Montauroux

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Montauroux
Château de la Colle-Noire
Château de la Colle-Noire
Blason de Montauroux
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Var
Arrondissement Arrondissement de Draguignan
Canton Canton de Fayence
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Fayence
Maire
Mandat
Jean-Yves Huet
2014-2020
Code postal 83440
Code commune 83081
Démographie
Population
municipale
5 916 hab. (2011)
Densité 176 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 37′ 09″ N 6° 45′ 57″ E / 43.6192, 6.765843° 37′ 09″ Nord 6° 45′ 57″ Est / 43.6192, 6.7658  
Altitude Min. 72 m – Max. 437 m
Superficie 33,54 km2
Localisation

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Montauroux est une commune française située dans le département du var en région PACA. Les habitants de Montauroux se nomment les Montaurousiens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Village de l'est varois, limitrophe des Alpes-Maritimes, Montauroux s'étage en gradins jusqu'à 310 mètres d'altitude.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Les rives du lac de Saint-Cassien sont en parties sur la commune de Montauroux. Ce lac est alimenté par le cours de plusieurs rivières et ruisseaux, dont le Briançon. La Siagne longue la commune à l'est, et sert de limite communale avec Saint-Cézaire-sur-Siagne, dans les Alpes-Maritimes.

Climat[modifier | modifier le code]

Voies de communications et transports[modifier | modifier le code]

Réseau routier[modifier | modifier le code]

Montauroux est accessible par la route départementale RD562, reliant Draguignan, à Grasse, ainsi que la RD37, puis la Route nationale 7, vers le littotal. Cette route croise l'Autoroute A8, au niveau de sa sortie sortie 39.

Réseau ferroviaire[modifier | modifier le code]

Les gares SNCF les plus proches sont celles de Cannes et de Saint-Raphaël, pour les liaisons TGV[1].

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Un service de transport en commun, à la demande, est disponible, mise en place dans le Canton de Fayence. Il permet de se rendre dans les communes des Adrets-de-l'Esterel, Fayence, Mons, Callian, Seillans, Saint-Paul-en-Forêt, Tourrettes[2]. La commune est également desservie par les lignes Varlib n°3001, vers la gare routière de Grasse, et la ligne n° 3601, vers Fréjus et Saint-Raphaël[1].

Transport aérien[modifier | modifier le code]

Montauroux est accessible par l'Aéroport de Nice-Côte d'Azur, dans les Alpes-Maritimes[1].

Sismicité[modifier | modifier le code]

Il existe 3 zones de sismicités dans le Var :

  • Zone 0 : Risque négligeable. C'est le cas de bon nombre de communes du littoral varois, ainsi que d'une partie des communes du centre Var. .
  • Zone Ia : Risque très faible. Concerne essentiellement les communes comprises dans une bande allant de la Montagne Sainte-Victoire, au Massif de l'Esterel.
  • Zone Ib : Risque faible. Ce risque le plus élevé du département (qui n'est pas le plus haut de l'évaluation nationale), concerne 21 communes du nord du département.

La commune de Montauroux est en zone sismique de très faible risque "Ia"[3].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Deux thèses sont possibles quant à la provenance du nom "Montauroux" :

  • une historique, c'est le Mont où Pierre d'Aurosa, chevalier, vint installer son castrum en 1040
  • une plus locale et plus populaire, liée à la langue provençale puisque "monte aurosa" signifie 'les monts exposés au vent". En effet la grande barre rocheuse calcaire exposée à l'ouest sur laquelle s'étend le vieux village, se teinte de rose lorsque le mistral a soufflé au loin.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'abbé de Mayeul (Cluny) eut parmi ses terres un domaine qui est en gros celui de l'actuelle communauté de communes du Pays de Fayence.

Même si l’on retrouve des traces de vie datant de la préhistoire (celto-ligures) et de l’époque romaine (aqueduc romain de Fréjus à Mons), Montauroux émerge véritablement en 1044, lors de l’installation de Pierre d’Aurosa sur ce piton calcaire. La situation géographique de ce lieu est tout a fait privilégié, entre contreforts alpins au nord, ancienne Via Aurélia au sud, la rivière de la Siagne à l’ouest et l’enfilade des villages du Pays de Fayence à l’ouest. Le seigneur Pierre d’Aurosa faisait partie des chevaliers de confiance que l’Eglise (abbaye ou évêché) installait sur leurs domaines éloignés afin de défendre les paysans et leurs biens. Construisant son « castlan » sur un rocher dominant les terres cultivables, Pierre d’Aurosa fit construire une église et contribua à l’installation de paysans dans des grottes situées au pied du rocher (maisons troglodytes) et tout autour de l’église. Avec le système des « contrats de complant », naquit la bourgeoisie paysanne et le castrum de Montauroux, qui se développa sereinement et petit à petit par le sud.[réf. nécessaire]

Le XIVe siècle siècle qui apporte son lot de drame : catastrophes naturelles ravageant les cultures et engendrant la famine, la venue de la peste, sans oublier le changement de mains de la Provence. Le roi de France tentant de s’approprier la Provence, les petits fiefs fortifient leur village. Montauroux ayant déjà un embryon avec sa grosse tour carrée entourée d’un mur d’enceinte, la forteresse s’agrandie en 1365, puis furent construits des murs englobant la bourgade. Après un XVe siècle plutôt calme, où sont réglés les problèmes de seigneurie, marquisat et autres, Montauroux connaît des heures sombres avec les guerres de religions. Les troupes de Savoie approchant, le roi Henri IV de Navarre dépêche le Duc d’Epernon, alias Jean de Nogaret de la Valette, pour assurer la protection de la Provence. Mais l’ambition et le pouvoir étant les plus forts, Epernon trahi le roi, assiège Montauroux, fait pendre presque tous les défenseurs du village et démolit la forteresse. Depuis lors, les montaurousiens ayant la rancune tenace, brûlent l’effigie du Duc tous les ans, lors de la fête patronale de la St Barthélemy. Après ces moments terribles, le XVIIe siècle fut une période prospère pour tous, avec la construction, sur l’emplacement même de la forteresse, de la chapelle St Barthélemy, l’élévation au rang de marquisat de Montauroux[4], grâce au Marquis Charles de Lombard, Président au Parlement d'Aix, qui finança la construction d’un hôpital et d’une chapelle à la Colle Narbonne (Colle noire actuelle), car Montauroux fut longtemps un passage sur les chemins de Saint-Jacques de Compostelle.[réf. nécessaire]

Après un siècle de lumière relativement calme, Montauroux connaît de grands travaux avec la création de la ligne ferroviaire Grasse-Montauroux (inauguration en 1890), le pavage des rues de 1589 à 1862 et la première amenée d’eau potable au cœur du village en 1867 par le biais de fontaine et plus tard la construction de lavoirs. Avant la révolution, Montauroux vivote avec ses récoltes de blé, de fruits et d’olives ainsi que l’élevage du ver à soie. Puis les montaurousiens firent leur propre révolution en se libérant du « joug » du marquis de Lombard, payèrent un lourd tribut en vie ou en prisonnier lors de la Première Guerre mondiale. Si l’agriculture fut l’activité économique principale de Montauroux (vignes, céréales, vergers et oliviers), il ne faut pas oublier l’élevage ovin fournissant les tanneries grassoises ainsi que plus tard la culture des fleurs à parfum toujours pour les usines grassoises ; l’exploitation des mines de charbons et spath fluor de la commune faisant travailler scieurs de long, cordonniers, bourreliers… En 1931, Montauroux se sépare d’une partie de son territoire et naît ainsi la commune des Adrets de l’Estérel.[réf. nécessaire]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

En 2005, la commune a été labellisée "station verte de vacances", c'était à l'époque la 2e commune du var à faire partie de ce réseau national.

En 2010, la commune de Montauroux a été récompensée par le label « Ville Internet @@ »[5].

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1989 2014 Jean-Pierre Bottero UMP sans investiture officielle  
mars 2014   Jean-Yves Huet    

Jumelages[modifier | modifier le code]

La commune de Montauroux n'a, pour l'instant, aucun accord de jumelage avec une autre commune.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Le site des Gorges de la Siagne est protégé par le programme Natura 2000. Il comporte plusieurs types de mileux : Forêts mixtes, landes, rochers, steppes, eaux douces, mais surtout quelques milieux naturels remarquables : la rivière aux eaux calcaires induit la formation de tufs. De plus, la zone héberges quelques espèces rares en Provence : Charme, certaines fougères, ainsi qu'une espèce endémique, Erodium rodiei. Treize espèces de Chauves-souris sont présentes sur le lieu, dont des Vespertilion de Capaccini ou des Minioptère de Schreibers. La Siagne n'est pas en reste, avec la présence d'Écrevisse à pattes blanches ou de Barbeau méridional. Les activités humaines (dont le tourisme vert)et leur aménagements, ainsi que les riques d'incendies sont particulièrement surveillé, pour un impacte restreint[6].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 5 916 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 221 1 160 1 165 1 361 1 469 1 527 1 687 1 728 1 782
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 746 1 779 1 736 1 292 1 420 1 403 1 374 1 220 1 111
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 005 1 014 1 006 927 935 1 062 903 956 864
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
910 1 053 1 375 1 997 2 773 4 017 4 526 4 743 5 653
2011 - - - - - - - -
5 916 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2004[8].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

Les établissements scolaires de Montauroux dépendent de l'académie de Nice. Les élèves de la commune débutent leur étude sur la commune, qui dispose d'une école maternelle, « Les Cerisiers »[9], de deux écoles primaires, « Marcel Pagnol »[10] et « école primaire du lac »[11]. Le « collège Léonard de Vinci », situé sur le territoire de Montauroux, regroupe les collégiens du village, ainsi que ceux de Callian, Tanneron et Les Adrets-de-l'Esterel[12].

Santé[modifier | modifier le code]

Culte[modifier | modifier le code]

La paroisse catholique de Saint Barthélémy dépend du Diocèse de Fréjus-Toulon, doyenné de Fréjus[13]. Le temple de Église réformée de France le plus proche se trouve à Grasse. Les Églises évangéliques les plus proches se situent à Fréjus et à Grasse[14].

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Barthélémy, église paroissiale, déjà mentionnée sur le Cartulaire de Lérins au XIIe siècle, elle a été agrandie en 1691. Comme celle de Callian, son toit était en tuiles vernissées.
  • La chapelle Saint-Barthélémy, en haut du village, est léguée, en 1953, à la commune par Christian Dior, après l'avoir restaurée.
  • La chapelle Saint-Michel de Cavaroux de Cuxa, de style roman, également mentionnée au cartulaire de Lérins, dès le XIe siècle, elle fut vendue comme bien nationale à la Révolution française. La municipalité l'a racheté en 1887.
  • Plusieurs fontaines.
  • Plusieurs lavoirs.
  • Les gorges de la Haute-Siagne, ont un intérêt écologique, notamment par la présence de 13 variétés de chauves-souris protégées. Le site est protégé Natura 2000[6].
  • Les bambous du Mandarin

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

En achetant cette demeure et les terres alentours, il avait aussi acquis la chapelle Saint-Barthélemy qui domine le village, édifiée à l'emplacement d'une forteresse détruite par le duc d'Epernon durant les guerres religieuses du XVIe siècle. Il la légua à la ville qui en assure l'entretien, à la fois pour le culte (à quelques occasions) et pour des manifestations culturelles régulières. Elle est représentative d'un art « rural » du début du XVIIIe siècle, à la fois naïf et symbolique, et est entièrement recouverte intérieurement de boiseries peintes.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Montauroux (Var).svg

Les armoiries de Montauroux se blasonnent ainsi :

D'argent à la croix haussée et alésée de gueules, au chevron diminué et abaissé du même brochant sur la croix..

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]