Rians (Var)

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Rians
Image illustrative de l'article Rians (Var)
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Var
Arrondissement de Brignoles
Canton de Rians
Intercommunalité Communauté de communes Verdon Mont Major
Maire
Mandat
Yves MANCER
2013-2014
Code postal 83560
Code commune 83104
Démographie
Population
municipale
4 253 hab. (2011)
Densité 44 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 36′ 28″ N 5° 45′ 28″ E / 43.6078, 5.7578 ()43° 36′ 28″ Nord 5° 45′ 28″ Est / 43.6078, 5.7578 ()  
Altitude Min. 291 m – Max. 651 m
Superficie 96,87 km2
Localisation

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Rians

Rians est une commune française située dans le département du Var en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune située au Nord-Ouest du Var comprend un vaste territoire boisé et trois larges vallées. Chef-lieu d'un canton limitrophe de plusieurs départements : les Alpes-de-Haute-Provence, le Vaucluse et les Bouches-du-Rhône, Rians se trouve à proximité du massif de la Sainte-Baume, de la montagne Sainte-Victoire, du Pays d'Aix et des lacs du Verdon.
Le village construit en colimaçon au pied de la tour de l'horloge, à 385 m d'altitude, jouit d'un climat méditerranéen est conseillé aux personnes ayant des ennuis respiratoires.

Sismicité[modifier | modifier le code]

Il existe 3 zones de sismicité dans le Var :

  • Zone 0 : Risque négligeable. C'est le cas de bon nombre de communes du littoral varois, ainsi que d'une partie des communes du centre Var. Malgré tout, ces communes ne sont pas à l'abri d'un effet tsunami, lié à un séisme en mer.
  • Zone Ia : Risque très faible. Concerne essentiellement les communes comprises dans une bande allant de la Montagne Sainte-Victoire au Massif de l'Esterel.
  • Zone Ib : Risque faible. Ce risque le plus élevé du département, qui n'est pas le plus haut de l'évaluation nationale, concerne 21 communes du nord du département.

La commune de Rians est en zone sismique de faible risque Ib[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Dès la Préhistoire, le site fut occupé. Les foyers allumés il y a plus de 40 000 ans dans la grotte de Rigabe (Artigues) en témoignent.

Plus tard les Celto-Ligures élèvent au sommet des collines, les murailles de pierres de nombreux oppidums. Le plus vaste couronne le Montmajor (-200 av. J.-C. à +200).

Au début de notre ère, les Romains font la conquête de la Provence et installent leurs "villas" dans les vallées qu'ils assainissent et cultivent. Au domaine des Toulons, les archéologues ont mis au jour les installations agricoles d'une "villa romaine". Cette cave viticole romaine serait l'une des plus importantes du monde méditerranéen.

Au Moyen Âge, le "castrum" de Rians s'installe sur un promontoire, au confluent de trois vallées fertiles séparées par de vastes collines boisées. Château et village fortifiés sont protégés par un rempart circulaire. Du château, demeurent le donjon, tour de l'horloge qui domine le village, et les restes d'une tour formant la base du clocher. On peut suivre les anciens remparts et pénétrer dans l'espace médiéval par la porte du Portail, flanquée d'une belle tour carrée.

Rians est alors très fréquenté par les personnes et les marchandises qui d'Aix doivent se rendre dans les Alpes. La traversée de la Durance par le bac de Mirabeau étant trop hasardeuse, on préférait emprunter les bacs de Vinon ou de Quinson sur le Verdon.

Seigneurie des vicomtes de Marseille, puis des Fabri au XVIIe siècle, des Valbelle et des Castellane[2]. Rians fut érigé en marquisat par lettres patentes de décembre 1657 pour Claude de Fabri, Conseiller au Parlement d'Aix[3].

Grâce à sa situation géographique, à la proximité de la ville d'Aix, aux nombreuses libertés que lui accordent ses seigneurs (foires, marchés, fours, etc.), Rians trop à l'étroit dans sa ceinture circulaire, va se développer.

Jusqu'à la Révolution, un pèlerinage était organisé aux îles de Lérins. Un cantique spécifique en provençal expliquait le chemin du pèlerinage. On peut le consulter dans le livre "Les îles de Lérins,Cannes, et les rivages environnants", de l'abbé Alliez[4].

Peu avant la Révolution française, l’agitation monte. Outre les problèmes fiscaux présents depuis plusieurs années, la récolte de 1788 avait été mauvaise et l’hiver 1788-89 très froid. L’élection des États généraux de 1789 avait été préparée par celles des États de Provence de 1788 et de janvier 1789, ce qui avait contribué à faire ressortir les oppositions politiques de classe et à provoquer une certaine agitation[5]. C’est au moment de la rédaction des cahiers de doléances, fin mars, qu’une vague insurrectionnelle secoue la Provence. Une émeute se produit à Rians le 1er avril[6].

Blasonnement[modifier | modifier le code]

Blason Rians.svg

Les armoiries de Rians se blasonnent ainsi :

D'or au lion de sable surmonté d'un lambel de trois pendants de gueules.

Les armoiries de Rians sont celles des Fabri Page d'aide sur l'homonymie, barons, puis marquis de Rians. Cette branche de la famille Fabri n'étant pas l'ainée, ses armoiries sont brisées par le lambel « rouge »[7].

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
avril 2013 mars 2014 Yves Mancer    
mars 2008 avril 2013 Magali Massot Sans étiquette  
mars 2001 mars 2008 Alain Bremond UMP  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 4 253 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 300 2 828 3 278 3 075 2 973 3 034 3 014 3 011 2 738
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 663 2 603 2 660 2 579 2 511 2 387 2 319 2 232 1 916
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 811 1 646 1 542 1 345 1 267 1 271 1 144 957 892
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
1 086 1 492 1 458 1 723 2 720 3 628 4 127 4 194 4 197
2011 - - - - - - - -
4 253 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2004[9])
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église et la tour-beffroi
  • Église Saint-Laurent
  • Chapelle du Saint-Enfant
  • Vestiges médiévaux (remparts, tour carrée, porte Saint-Jean..)
  • Tour-beffroi et campanile du XVIIIe siècle
  • 19 oratoires
  • Oppidums celto-ligures

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Hébergement et restauration[modifier | modifier le code]

Nombreuses possibilités : restaurants, hôtels, chambre d'hôtes, gîtes.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. sismicité du Var sur le site de la préfecture
  2. Sous la direction d’Édouard Baratier, Georges Duby, et Ernest Hildesheimer, Atlas historique. Provence, Comtat Venaissin, principauté d’Orange, comté de Nice, principauté de Monaco, Librairie Armand Colin, Paris, 1969
  3. AD13 B3359 f°111v°
  4. http://books.google.fr/books?id=QjgoAAAAYAAJ&printsec=frontcover&dq=iles+l%C3%A9rins&ei=9svFS5v2IZOcMr3_ibgN&cd=1#v=onepage&q&f=false
  5. Monique Cubells, « Les mouvements populaires du printemps 1789 en Provence », Provence historique, volume 36, no 145, 1986, p. 309
  6. M. Cubells, op. cit., p. 310 et 312.
  7. « Amiel de Fabri », sur roglo.eu (consulté le 30 janvier 2012)
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011