Le Pradet

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Le Pradet
Plage des Bonnettes
Plage des Bonnettes
Blason de Le Pradet
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Var
Arrondissement Toulon
Canton La Garde
Intercommunalité Communauté d'agglomération Toulon Provence Méditerranée
Maire
Mandat
Hervé Stassinos
2014-2020
Code postal 83220
Code commune 83098
Démographie
Population
municipale
11 401 hab. (2011)
Densité 1 144 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 06′ 23″ N 6° 01′ 26″ E / 43.10638888, 6.0238888843° 06′ 23″ Nord 6° 01′ 26″ Est / 43.10638888, 6.02388888  
Altitude Min. 0 m – Max. 273 m
Superficie 9,97 km2
Localisation

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Le Pradet est une commune française située dans le département du Var en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Ses habitants sont appelés les Pradétans.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Situé à 57 km de Marseille, 13 km de Hyères et 8 km de Toulon, Le Pradet est limitrophe de La Garde à l'Ouest et au Nord, et de Carqueiranne à l'Est.

La façade Est s'ouvre sur la rade de Toulon, une côte de falaises ouverte de larges criques et plages (Le Pin de Galle, Le Monaco, Les Bonnettes, Les Oursinières avec son port) terminée au Sud-Est par le Cap de Carqueiranne.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents La Garde La Garde La Garde Rose des vents
La Garde N Carqueiranne
O    LE PRADET    E
S
Méditerranée Méditerranée Carqueiranne

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Chalcophyllite de cap Garonne (Musée de minéralogie de Strasbourg)

Le sol schisteux et argileux, mais recouvert de limons dans Le Plan, est propice aux cultures maraîchères, aux cultures florales, à la vigne (avec notamment le Tibouren, cépage rare) et à l'olivier (un moulin à huile est toujours en fonction).

Les massifs, d'aspect encore sauvage, sont couverts de chênes-lièges, de pins parasol, de mimosas… Le maquis occupe plusieurs kilomètres carrés face à la mer.

Climat[modifier | modifier le code]

Le Pradet est située sur la Côte d'Azur et bénéficie d'un climat méditerranéen aux étés chauds et secs et aux hivers doux et relativement humides. La rade peut être soumise à des vents violents avec un record établi à 148 km/h le 28 novembre 1983. En moyenne annuelle, la température s'établit à 15,9 °C avec une moyenne maximale de 20,1 °C et une minimale de 11,8 °C. Les températures nominales maximales et minimales relevées sont de 29 °C en juillet-août et °C en janvier et février, valeurs douces grâce à la présence de la Méditerranée. Les jours de gel sont assez rares mais le 10 février 1986 fut relevée la température de −7,5 °C. À l'inverse, le 7 juillet 1982 la température de 40,1 °C établissait un record. L'ensoleillement moyen s'établit à 2 899,3 heures par an avec une pointe à 373,8 heures en juillet. Autre valeur importante, caractéristique du climat méditerranéen, les précipitations totalisent à Hyères 665 millimètres sur l'année, valeur relativement faible par rapport à d'autres communes du pourtour méditerranéen et surtout les pluies sont très inéquitablement réparties avec moins de sept millimètres en juillet et près de quatre-vingt-quatorze millimètres en octobre. Le record de précipitations relevées en vingt-quatre heures s'établit à 156 millimètres le 16 janvier 1978.

Mois Janv. Fév. Mars Avr. Mai Juin Juil. Août Sept. Oct. Nov. Déc. Année
Températures maximales moyennes (°C) 13 13 15 18 22 26 29 29 26 21 16 14 20,1
Températures minimales moyennes (°C) 6 6 8 10 13 16 19 19 17 13 9 7 11,8
Températures moyennes (°C) 9 10 11 14 17 21 24 24 21 17 13 10 15,9
Ensoleillement (h) 155,3 158,2 217,6 252,1 301,5 329,3 373,8 334,9 259,9 210,3 158,7 147,6 2899,3
Moyennes mensuelles de précipitations (mm) 76,3 88,3 56,4 55,7 45,0 22,3 6,6 28,5 49,1 93,9 69,4 73,5 665,2
Source : Climatologie mensuelle à Toulon[1].

Catastrophes naturelles[modifier | modifier le code]

  • le 4 et 5 août 2005 : Incendie criminel de la Colle Noire
  • du 1er janvier 2002 au 30 septembre 2002 : Mouvements de terrain différentiels consécutifs à la sécheresse et à la réhydratation des sols
  • du 1er septembre 1998 au 31 décembre 1998 : Mouvements de terrain différentiels consécutifs à la sécheresse et à la réhydratation des sols
  • du 1er janvier 1995 au 31 août 1998 : Mouvements de terrain différentiels consécutifs à la sécheresse et à la réhydratation des sols
  • du 1er janvier 1993 au 31 décembre 1994 : Mouvements de terrain consécutifs à la sécheresse
  • du 1er mai 1989 au 31 décembre 1992 : Mouvements de terrain consécutifs à la sécheresse
  • du 29 septembre 1982 au 30 septembre 1982 : Inondations et coulées de boue[2]

Voies de communications et transports[modifier | modifier le code]

Le Pradet est à 14 km de l'aéroport de Toulon-Hyères et à 97 km de celui de Marseille Provence.

La gare SNCF TGV la plus proche est celle de Toulon (8 km). Les autres gares les plus proches sont à La Garde (Gare de La Garde) environ 3 km, La Crau (Gare de La Crau) environ 9 km, Hyères (Gare de Hyères) environ 11 km.

La commune est traversée par la départementale 559 d'est en ouest de Toulon vers Carqueiranne et Hyères et par la départementale 86 du nord au sud de La Garde vers la plage de la Garonne au Pradet.

Le Pradet est également traversé d'est en ouest par la piste cyclable du Littoral varois, qui va de Toulon à Saint-Raphaël. Très fréquentée, cette piste cyclable est en cours d'aménagement en véritable voie verte, d'une largeur moyenne de 5 mètres.

Transports Urbains[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Transports en commun de Toulon.

Les lignes de bus du Réseau Mistral de Communauté d'agglomération Toulon Provence Méditerranée assurent la liaison avec les communes voisines :

  • Ligne 91 de Planquette (La Garde) vers Oursinières (Le Pradet)
  • Ligne 92 de Planquette (La Garde) vers Carthages (Carqueiranne)
  • Ligne 39 de Toulon vers Hyeres
  • Ligne 23 de Siblas (Toulon) vers 4 Saisons (Le Pradet)

Le vendredi et samedi soir, de 21h00 à 00h30, la ligne nocturne N11 assure la liaison vers Toulon et vers Hyeres.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le Pradet s'écrit Lou pichoun prat ou Pradet (prat avec pour désinence le diminutif et) signifie petit pré en provençal. Cela est dû à la configuration d'une partie de la commune où l'humidité du bas fonds des plans, la présence de nombreux ruisseaux et les nombreuses semaines d'inondation ont toujours favorisé la pousse de l'herbe. Recherché, ce terrain a été morcelé entre les nombreuses fermes, en petits prés, lei pradet.

Histoire[modifier | modifier le code]

Une route de crête reliant Massalia (Marseille) à Niccaïa (Nice), en passant par Telo-Martius (Toulon) et Olbia (Hyères), des villae gallo-romaines se sont installées sur ce qui est aujourd'hui Le Pradet. En revanche, rien ne prouve que l'exploitation de la mine du Cap Garonne ait commencé à cette époque. Les premiers documents au sujet de celle-ci ne datent que du XVIIe siècle. L'exploitation a eu lieu de 1862 à 1917.

On dit que Murat se serait, en 1815, échappé vers la Corse à partir du Pradet.

Le Pradet était un hameau rattaché à la commune de La Garde jusqu'en 1894.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

  • Avec cinq listes en présence au premier tour, et quatre au deuxième tour, c'est Claude Mesangroas, premier adjoint dissident du maire sortant, qui est élu avec 33,9 % des voix.
  • Claude Mesangroas meurt le 25 juillet 2012 d'un cancer[3].
  • En 2014 avec six listes en présence au premier tour, et trois au second tour c'est le candidat de l'UMP Hervé Stassinos qui est élu maire avec 47,95% des voix devant le maire sortant divers gauche Bernard Pezery avec 43,73% des voix.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Mairie
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1894 1896 Paul Flamenq   Médecin
1896 1900 Victor Castel   Pharmacien retraité
1900 1900 Marius Vidal    
1900 1903 Victor Ricard   Inspecteur primaire retraité
1903 1904 Marius Vidal    
1904 1912 Ferdinand Lachaux   Capitaine retraité
1912 1944 Emile Latty   Ingénieur agronome
1944 1945 Paul Bouffié   Instituteur
1945 mai 1953 Vincent Truc   Agriculteur
mai 1953 mars 1977 Victor Cravero   Agriculteur
mars 1977 1979 Alain Le Léap PCF Inspecteur des Impôts
1979 1979 Raymond Jardin   Professeur
1979 mars 1989 Pierre Segony Divers droite Médecin
mars 1989 mars 2008 Roland Joffre PRG Enseignant
mars 2008 juillet 2012 Claude Mesangroas App Parti Socialiste Infirmier
août 2012 mars 2014 Bernard Pezery Divers gauche Ingénieur à la Direction Générale de l'Armement à Saint-Mandrier
mars 2014 en cours Hervé Stassinos UMP Consultant en sécurité informatique

Jumelages[modifier | modifier le code]

Le défunt maire Claude Mesangroas a présidé le comité de jumelage du Pradet avec Arieșeni, commune et station de sports d'hiver transylvaine des Carpates, en Roumanie. Le comité a beaucoup aidé l'école d'Arieșeni à s'équiper dans les années 1990, juste après la libération de la Roumanie après 45 années de dictature.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 11 401 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1896. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946
1 378 1 799 1 804 1 912 1 603 1 594 1 766 1 981 2 119
1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011
2 650 3 121 5 658 6 938 7 900 9 704 10 975 10 603 11 401
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Wagonnet devant la mine de cuivre

La grotte bleue de San Peyre[modifier | modifier le code]

Dans cette grotte sous-marine, inscrite depuis mars 2014 au patrimoine mondial de l'UNESCO, le soleil frappant la falaise de plein sud envoie des rayons de lumière qui, grâce à la profondeur de la grotte, sont diffractés à 96%. En pénétrant dans cette cavité de quelques mètres cubes, on peut voir sur la surface de l'eau quasiment toutes les couleurs que dévoile le diamant.

Musée de la mine de cap Garonne[modifier | modifier le code]

Ouvert en 1994, il est aménagé dans les anciennes galeries de cuivre dont il retrace l'histoire de manière ludique. Coiffé d'un casque de chantier, sous un plafond bas tendu d'un filet de sécurité, le visiteur explore le passé de ce modeste gisement de cuivre, exploité industriellement de 1862 à 1917. Jeux de lumière et animations sonores (on entend sauter la paroi dynamitée et chanter les trieuses) prennent du relief dans le silence et l'obscurité de cette vaste caverne, creusée par les mineurs venus du Piémont italien. Une pause vidéo dans une sorte de caisson de bois permettra d'en savoir plus sur la transformation du minerai et les multiples usages du cuivre.

Au sein d'un massif forestier surplombant la Méditerranée, les anciennes mines de cuivre de Cap Garonne comptent parmi les cinq plus beaux sites minéralogiques du monde. Le musée retrace la vie des mineurs et l'histoire de la roche.

Il est le seul musée français du cuivre et des microminéraux.

Place Flamencq

En 1984, la qualité exceptionnelle de l'environnement incite les autorités locales à protéger et à mettre en valeur ce patrimoine d'intérêt national et européen que représente la mine du Cap Garonne. Il faudra attendre dix ans avant d'inaugurer le musée de la mine.

Le château du Clos Meunier et le parc Cravéro[modifier | modifier le code]

Bois de Courbebaisse

Le château du Clos Meunier date de la fin du XVIe siècle et début du XVIIe siècle. En 1667, le château appartenait au seigneur de La Garde, Joseph de Catelin. C’est Jean-Louis Raymond Mallard qui se porta acquéreur du château en 1790, le garda jusqu’en 1862, puis le revendit à M. Meunier. Le château devint alors le Clos Meunier, mais on l’appela tout simplement le château du Pradet. À l’origine, la propriété de 30 hectares était toute plantée en vignes et bordait toute la rue principale du Pradet (l’actuelle avenue de la DFL). La municipalité en fit l’acquisition en 1973. Rénové de 1973 à 1977, le château devint la mairie du Pradet et le parc fut baptisé parc Cravéro (du nom d’un ancien maire pradétan).

Le parc offre aujourd'hui la tranquillité de ses allées ombragées par le feuillage d'arbres centenaires, une palmeraie riche de 70 espèces, de nombreuses espèces végétales méditerranéennes.

Villa l'Artaude[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Villa l'Artaude.

La villa l'Artaude, appelée aussi villa Mandrot est une maison aux murs de pierre brute a été construite par Le Corbusier en 1930 chemin de l'Artaude. Elle est inscrite au titre des monuments historiques par arrêté du 29 décembre 1987 et a reçu le label « Patrimoine du XXe siècle en PACA » par le Ministère de la Culture.

les Oursinières

Autres[modifier | modifier le code]

  • La galerie d'art Cravero, l'église Saint-Raymond, le fort de la Gavaresse, le massif de la Colle Noire, le jardin et le bois de Courbebaisse, le sentier de découverte "Jean-François Jubé" de Cap Garonne.
  • De remarquables criques ponctuent la baie de la Garonne jusqu'au cap de Carqueiranne. Certaines sont accessibles par la route mais l'idéal est de les découvrir par le sentier du littoral. Certaines portions de ce sentier sont interdites d'accès car dangereuses (éboulements, sentier ponctuellement attaqué par la mer)
  • La Villa Rocabella est une villa de style Belle Époque, construite à la fin du XIXe siècle par l'architecte danois Hans-Georg Tersling, au Cap Brun pour un maître de forges[6]. Elle est agrémenté d'un parc botanique de 4 hectares. Line Renaud y a tourné un film[7]. Cette villa a été restaurée et décorée par l'architecte d'intérieur Patrice Nourissat. La villa a été un centre d'accueil de la S.N.C.F.[8] à partir de 1969[9].
Fontaine derrière Mairie

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Jardin Public au Pradet.

Le Pradet et le cinéma[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Le Pradet (Var).svg

Les armoiries du Pradet se blasonnent ainsi :

Taillé : au premier de gueules à la corne d'abondance d'or fleurie et fruitée au naturel posée en barre, pointe en bas, au second d'azur à la digue d'or sommée d'une tour d'argent, maçonnée de sable, mouvant de senestre sur une mer aussi d'azur.

Devise : "semper supra det"
traduit du latin par "qu'elle donne toujours davantage".

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Le Pradet, histoires et Histoire ; Raymond Jardin (Office municipal de la Culture et de la Jeunesse, Le Pradet, 1993)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]