Cuers

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Cuers
La mairie
La mairie
Blason de Cuers
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Var
Arrondissement Toulon
Canton Cuers
Intercommunalité Méditerranée Porte des Maures
Maire
Mandat
Gilbert Perugini
2014-2020
Code postal 83390
Code commune 83049
Démographie
Population
municipale
10 333 hab. (2011)
Densité 204 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 14′ 18″ N 6° 04′ 18″ E / 43.2383, 6.071743° 14′ 18″ Nord 6° 04′ 18″ Est / 43.2383, 6.0717  
Altitude Min. 71 m – Max. 700 m
Superficie 50,53 km2
Localisation

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Cuers est une commune française située dans le département du Var en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Cuers
Néoules Rocbaron Puget-Ville
Belgentier Cuers Pierrefeu-du-Var
Solliès-Toucas Solliès-Pont La Crau

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Cuers est arrosé par le Meige Pan, l'Avêne, le Ruisseau des Cougourdes et le Farembert.

Climat[modifier | modifier le code]

Voies de communications et transports[modifier | modifier le code]

Cuers est desservi par plusieurs grandes routes régionales et nationales : la route départementale RN97, CD43, CD14, autoroute A57. L'une des deux barrières de péage de cette autoroute est implanté à Cuers. L'aéroport le plus proche est celui de Toulon-Hyères. La gare TGV la plus proche est celle de Toulon. Toutefois, la commune partage une gare, avec sa voisine, Pierrefeu-du-Var, pour les liaison TER[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

De nombreuses traces d'occupation humaine ont été retrouvées sur le territoire communal, les plus anciennes remontant à 2500 av. J.-C.. Les Ligures, puis les Romains, s'installèrent ensuite dans la région de Cuers, laissant notamment les traces de trois camps romains, et d'un oppidum en haut de la Barre de Cuers[2].

Le Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Afin d'échapper aux invasions sarrasines, fréquentes dans la région au VIIIe siècle, les habitants du village se réfugient dans les environs ; ils donnent ainsi naissance aux hameaux de Valcros et Saint-Laurent. Le territoire faisait alors partie du Comté de Fréjus. Les terres passent ensuite dans les mains du vicomte de Marseille, aux alentours de 970, qui en fit don aux moines de l'abbaye de Saint-Victor, en 1032[2].

Isnard de Glandevès (1340-1409), viguier de Marseille (1380), lieutenant du sénéchal (1405), fut seigneur de Cuers, de Pourrières et de Glandevès. Il fut le premier enfant de Guillaume Féraud de Glandevès, seigneur de Cuers et de Thorame et de Louise de Villeneuve. Il fut selon le baron du Roure « un des seigneurs les plus puissants et les plus considérés de Provence[3] ». Il fut l'objet de la reine Marie de Blois qui le couvrit de dons. Le 31 août 1342, Béatrix de La Roche était dame de Cuers et du Revest ; elle était mère du chevalier Raymond de Montealbano[4].

Blasonnement[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Cuers (83).svg

Les armoiries de Cuers se blasonnent ainsi :

D'azur aux deux clefs d'argent passées en sautoir, au cœur cousu de gueules brochant en abîme chargé d'une fleur de lys d'or

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1984 juin 1995 Jean-Charles Salphati Droite  
juin 1995 novembre 2007 Guy Guigou PCF Conseiller général du Canton de Cuers (1982-2008)
novembre 2007 mars 2008 Gérard Cabri DVG  
mars 2008 en cours Gilbert Pérugini UMP vice-président de la communauté de communes Méditerranée Porte des Maures

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 10 333 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
4 100 4 890 5 123 5 380 5 106 5 000 4 309 4 562 4 363
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
4 387 4 311 4 295 4 004 4 158 3 800 3 473 3 410 3 383
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 098 3 090 3 038 3 304 3 357 3 517 3 698 4 018 4 319
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
4 665 5 107 5 453 6 571 7 027 8 174 9 542 9 933 10 333
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

La ville dispose de plusieurs sites où se sont implantées des sociétés performantes et souvent discrètes. L'ancienne base aéronavale a été reconvertie en pôle industriel et commercial en destination de l'industrie de l'aviation et de la défense. Le cœur du village ne compte pas d'agents économiques d'envergure mais c'est à la périphérie, dans les zones d'implantation plus récentes, que se comptent les nouvelles installations. Les industries tertiaires existent dans des volumes confidentiels.

Agriculture[modifier | modifier le code]

L'Histoire du village est très marquée par l'agriculture, à la fois par la culture des céréales, du tabacs, des vers à soie, mais également par l'élevage bovin et ovin. L'agriculture actuelle est plus tournée vers les productions viticoles et oléïcoles[2]. La commune fait partie de la zone de production de l'Huile d'olive de Provence AOC, des vins Maures (IGP) et Côtes-de-provence.

Industrie[modifier | modifier le code]

Tourisme[modifier | modifier le code]

Vie locale[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune dépend de l'académie de Nice. Les élèves de Cuers suivent leurs études das le village, qui dispose de deux écoles maternelles, deux écoles primaires, une école primaire bilingue français/provençal (la seule dans le Var), une école primaire privée, deux collèges et un lycée professionnel. La ville a la particularité de posséder sur son territoire la seule École publique bilingue français-provençal du département du Var et de l'Académie de Nice (récompensée par le Prix Louis-Vouland de la Vocation Provençale en 2011)[7].

Santé[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

La paroisse catholique de Cuers dépend du diocèse de Fréjus-Toulon, doyenné de Cuers[8].

Services publics[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Rues du Vieux Cuers - Vestiges ruines du château (panorama) -
  • Oppida pré-romains - Ancien aqueduc Romain (M.H.) -
  • Église paroissiale (grandes orgues, 1668, M.H.) (reliquaire 1526) -
  • Portes anciennes du vieux village - Fontaines - Lavoirs -

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. accès à la commune
  2. a, b et c Histoire de Cuers
  3. Baron du Roure, Glandevès, p. 14
  4. Gérin-Ricard, Actes, p. 214
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  7. enseignement à Cuers
  8. paroisse de Cuers