Gonfaron

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Gonfaron
Image illustrative de l'article Gonfaron
Blason de Gonfaron
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Var
Arrondissement Arrondissement de Brignoles
Canton Canton de Besse-sur-Issole
Intercommunalité Communauté de communes Cœur du Var
Maire
Mandat
Yves Orengo
2008-2014
Code postal 83590
Code commune 83067
Démographie
Gentilé Gonfaronnais
Population
municipale
4 192 hab. (2010)
Densité 104 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 19′ 17″ N 6° 17′ 23″ E / 43.3214, 6.289743° 19′ 17″ Nord
       6° 17′ 23″ Est
/ 43.3214, 6.2897
  
Altitude Min. 98 m — Max. 766 m
Superficie 40,42 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.mairie-gonfaron.fr/

Gonfaron est une commune française située dans le département du Var et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

La commune est surtout connue pour la légende de l'âne volant. Cette légende lie le village à Saint Quinis, son Saint Patron. La chapelle qui surplombe le village porte d'ailleurs le nom de Chapelle de St. Quinis. La mention de "Âne volant" est reprise tant dans des enseignes de magasin que des noms d'associations locales.

La commune est aussi connue pour le Village des tortues, siège de la SOPTOM (Station d'Observation et de Protection des Tortues et de leurs Milieux) et centre d'étude et de conservation de la tortue d'Hermann, qui se trouve dans cette commune et draine de nombreux touristes.

Sommaire

Géographie [modifier]

Gonfaron est un village du Centre Var proche de Brignoles et du Luc, membre de la communauté de communes Cœur du Var.

Géologie et relief [modifier]

Le village est adossé à la colline de la Roquette (à environ 200 m d'altitude). Il est niché au pied du massif des Maures dont la face Nord et les crêtes culminantes (Notre-Dame des Anges et la Sauvette) dominent la région.

Hydrographie [modifier]

La commune est traversée par l'Aille, un affluent de l'Argens, ainsi que par plusieurs de ses affluents.

Climat [modifier]

Voies de communications et transports [modifier]

La Gare de Gonfaron est desservit par les TER Provence-Alpes-Côte d'Azur, sur la ligne Ligne de Marseille-Saint-Charles à Vintimille.

La commune est traversée par l'autoroute A57. la sortie la plus proche est la sortie 11, entre Carnoules et Pignans. La route départementale RD97, reliant Le Luc à Toulon, passe par le centre du village.

Urbanisme [modifier]

La commune a une superficie de 4 042 ha. Actuellement, la partie « village » bâtie sur la colline se compose de petites rues et ruelles entrecoupées d'escaliers ou de porches qui conduisent immanquablement vers la chapelle St-Quinis. La partie basse entoure la nationale et la place de la victoire. C'est là que se situe la majorité des commerces et l'animation.

Tout autour et plus au sud, il y a d'abord des « quartiers » de résidences entourées de jardins. Plus loin, dans les campagnes, de nouveaux lotissements se construisent jusqu'au pied du massif des Maures.

Toponymie [modifier]

Histoire [modifier]

Préhistoire [modifier]

Les premières traces d'habitat sur la communes ont été retrouvé dans deux grottes, de la colline de la Roquette. Elles remontent à l'âge du bronze. Proche de ses grottes se trouvent les reste d'un oppidum ligure[1].

Antiquité [modifier]

Des traces d'occupation romaine, datant de -100 avant JC, ont été retrouvé, le long de la route reliant Gonfaron à Flassans-sur-Issole[1].

Moyen-âge [modifier]

Le village faisait partie de la seigneurie de Pignans. En 1481, Charles V d'Anjou, alors comte de Provence, désigne Louis XI comme héritier. A son décès, la commune, comme l'ensemble de la Provence, est alors rattachée à la France[1].

Politique et administration [modifier]

Liste des maires [modifier]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1995 réélu en 2008 Yves Orengo UMP chef d'entreprise BTP

Jumelages [modifier]

Politique environnementale [modifier]

Population et société [modifier]

Démographie [modifier]

En 2010, la commune comptait 4 192 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 102 1 295 1 323 1 399 1 596 1 673 1 810 1 773 1 882
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 101 2 491 2 457 2 480 2 339 2 175 2 085 2 577 2 524
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 555 2 232 2 241 2 048 2 115 2 164 2 035 1 706 1 627
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2009 2010
1 752 2 133 2 308 2 277 2 566 2 805 3 713 4 107 4 192
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1962[2] puis Insee à partir de 1968[3].)

Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement [modifier]

Santé [modifier]

Cultes [modifier]

La Paroisse Catholique Romaine de l'Immaculée Conception est une paroisse du Diocèse de Fréjus-Toulon, son curé est le Père Jean-Louis Jaussaud.

La Mission Anglicane Méthodiste du Christ-Roi (The Anglican Methodist Mission of Christ the King) est une congrégation anglicane confessante francophone et anglophone fondée le 22 septembre 1998; elle est administrée par deux pasteurs missionnaires : le Révérend Emmanuël Briglia-Audibert et le Diacre Cédric Charpentier.

Économie [modifier]

Culture locale et patrimoine [modifier]

Blasonnement [modifier]

Blason Gonfaron.svg

Les armoiries de se blasonnent ainsi :

De gueules à la hure de sanglier en chef et au renard en pointe, le tout au naturel

Culture locale et patrimoine [modifier]

Légendes [modifier]

La légende de l'âne volant

La fête de l'âne volant se fête en avril. En fin de journée, l'âne édifié à cette occasion est brulé. Au cours du temps, plusieurs versions de la légende son nées ! Mais la légende la plus réputée est celle-ci : Le village est surmonté par une chapelle portant le nom de son Saint patron : Saint Quinis. La tradition voulait que les habitants se réunissent pour un procession vers la chapelle, il était donc demandé aux habitants de nettoyer les rues par lesquelles passerait le cortège. En 1645, un Gonfaronnais « grincheux » refusa, on ne sut jamais pourquoi, refusa de faire cette besogne de propreté et s'écria simplement : « Si Saint Quinis trouve le passage trop sale, il n'aura qu'à sauter par dessus! ». Selon certains il ajouta quelques propos désobligeants. La municipalité fit procéder d'autorité au travail nécessaire. La fête eut lieu dans la joie et la bonne humeur, mais l'incident resta pourtant dans le mémoire des habitants... Quelque temps après, le vieil homme revenant de la campagne sur son âne, descendait les pentes de la Carnaraute (nom local de la montagne qui domine Gonfaron au Nord). Or sa bête, énervée par les taons, prit soudain une allure précipitée. A tel point que quittant son chemin, elle fit un vol plané au-dessus du ravin tandis que son piteux cavalier était projeté rudement sur le sol. Connue aussitôt, sa mésaventure fit la joie et la risée de tout le pays, et chacun de s'écrier : « C'est bien fait, Saint Quinis l'a puni, son âne a volé ».

La vie de Saint Quinis

Saint Quinis, patron de Gonfaron, est né à Vaison-la-Romaine (Vaucluse) vers l’an 500. On le nommait "Quenin" ou "Quinidius" (en latin). Ses parents étaient chrétiens, très pieux et son père occupait un poste important à la municipalité. Sa mère fit un jour un pèlerinage à Arles et là, elle entendit une voix lui annonçant qu’elle aurait un fils qui serait évêque et ferait beaucoup de conversions de pécheurs et de miracles. Quinis fut baptisé à sa naissance et élevé dans la religion chrétienne par de très bons maîtres. Très bon élève, il apprit en classe : la grammaire, le latin, le calcul, la musique. Quand il fut plus grand, l’évêque de Vaison l’envoya compléter son instruction au monastère des Îles de Lérins (îles en face de Cannes), qui existe toujours. Les moines y tenaient une école très connue et très bonne où l’on formait des savants, des prêtres et même des évêques.

Quinis partit donc et passa par Avignon, Brignoles, Besse-sur-Issole, Gonfaron. Il traversait les villes et les campagnes, couchant chez les paysans ou dans les auberges. Il prêchait l’évangile de Jésus avec charité et douceur aux personnes qu’il rencontrait sur son chemin. Il parlait aux laboureurs, aux vignerons, aux bergers, aux bûcherons et leur apprenait la charité et l’amour de Dieu. Il leur conseillait d’abandonner les cultes païens, hérités des Romains.

Lieux et monuments [modifier]

Les principaux monuments :

  • La tour de l'horloge (1850) est surmontée d'un campanile.
  • L'église "Immaculée Conception", consacrée en 1865.
  • La chapelle Saint-Quinis. Reconstruite plusieurs fois, l'actuelle date de 1849
  • Le monument aux morts.

La place de la Victoire est particulièrement vaste.

Personnalités liées à la commune [modifier]

  • Le peintre Janusz de Rola a vécu à Gonfaron de 1981 à sa mort. Un pont[4] porte d'ailleurs son nom.
  • Le pilote Henri Julien, né en 1927, qui créa en 1968, l'écurie de course automobile AGS Automobiles Gonfaronnaises Sportives. Cette marque participa à d'innombrables compétitions en Formule France, Formule Renault, Formule 3, Formule 2, Formule 3000, et même Formule 1 de 1986 à 1991. C'est sur son initiative que fut fondé le Circuit du Var à Le Luc que l'équipe utilise toujours. AGS survit à son départ de la Formule 1, dès 1992 germe l'idée d'utiliser le matériel de l'équipe dans le cadre de stages de pilotage haut de gamme. En 2002, AGS a même conçu des toutes nouvelles Formule 1 répondant à la réglementation technique en vigueur: les SH01, SH02, SH03 et deux biplaces. Outre ces dernières et les anciennes JH24, l'entreprise propose aussi de piloter dans le cadre de ses stages des anciennes Arrows, Prost Grand Prix, Jordan Grand Prix ainsi qu'une Peugeot 905. Henri Julien est aussi détenteur du record du monde de l'heure des Racer 500 le 3/9/1997 à la vitesse de 222,557 km/h en collaboration avec son ami Bernard Boyer[5].
  • Jeannine Leïd, conservatrice des valeurs gonfaronnaises et de l'histoire de ce village. L'association Les Amis de Saint-Quinis a pour but de venir en aide aux plus démunis mais aussi à l'amélioration de la vie des paroissiens.[réf. nécessaire]
  • Lucien Sapin, peintre et sculpteur est arrivé à Gonfaron à l'âge de 6 mois. Très jeune, il fera de la sculpture son métier. Chef d'atelier des Marbres Français, il dirige 32 ouvriers ; attaché au musée du Louvre au titre de meilleur ouvrier de France, il restaure : La grande galerie du Louvre avec son équipe de spécialistes en ce qui concerne la marbrerie, et le pavillon de Flore. Chargé de mission par le Ministère de la Culture, il travaille dans les musées étrangers. Il visite des carrières et sélectionne des marbres pour les restaurations futures.[réf. nécessaire]
  • Bernard Devaux, ancien journaliste, naturaliste, professionnellement reconverti dans les années 1980 dans l'étude et la protection de l'animal sauvage le plus symbolique de la nature du Massif des Maures : la tortue d'Hermann. L'intense activité touristique du Village des tortues qu'il a fondé aux abords de la commune est une source économique majeure pour la région et une des plus importantes contributions mondiales à l'étude des tortues dans leur milieu naturel.[réf. nécessaire]
  • Fernand Briano, leveur de liège, à qui le musée du liège de Gonfaron consacre un encart, puis pompier bénévole où il applique des contre feux, système interdit actuellement, et toute sa vie il forme les jeunes à la chasse, passion qu'il a pratiqué jusqu'à 90 ans. Il œuvra aussi à la Résistance de Gonfaron durant la Seconde Guerre Mondiale où il fut Maquisard; il alimentait ses collègues abrités dans un cabanon dans les Maures, notamment.[réf. nécessaire]

Pour approfondir [modifier]

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Articles connexes [modifier]

Notes et références [modifier]

Notes [modifier]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références [modifier]

Liens externes [modifier]