Hyères

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Hyères
Vue panoramique d'Hyères
Vue panoramique d'Hyères
Blason de Hyères
Blason
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Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Var
Arrondissement Toulon
Canton Hyères-Est (Chef-lieu)
Hyères-Ouest (Chef-lieu)
La Crau
Intercommunalité Communauté d'agglomération Toulon Provence Méditerranée
Maire
Mandat
Jacques Politi (DVD)
2008-2014
Code postal 83400
Code commune 83069
Démographie
Gentilé Hyérois
Population
municipale
54 527 hab. (2011)
Densité 412 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 07′ 12″ N 6° 07′ 54″ E / 43.119879, 6.13161 ()43° 07′ 12″ Nord 6° 07′ 54″ Est / 43.119879, 6.13161 ()  
Altitude Min. 0 m – Max. 364 m
Superficie 132,28 km2
Localisation

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Liens
Site web ville-hyeres.fr

Hyères (prononcé [jɛʁ][1]) est une commune française du département du Var et de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Chef-lieu de deux cantons, la ville est située sur la rive de la mer Méditerranée à 16 km à l'est de Toulon, à l'embouchure du Gapeau. Cette station balnéaire est nommée « Hyères les Palmiers »[2] en raison des 7 000 palmiers plantés dans la commune et cultivés dans les pépinières[3]. Cependant, depuis quelques années, de nombreux palmiers sont malades mais il y a encore quelques 6 000 palmiers en bonne santé en 2013. Ses habitants sont les Hyérois[4],[5].

Sous l'impulsion de son maire, Alphonse Denis, Hyères devient vers 1830 une destination touristique de premier ordre et une station climatique d'hiver réputée pour ses cures thermales et fréquentée par la haute société aristocratique européenne, notamment par la communauté anglaise qui laisse une empreinte architecturale toujours perceptible dans le paysage urbain actuel.

La ville est aussi le berceau des premières tentatives d'acclimatation de plantes exotiques sur la Côte d'Azur à partir de 1850, grâce à des horticulteurs de renom qui acquièrent une réputation internationale, exportent dans toute l'Europe palmiers et cactées produits dans leurs pépinières et fournissent les grands propriétaires hivernants, passionnés de botanique.

Aujourd'hui, outre la culture du palmier, Hyères occupe une position de tête en ce qui concerne la floriculture et la viticulture. Les établissements de santé, souvent d'anciens sanatoriums reconvertis en centres de réadaptation fonctionnelle, comptent parmi les plus importants du département. La villégiature d'été à Hyères connaît un essor grâce à son port de plaisance, aux plages et à la proximité de lieux touristiques majeurs comme les îles d'Or, protégées partiellement par un parc national, les Salins ou le site archéologique d'Olbia.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Position d'Hyères dans le Var.
La presqu'île de Giens vue par satellite.

La commune d'Hyères inclut notamment la presqu'île de Giens et les îles d'Hyères. Ces îles comprennent Porquerolles, Port-Cros et l'île du Levant ainsi que de nombreuses petites îles et îlots. On les appelle aussi les « îles d'Or », nom qui leur fut donné à la Renaissance[Note 1], sans doute parce que, sous certains éclairages, les micaschistes de leurs roches ont des reflets d'or. Outre ces îles, la ville est composée de nombreux quartiers tels que La Capte, Giens, L'Almanarre, L'Ayguade, Le Pyanet, Costebelle, Les Salins-d'Hyères ou Les Borrels. La ville, qui longe la mer sur trente-neuf kilomètres de côtes, est la plus méridionale de Provence[Note 2] et son relief côtier alterne entre rivages de sable ou falaises rocheuses.

La plus ancienne des stations climatiques de la Côte d’Azur est située dans un site abrité[Note 3]. Ses vieux quartiers s’accrochent au versant sud de la colline du Castéou (204 m) et dominent la ville moderne et la rade qu’enserrent le cap Bénat et la presqu’île de Giens. La notoriété de la ville remonte au XVIIIe siècle[Note 4].

La commune est située à sept cent deux kilomètres au sud-est de Paris-Notre-Dame, point zéro des routes de France, à soixante-cinq kilomètres au sud-est de Marseille, à seize kilomètres à l'est de Toulon, à trente et un kilomètres au sud de Brignoles, à cinquante-huit kilomètres au sud-ouest de Draguignan et à quarante-huit kilomètres au sud-ouest de Saint-Tropez.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Du sud-ouest à l’est, la commune est baignée par la mer Méditerranée, avec le golfe de Giens au sud-ouest de la presqu'île et le quartier insulaire de Porquerolles au sud. Du sud-est à l'est se trouve la rade d'Hyères avec les îles de Bagaud, Port-Cros et Le Levant. Au nord-est, la commune est limitrophe de La Londe-les-Maures, de Pierrefeu-du-Var au nord, le Gapeau la sépare de La Crau au nord-ouest, la station balnéaire de Carqueiranne est située à l'ouest.

Rose des vents La Crau Pierrefeu-du-Var La Londe-les-Maures Rose des vents
Carqueiranne N Mer Méditerranée
O    Hyères    E
S
Mer Méditerranée
(Golfe de Giens)
Mer Méditerranée Mer Méditerranée

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Gapeau.

Hyères possède un linéaire côtier de 114 kilomètres.

Le fleuve du Gapeau passe dans la commune arrivant par la Crau[6]. Prenant sa source au pied du massif de la Sainte-Baume, il parcourt 47,5 kilomètres, traversant les communes de Méounes-lès-Montrieux, Belgentier, Solliès-Toucas, Solliès-Pont, Solliès-Ville, La Farlède, la Crau. Son embouchure, aux Salins-d'Hyères, est située à l'est du territoire communal.

La vallée située à l'ouest de la commune, autrefois occupée par le Gapeau primitif, est aujourd'hui empruntée par le Roubaud, un petit fleuve côtier au cours très incertain. Ce dernier se jette dans l'étang du Pesquier[7].

On trouve également deux autres cours d'eau sur le territoire de la commune, le canal Béal de Jean Natte, reliant le Gapeau et le Roubaud et au nord de la commune le Réal Martin[8].

Enfin, on trouve aussi d'autres ruisseaux sur le territoire de la commune, comme le Pansart et la Malaveine[9] ainsi que le Vallon des Châtaigniers[10], le Vallon de Valbonne[11], le Vallon du Viet[12], la Baisse des Contes[13] et le Vallon des Borrels[14].

Relief et géologie[modifier | modifier le code]

L'altitude minimale est à 0 mètre soit le niveau de la mer, sa maximale est à 364 mètres pour une altitude moyenne de 182 mètres. La mairie est à une altitude de 29 mètres. Le nord de la commune est occupé par la colline du Castéou (198 m) et, à l'extrémité occidentale, le massif des Maures, à savoir les hauteurs des Bertrands, celles du Surlier, le chapeau de Gendarme (l'ensemble culmine à 300 mètres en moyenne) ainsi que les Maurettes qui culminent à 293 mètres au Fenouillet. Le sud du territoire communal est constitué de vallées ou de plaines lagunaires dominées par deux belvédères, le Mont des Oiseaux (et Pic des Fées) qui atteint 241 mètres et Costebelle (101 mètres)[15].

Climat[modifier | modifier le code]

Hyères est située sur la Côte d'Azur et bénéficie d'un climat méditerranéen aux étés chauds et secs et aux hivers doux et relativement humides. La rade peut être soumise à des vents violents avec un record établi à 148 km/h le . Le mistral souffle parfois bien que la commune soit abritée au nord par le massif des Maures. Elle est parfois exposée au levant qui s'engouffre dans la rade entre l'île de Port-Cros et le Cap Bénat mais est protégée du sirocco par l'île de Porquerolles et la presqu'île de Giens. En moyenne annuelle, la température s'établit à 15,9 °C avec une moyenne maximale de 20,1 °C et une minimale de 11,8 °C. Les températures nominales maximales et minimales relevées sont de 29 °C en juillet-août et °C en janvier et février, valeurs douces grâce à la présence de la Méditerranée et de l'agglomération toulonnaise. Les jours de gel sont assez rares mais le fut relevée la température de -7,5 °C. À l'inverse, le la température de 40,1 °C établissait un record. L'ensoleillement moyen s'établit à 2 899,3 heures par an avec une pointe à 373,8 heures en juillet. Autre valeur importante, caractéristique du climat méditerranéen, les précipitations totalisent à Hyères 665 millimètres sur l'année, valeur relativement faible par rapport à d'autres communes du pourtour méditerranéen et surtout les pluies sont très inéquitablement réparties avec moins de sept millimètres en juillet et près de quatre-vingt-quatorze millimètres en octobre. Le record de précipitations relevées en vingt-quatre heures s'établissait à 156 millimètres le  ; le 15 juin 2010, il s'établit désormais à 200 millimètres.

Données climatiques à Hyères.
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 5,8 6,2 7,5 9,6 12,7 16,1 18,8 18,7 16,6 13,3 9,2 6,7 11,8
Température moyenne (°C) 9,3 9,8 11,4 13,7 17,1 20,8 23,9 23,8 21,2 17,3 12,8 10,2 15,9
Température maximale moyenne (°C) 12,7 13,3 15,3 17,8 21,6 25,6 29,1 28,9 25,7 21,4 16,3 13,6 20,1
Ensoleillement (h) 155,3 158,2 217,6 252,1 301,5 329,3 373,8 334,9 259,9 210,3 158,7 147,6 2 899,3
Précipitations (mm) 76,3 88,3 56,4 55,7 45 22,3 6,6 28,5 49,1 93,9 69,4 73,5 665,2
Source : Climatologie mensuelle à la station de Toulon de 1961 à 1990[16].


Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Axes routiers[modifier | modifier le code]

La départementale 559 de Fréjus et la nationale 98 de La Londe-les-Maures. Depuis l'est du Var et les Alpes Maritimes, il est cependant plus rapide d'emprunter les autoroutes A8/A57/A570 pour atteindre Hyères.

La départementale 559 et l'autoroute 570 depuis Toulon et la D554 de La Crau

Accès par le nord avec la D12 en direction de Brignoles.

La D197 part vers la presqu'île de Giens et la D42 vers le hameau de L'Ayguade.

Transport urbain[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Transports en commun de Toulon.
  • Le réseau de transport urbain « Mistral » de Toulon Provence Méditerranée dessert la ville d'Hyères avec 12 lignes dont une ligne maritime.

Transport aérien[modifier | modifier le code]

L'aéroport de Toulon-Hyères partage les pistes avec la base d'aéronautique navale d'Hyères Le Palyvestre, celui-ci dessert à l'année les aéroports de Paris-Orly, Nantes, Londres-Stansted et Charleroi-Bruxelles-Sud. En 2011, il a accueilli 578 105 personnes[17].

Transport maritime[modifier | modifier le code]

Le port de plaisance d'Hyères est l'un des plus actifs de la côte varoise grâce à des atouts majeurs : une grande baie de 27 000 ha fermée au sud et à l'est par les îles d'Or. Le port Saint-Pierre avec ses 17 ha de plan d'eau, se divise en quatre bassins et comporte 1350 anneaux (et 120 supplémentaires pour le passage). Les aménagements à la disposition des plaisanciers comprennent notamment : eau douce, électricité, carburant, deux zones de carénage (grue et élévateur de 30 t), cuves de récupération des huiles et eaux grasses, liaison Wi-Fi.

Il existe six autres ports sur la côte continentale et trois sur les îles (Porquerolles, Port-Cros, Levant).

Transport ferroviaire[modifier | modifier le code]

La gare SNCF d'Hyères est desservie via l'antenne de la ligne de La Pauline-Hyères aux Salins-d'Hyères. Elle est le départ ou le terminus d'une ligne TGV vers la gare de Paris-Lyon et de trains express régionaux TER Provence-Alpes-Côte d'Azur[18].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Quartiers et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Vue panoramique du centre-ville.

La commune d'Hyères étant très étendue en superficie, elle a été subdivisée en plusieurs quartiers et hameaux qui possèdent une mairie annexe : Les Borrels, la Sauvebonne, le Port et l'Almanarre au nord et au sud. Les Salins et l'Ayguade à l'est. La Capte et Giens sur la Presqu'ile et les îles de Porquerolles, Port-Cros et Le Levant.

Logement[modifier | modifier le code]

Projets d'aménagements[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Hyères est citée pour la première fois en 963 sous la forme Eyras[19] ou Eras[réf. nécessaire]. On doit faire l'élision et parler de la ville d'Hyères, de la rade d'Hyères ainsi que des îles d'Hyères[20], puisque le h dit aspiré n'existe pas en provençal et, qu'en outre, celui d'Hyères est une fantaisie graphique qui apparaît tardivement. En 1801, la ville s'orthographiait indifféremment Hières ou Hyères. Le nom de la commune s'écrit Ieras en provençal selon la norme classique et Iero selon la norme mistralienne (prononcé ['jeɾɔ])

Le nom de la localité résulte d'une évolution phonétique du mot latin area[21], vers une forme occitane francisé par la suite. Area avait le sens d'« espace découvert », puis a pris ensuite les sens de « cour, jardin, maison »[21]. Le nom de cette ville semble provenir des grandes aires de séchage du sel qu’on trouve aux Salins-d'Hyères, peut-être depuis l'Antiquité tardive, après altération du terme latin area désignant des marais salants[22]. Il y a homonymie avec Hières-sur-Amby (Isère, Hera XIe siècle) et les Aires (Hérault, Airas XIe siècle).

À la fin du XIXe siècle, la commune veut s'appeler « Hyères-les-Palmiers[23] » ; ce changement administratif ne s’est pas fait, mais la municipalité utilise fréquemment cette expression pour désigner la commune. Cette tendance à mettre en valeur la présence des palmiers fait ironiser Alexandre Dumas père qui parle de « la place des quelques petits palmiers »[réf. nécessaire].

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Chronologie d'Hyères.
L'avenue Gambetta.

Antiquité[modifier | modifier le code]

Le monument le plus ancien de la ville est sans doute la pierre à cupules, une dalle en schiste qui aurait été gravée il y a environ 500 à 600 ans av. J.-C. par les Grecs. Elle représenterait peut-être des constellations.

C'est au IVe siècle av. J.-C. qu'un comptoir commercial fortifié fut construit par des marins grecs de Massalia, sur les rives de la Méditerranée, à Hyères dans le lieu-dit de L'Almanarre : l'actuelle Olbia de Provence. Le comptoir se nomma Olbia qui veut dire « L'Heureuse » en grec et puis leur présence s'est étendue lentement sur la presqu'île de Giens[24]. Ce bastion fortifié a pour but de sécuriser la navigation côtière vers l'Italie à la suite des incursions des barbares Ligures. Une caserne de 165 m de côté constituée d'un double mur avec des tours aux angles et sur le périmètre fut installée. Son intérieur est découpé en quatre par deux artères.

Chaque quartier était composé de dix îlots d'habitation séparés par des ruelles de 2,20 m de large. À ceux-ci viennent s'ajouter deux sanctuaires dédiés à Aphrodite et Artémis. On suppose que la population se situait entre 800 et 1 000 habitants.

Au IIe siècle avant notre ère, les Romains s'établissent sur la commune et fondent Pomponiana, une station de galères à proximité d'Olbia la grecque[25].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Gontran Ier, roi des Francs, fit détruire Olbia en 578[précision nécessaire].

Dès le début du Moyen Âge la ville était appelé Castrum Aracarum[26] (ou Aracarum Castrum, qui est la devise du château et qui est gravée à son entrée) ce qui signifie que le château d'Hyères existait déjà.

Hyères est cité pour la première fois en 963 sur deux documents : une bulle du pape Léon VIII et une charte de Conrad, roi de Bourgogne et de Provence, qui concèdent Hyères et ses alentours en confirmant l'attribution à l'abbaye bénédictine de Montmajour. Il est fait mention de salines et de pêcheries. C'est Guillaume Ier, Comte de Provence, qui destine Hyères au seigneur de Fos après 972, afin qu'il édifie un fort[Note 5] et défende la côte contre les Sarrasins, qui ont une base à La Garde-Freinet. Issu de la famille des vicomtes de Marseille, Pons de Fos est généralement considéré comme le premier seigneur d'Hyères[Note 6] en construisant un château à Hyères, dès la première moitié du XIe siècle, une fois les sarrazins expulsés[27].

Une charte mentionne en 1056, la fondation par Guy et Astrude de Fos de l'église Saint-Nicolas située à l'est du Gapeau, à l'angle nord-ouest des Salins d'Hyères, et la dote, entre autres, de « la dîme sur la chasse aux lapins des îles »[28]. L'acte évoque aussi la donation d'« une maison jouxtant l'église Saint-Paul, et située sur la place du marché », place sur laquelle se tiennent des foires[29]. L'église Saint-Nicolas, avec tous les biens et droits qui y sont liés, est placée sous la tutelle du chapitre de la cathédrale Saint-Étienne et Saint-Trophime d'Arles. Le lieu-dit Saint-Nicolas témoigne encore de l'emplacement de cette chapelle aujourd'hui disparue qui figurait encore sur un plan de la fin du XVIIIe siècle.

En 1062 et 1075, l'évêque Rostaing et ses frères donnent les églises Saint-Michel et Saint-Georges à l'Abbaye de Saint-Victor de Marseille. Les terres de la première se situaient au voisinage d'une source nommée Alma Narra, ce qui la place sur la colline de Costebelle. La seconde était située à l'est des salins, entre les Bormettes et Léoube[30]. Dans cette charte, Hyères est citée en tant que castrum Heras : c'est la première mention de fortifications. Et donation de salines de l'étang de Fabrégat à l'abbaye Saint-Victor. Cette charte signée dans la chapelle Saint-Benoît des Salins évoque le château d'Hyères dit Castellum Eiras[31].

Raymond-Geoffroy de Fos en 1216, privé de ressources, vend pour 18 000 sols royaux à la communauté de Marseille ses possessions à Hyères (un 1/12e) et la terre de Brégançon, ainsi que les salines des Îles d'Or, qui lui venaient de sa mère.

Le 14 septembre 1257, les Fos doivent vendre tout ce qui leur reste de « Hyères, son château, sa ville, son territoire, ses îles » au comte de Provence, Charles d'Anjou. Un sceau, découvert en 2011 au pied du château atteste cet accord [32]. Ce dernier y installe un viguier, son représentant, et entreprend de réaménager la cité et le château[33]. C'est de cette époque que datent les plus vieux vestiges.

Hyères, au début du XIVe siècle, est la huitième ville provençale avec environ 5 000 habitants mais la Peste noire, arrivée par Marseille en 1347, ravage la Provence et emporte plus du tiers de la population. Celle-ci ne possède plus que 1 900 habitants cent ans après.

La mort de la reine Jeanne Ire ouvre une crise de succession à la tête du comté de Provence, les villes de l’Union d'Aix (1382-1387) soutenant Charles de Duras contre Louis Ier d'Anjou. Hyères fait partie de l’Union d’Aix, avant de faire promesse de reddition le 11 septembre 1387 à Marie de Blois, régente de Louis II d'Anjou[34].

Période moderne[modifier | modifier le code]

En 1481, Hyères, comme toute la Provence, est intégrée au domaine royal français. C'est une période de grands travaux pour la ville et notamment l'édification du Canal Jean Natte. Voici quelques étapes clés de sa construction matérielle et son statut juridique :

C'est l'ingénieur Jean Natte et Rodulfe de Limans qui sont à l'origine de l'édification du canal du Béal. Conformément à la convention passée en 1458 entre les syndics et conseillers de la communauté d'Hyères et Jean Natte « de la rivière de Gènes » pour la construction d'un canal ou béal dérivé du Gapeau, ce canal est destiné à alimenter des moulins et à l'arrosage des jardins[35]. Les travaux commencent le 27 septembre 1453. Le canal en pierre et mortier encore visible est totalement achevé en 1632, sous le règne du roi Louis XIII. Au cours du siècle suivant, il est renforcé de structures en contreforts, de canaux secondaires et d'écluses de pierre au lieu de bois. Les aménagements du Gapeau, dont deux barrages édifiés en grosses roches taillées, reliées par des crampons de fer, peuvent encore être admirés, ainsi que les prises d'eau, fermées par des pelles coulissantes.

Le canal devient un ouvrage stratégique et il est réglementé par des actes juridiques. Le 10 avril 1477 une transaction entre les syndics d'Hyères et Palamède de Forbin, seigneur de Solliès, ratifie la convention passée entre le sieur Beauval et le syndic des moulins le 31 mars 1459, autorisant le détournement et l'utilisation des eaux moyennant 100 florins[36]. Le 16 mars 1463, une lettre du Roi René porte exemption de tous impôts et droits royaux en faveur de Jean Natte et des frères Paulet et Limans[37]. Le 30 mai 1648, à la suite de nombreux conflits, est rédigé le premier règlement d'arrosage. Le 21 mars 1657, le Parlement d'Aix homologue une délibération des consuls de la communauté portant sur les espensiers[Note 7] illégaux et frappe les infractions d'amendes (23 décembre 1669 sentence du Sénéchal, Hyères). En janvier 1684, un premier « rapport d'estime » livre une estimation des biens immobiliers relatifs au canal Jean Natte aussi appelé « canal des moulins »[38].

Aujourd'hui, ses eaux sont toujours utilisées par les arrosants réunis en association syndicale contribuant ainsi à la réalimentation des nappes phréatiques existantes[39].

En 1564, Charles IX de France et Catherine de Médicis séjournent à Hyères où le roi veut construire un palais. Finalement le projet est annulé[40]. La présence de palmiers est déjà citée[41].

En 1580, une épidémie de peste fait de nombreux morts.

Au cours des guerres de religion le château joue un rôle primordial mais il change plusieurs fois de main. Au début du XVIIe siècle le château est en grande partie démantelé et la ville est en mauvais état. C'est au cours de cette période que la ville est devenue moins dominante que Toulon[40].

Révolution française[modifier | modifier le code]

Peu avant la Révolution française, l’agitation monte. Outre les problèmes fiscaux présents depuis plusieurs années, la récolte de 1788 avait été mauvaise et l’hiver 1788-89 très froid. L’élection des États généraux de 1789 avait été préparée par celles des États de Provence de 1788 et de janvier 1789, ce qui avait contribué à faire ressortir les oppositions politiques de classe et à provoquer une certaine agitation[42]. C’est au moment de la rédaction des cahiers de doléances, fin mars, qu’une vague insurrectionnelle secoue la Provence. Une émeute se produit à Hyères le 25 mars[43],[44]. Des paysans de la commune[45] et des environs, ainsi que des femmes[46] proteste contre la cherté des grains et les taxes[47]. Le piquet est suspendu, puis rétabli mais à un taux moins élevé[48]. Dans un premier temps, la réaction consiste dans le rassemblement d’effectifs de la maréchaussée sur place. Comme l’agitation continue, un détachement de l’armée est envoyé sur place. Puis des poursuites judiciaires sont diligentées, mais les condamnations ne sont pas exécutées, la prise de la Bastille comme les troubles de la Grande peur provoquant, par mesure d’apaisement, une amnistie début août[49].

Avec la loi de mars 1793, une grande liberté de choix est donné au parents pour prénommer leurs enfants. Plusieurs habitants d’Hyères choisissent, de l’an II à 1801, d’appeler leurs enfants Olbius ou Olbia, du nom antique de la ville[50].

Période contemporaine[modifier | modifier le code]

Lamartine séjourna à Hyères en 1840[41].

Après l’annonce du coup d'État du 2 décembre 1851 perpétré par Louis-Napoléon Bonaparte, la ville d’Hyères se soulève brièvement le 5 décembre[51].

En 1887, le Dijonnais Stéphen Liégeard (1830-1925) publie l’ouvrage La Côte d’azur[52], qui donne son nom au littoral. Dans ce livre de 430 pages, il décrit les villes du littoral, de Marseille à Gênes. Il consacre sept pages à Hyères, à propos de laquelle il écrit : « Le long de cette plage baignée de rayons qui mérite notre baptême de Côte d'Azur, Hyères, la première, eut l’idée de mettre ses dons bénis au service de la maladie ou de la désespérance. À l’âme frappée, au corps débile, que pouvait-elle offrir ? Sa campagne abritée du mistral […][53] ». La première de ces phrases, mal interprétée, a fait croire à tort que Stéphen Liégeard avait eu l’idée de l’expression Côte d’Azur à Hyères, ce que ne mentionne nulle part son livre, ni sa seconde édition, de 1894, ni aucune biographie de cet écrivain.

Administration[modifier | modifier le code]

Extension de l'hôtel de ville.

Hyères est divisée en trois cantons, mais n'est chef-lieu que de deux d'entre eux, le canton d'Hyères-Est et le canton d'Hyères-Ouest.

La troisième partie d'Hyères appartient au canton de la Crau.

Tendances et résultats politiques[modifier | modifier le code]

Élections présidentielles, résultats des deuxièmes tours[modifier | modifier le code]

Élections législatives, résultats des deuxièmes tours[modifier | modifier le code]

Élections européennes, résultats des deux meilleurs scores[modifier | modifier le code]

Élections régionales, résultats des deux meilleurs scores[modifier | modifier le code]

Élections cantonales, résultats des deuxièmes tours[modifier | modifier le code]

Élections municipales, résultats des deuxièmes tours[modifier | modifier le code]

Élections référendaires[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

L'administration de la Poste a aussi créé des bureaux de poste décentralisés, avec des timbres à date différents selon les bureaux. Ils sont au nombre de huit :

Hyères-Hôtel-de-Ville, Hyères-Principal, Hyères-Principal B, Les Salins-d'Hyères, Île-du-Levant, Île-de-Port-Cros, Porquerolles et L'Ayguade Ceinturon.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[69].
Période Identité Étiquette Qualité
1944 1947 Édouard Cordier    
1947 1958 Joseph Clotis   Percepteur
1958 1965 Alfred Décugis UNR Jardinier
1965 1967 Pierre Harlaut    
1967 1968 Victor Ponel, Élie Maurin, René Salaün    
1968 1968 Georges Caton    
1968 1969 Pierre Harlaut    
1969 1971 Jacques Pillement   Photographe
1971 1977 Mario Benard   Député
1977 1978 Jean-Jacques Perron PS Sénateur
1978 1983 Gaston Biancotto   Conseiller régional
1983 Léopold Ritondale DVD Conseiller régional, Conseiller général
2008 en cours Jacques Politi DVD[réf. nécessaire] Pharmacien, conseiller général
Les données manquantes sont à compléter.

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Hyères a développé des associations de jumelage avec Drapeau de l'Allemagne Rottweil (Allemagne) depuis 1980 - Rottweil située à 593 kilomètres[71].

Elle a en outre développé un partenariat d'aide économique avec Coni en Italie depuis 1990[72]. Sur son site officiel, la commune présente un jumelage avec la commune de Koekelberg en Belgique[73] mais celui-ci n'est pas reconnu par le ministère français des Affaires étrangères.

Localisation des villes jumelées avec Hyères.
Localisation de la ville
Hyères

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 54 527 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 8],[Note 9].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
6 500 6 528 6 982 7 617 10 142 8 880 9 966 10 116 9 999
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
9 446 10 368 10 878 11 212 12 289 13 849 13 485 14 982 17 708
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
17 659 17 790 21 339 17 476 19 816 22 967 26 378 23 654 29 061
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
28 505 34 875 36 123 38 999 48 043 51 417 55 007 54 527 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[74] puis Insee à partir de 2004[75])
Histogramme de l'évolution démographique


La commune occupe le 98e rang au niveau national, alors qu'elle était au 98e en 1999, et le 4e au niveau départemental sur 153 communes.

Le maximum de la population a été atteint en 2008 avec 55 135 habitants.

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (28,5 %) est en effet supérieur au taux national (21,8 %) tout en étant toutefois inférieur au taux départemental (28,5 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (52,9 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,9 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2008, la suivante :

  • 47,1 % d’hommes (0 à 14 ans = 16,5 %, 15 à 29 ans = 19,7 %, 30 à 44 ans = 19,3 %, 45 à 59 ans = 19,7 %, plus de 60 ans = 24,8 %) ;
  • 52,9 % de femmes (0 à 14 ans = 14,3 %, 15 à 29 ans = 15,3 %, 30 à 44 ans = 18,4 %, 45 à 59 ans = 20,3 %, plus de 60 ans = 31,8 %).
Pyramide des âges à Hyères en 2008 en pourcentage[76]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,7 
90  ans ou +
1,9 
8,4 
75 à 89 ans
12,6 
15,7 
60 à 74 ans
17,3 
19,7 
45 à 59 ans
20,3 
19,3 
30 à 44 ans
18,4 
19,7 
15 à 29 ans
15,3 
16,5 
0 à 14 ans
14,3 
Pyramide des âges du département du Var en 2008 en pourcentage[77].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90  ans ou +
1,4 
8,4 
75 à 89 ans
11,6 
17,0 
60 à 74 ans
17,6 
20,3 
45 à 59 ans
20,5 
19,1 
30 à 44 ans
18,7 
17,1 
15 à 29 ans
14,9 
17,5 
0 à 14 ans
15,4 

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune est rattachée à l'académie de Nice.

Santé[modifier | modifier le code]

Un décret ministériel classe Hyères dans les stations hydrominérales et climatiques le 8 mars 1913. L'eau lithinée de San Salvadour était indiquée pour la goutte, la gravelle, les rhumatismes et l'artériosclérose[78]. La fonction médicale est depuis longtemps, présente à Hyères[79], station climatique qui a pris son essor grâce à Hermann Sabran[Note 11] (Hospices civils de Lyon), Félix et Léon Bérard[80] ou l'industriel Péchiney. Les établissements sont au départ des sanatoriums[Note 12] qui, à partir des années 1960, se reconvertissent souvent en centres de réadaptation. Aujourd'hui, 3 000 personnes sont employées à Hyères dans les établissements de santé.

Rééducation et réadaptation fonctionnelle, handicap, enfants polyhandicapés[modifier | modifier le code]

Hyères possède 3 bâtiments de rééducation pour handicapés et enfants polyhandicapés :

l'hôpital Léon Bérard (premier établissement de « RRF » du Var par son volume d'activité et son nombre de lits),

l'institut Pomponia-Olbia (association des Salins de Bregille)[Note 13] et

l'institut Hélio-Marin de la Côte d'Azur (sanatorium fondé en 1904 par Alfred Rangod Pechiney, industriel, chimiste et inventeur, né en 1833 et mort à Hyères en 1916).

Établissements à vocation généraliste[modifier | modifier le code]

Il existe aux 9-11-13 avenue Riondet un bâtiment de soins psychiatriques comprenant :un hôpital de jour, un centre de lutte contre les addictions, un centre médico-psychologique et enfin une unité d'hospitalisation de 10 lits(UAO).

À noter la présence 24h/24 d'un centre d'accueil psychologique aux urgences de l’hôpital général de Hyères.

Hyères possède 4 hôpitaux à vocation généraliste :

l'Hôpital San Salvadour (Assistance Publique-Hôpitaux de Paris), l'Hôpital Renée Sabran (presqu'île de Giens, Hospices civils de Lyon), le Centre Hospitalier Marie-Josée Treffot (hôpital comptant 212 lits et centre de gérontologie) et la Clinique Sainte-Marguerite (spécialisée en cancérologie).

Sports[modifier | modifier le code]

Hyères possède 2 équipements sportifs municipaux :

  • Un hippodrome, dont la création est due à Ferdinand, comte de David Beauregard (d'abord au Plan du Pont puis aux Pesquiers en 1877), est classé en première catégorie. Il occupe le deuxième rang sur la Côte d'Azur après celui de Cagnes-sur-Mer.

La ville accueille depuis 1988, à la plage de l'Almanarre, le grand prix de France de « funboard » (qui compte pour la coupe du monde) et elle est le centre permanent d'entraînement de l'équipe de France de planche à voile. Hyères est classée « station voile » en 1990.

Le Ventilo Show, manifestation regroupant le Windsurf et Kitesurf, réunit chaque année au mois d'octobre tous les passionnés, professionnels, amateurs et champions, sur la presqu’île de Giens. La ville accueille aussi depuis plus de 40 ans la Semaine Olympique Française de Voile. Elle concentre plus de 1 000 concurrents.

Enfin Hyères possède divers clubs :

Lieux de culte[modifier | modifier le code]

Hyères abrite plusieurs églises catholiques comme la collégiale Saint-Paul, qui possède une collection permanente d'ex-voto et une nef qui date du XIIe siècle. L'église a été en partie reconstruite au XVIe siècle dans un style gothique tardif.

L’église Saint-Louis, une ancienne église du couvent des Cordeliers (franciscaine) qui possède trois nefs et trois absides. Les bâtiments qui ont disparu ont été remplacés par des habitations au début du XIXe siècle. L’église Sainte-Madeleine, dans le quartier de la gare, l’église Sainte-Douceline, dans le quartier du Pyanet, la chapelle du sanctuaire de Notre-Dame-de-Consolation, dans le quartier de Costebelle, la chapelle Sainte-Thérèse-de-Lisieux, près du port, la chapelle Saint-Isidore (quartier de la Sauvebonne), la chapelle Saint-Lambert, (quartier des Borrels), la chapelle Saint-Nicolas, aux Salins et l’église Saint-Tropez, à Port-Cros.

La ville abrite aussi deux lieux de culte protestants :

l'Église anglicane, qui fut consacrée en 1884 par l'évêque de Gibraltar et utilisée par la communauté anglaise jusqu'en 1950. Elle a été rachetée par la municipalité dans la deuxième moitié du XXe siècle et elle est actuellement un lieu important de la vie culturelle hyèroise[81] et le Temple.

Enfin on trouve quatre chapelles privées :

« All Saints Church », église anglicane construite en 1897 à la place d'un temple de bois et de métal utilisé par la Reine Victoria en 1892. Ce lieu de culte situé sur le plateau de Costebelle est désaffecté et ruiné. Il témoigne de la présence britannique dans la région au XIXe siècle[82]. L'édifice est fermé au public.

La chapelle médiévale du hameau de Sainte-Eulalie, construite vers 1600 sur les ruines d'une ancienne voie romaine utilisée pour le transport du sel depuis les anciens salins. Son autel date de 1788. L'édifice est fermé au public.

La chapelle du Plantier de Costebelle, édifice ogival datant de 1857. Paul Bourget y exposa longtemps une partie de sa collection de tableaux primitifs de l'école siennoise et notamment Le Retable de La Trinité de Bartolo di Fredi, visible au musée des beaux-arts de Chambéry[83].

Et enfin la chapelle Saint-Pierre-de-L'Almanarre, minuscule mais remarquable, qui possède de beaux fragments de remparts, des statuettes romanes primitives soutenant les arcs de l'abside, un chevet plat et des meurtrières. C'était une sépulture mérovingienne. Elle bénéficie d'une inscription Monument Historique depuis 1926. Cette chapelle, restaurée récemment, est fermée au public.

Manifestations culturelles[modifier | modifier le code]

Hyères organise chaque année une dizaine d’évènements :

Le casino

Le Festival international de mode et de photographie, le Hyères Jazz festival, le Festival de la chanson française, les Journées européennes du patrimoine, qui chaque année, le troisième week-end de septembre, permettent au grand public d'avoir accès aux principaux monuments historiques souvent fermés pendant l'année, comme l'église Anglicane, le site archéologique d'Olbia et les forts militaires des îles d'Or, avec des visites guidées.

L'observatoire astronomique du Pic des Fées qui met à la disposition du public les installations techniques d'observation du ciel, les Salins-d'Hyères (Ligue pour la protection des oiseaux) qui organisent des visites ornithologiques[84], les Rendez-vous aux jardins, qui chaque année, le premier week-end de juin, permettent d'avoir accès aux parcs publics ou privés participant à cette manifestation organisée par la Direction régionale des Affaires culturelles.

De 1965 à 1983 la ville organisait aussi le Festival international du jeune cinéma qui, fondé par Maurice Périsset[85] était destiné à promouvoir des œuvres de nouveaux cinéastes (comme Philippe Garrel, Grand Prix en 1968) et dépourvu d'ambitions commerciales était animé par un esprit de découverte cinéphile d'avant-garde. Il fut pionnier dans ce domaine avec les festivals de Pesaro (Italie) et de Mannheim (Allemagne). Son but était de proposer des films en marge des grandes fêtes marchandes qu'étaient devenus les festivals de Cannes, Berlin ou Venise. Durant les années 1970, ce festival devint un lieu ou le cinéma expérimental pouvait espérer une reconnaissance internationale[86].

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

La ville d'Hyères est une antenne de la Chambre de commerce et d'industrie du Var qui gère le port de Giens Porquerolles. Elle compte 1 500 commerces et services. C'est la première commune agricole de France (en nombre d'exploitants et en valeur ajoutée), générant 4 000 emplois sur son territoire[87]. Ses pépinières, parmi les plus importantes du pays, font d'Hyères le premier exportateur européen de palmiers[Note 14].

Le Marché de la fleur[modifier | modifier le code]

La commune est considérée comme le plus important centre horticole du Sud-Est, depuis les années 1980. Avec son grand marché aux fleurs de la « SICA », situé à l'ouest de la ville, des centaines de producteurs et acheteurs se regroupent sur ce marché. Ce marché représente 70 % de la production nationale de la fleur coupée.

Les exploitants, pour la plupart équipés de serres, cultivent une riche diversité de fleurs coupées comme des Roses, Iris, œillets, Strélizias, Glaïeuls, Gerberas, Anémones, Chrysanthèmes, Tulipes et Arums. La production est vendue dans toute l'Europe. Le Var représente 50 % de la production régionale et plus de 25 % de la production nationale.

Des recherches sur la multiplication végétale in vitro, sur l'énergie solaire dans les serres, sur la génétique végétale, sont menées pour développer les différentes espèces.

La viticulture[modifier | modifier le code]

La commune appartient à l'une des cinq grandes zones naturelles des Côtes-de-provence[Note 15], c'est-à-dire la bordure maritime cristalline des Maures. Cette zone s'étend de Saint-Tropez à Hyères où les sols viticoles de ce secteur proviennent de l'altération de roches appartenant au massif des Maures. Les vignobles à proximité de la mer occupent les versants côtiers, replats et hautes terrasses des Maures[88].

Les vins d'Hyères bénéficient de l'Appellation d'origine contrôlée (AOC) des Côtes de Provence créée en 1977[Note 16]. Mais le terroir de l'appellation Côtes de Provence est d'une géologie complexe. La mosaïque de terroirs viticoles implique donc plusieurs types de Côtes de Provence. Le vignoble d'Hyères est classé dans l'un des trois terroirs existants[Note 17], celui de La Londe qui couvre une superficie totale de 1 800  ha. Ce terroir est reconnu officiellement depuis 2008[Note 18].

Sur ces vignes cultivées en terrasses ou restanques, les vins rosés représentent en moyenne 75 % de la production, 20 % pour le rouge et 5 % pour le blanc. Les cépages, issus de Cinsault, Grenache[Note 19], Cabernet, Sauvignon, Tibouren, Syrah donnent une saveur et une diversité aromatique unique à ce vin de Provence[89]. La commune compte seize exploitations viticoles dont huit sont installées dans la vallée des Borrels. Chaque année de nombreux domaines sont récompensés au concours général agricole de Paris. Par ailleurs, deux exploitations de la commune ont obtenu le titre de « Cru Classé »[Note 20] sur les dix-huit détentrices de cette distinction pour l'ensemble de l'appellation « Côtes de Provence ». Cette filière viti-vinicole gagne en notoriété chaque année avec une croissance notable de ses exportations vers l'Europe mais aussi vers les États-Unis, le Japon et l'Australie. En plus du vin AOC Côtes de Provence, la commune d'Hyères a l'autorisation de produire les IGP: Var, Maures et Méditerranée[90].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Les îles d'Hyères[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Îles d'Hyères.

Les îles d'Or, Porquerolles, Port-Cros, Le Levant et Bagaud, aussi appelés îles d'Hyères, sont situées sur le territoire de la commune. Elle comprend aussi divers îlots comme l'Îlot de la Gabinière, l'Île de la Redonne, l'Île du Grand Ribaud, l'Île du Petit Ribaud et le Rocher du Rascas.

La commune d'Hyères est aussi comprise dans la zone du Sanctuaire Pelagos et le parc national de Port-Cros est le gestionnaire de la partie française de cet espace maritime destiné à protéger les mammifères marins.

Les parcs[modifier | modifier le code]

On trouve 5 parcs publics à Hyères[41] : le parc Olbius Riquier, principal parc public d'Hyères proposant une collection de palmiers et labellisé Jardin remarquable, le parc Saint-Bernard (jardin de la villa Noailles) où pousse une grande variété de fleurs méditerranéennes. Ce parc public est complété par un jardin cubiste et il est labellisé Jardin remarquable. Le parc Sainte-Claire, parc public labellisé Jardin remarquable, le jardin du Roy[41], situé près du Park Hotel et le square Stalingrad, le plus ancien parc de la ville, construit en 1882[41]. Ce dernier, qui fait 1 165 m2, s'appelait auparavant le jardin des palmiers.

On trouve également le Parc privé du Plantier de Costebelle (maison de Paul Bourget), qui possède une grande variété de palmiers, un ensemble architectural rocaille (banc, puits, grotte, arbre) datant du XIXe siècle, une collection d'arbousiers de Chypre et de Jubaea chilensis, labellisé Jardin remarquable[91]. On trouve également une population relictuelle de tortues d'Hermann[92].

Le parc du Plantier avec la façade principale de la maison classée et un phoenix.
Le parc du Plantier.

Hyères est aussi attributaire du label « Ville fleurie » : 4 fleurs, médaille d'or en 2003 du concours européen des villes fleuries.

Autres lieux environnementaux importants[modifier | modifier le code]

Hyères possède 2 lieux environnementaux importants, la Presqu'île de Giens et les Salins-d'Hyères.

Plantes remarquables[modifier | modifier le code]

Les quatre oliviers millénaires de Saint-Eulalie ont été plantés, selon leurs traditions, formant un carré de 20 coudées de chaque côté, comme le saint des saints, et orientés vers l'Orient. Leur protection est assurée par la famille David-Beauregard, l'association du Rameau d'Argent et l'école d'agriculture[93].

Patrimoine architectural[modifier | modifier le code]

Hyères est classée Ville d'art et d'histoire.

Les monuments historiques classés ou inscrits[modifier | modifier le code]

Villa Noailles[modifier | modifier le code]

Villa construite en 1923 par l'architecte Robert Mallet-Stevens, sur une commande de Charles de Noailles et de Marie-Laure de Noailles, propriétaire jusqu'en 1973, date de sa vente à la municipalité.

Chapelle Saint-Blaise dite tour des Templiers[modifier | modifier le code]
Tour des Templiers

Commanderie construite par l'Ordre du Temple au XIIe siècle. Elle est classée monument historique depuis le 30 mars 1987.

Collégiale Saint-Paul[modifier | modifier le code]

Monument historique classé en 1992. Exposition permanente d'ex-voto qui racontent des événements qui se sont déroulés pendant les guerres de religion[94]. La légende veut que le trésor des Templiers y soit caché.

Église Saint-Louis[modifier | modifier le code]

Monument historique classé en 1840. Elle est le seul vestige du couvent des Frères mineurs.

Site archéologique d'Olbia[modifier | modifier le code]

Rouvert au public en 1999, le site archéologique d’Olbia, ancien comptoir de la cité de Marseille, juxtapose des éléments préhistoriques, grecs, romains et médiévaux[95]. Située au bord du golf de Giens, à Hyères, sur la route des comptoirs entre Nice et Marseille, Olbia (« la Bienheureuse » en grec) est évoquée par Strabon (Ier siècle av. J.-C.) dans sa Géographie. Le site a été fouillé dès le XIXe siècle par divers archéologues, dont le prince Frédéric, futur roi du Danemark, Alphonse Denis, maire d'Hyères, le lieutenant-colonel Poitevin de Maureillan ou Jacques Coupry[Note 21]. La cité gréco-romaine d'Olbia-Pomponiana a été classée monument historique en 1947.

Abbaye Saint-Pierre de l'Almanarre[modifier | modifier le code]

Ancienne abbaye bénédictine située sur le site d'Olbia, fondée en 989, devenue abbaye cistercienne en 1220.

L'Oppidum de Costebelle[modifier | modifier le code]

Monument historique classé en 1958. Le cimetière du IVe siècle ap. J.-C. a livré, lors de fouilles, un fœtus antique, connu sous le nom de Fœtus de Costebelle et qui constitue un cas exceptionnel de paléopathologie fœtale[96].

Château Saint-Bernard[modifier | modifier le code]

Le château et les fragments de la première enceinte urbaine dominent le site dont l'escarpement fut retenu pour ses possibilités de défense. Au sommet, le château ne conserve que les vestiges du XIIIe au XVe siècle qui ont échappé à son démantèlement en 1620. L'enceinte de la partie la plus ancienne de la ville encadre le château et délimite une zone déjà largement abandonnée par la population au XIVe siècle au profit de la ville basse. C'est de cette époque que date la reconstruction générale de l'ouvrage dont les fragments sont encore visibles, tant pour la ville haute que pour la ville basse.

Collégiale Saint-Paul
Le Plantier de Costebelle[modifier | modifier le code]

Située 714, avenue de la Font des Horts, cette villa d'inspiration palladienne (tour, citerne centrale, fronton) fut construite par l'architecte Victor Trotobas (1807-1884)[Note 22] en 1857 pour la baronne de Prailly qui y reçut le père Henri Lacordaire[97] et Mgr Félix Dupanloup, évêque d'Orléans[98]. Elle est agrémentée d'un arboretum exotique, d'une chapelle qui date de la même époque. Elle fut la propriété de l'écrivain Paul Bourget[99] qui y reçut de nombreuses personnalités entre 1896 et 1935[100], puis de Marius Daille. Elle est inscrite à l'Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques depuis 1976[101].

Batterie du Pradeau, dite "Tour Fondue"[modifier | modifier le code]

Monument historique inscrit en 1989.

Domaine de San Salvadour[modifier | modifier le code]

Monument historique inscrit en 1987. Construit par Ernest Paugoy (1845-1906)[102]. Ancienne propriété du maire d'Hyères Edmond Magnier (1841-1906) puis de religieuses (Sœur Candide)[103], le domaine appartient aujourd'hui à l'Assistance Publique de la Ville de Paris. La façade est un parangon de l'éclectisme : y cohabitent plusieurs styles, gothique, Tudor anglais, Renaissance française, baroque. Plafonds de Delfosse et Defais (1882), décorateurs parisiens[104].

Villa La Tunisienne[modifier | modifier le code]

Monument historique inscrit en 1999. Villa construite en 1884 par l'architecte Pierre Chapoulard (1849-1903) pour lui-même[Note 23].

Villa Tholozan ou Alberti[modifier | modifier le code]

Monument historique inscrit en 1975. Villa construite en 1858 pour le duc de Luynes (1802-1867). Elle se transmet ensuite par héritage à la marquise de Tholozan qui lui laisse son nom. L'architecte en est Frédéric Debacq (1800-1892). Avec la Villa Léautard et Le Plantier de Costebelle, elle représente la villégiature aristocratique du XIXe siècle à Hyères. Ces trois propriétés sont les seuls témoins, encore en mains privées à ce jour, à avoir pu conserver, intacts, les vastes parcs botaniques les entourant ainsi que leur architecture d'origine[105].

Les autres monuments[modifier | modifier le code]

Castel Sainte-Claire[modifier | modifier le code]

Le castel Sainte-Claire est le premier des édifices qui, à partir du milieu du XIXe siècle, ont réinvesti les espaces vacants de la vieille ville. C'est une villa bâtie dans un style roman de fantaisie par Olivier Voutier, le découvreur de la Vénus de Milo. Par la suite, l'écrivain américain Edith Wharton y résida de 1927 à 1937 alors que Robert Mallet-Stevens et de nombreux autres artistes œuvraient, au clos Saint-Bernard, pour Charles de Noailles et son épouse, Marie-Laure Bischoffsheim. Ce monument abrite aussi un jardin.

Villa mauresque[modifier | modifier le code]

Située 2, avenue Jean-Natte, cette villa fut construite en 1881 par l'architecte Pierre Chapoulart pour l’industriel Alexis Godillot (1816-1893). Elle était destinée à la fois aux réceptions données par l’industriel mais aussi à la location aux hivernants[Note 24].

Villa Léautaud[modifier | modifier le code]

Située 714, avenue de la Font des Horts, la villa est achetée en 1873 par le comte de Léautaud Donine et remaniée par l'architecte Louis Peyron en 1877[106]. Il y ajoute trois tours pour l'anoblir. Sur la coupole de la tour principale, une fleur de lys rappelle la parenté des propriétaires avec la famille d'Orléans. Elle s'appelait alors « Villa Costebelle ». Elle est entourée d'un vaste parc complanté d'essences exotiques (palmiers, cactées). Elle est mitoyenne du Plantier de Costebelle avec qui elle formait originellement une seule entité foncière. En 1880, le comte perça la terrasse de la villa pour laisser passer la tête d'un palmier qu'on dit avoir été planté par Lamartine[107].

Autres constructions remarquables[modifier | modifier le code]
Grand Hôtel d'Albion, Costebelle.

La Villa Henri-Joseph, construite en 1870 (quartier Chateaubriand[Note 25]), la Villa Sylvabelle construite pour le duc Decazes en 1892 par Pierre Chapoulard (golfe de l'Almanarre)[108], l'Hôtel Chateaubriand (quartier Chateaubriand), la maison Saint-Hubert d'Alexis Godillot (avenue des Iles d'Or), la villa Beauregard (quartier Godillot) ou les villas Ker-André et La Favorite (quartier Chateaubriand). Le domaine de Sainte-Eulalie, sa chapelle du XVIIe siècle et ses quatre oliviers millénaires témoignent du passé agricole médiéval de la commune d'Hyères, le château de la Font des Horts ou « Rescence Arène », rappelle grâce à son moulin et à sa résurgence, le passé oléicole du domaine de Louis Arène (1818)[Note 26], alors que le château de Mauvanne annonce une architecture novatrice[109]. La villa Marguerite, propriété du directeur du parc lyonnais de la Tête d'Or, Gustave Bonnet, abrite au XIXe siècle les plus beaux Jubaea chilensis de la commune, dans le quartier de Costebelle[110].

Monuments labellisés « Patrimoine du XXe siècle »[modifier | modifier le code]

La commune d'Hyères possède trois ensembles immobiliers bénéficiant du Label « Patrimoine du XXe siècle », octroyé par le ministère de la culture et qui a pour but de faire connaître les productions remarquables de ce siècle en matière d'architecture et d'urbanisme[Note 27].

Saint-Pierre des Horts en 1924.

Il s'agit de la villa Noailles[111], du domaine de San Salvadour (pour ses constructions datant du XXe siècle seulement) et de la Résidence Simone Berriau Plage[Note 28] conçue par l'architecte Pierre Pascalet et qui est une référence assumée au mouvement architectural moderne[112].

Monuments disparus[modifier | modifier le code]

Certains monuments méritent d'être mentionnés même s'ils n'occupent plus aujourd'hui le paysage hyérois. Saint-Pierre des Horts, le château moyenâgeux du docteur Germain de Saint Pierre[Note 29] (emplacement de la caisse de prévoyance des ouvriers du bâtiment), la chapelle de l'Ermitage détruite par les bombardements en 1944 (emplacement de Notre-Dame-de-Consolation)[113], le château Denis et sa palmeraie (créée en 1832 par Alphonse Denis)[114], les grands hôtels (le Grand Hôtel d'Albion à Costebelle, l'hôtel de l'Ermitage et le Golf Hôtel entre autres[115]).

Hyères dans les arts et la culture[modifier | modifier le code]

Espaces culturels[modifier | modifier le code]

Le canal Jean Natte ou « béal »[modifier | modifier le code]
La porte de la Rade, située dans la vieille ville.

Construction historique, sociale et économique toujours en fonction. Édifié vers 1450, il est à l'origine du formidable essor qu'a connu la ville depuis[116]. En Provence on dit « l'aïgue è d'oro » (l'eau est Or). On mesure par cette expression l'importance apportée à cet édifice au fil des siècles. Le béal a géographiquement marqué la ville, façonnant au gré de son parcours, rues et carrefours. Ainsi, on peut mentionner le partage des eaux du canal de fuite du dernier moulin (rue Brest) : en créant une diffusion de l'eau en « patte d'oie », il a engendré la place Lefebvre. L'association des arrosants du canal Jean Natte gère avec la mairie, son fonctionnement.

Rue des Porches
Le Musée municipal[modifier | modifier le code]

Peintures fin XVIIIe et XIXe siècle françaises et étrangères. Collections d'objets archéologiques du site d'Olbia, sculptures du XIXe siècle, mobilier, fonds Paul Bourget (masque mortuaire du romancier, buste sculpté, livres, lettres).

Le Théâtre Denis[modifier | modifier le code]

Construction en 1834 du théâtre Denis sur l'initiative d'Alphonse Denis et d'autres actionnaires. En 1848, ce théâtre devient la propriété d’Alphonse Denis. En 1879, il est racheté par la municipalité ; il a fait l'objet d'importants travaux en 1881, 1932, 1933, 1935 et 1956.

La médiathèque Saint-John Perse[modifier | modifier le code]

Devenue depuis juin 2005 une médiathèque en lieu et place de l'ancienne recette des impôts, place Théodore-Lefebvre, BP 709. Legs Alphonse Denis[Note 30] (50 000 volumes), tapuscrit d'Edith Wharton (The Cruise of the vanadis), manuscrit de Paul Bourget (Laurence Albani), manuscrit autographe de Georges Cuvier (1769-1832), fonds d'enluminures.

Films et séries ayant pour cadre Hyères[modifier | modifier le code]

Livres dont l'action se passe à Hyères[modifier | modifier le code]

On trouve divers livres dont l'action se passe à Hyères :

Celestina par Charlotte Turner Smith en 1791, Le frère de la côte par Joseph Conrad en 1923, Lazarine, en 1917, Laurence Albani, en 1919, Le Danseur Mondain, en 1926, Le Fantôme, en 1901, Le Roman des quatre, en 1923, Secrets de Femmes sous les Palmiers d'Hyères, en 1933, Voyageuses, en 1897, L'Eau Profonde, Le Justicier, en 1919 et Les Pas dans les pas, par Paul Bourget[119],[120], La fée de Port-Cros, par Henry Bordeaux, en 1923, Jean d'Agrève, par Eugène-Melchior de Vogüé, en 1897, au Plantier de Costebelle. Contes du pays hyérois, par Gustave Roux, en 1997, la Société hyéroise d'histoire et d'archéologie et Les Chemins Parcourus, par Edith Wharton, 1934.

Bandes dessinées dont l’action se passe à Hyères[modifier | modifier le code]

Frenchy et Fanny, tome 1, Mystères à Hyères !, par Jean-Frédéric Minéry, en 2006

et Gaspard de Besse, tome 7, L'île au spectre, par Behem, en 2007, dont l'action se passe principalement à Porquerolles et à Giens.

Peintures représentant Hyères[modifier | modifier le code]

Sociétés savantes et associations[modifier | modifier le code]

Il existe aussi des sociétés et des associations à Hyères, comme :

la Société hyéroise d'histoire et d'archéologie, fondée en 1970, par 200 sociétaires (mise en valeur du patrimoine hyérois, fonds documentaire),

Mémoire à lire, territoire à l'écoute, fondée en 1995 (mise en valeur du territoire urbain, paysager, environnemental et édition d'ouvrages),

Fous de palmiers, fondée en 1988 par Alain Hervé (étude du palmier, voyages, périodique),

Les Amis du musée d'Hyères (conservation et promotion du musée municipal) et

la Société d'éducation Observatoire du Pic des fées (ancienne Société Astronomique Hyéroise d'Amateurs)

Héraldique et logotype[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Armorial des communes du Var.
Blason historique d'Hyères.

Blasonnement de 1696:

De gueules, à un château d'argent, sommé de trois tours de même, maçonné de sable, la porte ouverte et garnie de sa coulisse de sable, accompagnée en pointe de trois besants d'or, posés deux et un.

Blason d'Hyères sous le Premier Empire.

Blasonnement sous le Premier Empire :

D'azur à la tour d'argent, maçonnée de sable, ouverte et ajourée du champ, crénelée de quatre pièces, donjonnée de trois tourelles, crénelée chacune de trois pièces du même, et accompagnée en pointe de trois besants, deux et un, d'or ; au franc quartier des villes de seconde classe[126].

Blason actuel d'Hyères.

Blasonnement actuel :

D'azur à la tour d'argent maçonnée de sable, ouverte et ajourée du champ, crénelée de quatre pièces, sommée de trois tourelles crénelées chacune de quatre pièces du même, et accompagnée en pointe de trois besants d'or deux et un[127].

De ce blason est extrapolé un drapeau parfois utilisé par la commune[128].

La commune s'est en outre dotée d'un logotype.

Logotype d'Hyères.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Statue de Jean-Baptiste Massillon, place Massillon.

Plusieurs personnages publics sont nés à Hyères dont le plus célèbre est certainement Jean-Baptiste Massillon.

Dès 1760, Hyères devient une station hivernale de renom auprès des Anglais avec en particulier les séjours du prince de Galles, le futur roi d'Angleterre Georges IV, en 1788 et 1789. De nombreuses autres personnalités y séjournent ou s’y fixent, attirées par son climat (le baron badois Stulz s'y établit en 1820 ; il est un donateur important du musée, sa fille épouse Alphonse Denis[129]). Le prince Charles de Hohenzollern et la reine Marie-Christine d'Espagne y séjournent à l'invitation d'Alphonse Denis[130]. La colonie anglaise est très importante et la ville possède jusqu’à trois églises anglicanes. Cette présence britannique culmine avec la venue de la reine Victoria en 1892[131].

En 1791, Charlotte Turner Smith publie son roman Celestina dont l'action se déroule à Hyères. Le docteur anglais Edwin Lee livre en 1857 un ouvrage sur les vertus de son climat et en novembre 1880 Alphonse Smith publie The Garden of Hyères. Alexandre Aimable de David Beauregard (1721-1806) est également connu pour avoir développé la propriété de Sainte-Eulalie qui, au Moyen Âge, est la plus vaste exploitation de la région avec ses mille hectares. C'est aussi le cas de Simone Berriau au domaine viticole de Mauvanne.

En 1883, Robert Louis Stevenson vient à Hyères et y séjourne pendant deux années. Il y écrit : « Je ne fus qu'heureux à Hyères ». D'autres écrivains célèbres y habitent également comme Jules Michelet qui y meurt en 1874, Joseph Conrad ou Léon Tolstoï dont le frère s'éteint à Hyères et y est enterré, tout comme Saint-John Perse (Alexis Léger), inhumé au cimetière de Giens. D'autres encore y possèdent une maison de villégiature comme Edith Wharton, l'académicien Paul Bourget[132], Martine-Marie-Pol de Béhague qui fait construire sur la presqu'île de Giens la villa « La Polynésie »[133], le baron archéologue Gustave Charles Ferdinand de Bonstetten ou le compositeur Ambroise Thomas. L'horticulteur Charles Huber, ancien chef-jardinier du maire Alphonse Denis, exporte dans toute l'Europe graines et végétaux exotiques[134].

Charles-Albert Costa de Beauregard (1835-1909) acquiert l'île de Port-Cros en 1890 tandis que François Joseph Fournier (1857-1935), après avoir fait fortune dans les mines d'or mexicaines, achète l'île de Porquerolles en 1912[135]. Alexis Godillot acquiert à Hyères en 1864 l’Hôtel des îles d'Or et 20 hectares de terres agricoles dans les jardins de Beauregard, que le manufacturier viabilise et lotit.

Gustave Roux (Hyères, 1895-1976), s'est illustré dans le domaine de l'enseignement du provençal et plus généralement dans le domaine des lettres provençales. Il a écrit de nombreux articles sur sa ville natale dont Le souvenir de Jules Michelet à Hyères ; Notice biographique sur Alphonse Denis ; Heures de souffrance, d'espérance et de joie ou histoire de l'occupation et de la libération de la région hyéroise ; Hyères, une vieille station hivernale et Paul Bourget, son mainteneur ; Contes, récits et légendes du pays hyérois ; Pages d'histoire d'Hyères. Il est enterré à Hyères où un collège porte son nom. Son fils, Paul Roux (La Crau, 1921 - Fréjus, 1991), Capoulié du Félibrige de 1982 à 1989, a étudié la toponymie et l'anthroponymie du terroir d'Hyères à laquelle il a consacré une thèse de doctorat.

D'autres personnalités y ont séjourné, comme Nicolae Bălcescu ou Paul Taffanel qui résidaient à la villa Espérance, conçue par son beau-frère Marcel Deslignières en 1884, ainsi que le peintre Giulio Vittini, dont quelques œuvres sont toujours visibles à la mairie et dans certains musées. C'est également à Hyères qu'a vécu, et qu'est mort, le libraire et écrivain Maurice Périsset qui reçoit le Prix du Quai des Orfèvres en 1983.

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Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (de) Christian Fischer, Reise nach Hyères im Winter, 1803 - 1804, Leipzig, 1806.
  • Honoré-Zénon Gensollen, Essai historique, topographique et médical sur la Ville d'Hyères en Provence avec un précis des troubles qui ont eu lieu dans cette ville en l'année 1815, Éditions Bellue, 1820.
  • Jules Marnier, Hyères : album pittoresque de la France, Imprimerie Pinard, 1832, 23 p.
  • P.N Fellon, Hyères en provence ou guide des voyageurs, 1834. Texte numérisé
  • Armand Honnoraty, Lettre à un médecin de Paris sur Hyères, son climat, et son influence dans les maladies de poitrine..., 1834.
  • Docteur Barth, Notice topographique et médicale sur la ville d'Hyères, éditions Béchet Jeune et Labé, 1841.
  • Alphonse Denis, Promenades pittoresques à Hyères ou Notice historique et statistique sur cette ville, ses environs et les îles. A Toulon & à Paris et à Brest, Bellue, 1841, 472 p. Trois éditions. Texte numérisé
  • Colonel J. Marnier, Souvenirs de 1832. Mon départ d'Hyères..., Guiraudet et Jouaust, 1850.
  • L.-P.-Alexandre Cabrié, Nice et Hyères comparées comme lieu de séjour pour les tuberculeux, Méd.--Strasbourg, 1859.
  • Amédée Aufaure, Hyères et sa vallée. Guide Historique-Médical-Topographique, Hachette et Cie, Paris, 1863.
  • Dr. Aleksander Lubanski, Guide aux stations d'hiver du littoral méditerranéen : Hyères, Cannes, Nice, Menton, Monaco, par le Dr Lubanski..., Lacroix, Verboeckhoven et Cie, 1865.
  • De Paris à Nice, Cannes, Hyères, Monaco et Menton avec Illustrations, cartes et plans, Degorce-Cadot, 1870.
  • [Alphonse] Denis et Dr R. Chassinat, Hyères ancien et moderne : promenades pittoresques, scientifiques et littéraires sur son territoire, ses environs et ses îles, 4e édition, augmentée et refondue, Hyères, H. Souchon, 1882, 672-XII p. Rééditions : Marseille, Laffite reprints, 1975 et 1995, 672-XII p.
  • (en) Adolphe Smith, The Garden of Hyères - A Description of the Most Southern Port on the French Riviera, London, Published at the Fleet Printing Works and by H. Souchon, Avenue de la Gare, Hyères (Var), France, 1882 Téléchargement gratuit de The Garden of Hyères sur Gallica, site de la Bibliothèque nationale.
  • Stéphen Liégeard, La Côte d'azur, Paris, Maison Quantin, 1887, 430 p. [Prix Bordin décerné par l'Académie française en 1888.] Nouvelle édition : La Côte d’Azur, Paris, Ancienne maison Quantin Librairies-imprimeries réunies, 1894, III-626 p. Reprint de l’édition de 1894 : La Côte d’Azur, Nice, Éditions Serre, 1988, 628 p.
  • Jules Icard, Notes historiques sur les rues d'Hyères, 1re édition : 1889, et Laffitte Reprints, 2002.
  • Amédée Bodinier, Hyères et ses environs, avec vues artistiques des principaux sites et monuments anciens et modernes, accompagnées de notices historiques, archéologiques et descriptives, G. Bloch, 1892, 162 p.
  • Emile Jahandiez, Les Iles D'Hyères. Monographie des Iles d'Or, Carqueiranne, Chez L'Auteur, 1915.
  • Fernand Blanchet, Sur l'existence de plages fossiles aux iles d'Hyères, Allier père et fils, 1928, 12 p.
  • V. Potinière, Note sur les fortifications des îles d'Hyères du début du XVIIe siècle à nos jours, Institut historique de Provence, 1932.
  • Paul Roux, Étude sur les noms de lieux du terroir d'Hyères, La Pensée universitaire, 1967, 818 p.
  • Raymond Lassarat, Hyères : itinéraires historiques, Sud-Est Imprim, 1979, 112 p.
  • Jules Icard, Notes historiques sur les rues d'Hyères, 1981.
  • François Fray, Hyères. La ville médiévale, Itinéraires du Patrimoine, plaquette no 97, Association pour le Patrimoine de Provence, 1995.
  • Maurice Abbonen, Eau Moulins d'Hyères, Lacour-Colporteur  éd., 1996.
  • Vincent Borel, Hyères et sa région dans la guerre de 1939 à 1945, Éditions Champflour, 1998, 128 p.
  • Odile Jacquemin, Une ville en images : Hyères-les-Palmiers, Mémoire à lire, territoire à l'écoute, 1999, 160 p.
  • Vincent Borel, Hier à Hyères : Chroniques parues en 1999 et 2000 dans Var Matin, Champflour, 2001.
  • Ghislaine Maille et Hubert François, Hyères, collection Mémoires en images, Saint-Cyr-sur-Loire, Éditions Alan Sutton, 2003, 127 p.
  • Jean-Frédéric Minéry, Frenchy et Fanny - Tome 1 - Mystères à Hyères !, collection « petits et grands », éditions ANGE, 2006.
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur. Service régional de l'inventaire général du patrimoine culturel, Carole Pauvarel, Les ex-voto de la Collégiale Saint-Paul à Hyères : Var, Lieux-dits éd., 2006, 56 p.
  • Ghislaine Maille et Hubert François, Hyères Tome II, collection Mémoires en images, Saint-Cyr-sur-Loire, Éditions Alan Sutton, 2007, 127 p.
  • Histoire D'Hyères : Chronologie D'hyères, Yann Piat, Léopold Ritondale, General Books LLC, 2010, 26 p.
  • Martine Peyron, Hyères 1892, séjour de la reine Victoria : saga familiale d'hôtels historiques, de Costebelle, Marseille à Casablanca, M. Peyron, 2012, 219 p.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. En 1531, François Ier honore de ce titre le second marquisat de Provence.
  2. Même latitude (43°parallèle) que le Cap Corse.
  3. Avant 1789, Hyères est désignée comme le seul lieu à pouvoir rivaliser avec Madère pour l'accueil des malades des voies respiratoires.
  4. Une des toutes premières hivernantes est Diane de Vichy, Jean-Noël Pascal, Un hiver en Provence, lettres de Diane de Vichy à ses enfants 1767-1768, éd. Centre d'études foréziennes,‎ 1980.
  5. Il se peut aussi qu'un fort y existe déjà, mais que Pons de Fos l'ait restauré et agrandit.
  6. Voir également Guillaume de Marseille.
  7. Méat usiné dans le corps du canal.
  8. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  9. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
  10. Fondé par Alexis Riondet (notable et philanthrope) grâce à une loi de 1875 qui institue dans chaque département une école d'agriculture. Il a légué pour sa création un domaine de 20 hectares avec ferme et bergerie.
  11. Les portraits de Hermann Sabran et de son épouse (peints par S. Olivier en 1897) sont conservés à l'hôpital Renée-Sabran.
  12. La ville doit aussi en partie sa spécialisation sanitaire (climatisme et héliotropisme) au docteur Léopold Jaubert, qui en fut maire après la Première Guerre mondiale.
  13. Association fondée en 1917 par le chanoine Hubert Mourot pour les orphelins de la Grande Guerre, et gérant des établissements médicaux dans le Doubs et dans le Var. Hyères, Var, L'Inventaire, op. cit. p. 18.
  14. La production annuelle est d'environ 100 000 plants, concentrée entre les mains de trois gros producteurs. À son apogée, vers 1920-1925, la production annuelle était de 1 250 000 plants et exportée vers la Belgique, l'Allemagne et toute l'Europe.
  15. Les cinq zones sont : la bordure maritime, la vallée intérieure, le haut-pays, le bassin du Beausset et la montagne Sainte-Victoire.
  16. À cette occasion, la marque « Côtes de Provence » fut cédée gracieusement par la famille Ott, propriétaire de deux Crus Classés.
  17. Dans l'appellation Côtes de Provence, sont délimités trois terroirs : Sainte-Victoire, Fréjus et La Londe.
  18. Décision de l'Institut National des Appellations d'Origine (INAO).
  19. Il semble bien que le grenache ait été adopté pour la première fois au domaine de Sainte-Eulalie, rapporté du lointain Roussillon par Alexandre Aimable de David-Beauregard, voir Alexandre Aimable, gentilhomme des pays d'Oc, Hélène de David-Beauregard,  éd. Pages Nouvelles, 1982, p. 140.
  20. Ce titre exceptionnel, signe d'excellence, est destiné à récompenser les domaines les plus méritants et à promouvoir les valeurs d'éthique, de tradition et de savoir-faire dans le métier du Vin. Ce classement est parfois contesté car il reposerait sur l'antériorité et non sur les critères qualitatifs. Les deux exploitations concernées sont Mauvanne et La Clapière.
  21. C'est grâce à Jacques Coupry (1909-1993) que le site d'Olbia fut acheté par l'État en 1955.
  22. Ce dernier construisit quelques années auparavant la sœur jumelle du Plantier de Costebelle, la villa Vénadou, pour Alphonse Denis. Ne bénéficiant pas d'un classement protecteur, celle-ci a été amputée d'une partie de son parc et son architecture d'origine a été amendée.
  23. Pierre Chapoulard était réputé pour ses constructions de style mauresque (voir la Villa Mauresque à Saint-Raphaël). Michel Pacha avait déjà initié cette déferlante orientaliste à La Seyne-sur-Mer (Tamaris). Pays de Provence, no 47, mai-juin 2005, p. 65 et 66.
  24. Le terme d'hivernant, qui fait référence au tourisme d'hiver initié par les Anglais dès le XVIIIe siècle, est parfois associé au terme de mainteneur. Ainsi à Hyères, Paul Bourget, hivernant célèbre, avait le titre « officiel » de Mainteneur de la station, voir Commémoration du centenaire de la naissance de Paul Bourget, Gustave Roux, Étude dactylographiée,  éd. de la Ville d'Hyères, 1952.
  25. Le nom de ce quartier n'a rien à voir avec l'écrivain ; le quartier en question appartenait autrefois à un belge, Monsieur Van Bredenbeck de Chateaubriant qui lui laissa son nom.
  26. Emigré, il agrandit et remania cette propriété avec une fortune faite à Naples, et en acheta une partie aux héritiers de la marquise de Monclar (château d'Apt).
  27. Institué en 1999 par le ministère de la culture et de la communication, ce label est attribué par le préfet de région et 300 monuments en bénéficient en région PACA. Ce label fonctionne comme le label « Jardin Remarquable » destiné à signaler les parcs botaniques de premier plan.
  28. Simone Berriau fit de ce lieu un endroit de villégiature entre gens de théâtre ou les immeubles portent les noms des pièces créées au Théâtre Antoine-Simone Berriau (La Chatte sur un toit brûlantetc.), voir Hyères, Images du Patrimoine, L'Inventaire, 2000, p. 71.
  29. Botaniste très connu, (1815-1882), il n'a jamais réussi à revendre ce château avant sa mort à Hyères en 1882.
  30. Son portrait, peint par Louis-Charles Arsenne, est visible à la Médiathèque.
  31. Il s'agit d'une bataille navale entre cette frégate française et trois navires britanniques, au large des îles d'Hyères, le 3 février 1814.
  32. Née Germaine Gautrez, c'est la nièce et héritière de Paul Bourget. Elle épousa le Général Daille, exécuteur testamentaire du romancier.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Le H initial est un h muet ce qui entraîne l’élision : on écrit « les îles d’Hyères » par exemple. Le son [j] initial n’empêche pas l’élision dans les toponymes de France : on écrit « l’Yerres » pour la rivière par exemple.
  2. L’appellation « Hyères les Palmiers » figure par exemple dans le logotype officiel Image:Logo hyeres.jpg.
  3. Hyères, la ville aux 7 000 palmiers sur le site officiel de la commune. Consulté le 18/01/2008.
  4. Gentilé sur le site habitants.fr, consulté le 21 janvier 2010.
  5. Le Petit Larousse illustré 2013, 2012 (ISBN 978-2-03-587355-2), XXXII pages + 1996 pages, illustré, 29 cm, 45,90 euros (prix figurant en quatrième de couverture) : sub verbo Hyères : « (Hyérois) ».
  6. Le Gapeau, le Roubaud, les torrents secondaires de la commune, histoire et évolution hydrographique. Consulté le 4 avril 2010.
  7. Françoise Négrel, Hyères, Var, L'Inventaire, éd. Images du Patrimoine, Inventaire Général,‎ 2000, p. 6.
  8. Sandre, « Fiche cours d'eau - Réal Martin (Y4610500) » (consulté le 23 juin 2013)
  9. « Document PDF Hyères en Provence ou Guide des voyageurs », sur Document PDF tiré du site « Les chemins de Porquerolles » (consulté le 27 mars 2013).
  10. Sandre, « Fiche cours d'eau - Vallon des Châtaigniers (Y4611600) » (consulté le 23 juin 2013)
  11. Sandre, « Fiche cours d'eau - Vallon de Valbonne (Y4611640) » (consulté le 23 juin 2013)
  12. Sandre, « Fiche cours d'eau - Vallon du Viet (Y4611660) » (consulté le 23 juin 2013)
  13. Sandre, « Fiche cours d'eau - Baisse des Contes (Y4620520) » (consulté le 23 juin 2013)
  14. Sandre, « Fiche cours d'eau - Vallon des Borrels (Y4620500) » (consulté le 23 juin 2013)
  15. Carte topographique référence 34460T, éditeur : Institut national de l'information géographique et forestière, échelle 1/25 000e.
  16. « Climatologie mensuelle à Toulon », sur infoclimat.fr (consulté le 21 janvier 2010)
  17. Source : Site de l'UAF.
  18. « Informations pratiques sur la gare d'Hyères », sur TER Paca, SNCF (consulté le 29 mars 2012)
  19. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud,‎ 1979 (ISBN 2-85023-076-6), p. 6b sous aire
  20. Définition d'Hyères sur l'encyclopédie en ligne Larousse. Consulté le 27 février 2011.
  21. a et b Albert Dauzat et Charles Rostaing, Op. cit.
  22. Philippe Blanchet, Petit dictionnaire des lieux-dits en Provence, Montfaucon, Librairie contemporaine, 2003, (ISBN 2-905405-22-8), p. 38
  23. Marc Boyer, L'hiver dans le Midi. L'invention de la Côte d'Azur XVIIIe - XXIe siècle, éditions L'Harmattan, 2010, p. 82, ISBN 978-2-296-10682-6 (première édition : éditions de l'Aube, 2002)
  24. Jacques Coupry, « Fouilles à Olbia », revue Gallia, CNRS,‎ 1954, p. 3-33, tome=12, fascicule 1.
  25. Jacques Coupry, « Le Site Antique d'Olbia », Rev. Arch., vol. 2,‎ 1947, p. 12-22 et Poitevin de Maureillan, Pomponia, Hyères,‎ 1907, plan dans F.O.R. Var, p. 29.
  26. « Le château d'Hyères », sur le site Patrimoine de France (consulté le 20 février 2013).
  27. Henry de Gérin-Ricard, Actes concernant les vicomtes de Marseille et leurs descendants, édition sous les auspices de Louis II de Monaco/ éd. Picard,‎ 1926. Fernand Cortez, Généalogie des vicomtes de Marseille. Desmichels, Histoire générale du Moyen Âge, Colas,‎ 1823, p. 396.
  28. Paul Turc, Hyères et les seigneurs de Fos, éd. Centre archéologique du Var/Société hyéroise d'archéologie/Mémoire à lire-Territoire à l'écoute,‎ 2003, p. 42-43.
  29. Gallia Christiana Novissima, Joseph Hyacinthe Albanès, 1895, tome 5 no 56. Cet ouvrage est accessible sur Gallica.
  30. Cartulaire de l'Abbaye Saint-Victor, éd. Guérard, Paris, 1857, tome I, charte 474 (collection des cartulaires de France, 8-9).
  31. Revue historique de la noblesse, 1846, Bibliothèque généalogique de Paris (Bibliothèque généalogique et d'histoire sociale de France).
  32. http://www.varmatin.com/article/hyeres/hyeres-un-sceau-datant-du-xiiie-siecle-achete-aux-puces.745720.html
  33. Enquête sur les droits et revenus de Charles Ier d'Anjou en Provence (1252 et 1278),  éd. E.Baratier, Paris 1969.
  34. Geneviève Xhayet, « Partisans et adversaires de Louis d'Anjou pendant la guerre de l'Union d'Aix », Provence historique, Fédération historique de Provence, volume 40, no 162, « Autour de la guerre de l'Union d'Aix », 1990, p. 408.
  35. Copie et traduction, archives de la ville d'Hyères, cote DD16 liasse 3.
  36. Archives de la ville d'Hyères DD 28 Liasse 4.
  37. Archives des Bouches-du-Rhône B 15F 110.
  38. 4 derniers documents, copie et traduction, archives de la ville d'Hyères, cote DD21.
  39. Site de l'association des arrosants du Canal Jean Natte, consulté le 29 mai 2010.
  40. a et b http://lashha.perso.sfr.fr/media/hyeres1119.pdf
  41. a, b, c, d et e « Document PDF Balade dans les parcs et jardins de Toulon Provence Méditerranée, A la découverte de la flore de nos espaces paysagers méditerranéens », sur Document PDF tiré du site officiel de la communauté d’agglomération Toulon Provence Méditerranée (consulté le 01 mars 2013).
  42. Monique Cubells, « Les mouvements populaires du printemps 1789 en Provence », Provence historique, volume 36, no 145, 1986, p. 309
  43. M. Cubells, op. cit., p. 310.
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  78. L'eau minérale et le thermalisme à Hyères, la source de San Salvadour et la source de la vierge. Consulté le 23 janvier 2010. Un autre établissement, situé à l'Almanarre se nomme : IEM Pomponiana-Olbia. IEM représente : Institut d'Éducation Motrice. Cet établissement accueille des accidentés (Pomponiana) et certaines maladies orphelines (Olbia). Pomponiana fut créé en 1958 pour venir en aide aux plus démunis. Pendant un certain temps, Pomponiana était un couvent catholique. Ce n'est que longtemps après qu'Olbia fut construit sur une petite colline verdoyante : dans les années 1970, afin d'accueillir plus de malades. Une école primaire fut créée à proximité de Pomponiana dans les années 1990. À la suite de problèmes de déplacement pour les élèves malades, cette école fut transférée sur un étage d'Olbia. Mais comme les murs étaient restés sur place, ce petit bâtiment deviendra alors un collège en 2006 (rattaché à l'académie de Nice). D'autres pièces sont réservées à la rééducation. À noter que : Olbia est situé à seulement 255 mètres de Pomponiana. On peut atteindre Olbia par la route, mais aussi bien en fauteuil roulant et à pied.
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  122. Reproduit dans Une ville en images, Hyères-les-Palmiers,  éd. Mémoire à lire, territoire à l'écoute, Odile Jacquemin, 1999, reproduit p. 44.
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  124. Voir Raoul Dufy, Dora Perez-Tibi,  éd. Flammarion, 1989 et 1997, notamment sur ses séjours hyérois de 1913 et 1933.
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  130. Hyères Magazine, no 122, été 2009, p. 11. Y viennent aussi : Abel Hugo, Franz Liszt, Alexandre Dumas père, Augustin Thierry, Alphonse de Lamartine.
  131. Sur le séjour hyérois de Victoria : Raoul Mille, Ma Riviera III, Gilletta, Nice-Matin, p. 48. (en) Michaël Nelson, Queen Victoria and the discovery of the Riviera, Tauris Publishers,‎ 2001, p. 70. Le Figaro, 6 octobre 1952, Au Plantier de Costebelle, article de Guermantès.
  132. C. Arthaud et E. Paul, La Côte d'Azur des écrivains, Edisud,‎ 1999, p. 95 et 96 (sur les personnalités invitées par Paul Bourget).
  133. Claudine Lesage, Edith Wharton en France, les années hyéroises, Paris, Éditions des Équateurs, The Mount Press,‎ 2011 (ISBN 978-2-84990-180-9, OCLC 713181336), p. 11 à 41.
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