Le Plan-de-la-Tour

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Le Plan-de-la-Tour
Église Saint-Martin du Plan de la Tour
Église Saint-Martin du Plan de la Tour
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Var
Arrondissement Arrondissement de Draguignan
Canton Canton de Grimaud
Intercommunalité Communauté de communes du Golfe de Saint-Tropez
Maire
Mandat
Florence Lanliard
2008-2014
Code postal 83120
Code commune 83094
Démographie
Gentilé Plantourians / Plantouriannes
Population
municipale
2 910 hab. (2011)
Densité 79 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 20′ 29″ N 6° 32′ 50″ E / 43.3414, 6.5472 ()43° 20′ 29″ Nord 6° 32′ 50″ Est / 43.3414, 6.5472 ()  
Altitude Min. 25 m – Max. 540 m
Superficie 36,8 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.leplandelatour.net
L'Ancien Presbytère : salle d'expositions

Le Plan-de-la-Tour, dénommée jusqu’au Plan-de-la-Tour[1], est une commune française située dans le département du Var en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Ses habitants sont les Plantourians et les Plantouriannes.Plan de la Tour est composé d environ une vingtaine de hameaux dont le Revest, les Gastons, la buenago.

Géographie[modifier | modifier le code]

Var, Massif des Maures, Golfe de Saint-Tropez, commune du Plan de la Tour, 9Km de la Mer.

Histoire[modifier | modifier le code]

Isolée par les difficultés d'accès liées à son relief et, également, par l'insécurité qui frappait les rivages de la mer, l'actuelle vallée du Préconil, autrefois connue sous le nom de Val d'Avignon, est restée longtemps inhabitée ou peu habitée. Au XVIe siècle, dans ces grands espaces, près des points d'eau intarissables pendant la longue période de sécheresse de l'été, apparaissent quelques bastides destinées à répondre aux exigences de la vie agricole, forestière et familiale. Ces bastides, progressivement, deviendront des hameaux regroupant, initialement, les descendants d'une même famille. C'est là le germe du type de société qui s'est perpétué, dans le respect des traditions, et qui s'est longtemps exprimé dans un paysage rural inséparable de la société qui l'avait créée.

L'un de ces hameaux, Saint-Martin, le centre de l'actuel village, deviendra le chef-lieu de fait, puis de droit, de la Communauté qui, depuis le XVIe siècle, s'est fixée sur des lieux géographiques communs.

En Provence, d'une manière générale, les limites des Communes sont celles des anciennes Seigneuries. Tel n'est pas le cas du Plan de la Tour qui regroupe trois quartiers relevant, chacun, sous l'Ancien Régime, d'unités féodales différentes pourtant connues, sous ce toponyme apparu à la fin du XVe siècle, et où vit une population qui, par la géographie des lieux et sa manière de vivre, a le sentiment d'être solidaire dans le droit de s'administrer elle-même.

La plus grande partie de cette population s'est fixée dans la haute vallée ou se trouvent les hameaux de Saint-Martin, Préconil, le Vernet, les Pennes, les Pierrons, Prat-L'Estagnol, Valauri et Emponse. Le hameau de Saint-Martin, où ont été édifiés, en 1723, l'Église et le cimetière, préfigure, on l'a dit, le chef-lieu. À la veille de la Révolution, les habitants de ces lieux, administrativement rattachés à la Garde-Freinet, sont remarquablement structurés et comptent "trois maîtres en chirurgie et des artisans de presque toutes espèces". Les chroniqueurs les plus autorisés de l'époque écrivent que les paysans de ce quartier sont laborieux et hardis, actifs pour le commerce et religieux.

La deuxième partie de la Communauté est constituée par le Haut Quartier de Saint-Pierre de Miramas et recouvre les hameaux de Prat-Bourdin, le Plan, Bagarri et Gassine. Elle est rattachée à Sainte-Maxime ainsi que le hameau du Revest qui perpétue le nom de ce fief supprimé pendant la Révolution.

Les cérémonies du bicentenaire seront des images. Mais elles exprimeront les secrètes affinités d'une réalité matérielle avec la croyance dans les libertés urbaines chèrement acquises, on va le voir, par nos ancêtres. Cette Communauté, en effet, revendiquait le simple droit de se gouverner elle-même. Mais ce droit ne lui était nullement reconnu et il existe aujourd'hui parce qu'il a été arraché, de haute lutte, par les habitants des lieux où nous vivons.

Dans le courant du XVIIIe siècle, ces habitants forment une Communauté qui prend conscience d'elle-même. La crise d'émancipation qui l'anime se cristallise, dans l'État officiellement catholique de l'époque, autour de l'épineuse question de l'érection d'une paroisse à Saint-Martin simple succursale de La Moure. Cette tentative échoue. Elle est reprise, pendant la Révolution, et le 11 juillet 1790 les citoyens actifs de Saint-Martin du Plan de la Tour se réunissent dans l'Église et se proclament indépendants de la Garde du Freinet. Depuis toujours, La Garde-Freinet manifestait une opposition farouche à la sécession. Un incident est significatif du climat dans lequel se déroulaient les événements. La décision ayant été prise, par le Directoire de Fréjus, de faire prêter serment, en 1792 au vicaire Pelloquin, desservant de la succursale de Saint-Martin, les administrateurs de la Garde-Freinet soutenaient qu'il leur appartenait de recevoir ce serment, ce que niaient les habitants du Plan de la Tour. Un huissier fut commis pour signifier l'acte. À son retour il fit connaître que « les habitants étaient beaucoup émeutés contre la Municipalité de la Garde-Freinet et que les représentants de celle-ci ne pouvaient se déplacer sans danger, à Saint-Martin, pour y recevoir le serment de l'Abbé ».

Après maintes difficultés, la Commune sera officiellement créée le 26 mai 1792 par une décision du Directoire du Var siégeant à Brignoles. Paradoxalement, elle laissera hors de ses limites le quartier du Plan qui lui a donné son nom et qui, partie intégrante de Sainte-Maxime, ne lui sera rattaché que plus tard. Enfin, le procès-verbal de division et de limitation des territoires entre la Commune du Plan de la Tour et la Garde-Freinet ne sera établi que le vingt neuvième jour de fructidor An IV de la République (1796).

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1904 1919 M. Philibert Perrin    
1919 1941 M. Victorin Bransiec    
1941 1944 Dr Charles Treuvey   délégation spéciale
1944 1945 M. Jean Guiraud   délégation municipale
1945 1947 M. Georges Gautier    
1947 1991 M. Marcel Aumeran    
1991 1995 M. Pierre Jaudel    
1995 en cours Mme Florence Lanliard    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 910 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 050 1 040 999 1 163 1 086 1 106 1 108 1 388 1 513
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 527 1 541 1 509 1 453 1 506 1 361 1 308 1 189 1 083
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 023 1 003 1 015 822 908 891 811 697 746
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
820 1 036 1 260 1 448 1 991 2 380 2 524 2 700 2 859
2011 - - - - - - - -
2 910 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Mairie ;
  • Office de Tourisme ;
  • Église Saint-Martin et son campanile ;
  • Ancien presbytère, place Clémenceau ;
  • Cave Coopérative (RD 44 vers Grimaud).

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de la ville de Plan-de-la-Tour (83) Var-France.svg D'or à la tour de gueules posée sur une terrasse de sable


Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. La commune a changé de nom par décret no 2008-1021 du 3 octobre 2008 portant changement de nom de communes, après délibération du conseil municipal de Plan-de-la-Tour du 19 juin 2006 et du conseil général du Var du 24 novembre 2006.
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  4. « Johnny Depp dévoile son quotidien avec Vanessa Paradis, sa vie en France, et... son rêve secret ! », sur purepeople.com,‎ 2 mars 2010