéficie pas d'une réelle autorité.
C’est dans ce contexte d’instabilité que les Vikings arrivent dans l’île. Les premières expéditions attestées sont de 795, ils brûlent l’église de l’île de Lambay ainsi que les monastères d’Inisbifin et d’Inismurray; ce dernier subira un nouvel assaut en 807. Dès 812 les raids se concentrent sur la côte ouest, puis sur les rivages de la mer d'Irlande. Au début des années 820 le tour de l’île est accompli. Pendant une quarantaine d’années, les Vikings vont multiplier les raids et le razzias, privilégiant les monastères, non pour des raisons religieuses, mais parce que plus riches en trésors. Durant les années 830, ils remontent les fleuves et pénètrent à l’intérieur des terres qu’ils ravagent. En 836, ils empruntent la rivière Shannon et pillent le Connaught. L’année suivante, deux flottes d’une soixantaine de drakkars chacune, reconnaissent la Liffey et La Boyne, les territoires sont systématiquement ravagés, les habitants massacrés. Nombreux sont les exemples de leurs méfaits. L’hiver 840-841 marque une étape, puisque pour la première fois les Vikings passent la saison dans l’île et s’installent dans des places fortifiées qui deviennent aussi des lieux de commerce : Dublin, Annagassan, puis par la suite, Wexford, Cork, Limerick, pour ne citer que quelques établissements. Ce sont autant de bases retranchées qui permettent des expéditions vers l’intérieur, dont le point culminant semble être l’année 845, à tel point que l’on parle d’invasion. Le revers de la médaille est que les rois celtes peuvent parfois les contenir et les assiéger.
[modifier] Sous la couronne anglaise
Après la victoire de Brian Boru à la bataille de Clontarf, en 1014, l'Irlande connaît une brève période d'indépendance. Mais à la fin du XIIe siècle, l'Angleterre entreprend sa conquête. Après s'être limitée à l'ouest de l'île, en 1494, la couronne anglaise déclare sa domination sur toute l'île (loi Poynings). En 1541, Henri VIII prend le titre de roi d'Irlande. La colonisation par les confiscations de terres se développe alors. (cf. Plantations en Irlande).
Une grande révolte éclate en 1641, brisée par Oliver Cromwell en 1649 (massacres de Drogheda et Wexford). Les Irlandais ont profité de la première révolution anglaise pour tenter de recouvrer leur indépendance. Cromwell débarque à Dublin (durant l'été 1649) avec ses soldats, les « Côtes de Fer » et organise un véritable massacre. Selon les sources, entre le tiers et la moitié de la population de l'île est massacrée. Après sa défaite, l'Irlande est soumise à l'autorité et aux lois de l'Angleterre et les terres du Nord du pays sont confisquées et attribuées à des colons venus d'Écosse et d'Angleterre.
Jacques II, roi catholique chassé du trône de l'Angleterre protestante, tente de reprendre pied en Irlande et y est défait à la bataille de la Boyne (1690), le sort de l'Irlande s'aggrave encore. En 1704, Guillaume III promulgue des « lois pénales » anti-catholiques.
Un nouveau soulèvement a lieu en 1798, nourri aussi bien par l'émancipation des États-Unis que par l'exemple de la Révolution française (il est commémoré par la chanson The Wind That Shakes the Barley). La répression est terrible et le 1er août 1800, en réaction, la Grande-Bretagne proclame un « acte d'union » unissant totalement l'Irlande au Royaume-Uni.
[modifier] Articles connexes
[modifier] Émigration et révolte
Le XIXe siècle est marqué par une émigration massive des Irlandais (plusieurs millions) en direction de l'Amérique, émigration accrue par les conséquences de la terrible famine qui sévit en Irlande entre 1846 et 1848. Cette famine est d'ailleurs l'objet de controverses, les nationalistes irlandais considérant que c'est délibérément que la couronne britannique laissa les Irlandais mourir de faim.
Mais à la fin du XIXe siècle, le mouvement pour l'indépendance reprend de la force, les élus irlandais au parlement britannique s'en font l'écho. Une suite de réformes agraires commence à restituer des terres aux Irlandais. En 1905, le Sinn Féin indépendantiste est fondé. De son côté, James Conolly fonde le premier journal socialiste irlandais : Workers' Republic. Des syndicats irlandais se développent.
En 1914, le « Home Rule » est voté, donnant une autonomie relative à l'île. Néanmoins le pouvoir suspensif de la Chambre des Lords puis le déclenchement de la Première Guerre mondiale l'empêcheront d'être mis en œuvre.
Durant la guerre, en 1916, sous la direction de l'Irish Republican Brotherhood du Sinn Féin et de l'Irish Citizen Army de James Conolly, éclate l'insurrection de Pâques 1916 à Dublin, qui proclame la République au nom de Dieu et des générations disparues. Elle est écrasée au bout d'une semaine. Mais le Sinn Féin en retire une popularité accrue : il remporte triomphalement les élections de décembre 1918, constitue un parlement irlandais (le Dáil Éireann) et proclame l'indépendance. Le pouvoir britannique dissout le parlement. Un nouveau soulèvement éclate, qui va durer trois ans.
[modifier] Indépendance
Le 6 décembre 1921, des négociations entre le gouvernement britannique et les dirigeants nationalistes irlandais aboutissent au traité de Londres, qui fait de l'Irlande, amputée des deux tiers de l'Ulster, un dominion au sein de l'empire britannique, l'Irish free state, qui se dota d'une constitution en octobre 1922. En fait, la partition de l'île s'est faite sur des critères économiques. L'Est de l'Ulster était la région la plus développée à l'époque. C'est pourquoi six des neuf comtés de l'Ulster restèrent britanniques dont 2 avec une faible majorité catholique. Ce traité fut ratifié de peu par le Dáil Éireann en décembre 1921, mais fut rejeté par une large majorité de la population. Cela entraîna la Guerre civile d'Irlande qui dura jusqu'en 1923, opposant les adeptes d'une poursuite de la lutte pour obtenir l'indépendance complète de l'île et les partisans du compromis de 1921.
Durant ses premières années, ce nouvel État fut gouverné par les vainqueurs de la guerre civile. Cependant, en 1932, Fianna Fáil, le parti des opposants au traité, dirigé par Éamon de Valera, remporta les élections (il resta au pouvoir jusqu'en 1948). En 1933, De Valera, devenu président du conseil, fit abolir le serment au souverain du Royaume-Uni.
En 1937, il fait adopter une nouvelle constitution qui renomme l'État en Éire ou en anglais Ireland (Preface to the Constitution). Un traité conclu en 1938 avec le Royaume-Uni, lui laissait ses bases navales en Irlande et entérinait cette indépendance. L'Irlande resta neutre durant la Seconde Guerre mondiale, interdisant même officiellement au Royaume-Uni l'usage militaire de ses ports et aéroports.
En février 1948, c'est le parti Fine Gael qui remporte les élections. Le gouvernement de coalition qu'il constitue avec le parti travailliste proclame, le 18 avril 1949, la République d'Irlande qui quitte le Commonwealth.
[modifier] Politique
Depuis 1949, l'Irlande est une république parlementaire.
Le président d'Irlande (Uachtarán en irlandais, President en anglais) est élu pour sept ans au suffrage universel direct. Le Dáil Éireann est le nom irlandais de la chambre basse du Parlement (l'Oireachtas) de l'Irlande. Il est directement élu tous les cinq ans selon un système de représentation proportionnelle (selon la méthode du vote transférable). Il a le pouvoir de voter les lois, de nommer et de remplacer le Taoiseach (Premier ministre). La chambre haute s'appelle Seanad Éireann.
[modifier] Subdivisions
L'Irlande est divisée entre trente-deux comtés et quatre provinces. Les provinces suivent approximativement les anciennes provinces d'Irlande, les six comtés d'Irlande du Nord, en Ulster ne sont pas inclus. Les provinces ne sont pas utilisées par l'administration, elles sont utilisées seulement pour les sports, le rugby ou les sports gaéliques.
Les comtés sont utilisés pour l'administration locale. Ils ont été créés par les Britanniques après la conquête de l'Irlande. Il y a 26 comtés traditionnels dans la république plus les comtés de Nord-Tipperary et de Sud-Tipperary et les comtés issus de la partition du Comté de Dublin (Dublin Sud, Fingal et Dun Laoghaire-Rathdown ). Certaines villes ont aussi un pouvoir de décision du même niveau que le comté au travers d'un conseil de Cité (Dublin, Cork, Galway, Limerick et Waterford).
[modifier] Démographie
L'Irlande comptait environ 4,34 millions d'habitants en avril 2007 et la croissance démographique annuelle s'élevait à 2,5%, un chiffre particulièrement élevé pour l'Europe[4]. La densité toutefois reste assez faible : avec un peu plus de 60 hab/km², elle est est presque deux fois moindre que la moyenne de l'Union européenne, ensemble dont l'Irlande regroupe moins d'1% de la population.
Le dynamisme démographique est relativement nouveau dans le pays. Il est dû à la relative jeunesse de la population, à un taux de natalité élevé pour l'Europe et surtout à une forte immigration. Il s'agit d'un phénomène assez nouveau : la croissance démographique n'a commencé que dans les années 1960. Auparavant, la région s'était fortement dépeuplée. Elle comptait 6,5 millions d'habitants en 1841[5], et passe à 5,1 millions en 1850 du fait d'une grande famine accompagnée d'une émigration massive. L'émigration s'est poursuivie pendant le XIXe siècle et une bonne partie du XXe siècle, et a fait plus que contrebalancer l'excédent naturel. La population a donc globalement continué à décroître jusque dans les années 1960 : 3,2 millions d'habitants en 1901 et 2,8 millions en 1961. A partir de cette date la population a crû de nouveau[6]. Dans les années 1990, et plus encore les années 2000, la population immigrée a fortement augmenté. En 2006, 14% des résidents était nés hors de la république d'Irlande. La plupart viennent d'Europe, du Royaume-Uni pour plus de la moitié, d'Europe de l'Est pour une part importante et en rapide augmentation.[7]
Dublin: 505 739, Cork: 119 143, Galway: 72 111, Limerick: 52 560, Waterford: 45 748
[modifier] Économie
La forte croissance des années quatre-vingt-dix lui avait valu le titre de tigre celtique.
Comme quinze autres pays européens, l'Irlande a abandonné sa monnaie nationale, la livre irlandaise, pour adopter l'euro le 1er janvier 1999 (les pièces et billets ayant été introduits le 1er janvier 2002).
Le taux de croissance économique en Irlande avait atteint 10,5% en 2000 ; en 2005 le taux de croissance était de 5,5% pour 6% en 2006.
Le taux de chômage est de 4,3% (2005). Au deuxième trimestre de 2006, 2 017 000 personnes travaillaient en République d'Irlande, soit 87 800 personnes de plus que l'année précédente. La plus forte hausse a eu lieu dans l'industrie de la construction et la vente.[8] Toutefois, malgré ce développement économique, le bureau central des statistiques estime que 19% de la population présente des risques de pauvreté. Ceci est en partie dû à la forte inflation de ces dernières années, notamment dans le domaine du logement.[9]
Selon des statistiques publiées par Eurostat et la Commission européenne, l’Irlande arrive au troisième rang des pays de l'UE (après le Luxembourg et le Danemark) pour le PIB par habitant ajusté en fonction des normes de pouvoir d’achat. Elle était au douzième rang selon les mêmes critères en 1992.
En 1987, un consensus national a abouti à la volonté de sortir du sous-développement chronique qui caractérisait l'Irlande depuis la Grande Famine de 1851. Comparativement aux autres pays européens, l'économie irlandaise pouvait être qualifiée d'"économie de subsistance"; avec une industrie archaïque et un niveau de vie très en-deçà des standards occidentaux (le PIB par hab PPA était inférieur de plus de 50% à celui d'un américain en 1987). Bien que la croissance économique eut été de 4% par an entre 1970 et 1985 (contre 2.7% en Europe et 3.2% aux USA), cela s'avérait encore insuffisant pour que irlandais atteignent un niveau de vie comparables aux autres pays européens.
L'économie de l'Irlande était alors très dépendante de son voisin le Royaume-Uni, qui constituait encore plus la moitié des exportations au début des années 1980.
Ce sous-développement caractéristique de l'Irlande se traduisait par une émigration massive (plus de 30000 personnes par an, soit 10% de la population chaque décennie), un chômage endémique en zone urbain (17% en 1987) et une misère autant rurale que urbaine, particulièrement visible dans les quartiers nord de Dublin.
Les indicateurs sociaux (espérance de vie, mortalité infantile, pauvreté primaire) étaient alors notoirement mauvais.
Il est cependant à noter que, hormis à Dublin, la société irlandaise était alors jusque dans les années 1980 relativement égalitaire.
Ces réformes d'inspiration libérale ont cependant été menées de manière très pragmatique par les gouvernements successifs quelle que soit leur couleur politique Fianna Fail (centre droit national) ou Fine Gael (centre gauche libéral).
Les réformes menées depuis 1987 ont dopé l'attractivité du pays pour les multinationales avec des taux d'impositions sur les sociétés très bas (12.5% contre 33.3% en France), une TVA réduite à 13.5%, et une fiscalité directe sur les particuliers elle aussi favorable.
Une meilleure compétitivité et l'implantation de nombreuses compagnies étrangères ont permi la création de centaines de milliers d'emplois, dans tous le secteur de l'industrie et des services. Suite à cela, le tourisme, le commerce de détail, et la construction ont connu un développement exceptionnel.
Les lotissements à l'américaine ont poussé comme des champignons dans les années 1990 et 2000 à la périphérie de Dublin, Galway et Cork. Les prix de l'immobilier tant à la location qu'à l'acquistion ont atteint des sommets à Dublin (le prix du mètre carré étant plus cher qu'à Paris en 2007). Les grosses berlines allemandes et japonaises ainsi que les 4x4 sont désormais légion à Dublin, malgré leur prix prohibitif en Irlande.
Ainsi, l'économie irlandaise a décollé de manière remarquable. Les taux de croissance économique ont été exceptionnels (+9% par an entre 1995 et 2000), et la croissance des échanges fulgurante. Le niveau de vie des irlandais était en 2007 parmi les plus élevés au monde, entrainant le retour au pays de nombreux émigrés américains. Par ailleurs, il est à noter une immigration importante depuis 2000 entrainant une augmenation de la population de 25 pour mille par an dans les années 2000, immigration en provenance des pays de l'Est (Pologne, Estonie...), de France (près de 200000 Français -soit 5% de la population!- vivent en Irlande), et d'Asie (de très nombreux chinois vivent à Dublin).
L'état se désendette grâce aux rentrées fiscales. Il n'y a plus de déficits. Le taux de chômage est très faible (4%), et l'économie manque de main d'oeuvre.
Cependant, la dépendance de l'Irlande vis à vis de l'extérieur est forte. Les infrastructures de transport routier et ferrovière, bien qu'en amélioration, n'ont pas suivi l'augmentation très forte du traffic. L'immobilier est en surchauffe, avec une augmentation démesurée des prix à cause d'une forte demande due à l'immigration.
Les déséquilibres sont évidents: l'endettement des irlandais grâce au "mortgage" (prêts hypothécaires) est démesuré. Optimistes par nature, leur taux d'épargne est très faible.
Dès début 2008, avant même la crise financière, la tendance semble se retourner.
La crise mondiale de 2008-2009 a balayé de plein fouet l'économie celtique.
La récession est particulièrement violente avec une contraction du PIB de 2% en 2008, 7.5% à 9% en 2009 (estimations), 1 à 3% en 2010 (prévisions); atteignant ainsi près 15% en 3 ans. Ces chiffres donnent le vertige de par leur ampleur. Ainsi le taux de chômage devrait atteindre 15% de la population active en 2010. Le déficit budgétaire, à cause de l'effondrement des recettes fiscales et de la hausse des dépenses sociales, explose (14% du PIB estimés pour 2010!)
Les prix à la consommation baissent fortement en 2009. Les prix de l'immobilier s'effondrent. Les pancartes "to let" et "for sale" (à vendre) fleurisent dans toutes les rues des villes du pays. Nombre de ménages connaissent des défauts de paiements sur leurs crédits immobiliers.
Les activités bancaires et financières qui avaient connu un essort sans égal à Dublin sur les bords de la Liffey dans les années 2000 ont été particulièrement touchées par la crise financière d'octobre 2008, mettant en grandes difficultés les principales banques du pays.
La délocalisation d'une partie des activités de l'informatique Dell de Limerick vers la Pologne, entrainant la perte de près de 2000 emplois (ce qui a l'échelle irlandaise est énorme!), est ressentie comme une catastrophe économique et sociale par l'Irlande toute entière pour cette région qui avait connu une renaissance économique dans les années 2000.
Les irlandais, pourtant naturellement dotés d'un optimiste chevillé au corps doutent sur leur avenir personnel. Les témoignages de la population à la radio et à la télévision quant aux difficultés actuelles sont quotidiens depuis 2008.
Toutes ces difficultés constituent un énorme défi pour la population et le gouvernement irlandais.
[modifier] Transport
[modifier] Chemins de fer
- Total en 1998 : 1 947 km
- voie large (écartement particulier de 5'3" : 1,600 m).
- 38 km électrifiés en courant continu 1,5 kV (DART à Dublin)
- 485 km à double voie
Les services Intercity assurés par la compagnie nationale Iarnród Éireann (IÉ) relient Dublin à Cork, Waterford, Kilkenny, Galway, Tralee, Sligo, Limerick et Belfast. En Irlande du Nord, c'est la compagnie Northern Ireland Railways (NIR) qui exploite le réseau, assurant la liaison entre Belfast et Derry (Londonderry) et les services de banlieue. Le service transfrontalier « Enterprise » est assuré conjointement par les deux compagnies, IÉ et NIR.
Depuis 1984, un train électrique, appelé Dublin Area Rapid Transit (DART), circule entre Bray et Howth. Il est exploité également par IÉ.
Un réseau de tramway, le Luas, est en cours de construction à Dublin ; un réseau de métro est aussi programmé. « Luas » est un mot irlandais signifiant « rapide » et non pas un acronyme. La mise en œuvre de ce réseau LUAS, à l'écartement standard de 1,435 m, sous l'égide de la Railway Procurement Agency (RPA), a provoqué beaucoup de bouleversements à Dublin ; en réaction beaucoup pensent qu'un métro aurait été une meilleure solution ; une possibilité encore discutée serait de convertir le LUAS en métro quand celui-ci sera construit. Les trams seront des « Citadis » construits par Alstom (modèle identique à celui de Montpellier). La concession pour l'exploitation du réseau a été attribuée à Connex (groupe Veolia).
[modifier] Routes
Kilométrage (total en 1999) : 92,500 km
- dont :
- Routes revêtues : 87 043 km (dont 115 km d'autoroutes)
- Routes non revêtues : 5 457 km
La conduite se fait à gauche comme en Grande-Bretagne.
Les infrastuctures routières sont en amélioration, et de nombreux chantiers jalonnent les routes irlandaises. Cependant, il reste encore du chemin à parcourir pour atteindre le confort des infrastructures continentales. La typicité des routes irlandaises participent au charme du pays. Il n'est pas rare de rencontrer une vache ou un mouton égaré sur les routes du Burren ou du Connemarra.
Les limitations de vitesse ainsi que les indications kilométriques distancielles sont esprimées depuis quelques années en kilomètres. Cependant, il s'agit de ne pas prendre au pied de la lettre ces mêmes indications: il arrive très souvent de touver des limitations de vitesse à 100 km/h qui sont de fait totalement fantaisistes du fait des tracteurs, des virages, des bosses ou des nids de poules... ou même de l'étroitesse de la route.
Les autoroutes et autres 2x2 voies ("dual carriage way") se développent.
Depuis quelques années, une prise de conscience de la population aidée par les campagnes gouvernementales et les médias semble avoir porté ses fruits pour rendre les routes relativement sûres, notamment concernant la conduite le samedi soir...
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Total en 1998 : 700 km
[modifier] Ports
Principaux ports de commerce : Arklow, Cork, Drogheda, Dublin, Foynes, Galway, Limerick, New Ross, Rosslare Europort et Waterford.
Marine marchande (total en 1999) : 31 navires (de 1000 tonneaux ou plus de jauge brute) totalisant 100 639 tonneaux (115 793 tonnes de port en lourd).
Navires par catégories :
- vraquier 1
- cargos 27
- porte-conteneurs 2
- passagers à courte distance 1
[modifier] Aéroports
Total en 1999 : 44 aéroports
dont :
- Aéroports avec pistes en dur : 17
- dont :
- pistes de plus de 3 000 m : 1
- pistes de 2 500 à 3 000 m : 1
- pistes de 1 500 à 2 500 m : 3
- pistes de 1 000 à 1 500 m : 5
- pistes de moins de 1 000 m : 7
- Aéroports avec pistes en herbe : 27
- dont :
- pistes de 1 000 à 1 500 m : 2
- piste de moins de 1 000 m : 25
Les principaux aéroports d'Irlande sont l'Aéroport international de Dublin, l'Aéroport de Shannon et l'Aéroport international de Cork. Ces trois aéroports sont gérés par une société publique, la Dublin Airport Authority (DDA), anciennement Aer Rianta.
Beaucoup d'aéroports régionaux assurent quelques vols internationaux. Par exemple : Knock / Comté de Mayo, Galway, Sligo, Farranfore / Comté de Kerry et Waterford.
La compagnie aérienne nationale irlandaise, Aer Lingus exploite des vols au départ de Dublin, Cork et Shannon vers la Grande-Bretagne, l'Europe et l'Amérique du Nord. Autres compagnie aériennes basées en Irlande : Ryanair et Aer Arann.
[modifier] Sport
[modifier] Tourisme
Tous les comtés du pays ont su développer leur infrastructure afin d'attirer les touristes du monde entier. Le pays offre ainsi de nombreuses activités, telles que la pêche, l'équitation, le golf, la randonnée pédestre... afin de découvrir les richesses du pays.
- Connemara : ses lacs et ses collines ;
- Îles d'Aran ;
- Péninsule de Dingle : ses ports et ses collines ;
- Comté de Kerry :le Parc national de Killarney, le Muckross House... ;
- Dublin
- Les Midlands et le Shannon ;
- comté de Clare : les falaises de Moher ;
- comté de Waterford: la cristallerie ;
- Comté de Louth et comté de Meath : la vallée historique avec la colline de Tara, Monasterboice... ;
- Comté de Cork.
- Comté de Galway.
[modifier] Enseignement
[modifier] Culture
- Groupes de musique ou artistes : Rory Gallagher, U2, Thin Lizzy, The Cranberries, The Pogues, Van Morrison, The Corrs, Sinéad O'Connor, Westlife, The Script
- Cinéma :
- L'Homme tranquille de John Ford sorti en 1952;
- My Left Foot de Jim Sheridan sorti en 1989;
- Les Commitments de Alan Parker sorti en 1991;
- Le Cheval venu de la mer de Jim Sheridan sorti en 1994;
- Au nom du père de Jim Sheridan sorti en 1994;
- Michael Collins de Neil Jordan sorti en 1996;
- Les Cendres d'Angela de Alan Parker sorti en 1999
- Bloody Sunday de Paul Greengrass sorti en 2002;
- PS I Love You de Richard LaGravenese sorti en 2007;
- Acteurs et actrices : Daniel Day-Lewis, Pierce Brosnan, Peter O'Toole, Jonathan Rhys Meyers, Colin Farrell, Evanna Lynch, Fiona Shaw Pauline McLynn, Devon Murray , Saoirse Ronan , Brendan Gleeson , Liam Neeson
- La cristallerie de Waterford
[modifier] Notes et références
- ↑ Nom qui vient du nom d'une princesse légendaire
- ↑ Parfois huit selon les auteurs.
- ↑ [1]
- ↑ CSO
- ↑ CS0 le chiffres ne prennent pas en compte l'actuelle Irlande du Nord
- ↑ CS0 (p.6)
- ↑ entre 2002 et 2006, le nombre de polonais est passé de 2200 à 63 000 CSO (p.24)
- ↑ Metro, 13 septembre 2006, p.7, Dublin
- ↑ BreakingNews.ie: Archives :2006-10-26
[modifier] Voir aussi
[modifier] Liens externes