Néoules

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Néoules
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Var
Arrondissement Brignoles
Canton Roquebrussanne
Intercommunalité Communauté de communes du Val d'Issole
Maire
Mandat
André Guiol
2008-2014
Code postal 83136
Code commune 83088
Démographie
Population
municipale
2 535 hab. (2011)
Densité 101 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 18′ 43″ N 6° 00′ 48″ E / 43.3119, 6.0133 ()43° 18′ 43″ Nord 6° 00′ 48″ Est / 43.3119, 6.0133 ()  
Altitude Min. 305 m – Max. 700 m
Superficie 25,08 km2
Localisation

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Néoules est une commune française située dans le département du Var en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Géographie[modifier | modifier le code]

Néoules est un village qui se situe au cœur du Var, au sein de la Provence Verte . Entouré de vignes, il est à 30 minutes de la mer (Hyères, Toulon). C'est un peu le centre de la Provence, car comme le disaient les anciens avec une certaine pointe d'humour "Marsilho, Z'aï, Draguignan, Neùlo es où mitan" (Marseille, Aix, Draguignan, Néoules est au centre). En effet, Néoules est à la même distance de toutes ces villes (60 Kilomètres).


Administrativement, le village est rattaché au canton de la Roquebrussanne qui regroupe 8 communes (Garéoult, La Roquebrussanne, Forcalqueiret, Rocbaron, Néoules, Méounes les Montrieux, Mazaugues et Sainte Anastasie sur Issole).

La commune s’étend sur une superficie de 2508 hectares et repose sur 4 sources : Font Veille, Font Robert, Font Gayaou et Font Marcellin.Situé à l’écart des grands axes et flux de circulation du secteur (RD 54, RD 5 et RD 64), Néoules offre une tranquillité et un cadre de vie incomparables.

Adossé au massif de la Verrerie et du Saint Clément (705 mètres), ensembles boisés dominant vers le sud la vallée du Gapeau par la barre de Cuers, le village de Néoules fait face à la montagne de la Loube (850 mètres) de l’autre côté de la plaine arrosée par l’Issole. Il est situé sur un coteau rocheux à une altitude de 325 mètres.

Histoire[modifier | modifier le code]

Il semblerait, comme en témoignent la grotte préhistorique de la Baume (abri sous roche) qui se trouve sous le village fortifié de Saint-Thomé, ou encore les vestiges Romains trouvés au quartier de Trians (ruines de la chapelle Notre-Dame située à l'emplacement d'une ville Gallo-Romaine), que Néoules ait été depuis longtemps habité. Cependant, les origines du peuplement restent méconnues. Le Regay, avent situé au sud-est du village, a livré de la céramique préhistorique sans que l'on sache s'il s'agissait d'un habitat ou d'une réserve d'eau. Les âges du bronze et du fer n'ont, jusqu'à présent, livré aucun site archéologique. Il faudra attendre la mise en valeur de la plaine à l'époque Romaine pour ainsi voir apparaître un certain nombre de fermes parmi lesquelles celles de Trians et du quartier Saint-Jean. Mais, à l'heure actuelle, il n'en reste aucun vestige architectural visible.

Le premier établissement de population s'est effectué sur le piton de Saint-Thomé en raison de sa double position: géographique et stratégique. Au XVIème siècle, ce site fut abandonné au profit des terres agricoles où se sont constitués les hameaux de la Bataillère et Font Gayou, ainsi que le village actuel (qui s'appelait Ribière) et ce, autour du Château édifié entre Janvier etNovembre de l'année 1585 (délai mentionné sur le devis de commande de l'époque) et de l'église Saint Jean-Baptiste édifiée, elle, en 1565.

En 1200, le territoire fait partie de la seigneurie de Signes. Charle Ier, Comte de Provence, fait son entrée en Provence en 1246 à Aix, tout d'abord, puis à Brignoles. À la suite d'une affaire criminelle, son autorité est reconnue. Mais Charles Ier ne conserva pas longtemps la seigneurie de Néoules. En effet, dans le cadre de sa politique de prise de contrôle des principales villes de provence, la seigneurie de Néoules lui servit de monnaie d'échange avec plusieurs autres Seigneuries ou parts de Seigneuries (Signes, La Roquebrussanne, Méounes, Meynarguette, Le Béranger, Orves) afin d'acquérir la juridiction et les droits temporels détenus par l'évêque de Marseille. Cette transaction fut conclue le 30 août 1257, et l'évêque de Marseille devint, de fait, le principal seigneur de Néoules, bien que le village appartienne au diocèse de Toulon.

Au XVIe siècle, le village (descendu de la colline Saint-Thomé au quartier Ribière) est possédé par plusieurs seigneurs (les sieurs Reybiol et Blancart, ainsi que l'évêque de Marseille).

À partir de 1657, un certain André Allard se met à acheter, petit à petit, les différentes parts de la seigneurie de Néoules, si bien qu'avant la fin du XVIIe siècle, il en est le seul et unique seigneur. Jean-François Allard, né en 1750, fut le dernier seigneur de Néoules. Thérèse Henriette lui succéda. Cette parente est devenue par la suite marquise de Grimaldi-Régusse, ce qui explique que les archives des Allard furent déposées au palais des Princes de Monaco.

En 1908, à la suite de la révolte des vignerons de 1907, Néoules crée la deuxième cave coopérative du Var.

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
juin 1995 en cours André Guiol PS  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 535 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
460 513 485 611 666 627 613 598 625
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
634 630 580 599 574 420 360 342 360
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
369 337 353 318 318 323 335 305 316
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
304 439 372 619 1 110 1 617 2 206 2 264 2 486
2011 - - - - - - - -
2 535 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2])
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • le château Renaissance
  • l'église Saint-Jean-Baptiste
  • "Chateauloin" (tour gardant l'entrée du village).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • [PDF] Élisabeth Sauze, « La Bastide de Néoules », Provence historique, volume 49, no 195-196, 1999, p. 429-449

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011