Flayosc

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Flayosc
Vue du village depuis le chemin de la Colle.
Vue du village depuis le chemin de la Colle.
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Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Var
Arrondissement Draguignan
Canton Draguignan
Intercommunalité Communauté d'agglomération dracénoise
Maire
Mandat
Fabien Matras
2014-2020
Code postal 83780
Code commune 83058
Démographie
Gentilé Flayoscaise, Flayoscais
Population
municipale
4 393 hab. (2011)
Densité 96 hab./km2
Population
aire urbaine
94 hab.
Géographie
Coordonnées 43° 32′ 06″ N 6° 23′ 51″ E / 43.535, 6.3975 ()43° 32′ 06″ Nord 6° 23′ 51″ Est / 43.535, 6.3975 ()  
Altitude Min. 140 m – Max. 752 m
Superficie 45,95 km2
Localisation

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Flayosc
Liens
Site web http://www.flayosc.fr

Flayosc est une commune française, située dans le département du Var en Région française Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Flayosc est situé à 7 km de Draguignan, à 15 km de Salernes et à 7 km de Lorgues.

Le village s'élève sur un piton rocheux autour du campanile de l'église. Trois cours d'eau traversent la commune : le Pontchalade, le Florieyes et le Rimalte.

Communes voisines[modifier | modifier le code]

Rose des vents Villecroze Ampus Châteaudouble Rose des vents
Cotignac N Draguignan
O    Flayosc    E
S
Lorgues Lorgues Trans-en-Provence

Climat[modifier | modifier le code]

Article connexe : Climat du Var.

Flayosc n'ayant pas de station météo sur la commune, les données les plus proches sont celles de Draguignan, avec quelques légères modifications des températures, liées à une altitude un peu plus élevée.

Le climat de la ville correspond aux normes du climat méditerranéen, les nuits de gels étant peu nombreuses (une dizaine par an, mais les journées sans dégel sont quasi inexistantes), faibles (le minimum annuel se situe aux alentours de -5, -6 °C) et brèves. Ainsi les hivers sont doux et humides, et les étés chauds et secs, car la ville est protégée des vents par le Malmont et le massif occidental des Selves. Durant l'été les précipitations sont extrêmement faibles ; à l'inverse, l'automne est une période soumise à des pluies fréquentes.

Ville Ensoleillement
(h/an)
Pluie
(mm/an)
Neige
(j/an)
Orage
(j/an)
Brouillard
(j/an)
Moyenne nationale 1 973 770 14 22 40
Draguignan 2561 734 1 29 1
Paris 1 630 642 15 19 13
Nice 2 668 767 1 31 1
Strasbourg 1 633 610 30 29 65
Brest 1 492 1 109 9 11 74
Relevé météorologique de Draguignan (Normales 1975-2005 et Records)
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 5,2 5,7 6,9 9,8 13,4 16,9 22,4 22,1 17,4 9,6 8,3 5,5 11,5
Température maximale moyenne (°C) 11,6 13 14,1 15,4 19,6 24,1 28,1 28,7 24,9 15,2 14,8 11,9 18,8
Record de froid (°C) −11,8 −8,8 −6,3 5,1 6,2 9,3 14,5 16,1 4,7 3,8 −1,2 −9,6 −9,5
Record de chaleur (°C) 21,6 23,8 25,5 26,1 29,7 37,6 38,9 39,4 33,4 24,9 21,3 20,7 35,4
Précipitations (mm) 89,9 66,2 70,8 69 52,3 32,7 20,5 28,9 70,1 101,2 98,1 88,4 834,7
Source : Météo France


Sismicité[modifier | modifier le code]

Il existe 3 zones de sismicités dans le Var :

  • Zone 0 : Risque négligeable. C'est le cas de bon nombre de communes du littoral varois, ainsi que d'une partie des communes du centre Var. Malgré tout, ces communes ne sont pas à l'abri d'un effet tsunami, lié à un séisme en mer.
  • Zone Ia : Risque très faible. Concerne essentiellement les communes comprises dans une bande allant de la Montagne Sainte-Victoire, au Massif de l'Esterel.
  • Zone Ib : Risque faible. Ce risque le plus élevé du département (qui n'est pas le plus haut de l'évaluation nationale), concerne 21 communes du nord du département.

La commune de Flayosc, est en zone sismique de très faible risque "Ia" [1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Les Celto-ligures établirent au sommet du promontoire rocheux un poste de vigie qui surveillait la route d'accès à l'oppidum de Saint-Lambert, situé à 5 km au nord-ouest. Après la destruction d'Antea par les Romains, de nombreuses familles s'établirent sur le territoire de Flayosc. A trois kilomètres du village, près de la chapelle Saint-Pierre de Lavarron, de nombreux vestiges gallo-romains ont été découverts (lampes, vases, monnaies, briques…) ainsi qu'une inscription funéraire de C.Julius (Musée de Draguignan).

À Flayosc même, près de la porte dite de la "Reinesse", la chapelle du "Père Eternel" dont subsistent quelques vestiges dans une cave, fut construite sur l'emplacement d'un ancien temple christianisé avant le Ve siècle. D'après la légende le nom de "reinesse", viendrait de "rainette", petite grenouille qui était l'objet d'un culte païen.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Les Sarrasins détruisirent le village qui, sous l'impulsion de ses seigneurs, les Villeneuve, se releva rapidement de ses ruines. Une puissante enceinte fortifiée entoura la nouvelle agglomération. Trois portes accédaient au village : la porte Dorée, la porte de Paris et la porte de la Reinesse.

Au XIVe siècle, la reine Jeanne accorda aux habitants de nombreuses franchises parmi lesquelles le droit de capter les eaux de la Flaielle pour l'alimentation du village.

Guillaume de Puget, viguier d'Avignon (1347-48), vice-sénéchal de Provence (1353), chevalier, fut coseigneur de Puget-Théniers[2], seigneur de Figanières, de Bargemon, Flayosc, etc. Il fut conseiller et chambellan[3] de la reine Jeanne qu'il suivit de Provence à Naples[4]. Il eut au moins deux fils, Guillaume et Honorat, coseigneurs de Figanières[5].

Ancien Régime[modifier | modifier le code]

En 1589, le marquis de Trans s'évada de prison et se réfugia à Flayosc. Informé de sa retraite, le duc de la Valette, gouverneur de Provence, envoya le soir de Noël quelques hommes, qui, par un soupirail, jetèrent dans la maison du marquis une "saucisse" de poudre. On retira seize corps des décombres et le marquis, blessé, retourna en prison.

La baronnie fut érigée par lettres patentes de janvier 1678 en marquisat, en faveur de François de Périer, Conseiller au Parlement de Provence en 1636.

Alexandre de Villeneuve, dernier marquis de Flayosc, se réfugia à Aix pendant la Révolution française. Le 3 mai 1792, à dix heures du soir, sous la conduite du maire, Jean-Joseph Bérard, des officiers municipaux et du juge de paix, Vincent Lombard (futur président du tribunal révolutionnaire du Var), les habitants munis de pics et de pioches, se rendirent au château. Ils enfoncèrent les portes, arrachèrent les grilles, les fenêtres et détruisirent les meubles, les livres de la bibliothèque et les archives seigneuriales. En une seule nuit, ils démolirent l'ancienne demeure féodale des Villeneuve. Cet acte fut condamné par les autorités locales, mais l'Assemblée législative à Paris les en félicita.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Au XIXe siècle, Flayosc devint le grand centre de la chaussure. Les nombreux cordonniers qui y travaillaient étaient surnommés "lei pegot": ceux qui manipulent la poix. Une fabrique de faïence et des briqueteries s'installèrent également à Flayosc. Grâce à cette activité économique, le village connut jusqu'au début du XXe siècle une période prospère. Plus de 3 000 habitants y étaient recensés en 1914.

Le 8 décembre 1851, les résistants au coup d'État du 2 décembre 1851 sont arrêtés par le préfet Pastoureau et le 50e de ligne : il y a un blessé[6].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de l'Aire urbaine de Draguignan.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1935 1941 Charles Honorat   Tenancier d'un salon de coiffure, il démissionne le 26/01
1941 1942 Adolphe Beurnier   nommé président de la délégation spéciale il démissionne le 05/05
1942 1943 Joseph Lambert   démissionne le 30/11/1943
1944 1944 Honoré Truc    
1944   Charles Honorat   retrouve son poste le 29/08
         
1966 1995 Angelin German   Médecin
1995 2014 Xavier Guerrini Parti radical valoisien Assureur en retraite
2014   Fabien Matras Sans étiquette  
Les données manquantes sont à compléter.

Une rue du village porte le nom de Angelin German, ancien maire et résistant lors de la seconde guerre mondiale.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 4 393 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 950 2 804 2 780 2 542 2 606 2 640 2 626 2 731 2 970
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 726 2 786 2 904 2 805 2 781 2 800 2 624 2 514 2 411
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 103 1 968 1 755 1 413 1 445 1 239 1 178 1 147 1 040
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
1 312 1 454 1 867 2 384 3 233 3 924 4 289 4 341 4 393
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2004[8].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Blasonnement[modifier | modifier le code]

Blason Flayosc.svg

Les armoiries de Flayosc se blasonnent ainsi :

De gueules à la lettre F capitale d'argent.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Le patrimoine naturel, la faune et la flore[modifier | modifier le code]

Domaine des Treilles.
  • La commune de Flayosc bénéficie d’un site d’importance communautaire, avec la Zone Natura 2000 et d'une ZNIEFF (Zone Naturelle d'Intérêt Ecologique, Faunistique et Floristique) [9].
  • Le Domaine des Treilles[10] (chemin des Treilles), créé par Anne Gruner Schlumberger[11] a bénéficié d'une protection au titre des monuments historiques par arrêté du 17 juillet 2009. Ont été inscrits sur l'inventaire supplémentaire : la totalité de l'ensemble bâti et paysager correspondant à la zone agricole (1 NC) du plan d'occupation des sols des communes de Tourtour et Flayosc, y compris trois œuvres de Yassilakis Takis intitulées Onze symboles agricoles, ensemble de quatorze sphères et le Jardin des sondes[12].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Charles-Laurent Salch, Dictionnaire des châteaux et fortifications de la France au Moyen Âge, Strasbourg, éditions Publitotal,‎ 1978, reprint 1991, 1287 p. (ISBN 978-2-86535-070-4)
    Une vision d’ensemble de l’architecture castrale. Page 478 : Flayosc
  • Charles-Laurent Salch, Atlas des villes et villages fortifiés en France, Début du Ve siècle à la fin du XVe siècle, Strasbourg, Editions Publitotal,‎ 1er novembre 1987, 495 p.
    Flayosc p. 441 et Carte n°14 Provence-Alpes-Côte d'azur, B.38.688.87

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]