Trans-en-Provence

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Trans-en-Provence
Blason de Trans-en-Provence
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Var
Arrondissement Draguignan
Canton Draguignan
Intercommunalité Communauté d'agglomération dracénoise
Maire
Mandat
Jacques Lecointe
2008-2014
Code postal 83720
Code commune 83141
Démographie
Population
municipale
5 546 hab. (2011)
Densité 326 hab./km2
Population
aire urbaine
317 hab.
Géographie
Coordonnées 43° 30′ 15″ N 6° 29′ 12″ E / 43.504167, 6.486667 ()43° 30′ 15″ Nord 6° 29′ 12″ Est / 43.504167, 6.486667 ()  
Altitude Min. 100 m – Max. 272 m
Superficie 16,99 km2
Localisation

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Trans-en-Provence

Trans-en-Provence est une commune française située dans le département du Var en région française Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Géologie et relief, hydrographie[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

La commune a les mêmes caractéristiques climatiques que sa voisine, Draguignan (se reporter à l'article de celle-ci).

Sismicité[modifier | modifier le code]

Il existe 3 zones de sismicité dans le Var :

  • Zone 0 : risque négligeable. C'est le cas de bon nombre de communes du littoral varois, ainsi que d'une partie des communes du centre Var. Malgré tout, ces communes ne sont pas à l'abri d'un effet tsunami, lié à un séisme en mer.
  • Zone Ia : risque très faible. Concerne essentiellement les communes comprises dans une bande allant de la montagne Sainte-Victoire au massif de l'Esterel.
  • Zone Ib : risque faible. Ce risque, le plus élevé du département mais qui n'est pas le plus haut de l'évaluation nationale, concerne 21 communes du nord du département.

La commune de Trans-en-Provence est en zone sismique de très faible risque « Ia »[1].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Depuis l'autoroute A8, par la route D1555 ; depuis Draguignan, par la route D1555 ; depuis Les Arcs-en-Provence, par la route D555 ; depuis La Motte, par la route D47.

Toponymie[modifier | modifier le code]

La commune se nomme Tranç en provençal de norme classique et Trans en provençal de norme mistralienne.

Histoire[modifier | modifier le code]

Il s'agit d'un village ancien qui, à l’origine, était implanté sur la colline St Victor, a pris le nom de Trans en se déplaçant de l’autre côté de la rivière Nartuby (trans, en latin, signifie au-delà). Le nom apparait en 1004, dans des actes du Cartulaire de l’abbaye de St Victor de Marseille.

À la fin du XIIe siècle, le village faisait partie du domaine direct du Comte de Provence qui le donne en fief, en 1200, à Giraud de Villeneuve. De cette date jusqu’en 1789, les membres de la famille de Villeneuve seront seigneurs de Trans. Au XIVe siècle, la demeure du seigneur est transformée en château fort.

En 1348, la peste noire fait des ravages et la population du village diminue et n’augmentera à nouveau qu’un siècle plus tard. Le village se transforme avec la naissance et le développement de la culture de l’olivier. Une procédure des habitants contre le seigneur aboutit à une transaction.

Au milieu du XVIe siècle, le village compte 500 à 600 habitants. En 1506, Louis de Villeneuve reçoit du roi de France le titre de marquis pour sa conduite et les services rendus à la Couronne pendant les guerres d’Italie. Au cours de la lutte entre François Ier et Charles Quint, Trans est envahi deux fois et reste fidèle au roi de France. Un nouveau litige se déclare entre le seigneur et les Transians. Puis ce fut la période de la Guerre de Religion au cours de laquelle le village sera pillé par le parti Carciste (catholiques), puis les Razats (opposants) feront le siège du château. Le château du marquis de Trans est enlevé par les protestants en 1579[2]. Le village échappe à une nouvelle épidémie de peste à la fin du siècle. La guerre reprend et durera une dizaine d’années ; elle fut extrêmement violente et ruineuse pour le village.

Au XVIIe siècle, la culture de l’olivier se développe encore ; un deuxième moulin à huile est construit et un troisième en projet ce qui permet d’améliorer le sort de ses habitants. Le marquis ne réside plus dans le village ; il occupe des fonctions dans l’armée ou la marine. Au début du XVIIe siècle, Trans connaît les affres de la guerre et, en 1709, un terrible hiver qui va geler les oliviers plonge le pays dans la misère. En 1720, la peste menace à nouveau le village. A nouveau, en 1746, des troupes occupent les lieux. En 1730 est créée la première filature de soie. Le Marquis et les villageois s’opposent encore dans un litige : c’est l’époque des « temps orageux ». Dans la deuxième partie du siècle, Trans connait une certaine prospérité (construction d’un 6e moulin à huile), mais aussi des années difficiles dans la décennie 1780 et voit sa population s’accroître (1 200 habitants en 1789); le village se transforme (Hôtel de Ville, agrandissement de l’église, nouveau pont sur la Nartuby). Les Transians adhèrent à la Révolution. Il n’y a pas de violence ni de malveillance au cours des années difficiles.

Le début du XIXe voit le retour de l’ordre et du calme, mais des jours sombres surviennent : mauvaises récoltes, conscriptions mal acceptées qui génèrent mécontentement et misère. La misère va durer jusqu’au milieu du siècle. La seconde partie du XIXe siècle est une période de transformations : développement industriel et commercial ; production d’huile d’olives (14 moulins sur le territoire de la commune), scieries, minoterie ; arrivée du chemin de fer (1864), création d’une usine électrique. Le développement de l’activité attire une main d’œuvre en provenance d’Italie. La population atteint un maximum en 1872  : 1 611 habitants. À la fin du siècle, la crise agricole entraîne un déclin (concurrence des huiles étrangères). La population décroît. La République est chaleureusement accueillie en 1870 et la majorité des électeurs va se situer à gauche jusqu’en 1914.

Après la Grande Guerre, le déclin du village se poursuit. Le village compte 823 habitants en 1921, son point le plus bas. Une nouvelle vague d’immigration dans les années 1920-1930 permet à la population d’augmenter. L’opinion politique reste à gauche. Dans le domaine économique, les activités agricoles s’affaiblissent et les industries disparaissent progressivement. En 1956, le gel des oliviers met un terme à la principale activité agricole.

La croissance de la population commence dans les années 1960 s’accélère dans les années 1970, pour atteindre 5 531 habitants en 2010. Elle est principalement composée de retraités, militaires, employés de l’administration et du commerce. L’opinion politique se modifie : majoritairement à gauche jusqu’en 1981, elle bascule franchement à droite après cette date.

La commune a été victime de deux inondations catastrophiques, le 6 juillet 1827 et le 15 juin 2010 (4 morts).

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
  1983 Joseph BERAUD    
1939 1944 Jules Saurin    
1944   Georges Poulet[3]    
         
1983 2001 Jean-Pierre Portheret    
2001 en cours Jacques Lecointe[4].    
Les données manquantes sont à compléter.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 5 546 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 200 1 316 1 300 1 394 1 385 1 388 1 317 1 379 1 394
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 418 1 609 1 671 1 611 1 537 1 387 1 406 1 201 1 203
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 204 1 225 1 064 919 1 068 1 122 1 064 1 016 1 152
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
1 290 1 530 2 339 3 156 4 003 4 780 5 312 5 388 5 546
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6])
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

Il y a une crèche, une école maternelle et primaire Jean Moulin.

  • La crèche regroupe 20 enfants.
  • L'école maternelle regroupe 171 enfants.
  • L'école élémentaire regroupe 338 enfants.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

Pressoir à levier lors de vendange au début du XXe siècle

La commue a droit à trois AOC, pour son Huile d'olive de Provence et pour ses vins Côtes-de-provence et côtes-de-provence Fréjus

Tourisme[modifier | modifier le code]

Trans-en-Provence est une commune proche de Draguignan.

Au cœur du village, depuis le pont qui mène à la place de l'Hôtel de ville, on peut admirer les cascades de la Nartuby.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monument[modifier | modifier le code]

La façade de l’hôtel de ville (style Louis XV) est remarquablement restaurée, l'église du XVe siècle richement décorée, ainsi que l'étonnant puits aérien du professeur belge Knappen. Utilisation de la rosée

  • le Vieux Moulin (construction troglodyte)
  • Le puits aérien (tour de récupération de la rosée ambiante) de l'ingénieur belge Achile Knappen (1930)… toujours sec : matins et soirs, étés comme hivers. Il devait permettre de récupérer l'humidité nocturne par condensation pour irriguer les cultures, mais conçu pour l'Afrique, il ne fonctionna jamais.

Le cas de Trans-en-Provence (OVNI)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Cas de Trans-en-Provence.

Le , Renato Nicolaï, ouvrier à la retraite de 52 ans et habitant de Trans-en-Provence, aurait observé un OVNI, ayant la forme « de deux assiettes renversées l'une contre l'autre », se poser en contrebas de son jardin. Craignant le ridicule, il n'en parle qu'à son épouse qui en parle autour d'elle, suscitant une enquête de gendarmerie.

Le cas de Trans-en-Provence a fait l'objet d'une enquête de la part du GEPAN. Le manque de sérieux de cette enquête a été vivement critiqué par les sceptiques[7]. L'explication considérée comme la plus plausible pour ce cas aujourd'hui est que le témoin à menti[réf. nécessaire], et que la trace physique prétendument laissée par l'engin extraterrestre était en réalité un ripage de pneu.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Trans-en-Provence (Var).svg

Les armoiries de Trans-en-Provence sont celles de la Maison de Villeneuve, titulaire du marquisat de Trans, et se blasonnent ainsi :

De gueules fretté de six lances d’or, entresemé d’écussons du même, sur le tout d’azur à la fleur de lys aussi d’or.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Guillaume Barles, Histoire de Trans, éditions Jeanne Lafitte, 1982

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. sismicité du Var sur le site de la préfecture
  2. Jacques Cru, Histoire des Gorges du Verdon jusqu’à la Révolution, coédition Édisud et Parc naturel régional du Verdon, 2001, ISBN : 2-7449-0139-3, p. 200
  3. archives départementales cote 1W54
  4. Résultats officiels du premier tour des élections municipales à Trans-en-Provence sur le site officiel du Ministère de l'Intérieur
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  7. Rossoni, D., Maillot, E., & Déguillaume, E. (2007). Les ovnis du CNES – 30 ans d’études officielles. www.book-e-book.com. (extraits de l'ouvrage)