Gonfaron

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Gonfaron

De gueules à la hure de sanglier en chef et au renard en pointe, le tout au naturel

Carte de localisation de Gonfaron
Pays France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Var
Arrondissement Arrondissement de Brignoles
Canton Canton de Besse-sur-Issole
Code Insee 83067
Code postal 83590
Maire
Mandat en cours
Yves Orengo
2008-2014
Intercommunalité Communauté de communes Cœur du Var
Latitude
Longitude
43° 19′ 17″ Nord
         6° 17′ 23″ Est
/ 43.32138889, 6.28972222
Altitude 98 m (mini) – 766 m (maxi)
Superficie 40,42 km²
Population sans
doubles comptes
3 713 hab.
(2006)
Densité 91.8 hab./km²

Gonfaron est une commune française située dans le département du Var et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

La commune est surtout connue pour la légende de l'âne volant. Cette légende lie le village à St.Quinis son Saint Patron. La chapelle qui surplombe le village porte d'ailleurs le nom de Chapelle de St. Quinis. La mention de "Ane volant" est reprise tant dans des enseignes de magasin que des noms d'associations locales.

La commune est aussi connue pour le Village des tortues, siège de la SOPTOM (Station d'Observation et de Protection des Tortues des Maures) et centre d'étude et de conservation de la tortue d'hermann, qui se trouve dans cette commune et draine de nombreux touristes.

Sommaire

[modifier] Géographie

Gonfaron est un village du Centre Var, Membre de la "communauté des communes Cœur du Var-Plaine des Maures". Le village est adossé à la colline de la Roquette (à environ 200 M. d'altitude). Il est niché au pied du massif des Maures dont la face Nord et les crêtes culminantes (Notre-Dame des Anges et la Sauvette) dominent la contrée. Gonfaron a une superficie de 4.042 ha. Actuellement la partie "village" bâtie sur la colline se compose de petites rues et ruelles entrecoupées d'escaliers ou de porches qui conduisent immanquablement vers la chapelle St-Quinis. La partie basse entoure la nationale et la place de la victoire. C'est là que se situe la majorité des commerces et l'animation.

Tout autour et plus au sud, il y a d'abord des "quartiers" de résidences entourées de jardins. Plus loin, dans les campagnes, de nouveaux lotissements se construisent jusqu'au pied du massif des Maures.

[modifier] Histoire

  • La légende de l'âne volant

La fête de l'âne volant se fête en avril. En fin de journée, l'âne édifié à cette occasion est brulé. Au cours du temps, plusieurs versions de la légende son nées ! Mais la légende la plus réputée est celle-ci : Le village est surmonté par une chapelle portant le nom de son Saint Patron : Saint Quinis. La tradition voulait que les habitants se réunissent pour un procession vers la chapelle, il était donc demandé aux habitants de nettoyer les rues par lesquelles passerait le cortège. En 1645, un Gonfaronnais « grincheux » refusa, on ne sut jamais pourquoi, refusa de faire cette besogne de propreté et s'écria simplement : « Si Saint Quinis trouve le passage trop sale, il n'aura qu'à sauter par dessus! ». Selon certains il ajouta quelques propos désobligeants. La municipalité fit procéder d'autorité au travail nécessaire. La fête eut lieu dans la joie et la bonne humeur, mais l'incident resta pourtant dans le mémoire des habitants... Quelques temps après, le vieil homme revenant de la campagne sur son âne, descendait les pentes de la Carnaraute (nom local de la montagne qui domine Gonfaron au Nord). Or sa bête, énervée par les taons, prit soudain une allure précipitée. A tel point que quittant son chemin, elle fit un vol plané au dessus du ravin tandis que son piteux cavalier était projeté rudement sur le sol. Connue aussitôt, sa mésaventure fit la joie et la risée de tout le pays, et chacun de s'écrier : « C'est bien fait, Saint Quinis l'a puni, son âne a volé ».

  • La vie de Saint Quinis

Saint Quinis, patron de Gonfaron, est né à Vaison la Romaine (Vaucluse) vers l’an 500.On le nommait " QUENIN" ou "QUINIDIUS" (en latin). Ses parents étaient chrétiens, très pieux et son père occupait un poste important à la Municipalité. Sa mère fit un jour un pèlerinage à Arles et là, elle entendit une voix lui annonçant qu’elle aurait un fils qui serait évêque et ferait beaucoup de conversions de pécheurs et de miracles. Quinis fut baptisé à sa naissance et élevé dans la religion chrétienne par de très bons maîtres. Très bon élève, il apprit en classe : la grammaire, le latin, le calcul, la musique. Quand il fut plus grand, l’évêque de Vaison l’envoya compléter son instruction au monastère des îles de Lerins (îles en face de Cannes), qui existe toujours. Les moines y tenaient une école très connue et très bonne où l’on formait des savants, des prêtres et même des évêques.

QUINIS partit donc et passa par Avignon, Brignoles, Besse, Gonfaron. Il traversait les villes et les campagnes, couchant chez les paysans ou dans les auberges. Il prêchait l’évangile de Jésus avec charité et douceur aux personnes qu’il rencontrait sur son chemin. Il parlait aux laboureurs, aux vignerons, aux bergers, aux bûcherons et leur apprenait la charité et l’amour de Dieu. Il leur conseillait d’abandonner les cultes païens, hérités des Romains.

[modifier] Administration

Liste des maires successifs
Période Identité Parti Qualité
1995 réélu en 2008 Yves Orengo chef d'entreprise BTP

[modifier] Démographie

Évolution démographique
(Source : INSEE[1])
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006
1752 2133 2308 2277 2566 2805 3481 3713
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes

[modifier] Lieux et monuments

Les principaux monuments :

  • La tour de l'horloge (1850) est surmontée d'un campanile.
  • L'église "Immaculée Conception", consacrée en 1865.
  • La chapelle Saint-Quinis. Reconstruite plusieurs fois, l'actuelle date de 1849
  • Le monument aux morts.

La place de la Victoire est particulièrement vaste.

[modifier] Personnalités liées à la commune

Le peintre Janusz de Rola a vécu à Gonfaron de 1981 à sa mort. Un pont porte d'ailleurs son nom.

Il serait injuste de ne pas citer Henri Julien, né en 1927, et qui en digne fils d'une lignée de charrons, créa en 1968 la marque AGS "Automobile Gonfaronnaise Sportive". Cette marque participa à d'innombrables compétitions en FF, FR/E, FIII, FII, F3000, et même FI jusqu'au début des années 1990. C'est sur son initiative que fut fondé le Circuit du Var qui existe toujours actuellement (2007). Il est aussi détenteur du record du monde de l'heure des Racer 500 le 3/9/1997 à la vitesse de 222,557 km/h en collaboration avec son ami Bernard Boyer.

Et comment ne pas citer Jeannine Leïd, grande conservatrice des valeurs Gonfaronnaises et de l'histoire de ce village. En effet, l'association Les Amis de Saint-Quinis a pour but de venir en aide aux plus démunis mais aussi à l'amélioration de la vie des paroissiens.

Lucien Sapin, peintre et sculpteur est arrivé à Gonfaron à l'âge de 6 mois. Très jeune, il fera de la sculpture son métier. Chef d'atelier des Marbres Français, il dirige 32 ouvriers ; attaché au musée du Louvre au titre de meilleur ouvrier de France, il restaure : La grande galerie du Louvre avec son équipe de spécialistes en ce qui concerne la marbrerie, et le pavillon de Flore. Chargé de mission par le Ministère de la Culture, il travaille dans les musées étrangers. Il visite des carrières et sélectionne des marbres pour les restaurations futures. Mais les vacances le ramènent invariablement à Gonfaron … et il est toujours resté profondément attaché à son village où il vit actuellement (2007).

Bernard Devaux, ancien journaliste, naturaliste, professionnellement reconverti dans les années 1980 dans l'étude et la protection de l'animal sauvage le plus symbolique de la nature du Massif des Maures : la tortue d'Hermann. L'intense activité touristique du Village des tortues qu'il a fondé aux abords de la commune est une source économique majeure pour la région et une des plus importantes contributions mondiales à l'étude des tortues dans leur milieu naturel.

Gonfaron est aussi un village où la chasse prend une place considérable ; n'oublions pas de citer un chasseur hors pair, qui appris les rudiments du métiers à tous les pratiquants actuels : Fernand Briano. 1904, sa naissance, il a été leveur de liège, dont le musée du liège de Gonfaron lui consacre un encart, puis pompier bénévole où il applique glorieusement des contre feux, système interdit actuellement, et toute sa vie il forme les jeunes à la chasse, passion qu'il a pratiqué jusqu'à 90 ans. Il nous quitta en 1997 à l'âge de 92 ans, mais il sera toujours présent dans le cœur et dans la vie des Gonfaronnais.

[modifier] Voir aussi

[modifier] Notes et références

  1. Gonfaron sur le site de l'Insee

[modifier] Liens externes

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