Vérignon

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Vérignon
Le village côté sud.
Le village côté sud.
Blason de Vérignon
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Var
Arrondissement Brignoles
Canton Aups
Intercommunalité Communauté de communes Lacs et Gorges du Verdon
Maire
Mandat
Philippe Murat-David
2014-2020
Code postal 83630
Code commune 83147
Démographie
Gentilé Vérignonais, Vérignonaises
Population
municipale
11 hab. (2011)
Densité 0,3 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 39′ 13″ N 6° 16′ 25″ E / 43.65352709, 6.27368527 ()43° 39′ 13″ Nord 6° 16′ 25″ Est / 43.65352709, 6.27368527 ()  
Altitude Min. 696 m – Max. 1 142 m
Superficie 36,9 km2
Localisation

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Vérignon est une commune française située dans le département du Var en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situé à 850 mètres d'altitude, le village est situé au pied des plans de Canjuers, au cœur d'une magnifique forêt de chênes qui comptent parmi les plus beaux de Provence.

2 000 ha de la commune ont été réquisitionnés par le camp militaire de Canjuers en 1970.

La superficie de la commune est de 3 690 hectares. Elle compte 13 habitants permanents.

Communes voisines[modifier | modifier le code]

Rose des vents Bauduen Camp de Canjuers Camp de Canjuers Rose des vents
Moissac-Bellevue N Camp de Canjuers
O    Vérignon    E
S
Aups Tourtour Ampus

Géologie[modifier | modifier le code]

Le synclinal de Vérignon est un fossé d’effondrement attribué à l’Éocène[1]. Il est rempli de marnes et d’argiles rouges[2].

Économie[modifier | modifier le code]

Vérignon est le village le moins peuplé du Var avec une population de 13 habitants. La commune tire ses ressources de l’agriculture et de l’élevage ; elle fait partie du territoire Haut-Var Verdon.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de Vérignon provient des Verucini, tribu de la Gaule narbonnaise localisée dans ce lieu[3].

Verignun apparaît en 1098 dans la pancarte de confirmation par l'évêque de Riez, en faveur de l’abbaye de Saint-Victor de Marseille, de l'église Sancti Projecti (Saint-Priest, chapelle reconstruite à l'époque moderne sur l'un des sommets de la Grande Colle, au sud-est du village, site d'un précédent habitat) et d'une église neuve non encore achevée, probablement à l'emplacement de l'actuelle église paroissiale[4].

L'appellation castrum Verignoni figure en 1232 dans la liste des localités du diocèse de Riez, puis on retrouve le castrum de Verijono rattaché au diocèse de Fréjus en 1252[4].

Le gentilé des habitants de Vérignon est Vérignonais.

Vérignon s'écrit Verinhon en occitan classique et Verignoun en provençal de norme mistralienne.[réf. nécessaire]

Histoire[modifier | modifier le code]

Le Grand Plan de Canjuers à la limite duquel se trouve le village conserve dans son nom le souvenir du passage des armées de Jules César (l'appellation Canjuers vient de Campus Julii ou camp de Jules César). La voie romaine qui reliait Fréjus à Riez passait par Vérignon. Quatre bornes milliaires ont d'ailleurs été découvertes[5]. Le plan est aussi un lieu important de fossiles préhistoriques.

D'après Raoul Bérenguier[6], les Blacas, seigneurs d'Aups, s'installèrent à Vérignon vers l'an 1000 et construisirent leur château dont les ruines voisinent avec le château du XVIIIe siècle. L'ancien château médiéval sur son éperon rocheux, trop inconfortable et sans eau, fut abandonné au début du XVIIIe siècle et les Blacas s'installèrent dans la nouvelle résidence qu'ils venaient de faire construire.

Au XIXe siècle, le village comptait 130 habitants.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Vérignon

La commune de Vérignon porte :

D'argent à l'étoile de seize rais de gueules.

Les armes de Vérignon sont celles de l'ancienne famille de Blacas qui, quelques années après l'expulsion et l'abolition des chevaliers du temple, acquit cette terre (Armorial des communes de Provence, Louis de Bresc)[7].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1799 1808 Antoine Carbonel    
1808 1813 Joseph Fabre    
1813 1814 Jean-François Abeille    
1814 1832 Joseph Reynier    
1832 1839 César Pelissier    
1839 1872 Lambert Constant    
1872 1882 Alexandre Pelissier    
1882 1887 Joseph Bagarry    
1887 1908 Jules Dauphin    
1908   Achille Authieu    
    Bonnifay    
    Abbé Louis Bounic    
  1989 Roger de Rémusat    
1989 1994 Frédéric de Rémusat    
1994 2001 Frédérique de Rémusat    
2001 2014 Juliette de Rémusat    
2014   Philippe Murat-David    
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 11 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
76 75 85 100 93 120 127 116 127
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
130 133 130 105 88 81 88 94 77
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
85 70 66 60 60 57 54 37 53
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
50 48 17 14 26 16 17 18 11
2011 - - - - - - - -
11 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2004[9].)
Histogramme de l'évolution démographique


Budget et fiscalité[modifier | modifier le code]

Les comptes 2005 à 2012 de la commune s’établissement comme suit [10],[11],[12]:

Évolution financière.
Postes 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012
Produits de fonctionnement 190 000 € 156 000 € 181 000 € 186 000 € 160 000 € 126 000 € 141 000 € 117 000 €
Charges de fonctionnement 74 000 € 51 000 € 102 000 € 272 000 € 72 000 € 134 000 € 180 000 € 202 000 €
Ressources d’investissement 60 000 € 13 000 € 0 € 38 000 € 146 000 € 46 000 € 38 000 € 45 000 €
Emplois d’investissement 78 000 € 15 000 € 7 000 € 0 € 15 000 € 7 000 € 24 000 € 1 €
Dette 0 € 0 € 0 € 0 € 0 € 0 € 0 € 0 €
Source : Ministère de l’Économie et des Finances[13]:

Fiscalité 2011

  • Taux d’imposition Taxe d’habitation : 15,53 %
  • Taxe foncière sur propriétés bâties : 7,04 %
  • Taxe foncière sur propriétés non bâties : 60,91 %
  • Taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 35,33 %
  • Cotisation foncière des entreprises : 19,68 %
  • Montant total des dettes dues par la commune : 0 €uros, soit 0 €uros par habitant

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Finalement, onze communes ont décidé de constituer une « communauté de communes du Haut-Var « Lac et Gorges du Verdon (LGV) » qui comprendra : Aiguines ; Artignosc-sur-Verdon ; Aups ; Baudinard-sur-Verdon ; Bauduen ; Moissac-Bellevue ; Les Salles-sur-Verdon ; Régusse ; Tourtour ; Vérignon ; Villecroze[14]. Chaque commune de moins de 1000 habitants va élire deux Conseillers communautaires et trois pour les communes de plus de 1000 habitants. Soit 25 conseillers pour les 11 communes.

Un Projet de périmètre de schéma de cohérence territoriale (SCOT) Var Ouest concernant Sillans, Salernes, Villecroze, Tourtour, Aups, Moissac, Régusse, Artignosc, Bauduen[15] avait été envisagé mais n'a pas eu de suite, du fait du rattachement à la CAD de Saint-Antonin-du-Var; Salernes; Sillans-la-Cascade.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Ruines du château médiéval 
Les ruines du château médiéval[17] présentent une enceinte bien appareillée, flanquée de tours circulaires et d'un corps de logis rectangulaire dans l'angle nord. L'entrée sud est défendue par une barbacane. Ce château est le vestige du second bourg castral, daté du XIIIe siècle[18]. Il fut abandonné au début du XVIIIe siècle pour manque d'eau et de confort.
Château de Vérignon 
Le nouveau château[19], construit au début du XVIIIe siècle après l'abandon de l'ancienne forteresse, se présente sous la forme d'une grande bâtisse rectangulaire à deux niveaux d'élévation surmontés d'un attique sous l'auvent du toit et d'échauguettes d'angle. Deux courtes ailes en retour d'équerre encadrent la cour d'honneur où se trouve une chapelle privée. Le château se dresse au milieu d'un magnifique parc, avec des allées de buis et de magnifiques chênes millénaires. Les Blacas conservèrent cette propriété jusqu'en 1947 puis la famille de Rémusat s'y installa ; la comtesse de Rémusat mit au monde (toute seule) Frédéric de Rémusat dans la suite parentale.
Église paroissiale de l'Assomption 
L'église paroissiale de l'Assomption, datée du XIIIe siècle, est l'ancienne chapelle du château féodal. Elle abrite une chaire à prêcher, des lambris de revêtement et une bannière de procession, datés du XIXe siècle, qui ont été classés objets monuments historiques[20]. Sous l'autel de la Vierge se trouve le caveau de la famille de Blacas.
Chapelle Notre-Dame de Liesse 
La chapelle Notre-Dame de Liesse[21] est une chapelle votive perchée à 991 m d'altitude entre la commune d'Aups et de Vérignon. Une dame de Blacas venait ici guetter l'arrivée de son fils parti aux croisades et fit le vœu de construire une chapelle dès le retour de celui-ci. L'oratoire fut construit au retour du fils et fut le témoin de la « liesse » de la famille ; quant au fils il avait fait le vœu, s'il rentrait sain et sauf à Vérignon, d'installer une chaîne en or avec son blason (une étoile à 16 branches) entre les deux pics rocheux du village de Moustiers-Sainte-Marie. La chaîne et l'étoile sont toujours visibles à Moustiers-Sainte-Marie mais elles ne sont plus en or.
Chapelle Saint-Priest 
La chapelle Saint-Priest[22], située à 1 066 m d'altitude sur la même chaîne montagneuse de la chapelle Notre-Dame de Liess]e, fut construite en 1098. À cet emplacement se trouvait un oppidum de la tribu des Verucini[23] ainsi qu’un premier bourg castral dont les vestiges sont datés du XIe siècle[24].
Bornes milliaires 
Deux bornes milliaires[5],[25] de l'ancienne voie romaine (qui reliait Fréjus à Riez) sont visibles au bord de la RD 49 au sud-est du village.
Dolmen du Défens 
Le dolmen du Défens[26] ,[27] est daté du Chalcolithique.
Chênaie pubescente 
La chênaie pubescente, aux abords du village, présente un bel exemple des plus beaux chênes pluricentenaires de Provence[28],[29] ; les chênes « tourmentés et trapus » de Vérignon sont souvent cités dans les œuvres de Jacques de Bourbon Busset[30],[31].
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Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. La géographie, Bulletin de la Société de géographie, Volumes 21 à 22, 1910.
  2. Raoul Blanchard, Les Alpes occidentales, Volume 4, Éditions B. Arthaud, 1945.
  3. Jacques Martin, Histoire des Gaules et des conquêtes des Gaulois, Éditions Le Breton, 1754.
  4. a et b Élisabeth Sauze, Inventaire général du patrimoine culturel de Vérignon, Direction régionale de la culture et du patrimoine Provence-Alpes-Côte d’Azur, Marseille, 2002.
  5. a et b Les bornes milliaires sur le site Patrimages de la DRAC PACA.
  6. Raoul Bérenguier, Châteaux en Provence, Éditions Delmas, 1962.
  7. Louis de Bresc, Armorial des communes de Provence, Éditions Bachelin-Deflorenne, Paris, 1866, sur le site de Google books.
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  10. Les comptes des communes, Chiffres Clés - Fonctionnement - Investissement - Fiscalité - Autofinancement – Endettement : La Commune de Vévignon
  11. Proxiti Provence-Alpes-Côte d’azur : Informations locales concernant la Commune de Vérignon
  12. Le budget de la Commune de Vérignon
  13. Les comptes individuels des communes et des groupements à fiscalité propre (années 2000 à 2012)
  14. Gorges du Verdon et Lac de Sainte Croix fr
  15. Schéma de cohérence territoriale, Etat d’avancement dans le département du Var
  16. Voir la desendance du duc de Blacas sur le site officiel du Comte de Chambord.
  17. Charles-Laurent Salch, Atlas des villes et villages fortifiés en France, début du Ve siècle à la fin du XVe siècle, Éditions Publitotal, 1987.
  18. Le second bourg castral de Vérignon sur le site Patrimages de la DRAC PACA.
  19. Vue du château de Vérignon sur le site de Google Maps.
  20. La chaire à prêcher sur le site Architecture et patrimoine du ministère de la culture et de la communication.
  21. Chapelles de Vérignon : N-D de Liesse et Saint Priest
  22. Vue de la chapelle Saint-Priest sur le site de Google Maps.
  23. Jean-Pierre Papon et Jules Frédéric Paul Fauris de Saint-Vincens, Histoire générale de Provence, Éditions Moutard, 1777.
  24. « Notice no IA83001281 », base Mérimée, ministère français de la Culture premier bourg castral de Vérignon
  25. Vue d’une borne milliaire de Vérignon sur le site de Google Maps.
  26. « Notice no IA83001205 », base Mérimée, ministère français de la Culture second bourg castral de Vérignon
  27. Inventaire des mégalithes du département du Var sur le site d'ArchéoProvence.
  28. Forêt de Vérignon, Inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique de Provence Alpes Côte d'Azur, DREAL PACA, 2008.
  29. La forêt de Vérignon sur le site Krapo arboricole.
  30. Jacques de Bourbon Busset, L'amour durable, Éditions Gallimard, 1969.
  31. Jacques de Bourbon Busset, Le lion bat la campagne, Éditions Gallimard, 1973.