L'Île-Rousse
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| L'Île-Rousse | |
|---|---|
Vue sur le port de L'Île-Rousse |
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| Administration | |
| Pays | France |
| Région | Corse |
| Département | Haute-Corse |
| Arrondissement | Arrondissement de Calvi |
| Canton | Canton de l'Île-Rousse |
| Code commune | 2B134 |
| Code postal | 20220 |
| Maire Mandat en cours |
Jean Joseph Allegrini-Simonetti 2008-2014 |
| Intercommunalité | Communauté de communes du Bassin de vie de l'Île-Rousse |
| Démographie | |
| Population | 2 925 hab. (2008) |
| Densité | 1 170 hab./km2 |
| Gentilé | Isolani, Île-Roussiens |
| Géographie | |
| Coordonnées | |
| Altitudes | mini. 0 m — maxi. 151 m |
| Superficie | 2,5 km2 |
L’Île-Rousse (L'Isula[1] en corse) est une commune française de Haute-Corse, en Balagne. Jusqu'en 1848, le nom officiel, écrit en italien, était Isola Rossa.
Ses habitants sont appelés les Isolani[2] ou Île-Roussiens[3], (Lisulani en langue corse)[4].
Sommaire |
[modifier] Géographie
L’Île-Rousse est une commune du littoral balanin, centre de la pieve de Sant'Angelo sous l'administration militaire française dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle, devenue chef-lieu du Canton de l'Île-Rousse. Elle n'était pas citée comme lieu habité au début du XVIIIe siècle[5].
[modifier] Relief
Son territoire de faible superficie (2,5 km²) s'étend dans un rayon d'environ un kilomètre autour de la ville, enclavé entre Corbara à l'ouest dont elle est séparée par une ligne nord-sud, de la colline du Sémaphore jusqu'au le col de Fogata et passant par Capu Curboriu (154 mètres - Corbara), Santa-Reparata-di-Balagna au sud et Monticello à l'est, ne laissant à cette dernière que les 200 m de l'extrémité orientale de la plage de Marinella.
Sa façade maritime baignée par la mer Méditerranée, est divisée en son milieu par les îlots rocheux de porphyre rouge qui lui ont valu son nom ; elle est composée à l'ouest d'une côte rocheuse inhospitalière et à l'est de la plage de Marinella, bande de sable blanc immaculé aux eaux limpides.
À l'ouest de la plage de Marinella qui borde le Centre-ville, se situe l'embouchure d'un petit fleuve côtier couvert à l'approche de la mer : le ruisseau de Padule. Celui-ci nait sous l'ancien couvent de Palmento (Santa-Reparata-di-Balagna) sous le nom de ruisseau de Giovaggio.
Le petit archipel comprenait avant les modifications apportées au site, huit îlots qui ont pour nom :
- 1 - Saletta : le premier îlot au sud qui relie par le pont la terre et l'archipel.
- 2,3,4 - E Trè Petre : trois grands rochers au centre de l'archipel qui relient Saletta avec Isula Grande où fut construit la jetée.
- 5 - Île de la Pietra (Isula Grande) : îlot le plus grand où se trouve le site de A Petra.
- 6 - Isola di u Brocciu (Rucciu) : îlot situé à l'est du phare en face de l'anse de Funtanaccia.
- 7 - Isula Piana : îlot plat situé à côté de celui de Rucciu.
- 8 - Brocettu (Ruccettu) : le plus petit des îlots situé à l'ouest du phare[6].
[modifier] L'île de la Pietra
L'île de la Pietra la plus grande de l'archipel. Elle comporte deux points forts de la commune : le phare de la Pietra et la tour génoise ruinée. Reliée aujourd'hui à la terre avec la route du port, elle est devenue une presqu'île. Elle fait écran aux vents d'Ouest dominants, créant un abri dans lequel a été construit le port de L’Île-Rousse.
Les couchers de soleil sur (ou depuis) l'île de la Pietra sont remarquables.
C'est sur cette île qu'ont été effectuées des campagnes de fouilles archéologiques sous la direction de Michel-Claude Weiss entre 1983 et 1985[7], puis entre 2003 et 2006[8].
[modifier] Urbanisme
La vieille ville voulue par Pascal Paoli, « le Père de la Patrie », étire ses rues pavées, quasiment rectilignes et orientées nord-sud. Depuis les quais du port de commerce installé sur trois des huit îlots, le port des pêcheurs et les ponts qui rattachent le complexe portuaire à la côte et jusqu'au marché aux vingt et une colonnes, les fortifications et les maisons de l'ancienne ville s'étalent dans le temps, de 1765 à la moitié du XIXe siècle.
La première maison d'habitation particulière y est élevée en 1766. Les premiers habitants viennent des villages voisins, du Cap Corse, mais il y a aussi des Français et des Italiens[9]. Certaines maisons aux escaliers intérieurs florentins sont remarquables. La première église construite en 1740 et détruite en 1936 a donné son nom à la rue Notre-Dame. L'église dédiée à Notre Dame de Miséricorde jouxte un ancien couvent des franciscains ; quant à l'église de l'Immaculée Conception de Marie, la paroisse de l'Île-Rousse, elle se trouve sur l'ouest de la grande place, avec son parvis et ses remarquables palmiers-dattiers (depuis 1890) à l'ombre desquels il fait bon jouer à la pétanque
La ville nouvelle continue harmonieusement l'ancienne au-delà de la place Paoli ombragée par ses platanes plus que centenaires où il fait bon prendre le frais l'été. L'intérieur de la vieille cité offre aux visiteurs l'occasion de flâner sur les vieux pavés ressuscités en partie, à travers les rues aux noms historiques : Pascal Paoli, Napoléon, les frères Arena, Louis-Philippe, Agilla.
Construite par Pascal Paoli, dotée par ses édiles après 1815 d'un blason orné du lys royal de France et dirigée durant plus d'un demi-siècle par des élus bonapartistes, l'Île-Rousse est une ville à part dans l'histoire de la Corse. Ses contradictions en font un lieu attachant et plein d'imprévus pour les touristes qui viennent chaque année s'asseoir sous les platanes centenaires de sa belle place centrale.
[modifier] Accès
[modifier] Accès routiers
La commune est traversée par la RN 197 qui relie Calvi et la Balagne au centre de la Corse. L'Île-Rousse se trouve à 15 km de Calvi à l'ouest, 40 km de Ponte-Leccia au sud-est et de 44 km de Saint-Florent à l'est.
L'Île-Rousse est relié à Santa-Reparata-di-Balagna par la D13, et à Monticello par la D63, deux routes qui aboutissent à la D71, dite encore « route corniche de la Balagne », qui dessert 12 « villages balcons ».
[modifier] Accès ferroviaires
La ville est desservie par la ligne Ponte-Leccia - Calvi des Chemins de fer de Corse qui y ont une gare et un arrêt-terminus à la Plage de Marinella pour U trinighellu, le « tramway des plages » de la ligne spéciale mise en service durant la saison estivale pour la desserte des plages entre Calvi et L'Île-Rousse.
[modifier] Accès portuaire
Le port de L'Île-Rousse est le troisième port de Corse par importance du trafic aussi bien passagers que marchandises. La ville est reliée au continent français par des liaisons en trafic régulier assurées par trois compagnies maritimes : SNCM, CMN (les cargos-mixtes de ces 2 compagnies assurent la desserte du port alternativement chaque jour) et Corsica Ferries, sur les ports de Marseille, Toulon et Nice, mais aussi épisodiquement avec Savona en Italie.
L'Île-Rousse a la particularité d'être le seul port de Corse ouvert au trafic de matières dangereuses.
[modifier] Accès aérien
L'aéroport de Calvi-Sainte-Catherine se situe à 23 kilomètres.
[modifier] Communes limitrophes
[modifier] Histoire
[modifier] Préhistoire
Entre 1983 et 1985, le site de La Pietra a fait l'objet de fouilles archéologiques, dirigées par M. -C. Weiss, archéologue insulaire de renom. Les premiers ramassages de surface avaient indiqué la présence d'une zone préhistorique. Les deux premières années, des sondages ont été effectués de part et d'autre de la route de l'îlot. Ils ont déterminé 3 niveaux ; seul le niveau intermédiaire s'est révélé intéressant. Au milieu d'une couche de pierres du Néolithique ancien, des vestiges lithiques et céramiques ont été mis au jour, en rhyolithe ou en obsidienne ainsi que des parties supérieures de vases à col. Poursuivies en 1985, les fouilles ont donnés des résultats sur les aménagements du sol d'occupation du Néolithique ancien[7].
[modifier] Antiquité
Lieu d'habitat pour l'homme depuis la plus haute antiquité (3 à 5 millénaires avant JC), L'Île-Rousse fut un millier d'années avant notre ère une petite ville prospère et dépendante de la ville de Tyr en Phénicie qui la baptisa Agilla.
Ruinée par la flotte phocéenne de Calaris (Cagliari), Agilla devint comptoir romain sous le nom de Rubico Rocega (rocher rouge) jusqu'au IVe siècle.
[modifier] Moyen Âge
Trop proche de la mer, elle subit les invasions barbaresques et celles d'ennemis potentiels, et ne fut habitée durant plusieurs siècles que par des pêcheurs et des paysans qui vivaient des produits de la mer et de la terre autour des villages de Santa-Reparata-di-Balagna et de Monticello,
[modifier] Temps modernes
Au XVIIe siècle, des propriétaires de Santa-Reparata-di-Balagna implantèrent des magasins (magazini) pour y faire du troc par voie maritime avec les villages côtiers de la Balagne, du Nebbio, et de l'ouest du Cap Corse. En 1758, Pascal Paoli qui venait souvent en Balagne (il séjournait chez son neveu G. Leonetti dans une grande demeure appelée U Palazzu située au-dessus de la mairie de Monticello), décida d'équiper la Corse d'un port au nord-ouest de l'île pour essayer de couper le trafic maritime entre Gênes et Calvi mais également avec Algajola qui fut la résidence du Gouverneur de Gênes jusqu'en 1764. En 1758 une partie du territoire de Monticello fut cédée pour la construction de L'Île-Rousse.
Ses plans préparés, il décida le gouvernement de Balagne, siégeant à Algajola, de donner l'autorisation de création d'une enceinte fortifiée protégeant le port (le Scalu) le 10 décembre 1765. Deux grandes portes seront édifiées dans cette enceinte : "Porte Suprane" qui donnait accès à Algajola et "Porte Suttane" qui donnait accès à Santa-Reparata-di-Balagna[10].
C’est un prêtre natif du village de Nessa en Balagne, Don-Gregorio Salvini qui aida Pascal Paoli à établir les plans de la ville. Cet homme d'église fut le confident et un conseiller très proche de Paoli. Par exemple, s’agissant du port du Scalu construit à l’époque, ce curé prit comme modèle celui du petit village de Prunete à côté de Cervioni[11]. Don-Gregorio Salvini est l'auteur du célèbre pamphlet contre Gênes "La Giustificazione della Rivoluzione di Corsica e della ferma risoluzione presa da Corsi di mai piu’ sottomettersi al dominio di Genova" paru en 1758.
Paoli déclara notamment : "J'ai planté la potence pour y pendre Calvi[12]".
L’Île-Rousse est née de cette décision. En 1765 commença la création d'un petit port (l'actuel môle des pêcheurs) et d'une caserne (l'actuelle mairie).
Pendant quelque temps, elle s'appela "Vaux" en l'honneur du comte de Vaux qui avait en 1768 terminé la conquête de la Corse[13].
Au XVIe siècle, le site de L'Île-Rousse appartenait à la pieve d'Aregnu qui comptait environ 500 habitants vers 1520. Les lieux habités étaient alors l’Arpagiola o Gabiola, la Corbaia, lo Monticello, Santo Antonino, Santa Riparata, Piaza, Pragola, le Torre, Regno, li Catari, lo Lavatogio, lacona, Spano, Hogio, Aquapessa.
Au XVIIIe siècle à la Révolution de 1789, la pieve de Sant'Angelo qui a remplacé celle d'Aregnu, devient le canton de L’Ile-Rousse. Ce n'est qu'au XIXe siècle, en 1825, que la commune de l'Île-Rousse est créée avec des terres prises à Santa-Reparata-di-Balagna[14].
[modifier] Époque contemporaine
Au XXe siècle, l'occupation fasciste italienne durant la seconde guerre mondiale, amène la résistance corse à s'organiser. Les premiers membres de [(la mission secrète Pearl Harbour] (Toussaint et Pierre Griffi, Laurent Preziosi et Roger de Saule) viennent coordonner les réseaux de Balagne. Ils étaient arrivés le 14 décembre 1942 par le sous-marin Casabianca dans la baie de Topiti (Piana).
[modifier] Administration
| Période | Identité | Étiquette | Qualité | |
|---|---|---|---|---|
| 1791 | 1791 | Filippo Maria Arena | ||
| 1794 | 1796 | Domenico Antonmattei | ||
| 1796 | 1801 | Angelo Santo Loverini | ||
| 1802 | 1803 | Giuseppe Passani | ||
| 1803 | 1804 | Angelo Santo Loverini | ||
| 1805 | 1807 | Giovanni Battista Muzio-Olivi | ||
| 1808 | 1811 | Giovan Ignazio Salvatori | ||
| 1812 | 1815 | Giuseppe Maria Salvini | ||
| 1816 | 1820 | Massimo Olivi-Malaspina | ||
| 1821 | 1824 | Giovanni Battista Muzio-Olivi | ||
| 1825 | 1830 | Massimo Olivi-Malaspina | ||
| 1831 | 1838 | Giovan Ambroggio Suzzoni | ||
| 1838 | 1840 | Antoine-Jean Pietri | ||
| 1841 | 1848 | Sébastien Piccioni | ||
| 1848 | 1855 | Antoine-Jean Pietri | ||
| 1856 | 1870 | Sébastien Piccioni | ||
| 1870 | 1877 | Achille Blasini | ||
| 1878 | 1880 | Numa Costa | ||
| 1881 | 1882 | Dominique Maraninchi-Milanta | ||
| 1883 | 1893 | Achille Blasini | ||
| 1894 | 1896 | Joseph Muzio-Olivi | ||
| 1896 | 1904 | Dominique Gavini | ||
| 1904 | 1907 | Sébastien Mattei | ||
| 1908 | 1908 | Antoine François Laurenti | ||
| 1908 | 1925 | François Valery | ||
| 1925 | 1941 | Charles Marie Savelli | ||
| 1941 | 1943 | Pascal Mondielli | ||
| 1943 | 1944 | Georges Orgnon | ||
| 1945 | 1947 | Jean-Pierre Ferrali | ||
| 1947 | 1965 | Jacques Ambrogi | ||
| 1965 | 1971 | Jean Fioravante | ||
| 1971 | 2001 | Pierre Pasquini | RPR | |
| 2001 | 2003 | François Ferrandini | ||
| 2003 | 2014 | Jean Joseph Allegrini-Simonetti | UMP | |
| Toutes les données ne sont pas encore connues. | ||||
[modifier] Démographie
| 1962 | 1968 | 1975 | 1982 | 1990 | 1999 | 2007 | 2008 | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 678 | 2 036 | 2 360 | 2 632 | 2 288 | 2 774 | 2 765 | 2 925 | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
[modifier] Économie
Sur le territoire de la commune, se trouve le port géré par la Chambre de commerce et d'industrie de Bastia et Haute-Corse. C'est un port de pêche, de plaisance et de commerce (le troisième de Corse).
[modifier] Lieux et monuments
[modifier] Architecture sacrée
[modifier] L’Immaculée Conception de Marie
L'église paroissiale dédiée à l'Immaculée Conception de Marie, dressée au Centre-ville et dominant la Place Paoli, a été construite en 1892. Elle fut détruite par un incendie en 1914. Elle a été reconstruite dans les années 30.
L'église renferme deux tableaux, toiles provenant vraisemblablement de la collection Fesch, propriété de la commune, classés Monument Historique :
[modifier] L’église de la Miséricorde
L’église de la Miséricorde (dite « du Couvent »), se situe à l'est de l'église de L’Immaculée Conception de Marie. Elle a été restaurée en 2010-2011.
[modifier] Architecture civile
[modifier] Le phare de la Pietra
Le phare de la Piétra aussi appelé Phare de L'Île-Rousse (Établissement de signalisation maritime n°1632/000), date du 3e quart du XIXe siècle ; il est repris à l'Inventaire général du patrimoine culturel[17].
[modifier] Le marché couvert
Construit entre 1844 et 1846, le marché couvert a retrouvé ses couleurs d'origine en 2011. Il a été classé Monument Historique par arrêté du 5 janvier 1993[18].
[modifier] Jardin de l'hôtel Napoléon Bonaparte
Le jardin de l'hôtel Napoléon Bonaparte (Hôtel des Voyageurs) - Place Paoli, propriété privée, est repris à l'Inventaire général du patrimoine culturel (documentation préalable)[19].
[modifier] Autres
- Le monument aux morts durant les guerres de 1914-1918, de 1939-1945 et d'Indochine. Œuvre d'Antoniucci Voltigero dit « Volti », il est situé face à la Mairie de L'Île-Rousse, sur une grande place en bordure de mer fréquentée par les joueurs de pétanque.
- la Baigneuse place Paoli. La sculpture qui y est élevée, est l'œuvre d'Antoniucci Voltigero dit Volti 1915-1989).
- Le buste de Pascal Paoli situé sur la grande place éponyme de la ville.
-
Monument à l'honneur de Pascal Paoli à L'Île-Rousse
- La place Paoli fut créée en 1834 hors de la seconde enceinte de la ville, devenu depuis le cœur de la cité.
- Le moulin à vent construit en 1803 destiné à moudre le blé témoigne des activités agricoles d'antan de la micro-région.
[modifier] Les tours génoises
- La tour génoise sur l'îlot de la Pietra
- La tour de sel. À l'origine tour de défense pour protéger le port, elle est devenue avec le développement du commerce un entrepôt de sel qui arrivait des salines provençales. Le sel permettait alors de percevoir une recette fiscale importante : la gabelle. Les gabelous avaient leur poste dans l'ancienne caserne voisine (aujourd'hui la mairie) ainsi qu'un poste-abri au fond de la petite crique sous le phare de la Pietra. Cette construction était signalée il n'y a pas si longtemps encore sur les cartes d'état-major.
[modifier] Fêtes et loisirs
- 5 février : Santa Agata, sainte patronne des pêcheurs corses, messe sur l'île de la Pietra
- 2 juin : Saint Erasme, saint patron des marins, messe et procession
- 24 juin : Saint Jean, feu sur la Place Paoli
- fin août - début septembre : Foire de L'Île-Rousse, fête mobile durant 5 jours
- 8 décembre : fête de l'Immaculée Conception (A Cuncezzione), Festa di a Nazione, messe et procession
[modifier] Personnalités liées à la commune
- Pascal Paoli
- Jean-Noël Savelli, capitaine de frégate. Son nom a été donné à une rue de L'Île-Rousse.
- les frères Arena: Barthelemy qui député de la Corse fut membre des trois assemblées(legislative, convention et directoire dont il était président de chambre) et François, général de brigade, puis député de Corse a l'assemblée du directoire
- Pierre Pasquini, ancien maire et ancien ministre
- Don-Gregorio Salvini, orignaire de Nessa (1696-1789), abbé. Il débarqua à L'Île-Rousse par deux fois (mai et juillet 1736), des armes et munitions pour Théodore de Neuhoff, roi de Corse. Il sera député par la Balagna occidentale.
- les frères Matteï, descendants de la 1re famille Matteî arrivée à l'appel de Pascal Paoli, fils "di a signora Genia", l'un dernier gouverneur de Madagascar, l'autre directeur de cabinet de ministre et conseiller général de l'Ile Rousse
- Michel-Claude Weiss, archéologue. Professeur de préhistoire à l'Université de Corse (Corte), il arpente les sites archéologiques de l'île. Il est co-inventeur de la "Dame de Bonifacio", le plus ancien squelette jamais découvert en Corse. Il est aussi l'auteur de nombreux ouvrages et articles scientifiques.
[modifier] Notes et références
- Nouvel Atlas linguistique et ethnographique de la Corse, vol. 1 (Marie-José Dalbera-Stefanaggi, Éd. Alain Piazzola/Éd. du CTHS (2007), p. 13
- Larousse 2007, p 1446
- La Corse et le monde : histoire chronologique comparée, Volume 3, Simon Grimaldi, Edisud, 1997, p. 418
- I nomi di i paesi, Rinatu Coti, Ghjuvan Petru Graziani, Ed. Cismonte è Pumonti (1984), p. 11
- Francesco-Maria ACCINELLI L’histoire de la Corse vue par un Génois du XVIIIe siècle - Transcription d’un manuscrit de Gênes - ADECEC Cervioni et l’Association FRANCISCORSA Bastia 1974
- A Petra L'île Rousse - collectif (), Ed. Albiana / UMR Lisa / Commune de L'Île-Rousse (2010)
- Eugène. Bonifay Corse. In: Gallia préhistoire. Tome 29 fascicule 2, 1986. pp. 339-340
- A Petra L'île Rousse - collectif (), Ed. Albiana / UMR Lisa / Commune de L'Île-Rousse (2010)
- Dictionnaire Historique de la Corse (sous la direction de Antoine-Laurent Serpentini), Ed. Albiana (2006), p. 505
- Cartographier la Corse au temps de Pasquale de’Paoli - Dominique Gresle-Pouligny - Albiana/Musée de la Corse (2007)
- Trois prêtres balanins au cœur de la révolution corse : Erasmo Orticoni, Gregorio Salvini, Bonfigliuolo Guelfucci - Evelyne Luciani, Louis Belgodère, Dominique Taddei - Ed. Alain Piazzola, Ajaccio (2006)
- Corse, Robert Colonna d'Istria, 1998
- Angelis et Don Giorgi, Guide de la Corse mystérieuse, Tchou, Editions Princesse (1976).
- Base Infcor
- Notice no PM2B000351, sur la base Palissy, ministère de la Culture
- Notice no PM2B000350, sur la base Palissy, ministère de la Culture
- Notice no IA2B000175, sur la base Mérimée, ministère de la Culture
- Notice no PA00099203, sur la base Mérimée, ministère de la Culture
- Notice no IA2B001290, sur la base Mérimée, ministère de la Culture