Saint-Tropez

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Saint-Tropez
Vue générale de la ville.
Vue générale de la ville.
Blason de Saint-Tropez
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Var
Arrondissement Draguignan
Canton Saint-Tropez (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes du Golfe de Saint-Tropez
Maire
Mandat
Jean-Pierre Tuveri (DVD)
2014-2020
Code postal 83990
Code commune 83119
Démographie
Gentilé Tropézien
Population
municipale
4 499 hab. (2011)
Densité 402 hab./km2
Population
aire urbaine
8 159 hab. (2008)
Géographie
Coordonnées 43° 16′ 24″ N 6° 38′ 23″ E / 43.273296, 6.639621 ()43° 16′ 24″ Nord 6° 38′ 23″ Est / 43.273296, 6.639621 ()  
Altitude Min. 0 m – Max. 115 m
Superficie 11,18 km2
Localisation

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Saint-Tropez

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Saint-Tropez

Saint-Tropez (prononcé [sɛ̃ ʁɔ.ˈpe ]) est une commune française située dans le département du Var en région Provence-Alpes-Côte d'Azur, chef-lieu du canton de Saint-Tropez.

De la citadelle du XVIe siècle au village de pêcheurs au début du XXe siècle, la première ville libérée lors du débarquement de Provence devint dès les années 1950 une station balnéaire internationalement connue de la Côte d'Azur grâce à l'engouement des artistes de la Nouvelle Vague puis des Yéyés et enfin, un lieu de villégiature de la Jet set européenne et américaine comme des touristes en quête d'authenticité provençale ou de célébrités.

Ses habitants sont les Tropéziens[1] et la ville est familièrement appelée « St-Trop' ».

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Localisation de Saint-Tropez dans le Var.

Saint-Tropez est située sur le littoral sud-est du Var sur la presqu'île de Saint-Tropez qui ferme le golfe du même nom. La commune s'inscrit dans un croissant autour de la baie des canebiers, sur la totalité de la presqu'île, qui peut être englobé dans un rectangle de six kilomètres par quatre. Elle occupe une superficie de mille cent dix-huit hectares. Le territoire de la commune est presque totalement occupé par des propriétés bâties sur de grandes parcelles, lui donnant une apparence environnementale relativement préservée. Toutefois, des concentrations de constructions apparaissent autour du vieux village, sur le littoral, notamment entre les caps Saint-Pierre et de Saint-Tropez et entre le cap Pinet et la longue plage de Pampelonne. La commune est intégrée au territoire Golfe de Saint-Tropez par le conseil général du Var[2].

Sur ses douze kilomètres de littoral, la commune dispose de six plages, à l'ouest à la limite avec Gassin, la grande plage de la Bouillabaisse, dans le vieux village, les plages de La Ponche et La Fontanette, après le cimetière marin, la plage des Graniers, dans la baie éponyme, la longue plage des Canebiers et à l'extrémité est de la presqu'île, la plage de La Moutte et celle des Salins[3]. S'ajoutent à ces plages publiques de nombreuses petites plages privées, naturelles ou artificielles, incorporées aux propriétés, malgré la loi littoral.

Port de Saint-Tropez

Le territoire de Saint-Tropez n'est traversé par aucune route d'importance. Un démembrement de l'ancienne nationale 98 à partir du célèbre « carrefour de La Foux » permet de rallier le village et se poursuit vers le sud de la presqu'île par la route départementale 93, la non moins célèbre « Route des Plages ». Elle matérialise la limite entre Saint-Tropez et Gassin à l'ouest. Dès lors, le réseau secondaire revêt une importance pour la commune, avec notamment la route des Salins qui traverse la presqu'île d'ouest en est depuis le centre-ville, le chemin du Pinet qui part vers le sud depuis le complexe sportif et le chemin Sainte-Anne depuis la Place des Lices. Signe de l'importance prise par la possession d'une villa « les pieds dans l'eau » sur la Côte d'Azur, Saint-Tropez ne dispose d'aucun chemin ou route faisant le tour du littoral.

Saint-Tropez est située à 704 kilomètres au sud-est de Paris-Notre-Dame, point zéro des routes de France, 104 kilomètres à l'est de Marseille, 60 kilomètres au nord-est de Toulon, 92 kilomètres au sud-ouest de la frontière italienne, 180 kilomètres au nord-ouest des côtes corses et 685 kilomètres au nord des côtes algériennes.

Accès et transport[modifier | modifier le code]

Saint-Tropez est accessible en voiture par l'A 8 (E 80) avec la sortie « Draguignan-Le Muy-Golfe de Saint-Tropez » puis la RD 25 jusque Sainte-Maxime sur 19 kilomètres et l'ex-RN 98 sur 12 kilomètres. Elle est aussi accessible par l'A 57 avec la sortie « Le Cannet-des-Maures » puis par la RD 558 sur 24 kilomètres jusque Grimaud puis par la RD 61 sur 9 kilomètres en passant par le célèbre carrefour de La Foux[4]. Par le bord de mer l'ex-RN 98 la relie à Toulon-La Valette-du-Var, Saint-Raphaël, Cannes, Nice, Monaco, la RD 93, appelée « Route des Plages » dessert Pampelonne, Ramatuelle et La Croix-Valmer.

En train, la gare de Saint-Raphaël-Valescure, desservie par les TGV, iDTGV, Intercités et TER Provence-Alpes-Côte d'Azur est située à 32 kilomètres.

Le réseau d'autobus départemental Varlib relie la gare routière de Saint-Tropez à Fréjus, Hyères, Toulon, Saint-Raphaël entre autres.

L'aéroport international d'envergure le plus proche est l'aéroport de Nice-Côte d'Azur à 91 kilomètres. Les liaisons nationales peuvent s'effectuer à l'aéroport de Toulon - Hyères à 44 kilomètres mais la clientèle de prestige privilégie l'aéroport de La Môle - Saint-Tropez à 15 kilomètres, l'aéroport de Cannes - Mandelieu à 40 kilomètres ou l'héliport de Grimaud.

Des navettes maritimes relient le port de Saint-Tropez à ceux de Grimaud, Sainte-Maxime, Fréjus, Saint-Raphaël, Cannes et Nice.

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

Outre le village de Saint-Tropez, la commune se compose des hameaux La Bouillabaisse et Le Pilon à proximité de Gassin, sur le massif en allant vers Ramatuelle se trouvent les quartiers excentrés de Saint-Antoine, Les Carles, Saint-Claude, Sainte-Anne, Saint-Joseph et Saint-Roch, et sur la presqu'île, Les Canebiers, Les Vanades, L'Estagnet, La Moutte et Les Salins sur la rive est.

Le village est lui-même découpé entre les nouveaux et vieux ports, le cœur artistique à la célèbre Place des Lices, le vieux village historique au pied de la citadelle et du pré des pêcheurs[5].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Saint-Tropez est située sur une presqu'île cernée du nord-ouest au sud-est par la Mer Méditerranée qui ferme le Golfe de Saint-Tropez. La commune ne possède de limite terrestre qu'avec Gassin à l'ouest-sud-ouest et Ramatuelle au sud. Les liaisons maritimes fréquentes avec Grimaud au nord-ouest et Sainte-Maxime au nord en font des communes limitrophes de fait.

Rose des vents Mer Méditerranée,
Golfe de Saint-Tropez,
au large Grimaud
Mer Méditerranée,
Golfe de Saint-Tropez,
au large Sainte-Maxime
Mer Méditerranée,
Golfe de Saint-Tropez,
au large Les Issambres
Rose des vents
Gassin N Mer Méditerranée
O    Saint-Tropez    E
S
Gassin,
Forêt des Maures
Ramatuelle Mer Méditerranée,
Anse de Pampelonne

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La presqu'île de Saint-Tropez appartient géographiquement et géologiquement au massif des Maures, petite chaîne de montagnes du sud de la France qui s’étend d'Hyères à Fréjus.

Le village est adossé à une colline de faible hauteur.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Plusieurs petits ruisseaux parcourent le territoire de la commune dont La Gassine qui la sépare de Gassin, La Moutte qui court à travers la presqu'île et se jette dans la mer en traversant les marais salants, et plusieurs autres aujourd'hui oubliés et canalisés dans le réseau d'eaux pluviales.

Climat[modifier | modifier le code]

Saint-Tropez est située sur la Côte d'Azur et bénéficie d'un climat méditerranéen aux étés chauds et secs, aux hivers doux et humides. La température moyenne annuelle relevée au Cap Camarat s'établit à 15,6 °C, avec une maximale à 18,8 °C et une minimale à 12,3 °C. Les températures maximales et minimales relevées sont de 27,3 °C en août et 6 °C en décembre. L'ensoleillement est l'un des plus importants de France avec près de 2 750 heures sur l'année et un maximum de 355 heures en août. Les précipitations totalisent 711 millimètres sur l'année avec une répartition inégale, seulement 15,5 millimètres en juillet et plus de 100 en octobre. Le golfe de Saint-Tropez est réputé pour être l'un des endroits les plus dangereux pour la navigation en Méditerranée à cause des nombreux vents qui y interviennent. Si le mistral est relativement rare grâce à la protection du massif des Maures, le levant surtout et le sirocco parfois soufflent et rendent la navigation délicate.

Données climatiques à Saint-Tropez
Mois Janv. Fév. Mars Avr. Mai Juin Juil. Août Sept. Oct. Nov. Déc. Année
Températures maximales moyennes (°C) 12,1 12,6 14,3 16,5 19,7 23,4 27 27,3 24,3 20,2 15,6 13 18,8
Températures minimales moyennes (°C) 6,5 6,6 7,8 9,8 13 16,5 19,5 17,3 14,1 9,9 7,5 6 12,3
Températures moyennes (°C) 9,3 9,6 11 13,2 16,3 20 23,3 23,4 20,8 17,1 12,8 10,3 15,6
Ensoleillement (h) 147,8 148,9 203,2 252,1 234,9 280,6 310,3 355,5 319,5 247,0 201,5 145,5 2748,1
Moyennes de précipitations (mm) 82,4 82,8 64,7 53,2 40,1 25,7 15,5 27,8 57,0 104,9 85,7 72,2 711,8
Source : Climatologie mensuelle à la station de Cap Camarat[6].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Selon la légende, Saint-Tropez doit son nom Torpes, à un grand officier de la cour de Néron, Caïus Silvius Torpetius (saint Tropez de Pise) né à Pise[7]. Converti par saint Paul, il engendre la colère de l'empereur Néron qui le fait décapiter le 29 avril 68. Le corps est déposé dans une barque en compagnie d'un coq et d'un chien, puis l'équipage remonte l'Arno sous le vent d'est et s'échoue le 17 mai 68 sur le rivage du futur Saint-Tropez. La tête de Torpetius est encore conservée et vénérée à Pise. Le nom de la commune s'écrit Sant Tropetz en provençal selon la norme classique ou Sant Troupés selon la norme mistralienne (prononcer dans les deux cas [ˈsã ʀuˈpes ]).

La commune a été créée en 1793 sous le nom d'Héraclée et a été renommée Saint-Tropez en 1801[8].

Histoire[modifier | modifier le code]

Dates importantes[modifier | modifier le code]

  • 599 av. J.-C. : Les Phocéens investissent Marseille et les sites de mouillage de la côte.
  • 31 av. J.-C. : La bataille d'Actium permet l'installation des Romains. Ils construisent des villas cossues ; celle dite "des Platanes" en est l'illustration. La première dénomination du village est Héraclea-Caccaliera et l'embouchure du golfe, Les Issambres, Sinus Sambrecinalus.
  • Fin IXe siècle : La chute de l'Empire romain, les pirates, les corsaires mettent le pays à feu et à sang. Ces exactions qui durèrent près de 100 ans sont dans la mémoire collective, toutes attribuées aux Sarrasins qui se retrancheront à la Garde-Freinet. Il restera de leur passage les toits de tuiles roses dites "sarrasines" du pays de Provence.
  • 890 à 972 : La péninsule de Saint-Tropez est une colonie arabo-musulmane sous les noms de Jabal al-Qilâl « montagne des cimes » et de Farakhshinit, forme arabisée du gallo-roman FRAXINETU « frênaie », à mettre en relation avec le second élément de la Garde-Freinet. Cependant, le toponyme -Freinet est directement issu du terme roman. Évariste Lévi-Provençal fait provenir le toponyme Ramatuelle de l'arabe Rahmat-ûllah « miséricorde divine »[9].
  • 940 : Nasr ibn Ahmad est nommé caïd de la péninsule de Saint-Tropez[9].
  • 961-963 : Audibert fils de Bérenger, le prétendant au trône de Lombardie chassé par Otton I°, se réfugie dans la colonie arabo-musulmane de Saint-Tropez[9].
  • 972 : Les Musulmans de Saint-Tropez enlèvent l'abbé Maïeul de Cluny qu'ils relâchent contre rançon[9].
  • 976 : Guillaume Ier comte de Provence, seigneur de Grimaud, chasse les Musulmans et il fait construire en 980 une tour à l'emplacement actuel de la tour Suffren.
  • 1079 et 1218 : les bulles pontificales confirment l'existence d'un domaine seigneurial à Saint-Tropez.
  • À partir de 1436 , le Comte René Ier (le bon roi René) tente de repeupler la Provence, il crée la Baronnie de Grimaud et fait appel au Génois Raphaël de Garezzio, gentilhomme, qui aborde la presqu'île avec une flotte de caravelles accompagné d'une soixantaine de familles génoises. En contrepartie, les Tropéziens seront francs, libres, et exempts de tout impôt, cette convention perdurera jusqu'à son abrogation en 1672 par Louis XIV. Le 14 février 1470 l'accord est passé entre Jean de Cossa, baron de Grimaud, grand sénéchal de Provence et Raphaël de Garezzio. Dans Saint-Tropez détruit par la guerre de la fin du XIVe siècle, Raphaël de Garezzio fait construire des murs d'enceintes dont deux larges tours sont encore debout : l'une à l'extrémité du grand môle et l'autre à l'entrée de la "Ponche". La tour carrée faisait partie de l'ensemble. La cité est une petite république qui possède sa flotte et son armée, et est administrée par deux consuls et douze conseillers qu'elle élit. En 1558 la création de la charge de capitaine de ville (Honorat Coste) renforce l'autonomie de la ville. Le capitaine élu, tous les ans, dirige les capitaines de quartiers, un bombardier, une milice et des mercenaires. Les Tropéziens résistent aux Turcs, aux Espagnols, secourent Fréjus et Antibes, aident l'archevêque de Bordeaux à reprendre les îles de Lérins.
  • 1577 : Geneviève de Castille, fille du marquis, seigneur de Castellane épouse Jean-Baptiste de Suffren, marquis de Saint-Cannet, baron de la Môle, conseiller au Parlement de Provence. La seigneurie de Saint Tropez devient l'apanage de la famille de Suffren.
  • 1615 : Saint-Tropez accueille durant quelque temps l'expédition de Tsunenaga Hasekura, qui se rendait à Rome mais est obligée de s'arrêter à cause du mauvais temps. Cette visite imprévue constitue la première trace enregistrée de relations franco-japonaises.
  • 15 juin 1637 : Les Tropéziens viennent à bout de 21 galères espagnoles. Cette victoire donnera lieu à une bravade le 15 juin qui glorifie la victoire des habitants sur les Espagnols.
  • mai 1965 : Un Super Frelon de présérie s'écrase dans le golfe, tuant son pilote.
  • 4 mars 1970 : Le sous-marin Eurydice disparaît dans le golfe avec 57 hommes d'équipage.

Station balnéaire internationalement connue[modifier | modifier le code]

Village de pêcheurs au début du XXe siècle, Guy de Maupassant atteint de la syphilis vient s'y reposer dans son yacht en 1887. Paul Signac découvre en 1892 ce petit port de pêcheurs à bord de son yacht l'Olympia. Il y achète La Hune, une maison dont il fait son atelier et devient le lieu de pèlerinage de nombreux peintres. La proximité de stations thermales attire des artistes comme Colette dans les années 1920. Léon Volterra, directeur de salles parisiennes, en devient le maire dans les années 1930, assurant sa promotion nationale (séjours de Louise de Vilmorin, Arletty, Jean Cocteau)[10].

Sa dernière défense de la citadelle fut celle de la dernière guerre. Le 15 août 1944, la flotte alliée débarque sur les plages voisines et Saint-Tropez est la première ville de Provence libérée. Après 1944, le port est en ruines, la chapelle des Pénitents blancs est mutilée, les bombardements ont soulevé le quai. Lors de la reconstruction, Philippe Tallien, architecte, remarque des ouvriers qui se préparent à détruire l'arche branlante du marché aux poissons. Il fait tout arrêter, part à Paris, alerte des personnalités influentes qui forment un comité. Sous la houlette du ministre Raoul Dautry, le village est épargné d'une grande avenue de huit mètres de large qui devait le traverser jusqu'à la place des Lices et monter jusqu'à la citadelle.

Dès les années 1950, Saint-Tropez devient une station balnéaire internationalement connue de la Côte d'Azur grâce à l'engouement des artistes de la Nouvelle Vague (plusieurs films y sont tournés comme La Collectionneuse, La Piscine) ou plus populaires (La Cage aux folles, La Scoumoune, L'année des méduses, la série des « Gendarmes ») puis des Yéyés et enfin, un lieu de villégiature de la Jet set européenne et américaine comme des touristes en quête d'authenticité provençale ou de célébrités.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

La commune est politiquement fortement ancrée à droite avec un plébiscite à chaque élection pour les candidats de la droite parlementaire et une part importante du vote d'extrême droite, notamment lors de l'élection présidentielle de 2002 où le candidat du Front national a obtenu 28,50 % au deuxième tour, résultat conforme aux 28,69 % obtenu dans le département[11] à comparer aux 17,79 % obtenu sur la France entière[12]. On constate aussi une nette tendance à renouveler les mandats des candidats en poste, le maire étant réélu depuis 1983 avec une courte interruption au profit du premier adjoint et une préférence pour les « enfants du pays », qu'ils soient de gauche ou de droite. Lors des scrutins communaux, les électeurs ont choisi de renouveler une majorité UMP au détriment de « l'opposition » Divers droite.

Élections présidentielles, résultats des deuxièmes tours :

Élections législatives, résultats des deuxièmes tours :

Élections européennes, résultats des deux meilleurs scores :

Élections régionales, résultats des deux meilleurs scores :

Élections cantonales, résultats des deuxièmes tours :

Élections municipales, résultats des deuxièmes tours :

Référendums :

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Depuis 2008, Jean-Pierre Tuveri est le maire. Vingt-sept élus siègent au conseil municipal, dont le maire, huit adjoints, six délégués et onze conseillers, répartis en vingt élus divers droite constituant la majorité et sept élus d'opposition aussi divers droite.

Conseil municipal de Saint-Tropez (mandature 2014-2020)[27].
Liste Tendance Tête de liste Effectif Statut
« Nos racines sont notre futur » DVD Jean-Pierre Tuveri 20 Majorité
« Saint-Tropez : osons le nouvel élan » DVD Jean-Michel Couve 4 Opposition
« Pour retrouver Saint-Tropez, rassemblons-nous » DVD Alain Spada (a cédé son siège au profit de Vérane Guérin) 3 Opposition
Liste des maires successifs[28].
Période Identité Étiquette Qualité
2008 en cours Jean-Pierre Tuvéri DVD ancien haut fonctionnaire à l'OCDE
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la communauté de communes du Golfe de Saint-Tropez.

Administration locale et autres institutions[modifier | modifier le code]

Saint-Tropez est le chef-lieu du canton représenté par le conseiller général Alain Spada (DVD), elle est rattachée à la quatrième circonscription du Var représentée par le député Jean-Michel Couve (UMP).

La commune dépend du tribunal de commerce de Fréjus, du tribunal d'instance de Fréjus, du tribunal de grande instance, du conseil de prud'hommes de Fréjus et de celui Draguignan pour les salariés agricoles, de la cour d'appel d'Aix-en-Provence[29].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

La commune est constituée de différentes zones d'urbanisme. Le centre-ville est constitué de petit habitat collectif ancien. À l'est de cette zone, la citadelle constitue un espace boisé classé, prolongé au sud du cimetière marin et sur tout le centre de la presqu'île jusqu'à la pointe de Capon. Au sud du centre-ville se trouve une zone de petit habitat collectif et individuel, prolongée, vers Ramatuelle et aussi sur la pointe de la presqu'île entre le Cap saint-Pierre et le Cap des Salins par un habitat individuel haut de gamme. Des zones agricoles préservées au sud-ouest de la commune et au centre est de la presqu'île[30]. En 2004, cinq mille neuf cent logements étaient répartis sur le territoire de la commune, dont 49,3 % de résidences secondaires, à 51,8 % des appartements et 43,4 % des villas. Le prix moyen de l'immobilier atteignait 6 286,11 € le mètre carré[31].

En 1976, le dilemme entre préservation du territoire agricole et du littoral et construction de villa pour les estivants se posait lors de la discussion du Plan d'occupation des sols, avec une réflexion sur la discrimination par les prix et déjà l'idée mise en place d'une concertation de la construction sur tout le littoral[32].

Budget et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2006, les taux d'imposition s'élevaient à 11,37 % pour la taxe d'habitation, 11,42 % et 35,72 % pour la taxe foncière (bâti et non bâti), 15,90 % pour la taxe professionnelle[33].

Jumelages[modifier | modifier le code]

La commune n'a pas développé de lien de jumelage.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution est atypique avec une grande stabilité au XIXe siècle, pas de fléchissement à la suite de la Première Guerre mondiale mais au contraire une augmentation constante durant les 70 premières années du XXe siècle suivie d'une stabilisation[34].


En 2011, la commune comptait 4 499 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 629 3 156 3 319 3 360 3 736 3 637 3 538 3 647 3 595
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 640 3 558 3 739 3 532 3 531 3 545 3 636 3 533 3 599
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 704 3 708 3 704 3 842 4 324 4 589 4 102 4 161 4 925
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
5 668 6 130 5 427 6 213 5 754 5 444 5 635 5 612 4 532
2011 - - - - - - - -
4 499 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[35] puis Insee à partir de 2004[36].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de Saint-Tropez est caractérisée par son âge élevé, avec un déficit important des populations d'enfants, adolescents et jeunes adultes. À l'inverse, les populations de plus de 75 ans sont très représentées.

Pyramide des âges à Saint-Tropez en 2007 en pourcentage[37].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,6 
90 ans ou +
1,5 
9,6 
75 à 89 ans
14,5 
19,1 
60 à 74 ans
19,2 
25,0 
45 à 59 ans
23,1 
19,5 
30 à 44 ans
19,7 
12,6 
15 à 29 ans
10,9 
13,7 
0 à 14 ans
11,0 
Pyramide des âges du Var en 2007 en pourcentage[38].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90 ans ou +
1,4 
8,1 
75 à 89 ans
11,3 
16,7 
60 à 74 ans
17,3 
20,3 
45 à 59 ans
20,4 
19,5 
30 à 44 ans
19,1 
17,2 
15 à 29 ans
14,9 
17,7 
0 à 14 ans
15,5 

Économie[modifier | modifier le code]

Saint-Tropez est une commune viticole du vignoble de Provence. Sur son aire géographique peuvent être produits les vins: AOC Côtes de Provence et les IGP Var, Maures et Méditerranée[39].

Activités et emplois[modifier | modifier le code]

Au recensement de 1999, Saint-Tropez comptait 4061 emplois, chiffre en baisse de 10,2 % par rapport au recensement précédent (1999). Il s'agissait de salariés pour 81,3 %. Le secteur tertiaire est de loin le secteur dominant avec 82,4 % des emplois, suivi par l'industrie et la construction (15,3 %) et enfin en position marginale, l'agriculture (2,3 %)[40].

Les principales activités pourvoyeuses d'emplois sont les hôtels-restaurants (15,3 %), le commerce de détail/réparations (14,8 %), l'administration publique (13,5 %), la construction (6 %), les services personnels et domestiques (5,9 %), la construction navale (5,8 %), la santé et l'action sociale (5,8 %), le conseil et assistance (5,7 %) et l'immobilier (4,9 %)[41].

Ces emplois relèvent en majorité (56,3 %) des catégories employés et ouvriers, et pour 19,4 % des professions intermédiaires et pour 14,5 % des artisans, commerçants et chefs d'entreprises.

En 1999, la population active comptait 2648 personnes, dont 14,2 % de chômeurs et 85,6 % ayant un emploi, soit un taux d'activité de 55,6 %[42].

Tourisme[modifier | modifier le code]

La commune est située dans le premier département touristique de France[43]. Depuis les années 1950, la commune est devenue une station balnéaire plébiscitée par la Jet Set et les artistes. Pour répondre à cette catégorie de clientèle, elle dispose sur son territoire de dix palaces classés cinq étoiles dont le célèbre Hôtel Byblos. Moins prestigieux, huit hôtels quatre étoiles et onze hôtels trois étoiles.

Il existe trois campings dans le golfe de Saint-Tropez[44]

La commune aimerait développer le tourisme d'affaire[45].

Pêche[modifier | modifier le code]

Mode[modifier | modifier le code]

La dynastie des créations Vachon : Claire Vachon s'installe à Saint-Tropez en 1919. Sa fille Manine a l'esprit créatif et crée une mode méditerranéenne qui enthousiasme la Nouvelle Vague. Au début des années 1950, le grand public découvre la mode et le mannequin de 16 ans, Brigitte Bardot. La mode est simple, décontractée, la cravate interdite. Un pharmacien à la retraite a en sa possession 40 000 planches de bois cloutées pour les impressions provençales au maillet, dont certaines dataient du XVIe siècle qu'il exploite avec Manine Vachon. Paul Poiret s'inspira de la tonalité des foulards. En 1963, après 40 ans de création, Manine se retire. Tout ce que portait Brigitte Bardot était reproduit. Chaque année il y avait une nouvelle couleur à la mode, et un style comme l'année gitane, l'année ancre de marine, hippie…

Après Mme Vachon, se succédèrent bien d'autres maisons de créations comme "Choses" d'Albert et Vicky Rémy, qui s'installèrent dans les années 1960 à côté de Cosi Sénéquier. La maison sera vendue en 1978.

La mode aujourd'hui est banalisée. Les grandes marques ont leurs vitrines dans la cité corsaire et il ne se trouve plus d'égérie pour sortir de ce formatage.

L'art et Saint-Tropez[modifier | modifier le code]

Saint-Tropez joue un rôle majeur dans l'histoire de l'Art Moderne. Paul Signac découvre cet endroit baigné de lumière et incite des peintres comme Matisse, Bonnard ou Marquet de venir à Saint-Tropez. C'est ici que le pointillisme et le fauvisme voient le jour. Cette évolution est parfaitement documentée au Musée de l'Annonciade. Un musée destiné aux œuvres des peintres ayant séjourné à Saint-Tropez est en projet. Saint-Tropez reste un point d'attraction pour les générations futures. Bernard Buffet, David Hockney, Donald Sultan vivaient et travaillent à Saint-Tropez. Aujourd'hui, Stefan Szczesny a élu domicile à Saint-Tropez et travaille dans la continuité de cette tradition. Les écrivains Colette et Françoise Sagan ont été inspirées par Saint-Tropez.

Aujourd'hui une sculpture-fontaine de l'artiste Jean Yves Lechevallier orne la place Celli.

Équipement et service[modifier | modifier le code]

Outre les équipements de santé ou de sport, la commune dispose d'un cinéma, d'une bibliothèque municipale, d'un centre aéré et d'un centre de loisirs pour la jeunesse[46].

Enseignement[modifier | modifier le code]

École maternelle l’Escouleto, écoles primaires Louis-Blanc et Les Lauriers, collège d’enseignement secondaire du Moulin-Blanc et école Sainte-Anne[47].

Plus de 1 000 élèves répartis entre écoles maternelles, écoles primaires et un collège[48].

Sports[modifier | modifier le code]

  • Plusieurs associations sportives (voile[49], natation, etc.).
  • La commune dispose d'un complexe sportif, gymnase, salle de musculation, piscine, un dojo, deux stades, des tennis et un centre de voile[50].
  • Il existe aussi un club de polo

Santé[modifier | modifier le code]

Centre Communal d’Action Sociale, Foyer des Aînés[46]

Vie locale[modifier | modifier le code]

De nombreuses associations sont implantées à Saint-Tropez dont les principales sont : Les Amis de La Bravade et des Traditions Tropéziennes (maintien des traditions), Lou Rampeu De Sant-Troupes (groupe folklorique), Fifres et Tambours (musique traditionnelle), Passions & Traditions (loisirs créatifs), La Troupelenco (culture provençale), Les Tréteaux de Saint-Tropez (compagnie théâtrale)...

Cimetière marin transplanté depuis le "Pré des Pêcheurs" à son actuel emplacement à partir de 1815[51].

Cultes[modifier | modifier le code]

Chrétien :

  • Communauté religieuse des Sœurs Ursulines de Jésus[52].
  • À la chapelle Sainte-Anne : pèlerinages (bravades 1815 et jour de Sainte-Anne) ; 17 et 18 mai, messe solennelle et d'action de grâce[52].

Protestant :

  • Culte protestant annoncé à l'entrée de la ville[53].

Israélite:

  • La Synagogue de St Tropez se trouve à l'entrée de la ville, à la hauteur du Pilon. Elle est dirigée par le Rabbin Daniel Belaïch, et se trouve sous l'égide de l'"Union des Communautés Israélites Côte d'Azur Ouest" dirigée par le Rabbin Mendel Matusof[54].

Environnement[modifier | modifier le code]

Médias[modifier | modifier le code]

La station de radio NRJ dispose d'une antenne locale nommée « NRJ Saint-Tropez » mais dont les bureaux se trouvent en fait à Gassin. Le Var-Matin dispose de bureaux dans la commune et édite une édition locale. La commune accueille aussi les locaux de La Revue du Golfe de Saint-Tropez. La commune est aussi dans le bassin d'émission de TMC et France 3 Méditerranée.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Saint-Tropez et les arts[modifier | modifier le code]

L’ancienne gendarmerie de Saint Tropez, lieu de tournage de la série des Gendarmes.

Filmographie partielle[modifier | modifier le code]

Films pour un public averti 
Feuilleton télévisé 
Littérature 
Port de Saint-Tropez
Tableau de Paul Signac (1899)
Peinture 
Chansons 

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Piscine de l'hôtel Byblos
  • La porte du Revelen était l'une des entrées du village contrôlée par le Corps de Garde
  • La citadelle de Saint-Tropez et son « musée de la marine » : du pied des remparts, la citadelle offre un beau panorama sur la ville, le golfe et le massif des Maures.
    Achetée par la Ville à l'État en 1993, elle fait depuis l'objet d'un programme de restauration
  • La tour Guillaume ou tour Suffren
  • La tour du Portalet ou tour Daumas : XVIe siècle
  • La tour Jarlier à l'origine s'appelait "de l'aire du commun" : le terre-plein jouxtant la tour Jarlier était utilisé pour battre le blé ou d'autres activités paysannes. La tour est en forme de proue de navire
  • La rue du Portail-Neuf et les 3 arc-boutants de la chapelle de la Miséricorde : le dôme est en tuiles vernissées et la porte est ornée de serpentine, marbre vert sombre, ornement typique du pays
  • La rue Gambetta percée au XVIIIe siècle durant l'âge d'or de Saint-Tropez, les grandes familles de navigateurs et de marchands s'y faisaient construire des hôtels particuliers
  • L'hôtel Byblos construit au début des années 1960 par l'hôtelier libanais Jean Prosper Gay-Para
  • Le port, son phare et son célèbre café Sénéquier.
  • La place des Lices avec le café, établissement historique, témoignage de la douceur de vivre sur la côte
  • La maison des papillons : à l'initiative du peintre Dany Lartigue, le fils du célèbre photographe Jacques Henri Lartigue, une collection de près de 20 000 papillons est présentée dans des tableaux recréant l'environnement des papillons
  • Le musée d'Archéologie sous-marine
  • La Madrague, célèbre maison de Brigitte Bardot
  • La Mandala, villa de Bernard Tapie
  • L'hôtel Latitude 43 construit en 1932 par l'architecte Georges-Henri Pingusson

La Citadelle[modifier | modifier le code]

Canons de la Citadelle

Le site est classé au titre des Monuments historiques depuis 1995.

Article détaillé : Citadelle de Saint-Tropez.

Les Tropéziens constamment aux prises avec les pirates, les corsaires, les turcs demandèrent par lettre patente la construction de la citadelle. Elle fut détruite par les troupes du duc de Guise alors que les Tropéziens étaient restés fidèles au roi.

En 1592, La Valette, gouverneur de Provence propose la fortification de la colline dite des Moulins et de la Bourgade ; la construction commence mais déplaît aux Tropéziens qui déposent en 1594 une requête auprès du roi en s'engageant à défendre la ville en compensation de la destruction de la citadelle. Henri IV le 6/9/1596 accepte mais la guerre d'Espagne avait repris l'année précédente et Épernon, gouverneur de Provence, disgracié par Henri IV se retranche dans la citadelle avec les rebelles. Le duc de Guise entreprend le siège et sauvera la citadelle. Le siège de la citadelle met fin à la résistance et malgré de nouvelles démarches pour sa démolition.

En 1602, l'ingénieur royal, Raymond de Bonnefons, entreprit la construction d'une grosse tour, appelé aujourd'hui donjon. Elle est caractéristique des fortifications côtières de cette époque. Dans les années 1620-30, la grande enceinte est achevée.

En 1652, durant les troubles de la Fronde, la Citadelle est à nouveau attaquée par le régiment d'Entraigues qui prend le parti de la Fronde ; les Tropéziens résistent amenant la capitulation. La fin de la guerre civile ramène le calme en Provence.

En 1742 cinq galères espagnoles sont coulées dans le port par les Britanniques. La Citadelle démunie de canons ne peut intervenir. Elle devient le magasin général pour l'approvisionnement des armées en Italie du maréchal de Bellisle et elle est occupée en 1793 par les Tropéziens pendant la révolte fédéraliste.

Durant le premier Empire, la marine anglaise n'osa pas s'aventurer dans les eaux tropéziennes car l'artillerie des canonniers des garde-côtes y étaient présente.

Après 1873, la forteresse perd son aspect stratégique car elle n'est plus efficace au tir des nouveaux obus explosifs remplaçant les boulets traditionnels.

Le port[modifier | modifier le code]

En 1789, le port comptait 80 navires, le trafic était intense et les activités portuaires et agricoles étaient florissantes. Les Tropéziens n'étaient pas des gens ordinaires, à la fois marins et guerriers. En 1860 le fleuron de la marine marchande se nommait La Reine des Anges un trois-mâts de 740 tonneaux. Avant 1914 Saint-Tropez est le 17e port marchand de France, les trois-mâts, les bricks italiens, viennent s'approvisionner.

Les chantiers navals construisaient des tartanes et des trois-mâts de 1000 à 1200 tonneaux qu'il fallait hâler et toute la population était appelée par les cloches et le roulement des tambours pour la mise à l'eau. Les commerces de vin, de liège, de bois, l'installation d'importantes poissonneries, d'une fabrique de bouchons de lièges, l’usine des câbles sous-marins aux Canebiers (la TSF y met fin), une école d'hydrographie (transférée).

Port de Saint-Tropez

L'usine de torpilles[modifier | modifier le code]

En 1907, Schneider conçoit à Saint-Tropez le centre français des études et essais de torpilles. Les particularités de la côte, les fonds, l'environnement et le climat se prêtent aux essais de "navigation" des engins, pratiquement uniques en France. La première commande de torpilles pour la Marine est passée en 1914. C'est en application de la loi du 11/8/1936 sur la nationalisation de la fabrication des matériels de guerre que furent pris les décrets d'expropriation de Saint-Tropez. La Marine prend possession de l'usine de torpilles le 4 février 1937.

La Bravade[modifier | modifier le code]

Il y a deux bravades : celle du 16 au 18 mai et celle du 15 juin (bravade espagnole) qui correspond à la victoire sur les galères espagnoles.

Le 16 mai le maire remet en compagnie du maire de Pise la pique au capitaine de ville élu le lundi de Pâques pour une année. Des salves de fusils sont tirées par les marins et des coups de tromblons tirés par les mousquetaires. Le curé bénit les armes. Les Gardes-Saints sortent la statue de Saint-Tropez et l'emmènent en procession au son des cloches, fifres, tambourins, clairons et tambours dans le nuage de poudre des coups de tromblons des bravadeurs disposés en cercle. Le lendemain, c'est la messe des mousquetaires, les bravadeurs ont cette fois une arme blanche sur laquelle est fixé un petit bouquet béni. Louis Marius Sanmartin Lou Cepoun (le Cep) : son ancêtre Isnard, né à Saint-Tropez en 1644, était lui aussi charpentier. Marius crée l'Association des amis de la Bravade et réussit à maintenir les traditions même pendant l'occupation allemande.

Historique de La Bravade[modifier | modifier le code]

En l'an 68 après Jésus-Christ, le chevalier Torpes (saint Tropez de Pise), natif de Pise, intendant de l’empereur Néron, se convertit au christianisme. Comme il refusait de renier sa nouvelle foi, Néron, furieux, ordonna de le décapiter. Sa tête, après avoir été précipitée dans l'Arno, fut recueillie par des mains pieuses ; elle est aujourd'hui à Pise. Son corps, placé entre un coq et un chien au fond d'une barque vermoulue, fut abandonné au gré des flots et vint s'échouer le 17 mai sur les rivages d'Héracléa (ancien nom de Saint-Tropez, ce dernier dérivé de Torpès).

Pendant de nombreuses années, les pirates écumèrent les côtes méditerranéennes. Il devint nécessaire d'avoir un chef de guerre et, en 1558, le Conseil de la Communauté décida de désigner sous le nom de capitaine de ville, le chef de la milice locale chargé de recruter et commander les hommes nécessaires à la défense de la cité. Depuis 1558, chaque lundi de Pâques, le conseil municipal procède à l'élection d'un capitaine de ville. Pendant plus d'un siècle, les capitaines de ville et leur milice tropézienne assurèrent la défense locale et s'opposèrent victorieusement aux nombreuses attaques venues aussi bien de l'intérieur que de l'extérieur. Les pouvoirs qui leur étaient reconnus dans la ville de Saint-Tropez furent confirmés par des lettres patentes de tous les rois de France jusqu'à Louis XIV. Sous le régime de celui-ci, la milice locale fit place à une garnison royale installée à la citadelle.

Mais en cessant de faire usage de leurs armes pour la défense de leur cité, les Tropéziens les conservèrent pour honorer leur saint patron. Le capitaine de ville continua à se mettre à la tête de la Bravade, grande fête patronale du 17 mai, et les habitants ne furent que plus zélés à reprendre ce jour-là le costume et les armes qu'ils avaient jusqu'alors portés. Depuis, la ville de Saint-Tropez voit chaque année ses habitants en armes revêtir leurs uniformes de soldats et marins et faire retentir leurs tromblons et fusils en l'honneur du saint, comme à l'époque où ils allaient au combat ou à celle où, en pareil jour de fête, ils protégeaient d'attaques éventuelles la procession se rendant à la chapelle de Saint-Tropez située hors les murs[56].

Cette Bravade, issue des libertés de Saint-Tropez, communion de toute une population dont l'histoire lointaine ou récente n'est qu'héroïsme et fidélité, s'est perpétuée intacte jusqu'à nos jours.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

  • L'église Notre-Dame-de-l'Assomption de Saint-Tropez du XVIIIe siècle de style baroque italien, abrite, un buste de saint Tropez entouré de vieux tromblons de la bravade. Un campanile couronne le sommet du clocher.
  • Notre Dame de l'Assomption : la façade est étonnante par la statue de Saint-Tropez en centurion romain.
  • Chapelle Sainte-Anne : construite au début du XVIIe en action de grâces, après une épidémie de peste qui épargna la ville. Le jour de la libération par les alliés et les résistants de la brigade des Maures, le 15 août est célébré chaque année après une retraite au flambeau.
  • Synagogue de Saint-Tropez[57].
  • Le musée de l'Annonciade[58] : la chapelle de l'Annonciade est construite entre 1510 et 1558 par la confrérie des Pénitents Blancs. Elle est dépouillée au XIXe siècle : le maître-autel part à Sainte-Maxime, les boiseries sont utilisées pour l'église paroissiale, les ornements d'argent partent à Fréjus et en 1821, le clocher est abattu. En 1908 André Dunoyer de Segonzac est conservateur du musée. Georges Grammont, riche industriel et collectionneur éclairé, obtient de la ville la libération de la chapelle de l'Annonciade et la fait aménager à sa charge. Le musée est inauguré en juillet 1955 et en août Georges Grammont fait don au musée des pièces majeures de sa collection. Le musée de l'Annonciade témoigne de l'École française et se place à l'avant-garde des mouvements innovateurs.

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

  • La promenade des plages : à pied de Saint-Tropez à la plage de Tahiti cette promenade demande environ trois heures trente sur douze kilomètres et demi en passant par la baie des Canoubiers. Le golfe de Pampelonne offre plus de dix kilomètres de côtes jusqu'au cap Camarat.
  • La plage de la Ponche (du provençal pouncho : pointe) était auparavant l'ancien port des pêcheurs. Le port de commerce au XVIIe siècle et XVIIIe siècle, l'industrie artisanale liée à la pêche, et l'avitaillement des bateaux.
  • Le sentier des douaniers ourle l'ensemble du littoral varois au plus près du rivage. Sa destination initiale, voulue par le ministre Fouché sous le Premier Empire, était de faciliter les patrouilles de douaniers armés, chargés de réprimer le trafic du sel puis celui du tabac et des armes. La réhabilitation du sentier, depuis 1976, a entraîné une servitude de passage obligatoire à trois mètres minimum de toute propriété privée donnant sur le rivage. Cette obligation ne s'applique pas aux clôtures en dur et murs édifiés avant cette date. Dans le Var, près de 200 km de littoral sont concernés par cette disposition.
  • Le château de la Moutte, ancienne propriété d'Émile Ollivier et son parc botanique[59].
  • Domaine de La Messardière, seul château-hôtel de France affilié à la LPO (Ligue pour la protection des oiseaux).
  • Le château Borelli. Ce château à l’architecture orientale a été construit entre 1895 et 1900 par le jurisconsulte marseillais Philippe Octave Borelli (1849 - 1911, qui connaissait bien l'Égypte) et dispose de l'une des plus belles vues de la baie des Canoubiers[60]. La famille Borelli séjourna jusqu’en 1928 dans cette demeure. Le château fut ensuite réquisitionné en 1944 par les Allemands et subit des bombardements qui détruisirent la toiture et la bibliothèque, de nombreuses verrières et les serres, son jardin botanique et tout le domaine furent abandonnés jusqu'en 1960. Ce château historique de Saint-Tropez est situé au cœur du Domaine des Parcs et il est à présent divisé en copropriété.

Faune et flore[modifier | modifier le code]

Le végétation du massif, méditerranéenne, est principalement composée de pins d'Alep et maritimes, de chênes-liège (quercus suber), de chênes verts (quercus ilex) et de chênes pubescents (Quercus pubescens). On peut aussi noter la présence de genêts ou encore de lauriers-rose.

Présence de paons depuis les années 1950 et de renards[61]

Les Voiles de Saint-Tropez[modifier | modifier le code]

La Nioulargue ou Voiles de Saint-Tropez réunit les authentiques amoureux de la mer et l'aristocratie des voiliers de tradition (swans, ketchs et goélettes) construits dans les années 1920 pour des vedettes ou des célébrités. Depuis sa création en 1981, plus de 250 concurrents (dont la plupart ont participé auparavant à la Coupe de l'America) se pressent chaque année début octobre pour participer à cette course dont le trajet débute à la tour du Portalet pour contourner le haut-fond signalé par la bouée de la Nioulargue (le nid au large en provençal) et revenir au port.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Saint-Tropez

Malte-Brun, dans la France illustrée, tome V (1884), rapporte deux blasonnements :

le premier utilisé actuellement par la commune : D'azur à saint Tropez vêtu en pèlerin d'or, auréolé du même, tenant de sa main dextre une épée basse d'argent, le tout sur une terrasse aussi d'or chargée de l'inscription Saint-Tropez en lettres capitales de sable.
et le second inusité : Losangé d'argent et de gueules.
blason
Blason alternatif de Saint-Tropez

On rencontre aussi couramment dans les rues du village le blason :

D'azur à la barque de gueules portant Torpes allongé, un chien et un coq, surmonté d'un ange d'argent volant au-dessus et portant une couronne dans la main.
Drapeau de Saint-Tropez.

La commune dispose d'un drapeau reprenant les couleurs des corsaires à trois bandes rouge, blanche et rouge, indifféremment placées verticalement ou horizontalement.

Devise[modifier | modifier le code]

La devise de la commune est « Ad usque fidelis » en latin ce qui signifie « Fidèle jusqu'au bout ».

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Différents personnages publics sont nés, décédés ou ont vécu à Saint-Tropez :

Né à Saint-Tropez[modifier | modifier le code]

Auguste Pégurier, le cimetière de St Tropez, 1890.

Décédé à Saint-Tropez[modifier | modifier le code]

Inhumés à Saint-Tropez[modifier | modifier le code]

« Cet admirable pays, aux aspects si variés, si délicieux, si grands, le plus beau qu'on puisse contempler sur les rives enchantées de notre Méditerranée[62]... »

Du showbiz et des arts[modifier | modifier le code]

Saint-Tropez de jour — à l'arrière les plus gros yachts du port, côte à côte.

En 1892, Paul Signac, fondateur de l'école méditerranéenne, découvre Saint-Tropez et s'y installe entraînant Matisse, Bonnard, Marquet ; d'autres sont venus spontanément.

De tous les milieux, peintres, littéraires, politiques, artistes, français ou étrangers, tous ceux qui s'identifiaient à la «  Nouvelle Vague », sont temporairement venus vivre à Saint-Tropez ou dans ses environs. Quelques-uns d'entre eux : Johnny Hallyday à la Lorada (Ramatuelle), Jean-Paul Sartre, Boris Vian, Françoise Sagan, Colette habitait « La Treille Muscate », Brigitte Bardot à « La Madrague », Paul Vialar à « La Ponche », Paul Poiret à la « Villa Treizaine », ainsi que le peintre Émile Gaud. Toute la bande des Gendarme de Saint-Tropez à commencer par Louis de Funès, Michel Galabru, Jean Lefebvre et Geneviève Grad… Saint-Tropez connaît aussi un grand succès avec la Maison des Papillons - Musée Dany Lartigue (fils de Jacques Henri Lartigue) qui présente une collection de 35 000 spécimens pour 4 500 espèces de papillons.

Personnages historiques[modifier | modifier le code]

Spécialités[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Szczesny, Saint-Tropez, Berlin, Szczesny Factory & Publishing GmbH Berlin (ISBN 978-3-9808881-8-9)
  • Saint-Tropez le mal connu, éditions Julliard,‎ 1961
  • Yves Bigot, La Folle et Véridique histoire de Saint-Tropez, Grasset,‎ 1998
  • Claude Roger-Marx, A. Pégurier le premier peintre de Saint-Tropez, Arts et Métiers Graphiques,‎ 1970
  • Jacques Héripret, Le Saint-Tropez de Signac, Christian Pirot (Éditions),‎ 2007 (ISBN 9782868082329)
  • Sempé, Saint-Tropez, Folio,‎ 1968

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
  3. Il sera retrouvé inanimé dans sa voiture après ingestion d'une dose mortelle de barbituriques

Références[modifier | modifier le code]

  1. gentilé sur le site habitants.fr Consulté le 18/05/2008.
  2. Contrat de territoire Golfe de Saint-Tropez sur le site du conseil général du Var. Consulté le 08/09/2008.
  3. La Plage des Salins
  4. « Venir à Saint Tropez » par le site de la mairie
  5. Plan de Saint-Tropez sur le site de l'office de tourisme
  6. Archives climatologiques mensuelles - Cap Camarat (1961-1990)
  7. Le Chevalier Torpès, son histoire avec Saint-Tropez / NRJ ST TROPEZ
  8. « Saint-Tropez », sur École des hautes études en sciences sociales
  9. a, b, c et d Histoire de l'Islam et des Musulmans en France, pages 55-67.
  10. Yves Bigot, La folle et véridique histoire de Saint-Tropez, Grasset, 1998, 274 p.
  11. Résultats de l'élection présidentielle 2002 sur le site du Ministère de l'Intérieur
  12. Résultats de l'élection présidentielle de 2002 sur le site du Ministère de l'Intérieur.
  13. Résultats de l'élection présidentielle 2002 sur le site du Ministère de l'Intérieur.
  14. Résultats de l'élection présidentielle 2007 sur le site du Ministère de l'Intérieur.
  15. Résultats de l'élection présidentielle 2012 sur le site du Ministère de l'Intérieur. Consulté le 28/06/2012.
  16. Résultats de l'élection législative 2002 sur le site du Ministère de l'Intérieur.
  17. Résultats de l'élection législative 2007 sur le site du Ministère de l'Intérieur.
  18. Résultats de l'élection législative 2012 sur le site du Ministère de l'Intérieur. Consulté le 28/06/2012.
  19. Résultats de l'élection européenne 2004 sur le site du Ministère de l'Intérieur.
  20. Résultats de l'élection européenne 2009 sur le site du Ministère de l'Intérieur.
  21. Résultats de l'élection régionale 2004 sur le site du Ministère de l'Intérieur.
  22. Résultats de l'élection régionale 2010 sur le site du Ministère de l'Intérieur. Consulté le 22/03/2010
  23. Résultats de l'élection cantonale 2004 sur le site du Ministère de l'Intérieur. Consulté le 18/03/2008.
  24. Résultats de l'élection municipale 2008 sur le site du Ministère de l'Intérieur. Consulté le 18/03/2008.
  25. Résultats du référendum 2000 sur le site politiquemania.com Consulté le 09/05/2009.
  26. Résultats du référendum de 2005 sur le site du Ministère de l'Intérieur.
  27. Élections municipales Saint-Tropez 2014 sur linternaute.com
  28. Liste des maires de Saint-Tropez
  29. Répartition judiciaire sur le site legifrance.gouv.fr. Consulté le 7 janvier 2008.
  30. Carte du Plan local d'urbanisme de Saint-Tropez.
  31. Données immobilières sur le site linternaute.com Consulté le 7 janvier 2008.
  32. Archives vidéo sur le site de l'INA, « Urbanisme à Saint-Tropez, la France défigurée. »
  33. Taux d'imposition de Saint-Tropez sur le site taxe.com. Consulté le 7 janvier 2008.
  34. L’évolution de la population. Source : Scott des cantons de Grimaud et St-Tropez. Au milieu du XIVe siècle la population du territoire, évaluée à partir du nombre de feux, est d'environ4 000 habitants. La fin du XIXe siècle est marquée par le développement de la "villégiature" et voit la construction d'importantes propriétés et hôtels. Avec la Seconde Guerre Mondiale le phénomène touristique, amorcé au début du XXe siècle, connaît une expansion rapide et se combine avec la forte croissance du nombre de résidences secondaires.
  35. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  36. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  37. Pyramide des âges à Saint-Tropez en 2007 sur le site de l'Insee. Consulté le 04/07/2010.
  38. Pyramide des âges du Var en 2007 sur le site de l’Insee. Consulté le 04/07/2010.
  39. Placido Llorca, « Saint-Tropez, commune viticole », sur Vin Vigne,‎ 2012 (consulté le 2 juillet 2012)
  40. Emplois au lieu de travail, Saint-Tropez - Insee
  41. Emplois au lieu de travail selon le sexe, le statut et l’activité économique des individus, Saint-Tropez - Insee
  42. Population active par sexe, âge et type d’activité, Saint-Tropez - Insee
  43. Chiffres du tourisme dans le Var sur le site de Chambre de Commerce et d'Industrie. Consulté le 7 janvier 2008.
  44. Campings Saint Tropez & Campings de la presqu'île
  45. Le tourisme d'affaires
  46. a et b Les services communaux sur le site de la mairie
  47. Les établissements scolaires sur le site de la mairie
  48. L'éducation sur le site de la mairie
  49. l'école de voile de Saint-Tropez
  50. les équipements sportifs sur le site de la mairie
  51. a ne pas manquer - Le Site Officiel de la Maison du Tourisme du Golfe de Saint Tropez
  52. a et b Site du Quid
  53. Les temples protestants de France : Var : Saint-Tropez : le temple
  54. Synagogue de Saint-Ropez
  55. Autour de Louis de Funès, les lieux de tournage
  56. Cf. la description de la Bravade dans L’Illustre Maurin, chap. XXVII.
  57. Synagogue de Saint-tropez
  58. Au musée de l’Annonciade
  59. Le château d'Émile Ollivier.
  60. La vie d'Octave Borelli.
  61. "Les Paons et les Renards de Saint Tropez"
  62. Discours d'Emile Ollivier au banquet de Saint-Tropez (le 20 septembre 1885), éd. Chaillan, Féjus, 1885.
  63. Vidéo - Le Pan Dei Palais à Saint-Tropez
  64. La Tarte Tropezienne, l'historique… le baptême par Brigitte Bardot