Étienne Pélabon

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Etienne Pélabon
Estève Pelabon

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Portrait publié dans l'édition de 1901

Activités Machiniste, auteur de théâtre
Naissance 25 janvier 1745
Toulon (Provence, Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Décès 1er novembre 1808
Marseille (Provence, Var, Drapeau de l'Empire français Empire français)
Langue d'écriture occitan (provençal maritime de Toulon)

Œuvres principales

Manicla

Maison natale d'Estienne Pelabon à Toulon (3e bâtiment en partant du coin de rue à droite)
Plaque posée sur la maison natale qui indique en provençal : "Dans cette maison naquit le trouvère toulonnais Etienne Pelabon auteur de Maniclo"

Etienne Pelabon (en occitan:Estève Pelabon ; Toulon, le 25 janvier 1745 - Marseille?, le 1er novembre 1808) est l'un des principaux écrivains provençaux toulonnais d'expression occitane.

Biographie[modifier | modifier le code]

Bataille de Trafalgar où se seraient perdus les manuscrits de deux pièces.

La plupart des faits de la vie de Pélabon ont été transmis par Jan Monné, auteur de l'avant-propos de l'édition de 1901, préfacée par Frédéric Mistral (écrivain de langue d'oc et, alors, futur prix Nobel de littérature).

Né à Toulon, Pélabon fut d'abord machiniste de théâtre dans sa ville natale puis à Marseille.

Par la suite, il publia d'autres œuvres telles que La réunion patriotique vo Minerve à Toulon (1790) , Matiu e Ana (1792) et Lou sèns-culoto à Niço (1793 ; composition motivé par la menace que pesait sur lui l'accusation d'être pro aristocrate et qui traite de l'entrée des armées de la Convention à Marseille). Selon Jan Monné, les manuscrits de ces deux dernières pièces furent perdus car leur auteur les légats à son fils Louis-Etienne qui, aspirant de marine, les perdit à Cadix lors du naufrage de son bateau après la bataille de Trafalgar.

Sa maison natale de la rue des Boucheries (proche de la Cathédrale) porte une plaque en souvenir de Pélabon et de Maniclo.

Manicla[modifier | modifier le code]

Son nom reste associé à sa comédie la plus célèbre : Maniclo (Manicla en norme classique). Cette pièce conte les amours de Suseto (la fille du cordonier éponyme) et de Tribord, son fiancé (également fils adoptif de Maniclo) qui s'est fait matelot avant de partir pour un long voyage mais non sans avoir obtenu la main de Suseto qu'il doit épouser à son retour. Entre temps, Maniclo, se voyant hissé au rang de sindic de sa corporation et ayant reçu une demande en mariage faite par le marchand fortuné (Trottoir), cherche à faire croire à sa fille que Tribord ne reviendra pas. Ce dernier revient heureusement à temps pour reprendre sa place tout en ménageant son père adoptif et futur beau-père. Il faut également souligner qu'un certain nombre de scènes sont ponctuées d'airs chantés qui prolongent les tirades.

Selon le critique occitan Robert Lafont l'édition de 1790 de Maniclo pièce ce serait vendue au nombre de 12 000 exemplaires[1].

Editions en ligne[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Anatole, Christian - Lafont, Robert. Nouvelle histoire de la littérature occitane. Paris : P.U.F., 1970.