Montauroux

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Montauroux
Administration
Pays Drapeau de France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Var
Arrondissement Arrondissement de Draguignan
Canton Canton de Fayence
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Fayence
Maire
Mandat
Jean-Pierre Bottero
2008-2014
Code postal 83440
Code commune 83081
Démographie
Population
municipale
5 850 hab. (2011)
Densité 174 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 37′ 09″ N 6° 45′ 57″ E / 43.6192, 6.765843° 37′ 09″ Nord
       6° 45′ 57″ Est
/ 43.6192, 6.7658
  
Altitude Min. 72 m — Max. 437 m
Superficie 33,54 km2
Localisation

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Montauroux (Montauron en provençal classique et Mountaurous en provençal de norme mistralienne) est une commune française, située dans le département du Var et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Les habitants de Montauroux se nomment les Montaurousiens.

Sommaire

Géographie [modifier]

Village de l'est varois (5850 habitants) limitrophe des Alpes-Maritimes, Montauroux s'étage en gradins de 150 à 400 mètres d'altitude avec une exposition Sud face au massif de l'Esterel et à celui des Maures. Le lac de Saint-Cassien, la vallée de la haute Siagne et ses forêts constituent un environnement naturel unique. Situé à mi-distance de la mer à 30 km et des premières stations de ski à 40 km, Montauroux bénéficie d'un climat et d'un ensoleillement exceptionnels.

Sismicité [modifier]

Il existe 3 zones de sismicités dans le Var :

  • Zone 0 : Risque négligeable. C'est le cas de bon nombre de communes du littoral varois, ainsi que d'une partie des communes du centre Var. Malgré tout, ces communes ne sont pas à l'abri d'un effet tsunami, lié à un séisme en mer.
  • Zone Ia : Risque très faible. Concerne essentiellement les communes comprises dans une bande allant de la Montagne Sainte-Victoire, au Massif de l'Esterel.
  • Zone Ib : Risque faible. Ce risque le plus élevé du département (qui n'est pas le plus haut de l'évaluation nationale), concerne 21 communes du nord du département.

La commune de Montauroux est en zone sismique de très faible risque "Ia"[1].

Toponymie [modifier]

Du latin Mons : Montagne, qui peut désigner une simple colline, en pays de plaine. Montauroux provient, plus précisément, de « in territorio Montis Aurosi » (1044 - 1058), du latin aurosus : exposé au vent[2].

Histoire [modifier]

Montauroux daterait de 1044, époque où Pierre d'Aurosa s'installe sur ce piton rocheux. Ce seigneur, chevalier de confiance de l’Église s'y installe afin de protéger les paysans et leurs biens. Il y construit son castlan sur un rocher dominant la plaine, une église et contribua largement au développement des maisons troglodytes (installation des paysans dans des grottes situées sous le rocher).

Au XIVe siècle, Montauroux connait son lot de drame avec de nombreuses catastrophes naturelles qui engendrent alors la famine, la peste, etc. À cette même époque, le roi de France tente de s'approprier la Provence, alors les petits fiefs fortifient leur forteresse. En 1365, la forteresse s’agrandit donc à Montauroux.

Au XVe siècle tout est plutôt calme, puis les troupes de Savoie approchant, le roi Henri IV de Navarre dépêche le duc d’Epernon, pour assurer la protection de la Provence. Mais l’ambition et le pouvoir étant les plus forts, Epernon trahi le roi, assiège Montauroux, fait pendre presque tous les défenseurs du village et démolit la forteresse. Depuis lors, les Montaurousiens ayant la rancune tenace, brûlent l’effigie du duc tous les ans, lors de la fête patronale de la Saint-Barthélemy.

Après ces moments terribles, le XVIIe siècle fut une période prospère pour tous avec la construction, sur l’emplacement même de la forteresse, de la chapelle Saint-Barthélemy (1630), l’élévation au rang de marquisat de Montauroux grâce au marquis Charles de Lombard qui finança la construction d’un hôpital et d’une chapelle à la Colle Narbonne (Colle noire actuelle), car Montauroux fut longtemps un passage sur les chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle.

Après un siècle de lumière relativement calme, Montauroux connaît de grands travaux avec la création de la ligne ferroviaire Grasse-Montauroux (inauguration en 1890), le pavage des rues de 1589 à 1862 et la première amenée d’eau potable au cœur du village en 1867 par le biais de fontaine et plus tard la construction de lavoirs. Avant la Révolution, Montauroux vivote avec ses récoltes de blé, de fruits et d’olives ainsi que l’élevage du ver à soie.


Puis les Montaurousiens firent leur propre révolution en se libérant du « joug » du marquis de Lombard, payèrent un lourd tribut en vie ou en prisonnier lors de la première guerre mondiale. Si l’agriculture fut l’activité économique principale de Montauroux (vignes, céréales, vergers et oliviers), il ne faut pas oublier l’élevage ovin fournissant les tanneries grassoises ainsi que plus tard la culture des fleurs à parfum toujours pour les usines grassoises ; l’exploitation des mines de charbons et spath fluor de la commune faisant travailler scieurs de long, cordonniers, bourreliers… En 1931, Montauroux se sépare d’une partie de son territoire et naît ainsi la commune des Adrets de l’Estérel.

Blasonnement [modifier]

Blason ville fr Montauroux (Var).svg

Les armoiries de Montauroux se blasonnent ainsi :

D'argent à la croix haussée et alésée de gueules, au chevron diminué et abaissé du même brochant sur la croix..

Administration [modifier]

En 2010, la commune de Montauroux a été récompensée par le label « Ville Internet @@ »[3].


Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1989 2014 Jean-Pierre Bottero UMP sans investiture officielle  
Toutes les données ne sont pas encore connues.

Démographie [modifier]

Selon le dernier recensement, la population se monterait à 5850 habitants, en faisant la plus grande commune de la nouvelle Communauté de Communes de Fayence. La flambée des prix de l'immobilier dans les Alpes Maritimes voisines expliquerait l'engouement des actifs de ce département pour résider dans le proche Var est beaucoup moins cher et encore "rural". (dès 1976, fondation du quartier des "Estérets du Lac" )

Évolution démographique
(Source : Insee[4])
1866 1892 1900 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006
1779 1220 1111 910 1053 1375 1997 2773 4017 4526 4743
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes

La Chapelle St-Barthélémy, en haut du village, fut léguée en 1953 à la commune par Christian Dior après l'avoir restaurée.

Personnalités liées à la commune [modifier]

Il avait aussi acquis la chapelle Saint-Barthélemy qui domine le village, édifiée à l'emplacement d'une forteresse détruite par le duc d'Epernon durant les guerres religieuses du XVIe siècle. Il la légua à la ville qui en assure l'entretien, à la fois pour le culte (à quelques occasions) et pour des manifestations culturelles régulières. Elle est représentative d'un art « rural » du début du XVIIIe siècle, à la fois naïf et symbolique, et est entièrement recouverte intérieurement de boiseries peintes.

Notes et références [modifier]

  1. sismicité du Var sur le site de la préfecture
  2. de A. Dauzat et Ch. Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France
  3. Palmarès 2010 des Villes Internet sur le site officiel de l'association. Consulté le 19/12/2009.
  4. Comps-sur-Artuby sur le site de l'Insee

Pour approfondir [modifier]

L'abbé de Mayeul (Cluny) eut parmi ses terres un domaine qui est en gros celui de l'actuelle communauté de communes du Pays de Fayence

Articles connexes [modifier]

Liens externes [modifier]