Carcès
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| Carcès | ||
Façade de la mairie de Carcès |
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Blason |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Provence-Alpes-Côte d'Azur | |
| Département | Var | |
| Arrondissement | Brignoles | |
| Canton | Cotignac | |
| Intercommunalité | Communauté de communes Comté de Provence | |
| Maire Mandat |
Jean-Louis Alena 2008-2014 |
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| Code postal | 83570 | |
| Code commune | 83032 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Carçois | |
| Population municipale |
3 332 hab. (2010) | |
| Densité | 93 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | 138 m (min. : 110 m) (max. : 396 m) | |
| Superficie | 35,76 km2 | |
| Localisation | ||
| Liens | ||
| Site web | http://www.carces.fr | |
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Carcès (en occitan provençal Carces selon la norme classique et la norme mistralienne) est une commune française située en Pays de La Provence Verte dans le département du Var en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Les habitants s'appellent les Carçois et les Carçoises.
Sommaire |
Géographie[modifier]
Situation[modifier]
Située au cœur du département du Var, à 20 km au nord-est de Brignoles, la commune de Carcès est située au confluent du fleuve côtier l’Argens et de son affluent le Caramy, principalement connu pour le lac de la Fontaine d'Ajonc (appelé communément « lac de Carcès ») de plus de 100 hectares et 8 kilomètres de rives. Les bois et forêts représentent environ la moitié de la superficie de la commune, la surface agricole utilisée correspond au tiers de la commune. Le village est situé sur un promontoire, d’où que l’on vienne, on découvre le village au sortir d’un virage. L’effet de surprise et la beauté des lieux, son environnement naturel, son architecture et son bâti ancestral dans un écrin de verdure ne peuvent laisser le visiteur indifférent.
Carcès est un village de 2 860 habitants et d'une superficie de 3 576 hectares (soit 80 habitants au kilomètre carré, d'après les sources Insee 1999), à une altitude de 115 mètres.
Accès[modifier]
Carcès est accessible par la route départementale D13, entre Cotignac au nord et Cabasse au sud. L'aéroport le plus proche est celui de Toulon. La gare TGV la plus proche est celle des Arcs - Draguignan.
Lieux-dits et hameaux[modifier]
En dehors du village, Carcès possède plusieurs hameaux et lieux-dits :
- Village du Lac, proche du lac de Fontaine d'Ajonc ;
- Les Bastides ;
- La Commanderie ;
- Les Négadous ;
- Le Petit Saint-Paul.
Communes limitrophes[modifier]
Relief[modifier]
Le village de Carcès est au creux des vallées du Caramy et de l'Argens. Les collines alentour culminent entre 230 et 280 mètres.
Géologie[modifier]
Sismicité[modifier]
Carcès est dans une zone de très faible sismicité[1].
Hydrographie[modifier]
Carcès est la troisième ville de France éclairée à l'électricité (depuis 1889)[réf. nécessaire]. L’usine électrique communale était située sur le confluent de l'Argens (qui se jette à la mer à Fréjus) et du Carami. Les sites pittoresques et les bords ombragés de ses rivières, ainsi que de nombreux sentiers pédestres balisés, attirent chaque année de nombreux amoureux de la nature. La commune est également arrosée par la Ribeirotte, affluent de l'Argens.
Le lac de la Fontaine d'Ajonc[2], plus connu sous le nom de lac de Carcès, d'une superficie de plus de 100 hectares, alimente Toulon en eau depuis la fin des années 1930.
Climat[modifier]
Toponymie[modifier]
Héraldique[modifier]
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Les armes de Carcès se blasonnent ainsi : « D'argent, à un franc-quartier azur, chargé d'une étoile d'or ». |
Histoire[modifier]
Moyen Âge[modifier]
Sur l'éperon qui domine le confluent de l'Argens et du Caramy ainsi que les quatre voies d'accès au village, les premiers seigneurs de Carcès, les Châteaurenard, dressèrent en l'an 1000 le premier fort. Dans deux chartes de 1085 et 1099, Bertrand et Bérenger, évêques de Fréjus, restituèrent à l’abbaye de Saint-Victor de Marseille, l'église de Sainte-Marie-de-Pignans de Sainte-Marie-de-Barjols et toutes les églises situées dans la vallée de Carcès (dont Notre-Dame-de-Carami de Carcès). En 1235, lorsque Raymond Béranger fit faire le recensement des chevauchées qui lui étaient dues dans le diocèse de Fréjus, le château de Carcès fut taxé à un chevalier. La seigneurie de Carcès appartenait à cette époque à Guillaume de Cotignac, et passa successivement, comme celle de Cotignac, dans la famille de Pontevès à partir de 1240, qui éleva un château dont il reste aujourd'hui des ruines importantes. Foulques de Pontevès (?-av.1337), lieutenant du sénéchal (1317), viguier d'Avignon (1333), chevalier, conseiller et chambellan du roi Robert, fut seigneur de Cotignac, de Carcès, de Bargême etc[3]. Il fut le fils de Foulquet II de Pontevès et Marguerite des Porcellets. Il fut l'époux de Galburge d'Agoult de Sault[4]. Il fut le père de Jean et de Fouquet V[5]. Puis, elle passa dans les familles de Simiane, de Rohan-Soubise et de Condé.
Pendant les guerres de religion à partir de 1562. Le comte de Carcès, Jean de Pontevès, grand sénéchal et lieutenant du roi, était à la tête des catholiques les « Carcistes » ou « Marabouts », nom qui signifiait « cruels et sauvages ». Il combattait les Razats du maréchal de Retz qui s'appuyaient sur les seigneurs d'Oppède, d'Oraison et le baron d’Allemagne. Les deux camps ravagèrent la Provence, brûlant, violant et perpétrant autres cruautés. Le Parlement condamna d'abord la conduite des carcistes et permit de « courir sur eux et de les tailler en pièces ». À cet ordre, une partie de la Provence prit les armes et, en peu de jours, soixante-six carcistes périrent devant Cuers, quatre cents furent sabrés à Cabasse et autant trouvèrent la mort devant Lorgues. Toute la garnison du château de Trans fut passée au fil de l'épée et Carcès ne dut son salut qu’à l’arrivée en Provence de Catherine de Médicis.
Par lettres patentes du mois de mars 1571, la seigneurie de Carcès fut érigée en comté, avec remises des terres de Cotignac, Flassans, Pourqueirolles, Château-Neuf, Blioux, La Molle, Tavernes, Brue, Artignosc, Tourtour, et avec pouvoir d'établir une lieutenance au siège de ce comté pour juger les premières appellations ressortissant au parlement d'Aix : siège qui fut établi le 22 novembre 1573. Ces faveurs furent accordées par le roi Charles IX à Jean V de Pontevès, pour le récompenser des services qu'il lui avait rendus pendant les guerres de religion.
La société patriotique de Carcès[modifier]
Fondée le 4 août 1792, la Société patriotique s'établit au quartier dit de Sous-Ville dans une salle où Barras donna des conférences pour exalter la foi révolutionnaire des Carçois. Pour montrer leur patriotisme, ils gravèrent sur les murs de la salle du Club les « Commandements révolutionnaires de la Montagne » dont s'inspirèrent les sociétés secrètes du XIXe siècle.
La légende de la « Cabro d’Or »[modifier]
Naguère en Provence, il n'y avait pas de paysans sans chèvre, et même en ville, des chèvres se promenaient dans les rues. Tous les matins, jusqu'à 9 ou 10 heures, les bergères des alentours arrivaient dans la ville et s'installaient avec leurs chèvres, sur les places publiques pour traire à la demande en criant : « Bouen lach fresc ! » (Bon lait frais !) Plus tard dans la journée, les bergères revenaient pour vendre des « recuites » et du lait caillé : « Lei broussos de Rove ! » (brousses très réputées de la race des chèvres de Provence « La Rove »).
Mais si les paysans provençaux avaient généralement du moins une chèvre à la ferme, il en était une qu'ils ne pouvaient jamais attraper : c'était la « Cabro d'Or », elle faisait la chronique des veillées, des paysans l'auraient vue près d'une grotte, sur une colline, au bord d'une source, car seule cette chèvre fée connaissait l'endroit où se cachait le trésor et pouvait s'en emparer celui qui l'attraperait ! Cette légende, en Provence, remonte à l'époque des Sarrasins, mais à Carcès, l'on raconte que par temps de pleine lune et de mistral, la silhouette d'une « Rove » se profilerait parmi les pierres du château, et, le rosé aidant, elle pourrait bien vous conduire jusqu'au trésor de la « Cabro d'Or » enfoui par les Templiers dans quelque souterrain du château.
Administration[modifier]
Intercommunalité[modifier]
Carcès est l'une de 12 communes de la communauté de communes Comté de Provence.
Urbanisme[modifier]
Budget et fiscalité[modifier]
| Taxe | Part communale | Part intercommunale | Part départementale | Part régionale |
|---|---|---|---|---|
| Taxe d'habitation (TH) | 10,81 % | 0,00 % | 6,15 % | 0,00 % |
| Taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) | 16,43 % | 0,00 % | 7,43 % | 2,36 % |
| Taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB) | 73,97 % | 0,00 % | 23,44 % | 8,85 % |
| Taxe professionnelle (TP) | 24,25 % | 0,00 % | 8,55 % | 3,84 % |
Jumelages[modifier]
Démographie[modifier]
En 2010, la commune comptait 3 332 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
Économie[modifier]
Depuis 2006, l'activité économique de la commune est soutenue par une initiative de la municipalité, le FISAC[9].
Industrie[modifier]
Tourisme[modifier]
Agriculture[modifier]
Lieux et monuments[modifier]
- la vieille ville (cité médiévale) ; vestiges du château, façades couvertes d'écailles en faïence de Salernes
- la Tour de l'Horloge et la fontaine des Quatre-saisons sur la place de la mairie
- l'église paroissiale Sainte-Marguerite, décrite ci-après
- la chapelle Notre-Dame de Carami (Notre-Dame de Bon-Secours), monument classé à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques[10]
- le lac de Carcès, retenue créée sur le Caramy
- la cascade du Caramy entre le lac et le village
- le confluent de l'Argens et du Caramy
- le théâtre « plein ciel » Laurent Gerra
- la place de la Capelette (aujourd'hui place Gabriel-Péri) et sa fontaine
- L'église Sainte-Marguerite
L'ancienne église de Carcès, fondée en 1085 et consacrée en 1152 par une bulle du pape Eugène III, était située près du cimetière actuel et assura le service paroissial jusqu'en 1779. Comme elle menaçait de devenir une ruine (elle fut démolie en 1787) le culte fut transféré à la chapelle des Pénitents-Blancs, aujourd'hui disparue, puis, en 1781, à la chapelle des Augustins, qui devint alors l'église paroissiale.
En 1561, le seigneur Jean V de Pontevès) appela à Carcès quelques moines augustins de Brignoles et leur fit bâtir une chapelle, terminée en 1573. De style roman tardif, elle possède un beau portail Renaissance. Dans l'acte de concession qui liait le comte aux religieux il fut stipulé que la comtesse aurait sa chapelle particulière. Celle-ci fut construite à l'extérieur, et une fenêtre, maintenant obstruée, fut percée dans le mur du chœur, permettant à la comtesse de suivre les offices. Le tout fut terminé en 1582. On peut encore voir le mur et la porte de cette chapelle derrière l'église. Le monastère situé à l'emplacement de l'actuelle poste était séparé de la chapelle par un cloître ; ces deux constructions ont disparu. En 1676, un moine d'origine carçoise, frère Perrin, religieux au Thoronet, ramena de Rome des reliques des saints Victor, Constant et Libérat, il fut décidé de placer la chapelle sous leur protection. Le petit groupe des trois saints fut ajouté sur le portail au XIXe siècle.
En 1781, la chapelle des Augustins devint l'église de Carcès par décision de monseigneur Beausset, évêque de Toulon. Après la tourmente révolutionnaire, l'église, où le culte avait repris en 1804, fut consacrée à sainte Marguerite.
Pendant la première moitié du XIXe siècle, l'église fut agrandie par l'adjonction de chapelles latérales, la construction d'une tribune et le rehaussement du clocher de quatre mètres, car la cloche n'était pas entendue dans tout le village. Cette cloche, qui pèse plus de sept cents kilogrammes, date de 1546 : inscription: « JOHAN DE PONTEVES BARON DE COTIGNAC CESNOR DE CARCES », elle est classée monument historique depuis 1981. Le clocher s'enrichit de deux autres cloches, l'une baptisée Marguerite en 1847, l'autre baptisée Florence en 1950.
Équipements et services[modifier]
Transports urbains[modifier]
Carcès est desservie par 3 lignes de bus[11], reliant le village aux communes voisines :
- Aups - Entrecasteaux - Vins-sur-Caramy - Brignole ;
- Saint-Maximin-la-Sainte-Baume - Brignoles - Carcès ;
- Brignoles - Lorgues.
Éducation[modifier]
Les élèves de Carcès commencent leurs études à l'école maternelle (104 enfants en 2010), puis à l'école Jules Ferry (163 enfants dans 7 classes en 2010) de la commune[12]. Le collège le plus proche se trouve à Brignoles. Les lycées les plus proches se situent à Brignoles, Lorgues et Le Luc.
Sports[modifier]
Les activités sportives à Carcès sont en relation avec l'environnement naturel de la commune[13] :
- VTT ;
- Équitation ;
- Randonnée pédestre.
Santé[modifier]
Carcès compte 4 médecins généralistes et 2 pharmacies. L'hôpital le plus prohe est celui de Brignoles.
Vie locale[modifier]
Culte[modifier]
L'église Sainte Marguerite, de culte catholique, fait partie du diocèse de Fréjus-Toulon, doyenné de Brignoles[14].
Environnement[modifier]
Personnalités liées à la commune[modifier]
- Jean V de Pontevès (1510 - 1582), comte de Carcès, grand sénéchal et lieutenant du Roi.
- Laurent Gerra (1967 - ), imitateur, est un habitué de « la Cabro d'Or », le restaurant mascotte du village.
Pour approfondir[modifier]
Bibliographie[modifier]
- Jacques Seillé, Histoire de Carcès. La vie d'un village provençal des origines au XXe siècle, édition personnelle, 1984.
Articles connexes[modifier]
Liens externes[modifier]
- Site de la mairie
- Carcès sur le site de l'Institut géographique national
- Office de Tourisme de La Provence Verte
- Histoire de Carcès, Cartes postales...
- English WebSite
Notes et références[modifier]
Notes[modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références[modifier]
- sismicité dans le Var
- Lac de Carcès
- Cortez, les grands officiers, p.116
- Baratier, Atlas, p.130
- Ibid, p.130
- Impots locaux à Carcès, taxes.com
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- économie : le FISAC
- Service départemental de l'Architecture et du Patrimoine du Var
- Bus à Carcès
- [1]
- sports à Carcès
- paroisse Sainte Margueritte
