Ginasservis

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Ginasservis
Église Saint-Laurent.
Église Saint-Laurent.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Var
Arrondissement Brignoles
Canton Rians
Intercommunalité Communauté de communes Provence Verdon
Maire
Mandat
Hervé Philibert
2014-2020
Code postal 83560
Code commune 83066
Démographie
Population
municipale
1 523 hab. (2011)
Densité 41 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 40′ 19″ N 5° 50′ 58″ E / 43.6719, 5.849443° 40′ 19″ Nord 5° 50′ 58″ Est / 43.6719, 5.8494  
Altitude Min. 312 m – Max. 490 m
Superficie 37,47 km2
Localisation

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Ginasservis est une commune française située dans le département du Var, en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est membre du Parc naturel régional du Verdon.

Région Provence Alpes Côte d'Azur, Ginasservis se situe près de Vinon sur Verdon www.parcduverdon.fr au croisement de quatre départements : Var, Bouches du Rhône, Vaucluse et Alpes de Haute Provence.

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Ginasservis
Saint-Paul-lès-Durance Vinon-sur-Verdon Saint-Julien
Saint-Paul-lès-Durance, Rians Ginasservis La Verdière
Rians Artigues Saint-Martin

Relief[modifier | modifier le code]

Géologie[modifier | modifier le code]

Sismicité[modifier | modifier le code]

Il existe 3 zones de sismicité dans le Var :

  • Zone 0 : Risque négligeable. C'est le cas de bon nombre de communes du littoral varois, ainsi que d'une partie des communes du centre Var. Malgré tout, ces communes ne sont pas à l'abri d'un effet tsunami, lié à un séisme en mer.
  • Zone Ia : Risque très faible. Concerne essentiellement les communes comprises dans une bande allant de la Montagne Sainte-Victoire au Massif de l'Esterel.
  • Zone Ib : Risque faible. Ce risque le plus élevé du département, qui n'est pas le plus haut de l'évaluation nationale, concerne 21 communes du nord du département.

La commune de Ginasservis est en zone sismique de faible risque Ib[1].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Ginasservis (Var).svg
"De gueules à la croix de Malte d'argent bordée d'or"

Histoire[modifier | modifier le code]

Au sommet de Montmajor se trouve un oppidum (site gaulois fortifié).

Les Romains ont établi des domaines, en dessous du village, à Saint-Antoine et à la Foux, en d’autre lieux peut-être.

Vers 970, les moines de Saint-Victor de Marseille ont fondé un prieuré à la Foux.
À cette époque le village de Ginasservis a déjà un site fortifié et un seigneur ; l’un d’eux est cité en 1031, un autre en 1113 sert d’otage pour son suzerain.
En 1175, d’autres prieurés existent aussi à Saint-Damase et Saint-Antoine.
L’histoire bien connue de Ginasservis commence vers 1240 quand ce territoire revient à l’ordre des chevaliers hospitaliers d’Aix. Jusqu’en 1792 cet ordre reste le seigneur du lieu. Il construit ici un important château fort où réside souvent le commandeur et dont il reste aujourd’hui quelques ruines. Ce château est plusieurs fois délabré ; reconstruit une dernière fois au XVIIe siècle, il était devenu, comme ailleurs, une simple résidence seigneuriale entièrement démolie à la Révolution. Les Hospitaliers bâtirent aussi une enceinte fortifiée à Saint-Antoine dans un domaine de plusieurs centaines d’hectares.

Quelques dates :

1308, important accord sur les prairies et canaux de la plaine de Valavès.
1319, réclamation des habitants avec leurs syndics pour la diminution des charges.
1484, réalisation du premier cadastre de Ginasservis.
1515, démolition du four à pain des villageois concurrent de celui du seigneur.
1554, les habitants ont le droit de construire un moulin mu par l’eau de la Foux.
1562, le dernier protestant de Ginasservis est massacré à Saint-Paul-lès-Durance.
1591, Ginasservis pris entre deux armées, celle du duc de Savoie et celle d’Henri IV, doit fournir des hommes, des vivres et des cantonnements aux deux camps. Battu en avril à Esparron de Pallières et en décembre à Vinon, le duc devra quitter la Provence.
1765, construction de la fontaine (actuelle du Plan) où l’eau est amenée grâce à 700 mètres de canalisations.
Après la Révolution, Ginasservis est plusieurs fois chef-lieu de canton.
Au XIXe siècle, la commune entre dans l'ère industrielle : école pour les garçons et les filles, service postal, amélioration des chemins, agrandissement du village autour de sa place…

Cependant Ginasservis garde longtemps ses activités traditionnelles : Passage de la transhumance deux fois dans l’année ; chaque année la pratique de la « rusco » du chêne vert qui fournit charbon de bois et écorce pour le tannage

Cinéma[modifier | modifier le code]

C'est à Ginasservis qu'est tourné, en 1997, le film Les 4 saisons d'Espigoule, réalisé par un "enfant du pays" : Christian Philibert.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1800 1808 Jean-Baptiste Menut    
1808 1813 Honoré Constantin    
1813 1821 Jean Antoine Richaud    
1821 1826 Jean Baptiste Marc Villemus    
1826 1830 Joseph Victor Menut    
1830 1831 Victor Thomas Menut    
1831 1848 Joseph François Giraud    
1848 1848 Philippe Menut    
1848 1852 Alexandre Jean Baptiste Menut    
1852 1861 Pierre Rebuffat    
1861 1865 François Avril    
1865 1870 Alexandre Menut    
1870 1874 Alexandre Jean Baptiste Menut    
1874 1876 Antoine Laurent Damase Richaud    
1876 1877 Bache Auguste Finaud    
1877 1877 Antoine Laurent Damase Richaud    
1877 1890 Bache Auguste Finaud    
1890 1895 Jean Baptiste Amédée Menut    
1895 1896 Joseph Antoine Ravel    
1896 1914 Marc Félicien Richaud    
1914 1919 Achille Edmond Feraud    
1919 1939 Marc Félicien Richaud    
1939 1945 Constant Menut    
1945 1952 Emile Philibert    
1952 1953 Marcel Philibert    
1953 1971 Eugène Mourou    
1971 2001 Guy Lombard PS Conseiller général
2001 2008 André Porporat    
2008 En Cours Hervé Philibert    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 523 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
750 782 775 839 862 816 840 837 803
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
797 795 889 800 775 787 791 735 661
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
636 580 555 512 504 420 404 455 424
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
511 612 643 779 911 984 1 382 1 523 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Laurent, XVIIe siècle ;
  • Chapelle des Pénitents, XIVe siècle, sans doute l'ancienne église, classée monument historique, mais à l'abandon ;
  • Chapelle Saint-Damase, e, remaniée à plusieurs reprises, relevée en 1879 et restaurée en 1997.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]