Félibrige

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Réunion du Félibrige en 1854

Le Félibrige (en langue d'oc: lou Felibrige selon la norme mistralienne ou lo Felibritge selon la norme classique) est une association déclarée selon la loi du 1er juillet 1901, qui œuvre dans un but de sauvegarde et de promotion de la langue, de la culture et de tout ce qui constitue l'identité des pays de langue d'oc. Son siège social est au Museon Arlaten (Palais du Félibrige, Arles).

Histoire[modifier | modifier le code]

Le Félibrige a été fondé au château de Font-Ségugne (Châteauneuf-de-Gadagne, Vaucluse), le 21 mai 1854, jour de la sainte Estelle, par sept jeunes poètes provençaux : Frédéric Mistral[1], Joseph Roumanille, Théodore Aubanel, Jean Brunet, Paul Giéra, Anselme Mathieu et Alphonse Tavan. Ensemble, ils entendaient restaurer la langue provençale et en codifier l'orthographe.

Une des premières réalisations du Félibrige fut la publication en 1855 d'un almanach entièrement rédigé en provençal, l'Armana Prouvençau (encore publié de nos jours), précédant la publication par Frédéric Mistral de Mirèio (1859) et du Tresor dóu Felibrige, premier dictionnaire provençal-français embrassant les divers dialectes de la langue d'oc.

Son action s'est appliquée au provençal dans un premier temps et s'est étendue très rapidement à l'ensemble des parlers d'oc, dès la fin du XIXe siècle. La présence du Félibrige sur le territoire où est parlée la langue d'oc a été assurée, entre autres, par des écrivains comme Philadelphe de Gerde, Michel Camélat et Simin Palay (Gascogne et Béarn), Auguste Chastanet, Robert Benoît, Marcel Fournier et Jean Monestier (Périgord), Albert Arnavielle, Justin Bessou, Jacques et Gabriel Azaïs, Achille Mir (Languedoc), Arsène Vermenouze, Régis Michalias, Benezet Vidal (Auvergne), Joseph Roux, Albert Pestour, Paul-Louis Grenier et René Farnier (Limousin). Son action s'est particulièrement développée en Provence où la plupart des écrivains d'expression provençale se sont reconnus dans le Félibrige. Parmi eux, on peut citer Félix Gras, Xavier de Fourvière, Valère Bernard, Auguste Marin, Pierre Devoluy, Folco de Baroncelli, Joseph d'Arbaud, Bruno Durand, Marie Mauron, Francis Gag, André Chamson, Henriette Dibon, Marcelle Drutel, Marius et René Jouveau, Charles Galtier, Marcel Bonnet, André Compan, Paul Marquion, André Degioanni...

Si le Félibrige est une organisation de défense et de promotion de la langue et de la culture d'oc, son action se situe aujourd'hui au niveau de la reconnaissance de la diversité linguistique et culturelle en France et dans le monde. Il est une des deux organisations présentes sur les 32 départements de langue d'oc avec l'Institut d'études occitanes (I.E.O.) fondé en 1945.

Organisation[modifier | modifier le code]

Remise d'une cigale d'argent de Maître d'oeuvre du Félibrige. (Ici à Jean-François Costes par la majorale Peireto Berengier à Sceaux le 13 décembre 2008 et devant le portrait de Frédéric Mistral).
Carte de "Félibre mantenèire / Mantenènço de Prouvènço" 2009.

Les premiers statuts du Félibrige, en 1862, établissaient un nombre restreint de membres répartis en sept sections[2]. Depuis 1876, le Félibrige compte des félibres mainteneurs, en nombre illimité, et des félibres majoraux, au nombre de cinquante.

Les adhérents de l'association sont appelés félibres mainteneurs (felibre mantenèire). Ils sont répartis en sections appelées maintenances (mantenènço). Le Félibrige compte actuellement six maintenances : Aquitaine, Auvergne,Gascogne-Haut-Languedoc, Languedoc-Catalogne, Limousin, Provence. Chaque maintenance est administrée par un bureau composé d'un syndic (sendi), de vice-syndics (souto-sendi), d'un secrétaire (secretàri) et d'un trésorier (clavaire).

Les félibres majoraux (felibre majourau) sont élus à vie par cooptation et détenteurs d'une cigale d'or, qui se transmet à leur mort comme un fauteuil d'académie. Chaque cigale porte un nom symbolique référent à une région, à une ville, à un fleuve ou à une valeur félibréenne. Les félibres majoraux composent le consistoire qui est le gardien de la philosophie de l'association.

Le Félibrige est présidé par le capoulié qui est obligatoirement un des cinquante félibres majoraux. Jacques Mouttet est l'actuel capoulié du Félibrige, XIVe successeur de Frédéric Mistral à la tête du mouvement, après Joseph Roumanille, Félix Gras, Pierre Devoluy, Valère Bernard, Joseph Fallen, Marius Jouveau, Frédéric Mistral neveu, Charles Rostaing, Elie Bachas, René Jouveau, Paul Roux, Paul Pons et Pierre Fabre. Il est le gardien de la coupe, symbole du Félibrige. Le capoulié est aidé dans sa charge par un secrétaire (baile), un trésorier (clavaire) et des assesseurs (assessour).

Le Félibrige est également représenté à l'étranger par des membres associés (sòci), la plupart universitaires ou traducteurs.

Le congrès (Santo-Estello) du Félibrige se déroule chaque année dans une ville différente des pays de langue d'oc, au moment de la fête de sainte Estelle (ou d'une date proche). Il donne lieu aux réunions statutaires ainsi qu'à de grandes festivités illustrant les différentes expressions de la culture des pays de langue d'oc (théâtre, musique, chanson, littérature...)

Tous les sept ans, le Félibrige organise des joutes littéraires connues sous le nom de Grand Jo flourau setenàri. Le grand lauréat est nommé Maître en Gai-Savoir (Mèstre en Gai-Sabé) et choisit la reine du Félibrige qui a une fonction uniquement symbolique.

Action[modifier | modifier le code]

L'action du Félibrige concerne toutes les expressions (littérature, théâtre, cinéma, chanson, musique...) et tous les supports (conférences, colloques, publications, congrès et festivals...) dès lors qu'ils vont dans le sens du maintien, de l'illustration et de la promotion de la langue et la culture des pays d'oc. L'enseignement de la langue de la Maternelle à l'Université reste une priorité pour le Félibrige. Cette action est relayée au niveau local par les écoles félibréennes et au niveau régional par les maintenances. Le Félibrige peut agir seul ou en relation avec d'autres mouvements de défense et de promotion de la langue d'oc lorsqu'il s'agit de défendre des intérêts communs, comme la reconnaissance par la France de la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires ou encore la prise en compte des langues régionales dans les textes et programmes de l'Education nationale.

Noms du Félibrige et de ses membres[modifier | modifier le code]

Étymologie[modifier | modifier le code]

Félibrige est un nom propre qui désigne une organisation précise. Il convient de l'écrire avec un F majuscule, et non avec un f minuscule.

Le terme Félibrige est dérivé du terme félibre (felibre), terme que les fondateurs ont emprunté à un récitatif pour désigner celles et ceux voués à défendre la langue provençale. Une femme est appelée félibresse (felibresso ou felibressa). Une réunion de félibres pourra être désignée sous le nom de felibrejado.

En guise de définition du terme félibre, Paul Ruat nous a laissé ce passage : "Et puis, si on vous demande un jour ce qu'est un félibre, vous pourrez répondre ceci : un félibre est un patriote régional qui aime son pays et qui cherche à le faire aimer; un félibre est un ouvrier de la plume et de la parole qui prend plaisir à parler la langue de son enfance que parlaient ses aieux ; un félibre est celui qui fait valoir et connaître nos célébrités locales, nos artistes de la truelle, de la scie et du pinceau, afin qu'un rayon de ces gloires du terroir rejaillisse sur la France, pour que la grande patrie soit toujours plus belle, plus forte, plus unie."[3]

L'on a quelquefois pu gloser sur le terme de félibre en le rapprochant du mot libre qui signifie à la fois « livre » et « libre » en provençal, ce que l'on peut interpréter par l'esprit même du Félibrige : acquérir la liberté au travers de la culture, et en particulier de la littérature. Il n'en est rien.

Le mot pourrait venir d'une erreur populaire. Mistral dans ses « Mémoires et récits » évoque un récitatif L'Oraison à Saint Anselme, Les sept douleurs de la Vierge Marie. L'une de ces douleurs a été d'avoir perdu son fils qui était au temple, « emé li tiroun de la lèi, emé li set felibre de la lèi », « avec les scribes de la Loi, avec les sept félibres de la Loi ». « Emé li sét felibre » serait en réalité« Emé li Sefer, libre », « avec les sefers (rouleaux, en Hébreu) livres de la loi ». Comme la chanson se transmettait oralement, et que personne pour ainsi dire, ne connaissait le mot « sefer », les gens auraient découpé les mots ainsi: « emé li sèt felibre de la lèi », « avec les sept félibres de la loi ». Le mot félibre, né d'un prétendu quiproquo, était, quoi qu'il en soit, orné de prestige. Car que pouvaient être ces sept félibres, sinon de grands sages ?

Pour Le Robert historique d'Alain Rey, qui qualifie l'hypothèse des « sefer, libre » de « fantaisiste », Mistral rattachait le mot félibre au bas latin fellibris, « nourrisson » (dérivé du latin fellare, « sucer »), partant de l'image ancienne qui fait des poètes les nourrissons des Muses.

Mistral lui-même, dans son Tresor dóu Felibrige écrit :

 « Ce vocable mystérieux, rapidement vulgarisé par les œuvres de ceux qui l'avaient adopté, figure depuis lors dans les dictionnaires français (Bouillet, Larousse, Littré, etc.). Son origine a exercé la sagacité des philologues et bien des étymologies ont été proposées

  1. Felibre viendrait du latin felibris ou fellebris, mot qui se trouve dans Solinus, Isidore de Séville et Papias, et que Ducange interprète par « nourrisson adhuc lacte vivens » , dérivé du verbe fellare, téter, lequel fellare a donné naissance à filius, fils. Les poètes, de tout temps, ont été dénommés « nourrissons des Muses, alumni Musarum », et, comme le fait observer M. G. Garnier, alumnus, en latin, avait le sens actif et passif et désignait le disciple et le maître, comme escoulan en provençal. Il est à remarquer que le mot tiroun, qui, dans le texte populaire, semble synonyme de felibre, rappelle le verbe provençal tira signifiant aussi « téter ». Le latin tiro veut dire « novice ».
  2. Felibre viendrait du grec φιλεβραῖος, « ami de l'hébreu », mot qu'on trouve dans la grammaire hébraïque de Chevalier (1561) et qui a, de longue date, été appliqué dans les synagogues aux docteurs de la loi.
  3. Felibre viendrait du grec φίλαβρος, « ami du beau ».
  4. Felibre viendrait de l'irlandais filea, poète, barde.
  5. Felibre viendrait du germanique felibert, dont le sens est encore inconnu.
  6. Felibre viendrait du provençal fe, libre, libre par la foi.
  7. Felibre viendrait de l'andalou filabre, dont nous ignorons le sens. La Sierra de Filabres est une montagne d'Andalousie.

Quant à l'étymologie expliquant felibre par « faiseur de livres », elle ne supporte pas l'examen, attendu qu'elle n'est pas dans le génie de la langue, car on dirait en ce cas fa-libre ou fai-libre. »

Usages courants du mot[modifier | modifier le code]

Pour Paul Ruat, un félibre est « ouvrier de la plume et de la parole qui prend plaisir à parler la langue de son enfance que parlaient ses aïeux »[4]. Les félibres, au sens large, sont les auteurs qui créent en langue d'oc.

Normes graphiques au sein du Félibrige[modifier | modifier le code]

Les deux normes graphiques majoritairement usitées pour la langue d'oc moderne sont la graphie dite mistralienne ou moderne, et la graphie dite alibertine ou occitane ou encore classique. Concernant le Félibrige, celui-ci a adopté dès sa fondation, en 1854, la norme mistralienne, conçue par Joseph Roumanille et développée par Frédéric Mistral, d'où son nom. Aujourd'hui, les félibres de la Maintenance de Provence du Félibrige et une partie de la Maintenance du Languedoc continuent dans leur grande majorité à utiliser la norme mistralienne (ce qui revient à dire qu'en Provence, ceux qui utilisent la norme classique se retrouvent dans d'autres organisations culturelles que le Félibrige) alors même que dans les autres maintenances, c'est la norme alibertine (du nom de Louis Alibert) qui est majoritairement employée.

Même si le Félibrige accepte en son sein ces deux normes linguistiques, il est moralement dépositaire de la norme mistralienne en ce qui concerne sa gestion et son développement. Les actes du Félibrige sont rédigés dans la langue de Mistral (graphie mistralienne).

Capouliés du Félibrige[modifier | modifier le code]

Grands lauréats des Jeux floraux et reines du Félibrige[modifier | modifier le code]

  • 1878 Josep Marti i Folguera (reine : Marie Frédéric-Mistral) ;
  • 1885 Brémonde de Tarascon (reine : Thérèse Roumanille ép. Boissière) ;
  • 1892 Marius André (reine : Marie Girard, ép. Gasquet) ;
  • 1899 Philadelphe de Gerde (reine : Marie-Thérèse de Chevigné, ép. Bischoffsheim, ép. de Croisset) ;
  • 1905 (reine : Marguerite Bouet) ;
  • 1906 Joseph d'Arbaud (reine : Marguerite de Baroncelli, ép. Georges Dufrénoy) ;
  • 1913 Bruno Durand (reine : Marguerite Priolo, ép. Gaillot) ;
  • 1920 Charles Pélissier (reine : Marie Vinas);
  • 1927 Joseph Bourrilly (reine : Sidonie Fontan [Roumaneto]) ;
  • 1934 Gabriel Bernard (reine : Suzanne Imbert) ;
  • 1941 Germaine, dite Nouno Judlin (reine : Yolande Coste) ;
  • 1948 Henri Mouly (reine : Jeanne Rieunau, ép. Pradalié) ;
  • 1954 Pierre Millet (reine : Magali Mitan, ép. Pile) ;
  • 1962 Paul Marquion (reine : Yvette Jonnekin [Viveto]) ;
  • 1969 Jean-Pierre Tennevin (reine : Mireille Fay, ép. Lanchantin);
  • 1976 René Méjean (reine : Micheline Turon, ép. Sapaly) ;
  • 1983 Léon Inard (reine : Odyle Rio) ;
  • 1990 Odyle Rio (reine : Odile-Alix Dupuis, ép. Legoeuil) ;
  • 1997 : Serge Arneodo (reine : Aline Samouillan, ép. Mérigot) ;
  • 2004 Serge Bec (reine : Véronique Fabre, ép. Valanchon) ;
  • 2011 Jean-Luc Gagliolo, dit Gag (reine : Angélique Marçais).

Santo Estello[modifier | modifier le code]

Le Congrès du Félibrige s'est tenu dans les villes suivantes :

1876 Avignon ; 1877 Avignon ; 1878 Montpellier ; 1879 Avignon ; 1880 Roquefavour (Aix-en-Provence); 1881 Marseille ; 1882 Albi ; 1883 Saint-Raphaël ; 1884 Sceaux ; 1885 Hyères ; 1886 Gap ; 1887 Cannes ; 1888 Avignon ; 1889 Montmajour (Arles); 1890 Montpellier ; 1891 Martigues ; 1892 Les Baux ; 1893 Carcassonne ; 1894 Avignon ; 1895 Brive ; 1896 Les Saintes-Maries de la Mer ; 1897 Sisteron ; 1898 Aigues-Mortes ; 1899 Arles ; 1900 Maguelonne ; 1901 Pau ; 1902 Béziers ; 1903 Avignon ; 1904 Font-Ségugne (Châteauneuf de Gadagne); 1905 Arles ; 1906 Sète ; 1907 Périgueux ; 1908 Toulon ; 1909 Saint-Gilles ; 1910 Perpignan ; 1911 Montpellier ; 1912 Narbonne ; 1913 Aix-en-Provence ; 1914 Avignon ; 1915 Marseille (Consistoire) ; 1916 Arles (Consistoire); 1917 Marseille (Consistoire); 1918 Marseille (Consistoire); 1919 Marseille (Consistoire); 1920 Alès ; 1921 Beaucaire ; 1922 Cannes ; 1923 Le Puy ; 1924 Narbonne ; 1925 Clermont-Ferrand ; 1926 Hyères ; 1927 Montpellier ; 1928 Limoges ; 1929 Rodez ; 1930 Avignon ; 1931 Pau ; 1932 Agde ; 1933 Toulon ; 1934 Albi ; 1935 Clermont l’Hérault ; 1936 Nice ; 1937 Béziers ; 1938 Foix ; 1939 Carpentras ; 1940 Montpellier ; 1941 Avignon ; 1942 Arles (Consistoire); 1943 Arles (Consistoire); 1944 Arles (Consistoire); 1945 Arles (Consistoire); 1946 Digne ; 1947 Périgueux ; 1948 Agen ; 1949 Marseille ; 1950 Toulouse ; 1951 Aurillac ; 1952 Clermont l’Hérault ; 1953 Bordeaux ; 1954 Avignon ; 1955 Saint-Tropez ; 1956 Gap ; 1957 Bagnères-de-Bigorre ; 1958 Toulon ; 1959 Arles ; 1960 Nice ; 1961 Béziers ; 1962 Villefranche-de-Rouergue ; 1963 Muret ; 1964 Avignon ; 1965 Saint-Junien ; 1966 Grasse ; 1967 Villeneuve sur Lot ; 1968 Saint-Remy de Provence (Consistoire); 1969 Saint-Flour ; 1970 Aix-en-Provence ; 1971 Bagnères-de-Bigorre ; 1972 Hyères ; 1973 Millau ; 1974 Arles ; 1975 Rodez ; 1976 Périgueux ; 1977 Monaco ; 1978 Avignon ; 1979 Foix ; 1980 Cannes ; 1981 Saint-Sever ; 1982 Nice ; 1983 Espalion ; 1984 Sceaux ; 1985 Saint-Junien ; 1986 Saint-Maximin la Sainte-Baume ; 1987 Perpignan ; 1988 Vic-sur-Cère ; 1989 Périgueux ; 1990 Nîmes ; 1991 Martigues ; 1992 Mende ; 1993 Le Lavandou ; 1994 Rodez ; 1995 Aix-en-Provence ; 1996 Apt ; 1997 Sarlat ; 1998 Saint-Raphaël ; 1999 Grasse ; 2000 Saint-Junien ; 2001 Sète ; 2002 Cavalaire ; 2003 Bergerac ; 2004 Avignon, Châteauneuf de Gadagne ; 2005 Hyères ; 2006 Martigues ; 2007 Cahors ; 2008 Gréoux-les-Bains ; 2009 Salon ; 2010 Castillonès ; 2011 Les Saintes-Maries de la Mer ; 2012 St-Yrieix la Perche ; 2013 St-Remy de Provence ; 2014 Aigues-Mortes

La Santo-Estello se tiendra en 2015 dans le Cantal.

Sceaux et le Jardin des Félibres[modifier | modifier le code]

La ville de Sceaux a été déclarée Cité Félibréenne en 1950, eu égard à la tradition félibréenne encore bien présente en cette ville depuis le premier hommage rendu par les félibres parisiens au fabuliste méridional Florian qui y est enterré. Un jardin des félibres qui compte aujourd'hui onze bustes a concrétisé cette tradition tout comme l'organisation tous les ans d'une félibrée.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Firmin Boissin, Frédéric Mistral et les Félibres , 1879, E-J Savigné imprimeur-éditeur, Vienne[5].
  • Eugène Lintilhac, Les Félibres, 1895, édition Alphonse Lemerre, in-12°, 136 p. Première partie - Félibres et Félibrige : L'énigme du Félibrige : les félibres de Paris, Cigaliers et félibres de Paris, le royaume poètique de Sainte-Estelle le capoulié Félix Gras, Un jour de printemps chez Mistral. Deuxième partie - Théodore Aubanel, La genése du Félibrige et Aubanel, le mouvement de Mistral, Jasmin, l'œuvre d'Aubanel.
  • La Plume, revue littéraire artistique et sociale, Paris, dir. Léon Deschamps, n° 53 du 1er juillet 1891, p. 213–237 du recueil annuel. (Numéro consacré au Félibrige à l’occasion de la mort de Joseph Roumanille)
  • Gaston Jourdanne, Histoire du Félibrige, 1897 (réédition CPM, 1980)
  • Émile Ripert, La Renaissance Provençale, Paris, Librairie Champion, 1918
  • Émile Ripert, Le Félibrige, Paris, Armand Colin, 1924 ; réédition Éditions Jeanne Laffitte, 2001 (ISBN 2-86276-363-2)
  • René Jouveau, Histoire du Félibrige (4 volumes), Nîmes, Imprimerie Bené, 1970-1984
  • Pierre Miremont, Jean Monestier, Le Félibrige et la Langue d'Oc, Périgueux, Lo Bornat, 1985
  • Pierre Fabre, Mistral en Héritage, Marseille, Autres Temps, 2002
  • Simon Calamel, Dominique Javel, La langue d'oc pour étendard : les félibres (1854-2002), Toulouse, Privat, 2002
  • Robert Maumet, Au Midi des Livres ou l'histoire d'une liberté : Paul Ruat, 1862-1938, Préface de Jean-Claude Gautier, Marseille, Tacussel, 2004.
  • Pierre Fabre, Les Félibres Majoraux de 1876 à 2006 , Aix-en-Provence, Felibrige, 2006
  • Philippe Martel, Les Félibres et leur temps. Renaissance d'oc et opinion (1850-1914) , Bordeaux, PUB, 2010

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Janine Durrens, Coutumes et traditions en Périgord, Bordeaux, Éditions Sud Ouest,‎ 1988, 32 p. (ISBN 9-782-905983-29-9), p. 25.
  2. Raymond Lefèvre, Catalogue félibréen et du midi de la France, Marseille, Ruat, 1901
  3. Paul Ruat in Charradisso sus Calendau, Marseille, 1909, p.14
  4. Paul Ruat félibre et pédagogue de Georges Bonifassi.
  5. http://www.archive.org/stream/FredericMistralEtLesFelibres-1879/Felibres#page/n3/mode/2up

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]