Pierrefeu-du-Var

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Pierrefeu-du-Var
Le bourg vu de la chapelle Sainte-Croix
Le bourg vu de la chapelle Sainte-Croix
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Var
Arrondissement Toulon
Canton Cuers
Intercommunalité Méditerranée Porte des Maures
Maire
Mandat
Patrick Martinelli
2014-2020
Code postal 83390
Code commune 83091
Démographie
Population
municipale
5 707 hab. (2011)
Densité 98 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 13′ 37″ N 6° 08′ 35″ E / 43.2269, 6.143 ()43° 13′ 37″ Nord 6° 08′ 35″ Est / 43.2269, 6.143 ()  
Altitude Min. 45 m – Max. 442 m
Superficie 58,36 km2
Localisation

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Pierrefeu-du-Var est une commune française située dans le département du Var en région française Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

  • Hameau de Bauvais, dans la plaine, à proximité de l'Aérodrome
  • Hameaux Les Platanes et Les Vidaux, Route de Pignans [RD 13]
  • Hameaux La Portanière et Les Rouves, dans le vallon de Sauvecanne ; Saint-Jean, La Tuilière, Les Davids, La Bastide des Cogolins, dans le vallon de Maraval.

Autres lieux-dits :

  • Les Plantiers
  • La Joselette
  • La Joliette
  • Saint-Michel
  • Belle-Lame
  • La Sarreiris
  • Le Logis
  • Le Gré
  • Jean Court
  • Beaussenas
  • Le Chaumadou
  • L'Issemble
  • Le Pas du Cerf
  • Le Pas de Garenne
  • Le Pont de Fer
  • Sigou
  • Saint-René
  • Le Barry
  • Sainte-Croix

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La commune se situe à 150 mètres d'altitude et sa superficie est de 5 836 hectares. L'ouest de la commune est une vaste plaine viticole, appartenant à la dépression permienne qui s'étend de Toulon à Fréjus, en contournant le massif des Maures, qui occupe plus de 50 % de son territoire. Les sommets principaux sont : Le Castellas (445 mètres), le Peyrol (350 mètres) et le Barry (149 mètres).

Le centre-ville est bâti à la fois sur le premier contrefort du Massif des Maures (colline de Sainte-Croix) et sur la vallée qui s'étend a ses pieds. L'agglomération a ensuite débordé vers la colline de Saint-Michel.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est arrosé par le Réal Martin, et l'un de ses affluents, le Farembert.

Climat[modifier | modifier le code]

Voies de communications et transports[modifier | modifier le code]

Réseau routier[modifier | modifier le code]

Réseau ferroviaire[modifier | modifier le code]

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Ancien village médiéval, dont les premières apparitions dans les écrits remontent au XIe siècle. Petrafoci, Petrafog, Rochafog et enfin Pierrefeu-du-Var, tels sont les noms de la commune, au fil du temps. A appartenu à différentes seigneuries et comtés, avant d'être érigé en marquisat (XVIIe siècle).

Le nom viendrait des « pierres à feux » ou bien encore de focus, dans le sens de foyers ou familles dits feux, au recensement des "feux" de 1471 alors au nombre de 69.

On ne trouve pas de silex dans les Maures, mais des quartzites en abondance, roches blanches qui choquées l'une contre l'autre, donnent une étincelle, donc un effet de pierre à feux, d'où vraisemblablement le nom de la commune.

La plus haute antiquité a laissé des traces sur son territoire où l'on peut encore voir des vestiges de plusieurs enceintes protohistoriques : le Castellas (342 m), le Peyrol (431 m), les Quatre Termes (415 m), devenu plus tard un prieuré bénédictin et enfin les David. Une occupation des IIe-Ier s. av. J.-C. est documentée à la Sermette, puis au Jas de la Cappe au IVe s. ap. J.-C.

Il semble que le territoire de Pierrefeu s'étendait sur le site de la colline du Peigros, colline qui culmine à 244 m, située au nord de la colline de Sainte-Croix. Des vestiges d'occupation ont été trouvés dans la plaine au lieu-dit Chapelle Sainte-Anne, entre les villes actuelles de Cuers et de Pierrefeu.

C'est à la suite des guerres de religion qui ont dévasté le village que celui-ci s'installe sur la colline de Sainte Croix.

Historiquement, les premières origines de la commune datent du XIe siècle, "Petrafoc", dont les terres appartenaient à la seigneurie des vicomtes de Marseille. Aycard de Pierrefeu fut chevalier et seigneur de Petra Fora[1]. Le 31 janvier 1315, il était dit seigneur, en partie, de Petra Fora[2].

Jusqu'à la Révolution, la seigneurie ou terre de Pierrefeu a été la propriété de diverses familles, nobles ou non, de Provence. Parfois, plusieurs se la partagèrent simultanément.

La terre de Pierrefeu fut érigée en marquisat par lettres patentes de novembre 1682, et enregistrées le 1er décembre 1682 à la Chambre des comptes de Montpellier, en faveur de Pierre Dedons, conseiller au Parlement[3].

En 1859, les héritiers et descendants des dernières familles seigneuriales, intentaient un procès contre la population de la commune de Pïerrefeu. En effet, ils se présentaient être « reconnus propriétaires exclusifs des terres, gastes, labours, vignes et oliviers, bois, essences de sapins, chênes lièges, chênes blancs, châtaigniers… ».

Les demandeurs se voyaient déboutés et condamnés aux dépens par décision du Tribunal civil de Toulon en date du 2 avril 1859, décision confirmée en appel, le 9 août 1862, par un arrêt de la cour impériale d'Aix.

Enfin, on cite l'existence du Sauvage de Pierrefeu, qui vécut six ans dans la forêt, en se nourrissant de plantes.

Les cours d'amour à Pierrefeu

Dans bien des châteaux de Provence, de l'an 1150 à l'an 1200, les Grandes Dames et les Troubadours se réunissaient pour rendre des arrêts sur les questions brûlantes de l'amour.

Un véritable code d'amour fut élaboré, dont les règles, parvenues jusqu'à nous, étaient pleines de finesse, de psychologie, de malice aussi. Le château de Pierrefeu garde le souvenir de deux de ces dames qui animèrent sa Cour d'Amour : Rostangue dame de Pierrefeu, Mabille de Fos dame d'Hyères. On peut y ajouter Bertrane dame de Signes.

Durant le XXe siècle, Pierrefeu est affectée par les deux guerres mondiales, et accueille l'aérodrome civil et militaire, puis le centre psychothérapique qui a fait la renommée du village dans les alentours.

Blasonnement[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Pierrefeu-du-Var (Var).svg

Les armoiries de Pierrefeu-du-Var se blasonnent ainsi :

De gueules au brasier de cinq flammes d'or mouvant d'un caillou d'argent, accosté des lettres P et F capitales aussi d'or..

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

En 2010, la commune de Pierrefeu-du-Var a été récompensée par le label « Ville Internet @@ »[4].

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
août 2006 en cours Patrick Martinelli SE  
mars 2001 juillet 2006 André Blanc SE  
mars 1989 mars 2001 Robert Giraud PCF  
mars 1983 mars 1989 Louis Coda PS  
1967 mars 1983 Roland Quercy SE  
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Services publics[modifier | modifier le code]

Depuis le 15 mai 2007, la commune accueille la Gendarmerie nationale (transfert des unités de Cuers et de Carnoules). Un nouveau casernement est implanté. Une collection consacrée à la protection du patrimoine et à l'histoire de la gendarmerie (uniformes, documents, matériels, etc.) ayant pour thème « de la maréchaussée, à la gendarmerie », est implantée dans le hall d'accueil. L'inauguration officielle de l'unité s'est effectuée le 13 septembre 2007.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 5 707 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
851 894 1 023 1 155 1 693 1 298 1 445 1 531 1 529
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 522 1 693 1 863 1 836 1 887 1 736 1 864 2 267 2 374
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 865 2 966 2 793 3 092 3 401 3 443 3 291 3 053 3 510
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
3 767 3 951 3 872 3 983 4 040 4 348 5 010 5 084 5 707
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

Pierrefeu fait partie de l'académie de Nice. Les élèves débutent leur étude à l'école maternelle de la commune (195 enfants)[7], puis à l'école primaire Anatole France (167 enfants)[8]. Ils vont ensuite, pour la plupart, au collège La Ferrage de Cuers, puis au lycée Jean Aicard à Hyères.

Santé[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

La paroisse catholique de Pierrefeu du Var dépend du Diocèse de Fréjus-Toulon[9]. Les membres de l'église réformée de France n'ont pas de temple sur la commune, le plus proche se trouvant à Hyères.

Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

Rattrapée par l'urbanisation ces dernières années, la ville est un important centre de production agricole, grâce à sa superficie viticole. La commune de Pierrefeu du Var fait partie de la zone de production des Côtes-de-provence, ainsi que de celle de l'Huile d'olive de Provence AOC.

Industrie[modifier | modifier le code]

Le liège a généré une véritable industrie à Pierrefeu, une nouvelle corporation de métiers et il a inspiré des créateurs en tout genre : poètes, sculpteurs ou encore écrivains.

La Bouchonnerie fut créée en 1899. Elle produisait annuellement, entre 1915-1920, 200 millions de bouchons mais également des produits en liège manufacturé. Elle occupait de 150 à 200 ouvrières et ouvriers. Les lièges provenaient la région mais aussi d'Algérie, puis du Portugal. En 1968, l'usine sombre dans une profonde crise et la fabrication s'arrête en 1971.

Le liège doit subir de nombreuses opérations (bouillage, planchage…) et passer par de nombreuses machines (tireuse, tubeuse, tourneuse…), avant de devenir bouchon.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Centre-ville 
  • Chapelle Sainte-Croix (XIe siècle), ancienne chapelle seigneuriale : ex-voto du XVIIIe siècle, deux torchères et bois sculpté du XVIIe siècle.
  • Paroisse Saint-Jacques-le-Majeur (XVIIe siècle), restaurée aux XVIIIe et XIXe siècles : clocher carré à campanile. Les visiteurs pourront y voir de très belles et anciennes statues en pierre ou carton-pierre dorées à la feuille, ainsi que des ex-voto provenant de la chapelle Ste-Croix.
  • Croix commérant une mission des Capucins, située du début de l'avenue du 8 mai 1945.
Lieux-dits et écarts 
  • Église Saint-Jean (Xe siècle), située au hameau du même nom.

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

  • Monument du Dixmude (1923), ruines du château médiéval, fontaines (Le Patti, place Wilson, square Duplessis de Grenedan, rue Général-Sarrail, Saint-René, place Gambetta), ancien moulin à huile, ancienne usine à bouchons, monuments aux morts.
  • Ancienne usine devient patrimoine communal, se nomme aujourd'hui "Espace Bouchonnerie" et abrite la salle Malraux et la salle des Tonneaux.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Abbé Léon Spariat, majoral du Félibrige, curé de Pierrefeu de 1923 à 1934.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pierre Auméran, Pierrefeu-du-Var. Son église et ses chapelles, La Valette-du-Var, 2005.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]