Aups
| Aups | |
|---|---|
Vue du village |
|
Détail |
|
| Administration | |
| Pays | France |
| Région | Provence-Alpes-Côte d'Azur |
| Département | Var |
| Arrondissement | Brignoles |
| Canton | Aups (chef-lieu) |
| Code commune | 83007 |
| Code postal | 83630 |
| Maire Mandat en cours |
Antoine Faure 2008-2014 |
| Intercommunalité | sans |
| Démographie | |
| Population | 2 065 hab. (2008) |
| Densité | 32 hab./km2 |
| Gentilé | Aupsois |
| Géographie | |
| Coordonnées | |
| Altitudes | mini. 385 m — maxi. 1076 m |
| Superficie | 64,15 km2 |
Aups est une commune française, chef-lieu du canton d'Aups située dans le département du Var et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Ses habitants sont appelés les Aupsois, Aupsoises.[1] (autrefois Aulpins).
En 2009, elle est qualifiée de « capitale du Haut-Var » et de « capitale de la truffe ».
Sommaire |
[modifier] Géographie
[modifier] Situation
Aups (« Alpes » en occitan) est située aux portes du Verdon sur les premiers contreforts des Alpes, à 500 mètres d'altitude. Elle est au pied de la montagne des Espiguières (880 m), rempart de tuf percé de nombreuses grottes et avens dont Sainte-Magdeleine et Plérimond, et d'un plateau fertile arrosé par le torrent de la Grave et par de nombreuses sources qui coulent dans les fontaines de la ville.
À distance de 60 km de la mer et à 80 km des stations de ski, la ville vit dans un climat très sain, de style méditerranéen. La végétation est essentiellement composée de pins d'Alep, de chênes verts et pubescents pour la trufficulture et d'oliviers en plaine (forêt des Uchanes, de la vallée de l'Espiguière, de Pelenq…). À partir de 700 mètres d'altitude, sur les montagnes alpines au nord de la commune, les pins sylvestres, garrigues, buis et chênes kermès prospèrent. Ces montagnes sont notamment les Cuguyons (995 m) inscrits dans le blason du village, les montagnes des chapelles Notre-Dame de Liesse (985 m) et Saint-Priest (1 077 m).
La commune est intégrée dans le parc naturel régional du Verdon depuis 2000.
[modifier] Communes voisines
[modifier] Accès
Plusieurs routes départementales desservent la commune d'Aups :
- la RD22 depuis Cotignac et Sillans-la-Cascade au sud ;
- la RD9 depuis Moissac-Bellevue à l'ouest ;
- la RD557 depuis Draguignan, via Flayosc à l'est ou depuis Aiguines au nord.
La gare TGV la plus proche se situe aux Arcs-en-Provence, permettant de rejoindre Nice, Marseille et Paris.
L'aéroport le plus proche est celui de Toulon-Hyères.
[modifier] Climat
Aups est soumis à un climat méditerranéen d'intérieur. Les hivers sont frais (1 °C de moyenne minimale en février), avec des gelées fréquentes (moyenne de 50 jours de température minimale en dessous de 0 °C), avec une influence du mistral et des vents glaciaux venant des Alpes. Tandis que les étés sont très chauds et secs (30 °C de moyenne maximale en juillet et août), avec souvent des orages. La température moyenne varie entre 5,7 °C en janvier et 22,1 °C en juillet, avec 13,2 °C de température moyenne annuelle.
La moyenne annuelle des précipitations est de 800 mm/m²[2].
Aups n'ayant pas de station météo, la plus proche est celle de Lorgues[3].
| Mois | jan. | fév. | mar. | avr. | mai | jui. | jui. | aoû. | sep. | oct. | nov. | déc. | année |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Température minimale moyenne (°C) | 2,0 | 2,3 | 4,5 | 7,2 | 11,2 | 14,7 | 17,2 | 16,9 | 13,6 | 10,6 | 6,0 | 3,0 | 8,5 |
| Température moyenne (°C) | 6,0 | 7,6 | 10,6 | 13,1 | 17,2 | 21,3 | 24,3 | 24 | 20 | 15,8 | 10,8 | 8,7 | 14,8 |
| Température maximale moyenne (°C) | 12,1 | 13,9 | 16,7 | 19,0 | 23,2 | 31,4 | 31,0 | 29,5 | 26,4 | 21,0 | 15,7 | 12,4 | 21,0 |
| Précipitations (mm) | 52,9 | 23,2 | 25,2 | 47,3 | 37,8 | 22,4 | 12,9 | 27,7 | 65,5 | 77,6 | 66,4 | 41,3 | 500,2 |
| Diagramme climatique | |||||||||||
| J | F | M | A | M | J | J | A | S | O | N | D |
|
52.9
12.1
2.0
|
23.2
13.9
2.3
|
25.2
16.7
4.5
|
47.3
19.0
7.2
|
37.8
23.2
11.2
|
22.4
31.4
14.7
|
12.9
31.0
17.2
|
27.7
29.5
16.9
|
65.5
26.4
13.6
|
77.6
21.0
10.6
|
66.4
15.7
6.0
|
41.3
12.4
3.0
|
| Temp. moyennes maxi et mini (°C) • Précipitations (mm) | |||||||||||
[modifier] Sismicité
Il existe trois zones de sismicité dans le Var :
- zone 0 : risque négligeable. C'est le cas de bon nombre de communes du littoral varois, ainsi que d'une partie des communes du centre Var. Malgré tout, ces communes ne sont pas à l'abri d'un effet tsunami, lié à un séisme en mer ;
- zone Ia : risque très faible. Ce risque concerne essentiellement les communes comprises dans une bande allant de la Montagne Sainte-Victoire au Massif de l'Esterel ;
- zone Ib : risque faible. Ce risque le plus élevé du département, qui n'est pas le plus haut de l'évaluation nationale, concerne 21 communes du nord du département.
La commune d'Aups est en zone sismique de faible risque Ib[5].
[modifier] Transports urbains
La commune est desservie par plusieurs lignes de transport en commun[6] :
- Aups - Les Salles-sur-Verdon - Aiguines ;
- Aups - Bauduen - Baudinard-sur-Verdon ;
- Aups - Fox-Amphoux ;
- Artignosc-sur-Verdon - Régusse - Moissac-Bellevue - Aups ;
- Aups - Salernes - Draguignan - Les Arcs-Sur-Argens (gare SNCF) ;
- Baudinard-sur-Verdon - Régusse - Aups - Salernes - Lorgues ;
- Villecroze - Salernes - Aups ;
- Aups - Entrecasteaux - Vins-sur-Caramy - Brignoles.
[modifier] Toponymie
Aups est appelée Z'Aup en provençal de norme mistralienne (se prononçant Zaou).
[modifier] Histoire
[modifier] Antiquité
Le village s'est autrefois appelé oppidum de Alpibus puis castrum de Alpibus, castrum de Almis, puis Alps et enfin Aups. Il a été occupé par les Oxybiens pendant l'époque romaine, à l'emplacement du plateau de Saint-Marc (sur la Via Aurelia allant de Fréjus (Forum Julii) à Riez (Forum Reii). Jules César y est passé pour conquérir la Gaule et il aurait dit « je préfère être premier à Aups qu'être second à Rome ». Tout autour du village, on a retrouvé des traces de cette présence romaine, comme un ancien hôpital et des bornes miliaires notamment autour du Plan de Canjuers dont l'appellation vient de Campus Julii ou camp de Jules César.
[modifier] Moyen Âge
Conquis par les Sarrasins au Xe siècle avant la victoire de la bataille de Tourtour. Le roi René érige Aups en baillie indépendante, en détachant la communauté de la baillie de Barjols dont elle faisait partie. Un an plus tard, elle retombe dans l'autorité de cette dernière, jusqu'à ce que François Ier décide d'en faire une circonscription indépendante, par lettres données en 1533.
L'ancien chapitre noble de Valmoissine est transféré à Aups par le pape Alexandre IV en 1499.
[modifier] Ancien Régime et Guerres de religion
Les huguenots du baron d'Allemagne-en-Provence attaquent le village le 16 octobre 1574 et massacrent 30 Aulpins[7]. Une « vierge du massacre » a été érigée sur le lieu de la torture situé dans la rue de l'Horloge. La ville a aussi subi des tueries pendant la Révolution française.
La viguerie d'Aups a été dominée depuis l'An Mil par la famille ducale de Blacas d'Aulps, grande famille historique de la région. Cependant, suite à un procès débuté en 1346 et qui durera près de quatre siècles entre les ducs de Blacas et le village d'Aups, la ville obtient en 1712 de ne dépendre juridiquement que du roi de France. On fondit alors une cloche, encore visible aujourd'hui dans le campanile de la tour de l'Horloge. Cette cloche porte l'inscription « Je suis la joie de tout le monde » pour garder en mémoire ces jours de liesse qui marquèrent cette victoire.
[modifier] Époque contemporaine
En 1804, Aups annexa la commune de Fabrègues, alors peuplée de seulement 22 habitants vivant dans le château de Fabrègues et ses maisons voisines.
Aups fut le centre de l'insurrection varoise républicaine contre le coup d'État de Napoléon III en 1851, d'où provient son surnom de « Centre du Var Rouge ». Près de 6 000 Républicains armés des environs s’y rassemblent entre le 8 et le 10 décembre. Toute la ville participe : ainsi, l’hôpital est transformé en atelier où des blouses sont cousues par de jeunes couturières volontaires pour les hommes en armes. La colonne de répression commandée par le colonel Pastoureau est arrivée à Aups le 10 décembre. La bataille se conclut par une victoire du 50e de ligne, qui a un mort, contre cinquante dans les rangs des insurgés[8]. Un obélisque a été érigé en 1881 en honneur des nombreux républicains morts sur la place Louis Martin Bidouré, héros de cette rébellion qui fut exécuté deux fois (Il est arrêté, porteur d’un message sur la route de Tourtour. On le fusille sur place, mais mal. Revenu à lui, il se traîne chez des paysans. Dénoncé il est capturé de nouveau, on l’exécute, cette fois, avec plus d’attention que la première…) On trouve aussi un mausolée dans le cimetière de la commune.
Le village est un haut-lieu de la résistance française durant la Seconde Guerre mondiale. De sanglants épisodes ont valu à la commune d'obtenir la Croix de Guerre avec palmes.
- Monument de l'insurrection de 1851 et de la résistance
[modifier] Administration
[modifier] Administration municipale
De par sa taille, la commune dispose d'un conseil municipal de 19 membres (article L2121-2 du Code général des collectivités territoriales[9]). Lors du scrutin de 2008, il y eut deux tours (tous les conseillers étant élus au second tour) et Antoine Faure a été élu conseiller municipal avec le meilleur total de 666 voix, soit 48,82 % des suffrages exprimés. La participation a été de 81,19 % au second tour et de seulement 48,38 % au premier. Il a ensuite été nommé maire par le conseil municipal[10].
[modifier] Liste des Maires
De 1789 à 1799, les agents municipaux (maires) sont élus au suffrage direct pour 2 ans et rééligibles, par les citoyens actifs de la commune, contribuables payant une contribution au moins égale à 3 journées de travail dans la commune. Sont éligibles ceux qui paient un impôt au moins équivalent à dix journées de travail.
De 1799 à 1848, La constitution du 22 frimaire an VIII (13 décembre 1799) revient sur l’élection du maire, les maires sont nommés par le préfet pour les communes de moins de 5 000 habitants. La Restauration instaure la nomination des maires et des conseillers municipaux. Après 1831, les maires sont nommés (par le roi pour les communes de plus de 3 000 habitants, par le préfet pour les plus petites), mais les conseillers municipaux sont élus pour six ans.
Du 3 juillet 1848 à 1851, les maires sont élus par le conseil municipal pour les communes de moins de 6 000 habitants.
De 1851 à 1871, les maires sont nommés par le préfet, pour les communes de moins de 3 000 habitants et pour 5 ans à partir de 1855.
Depuis 1871, les maires sont élus par le conseil municipal suite à son élection au suffrage universel.
| Période | Identité | Étiquette | Qualité | |
|---|---|---|---|---|
| 1790 | 1791 | Joseph Dauphin | ||
| 1791 | 1792 | Louis Roubaud | ||
| 1792 | 1795 | François Mossy | ||
| 1795 | Charles Sigaud | |||
| 1795 | Louis Gastin | |||
| 1795 | 1798 | Jacques Jean | ||
| 1798 | 1800 | Louis Croubaud | ||
| 1800 | 1815 | Jean-François Girard | ||
| 1815 | 1821 | Louis Dhadey | ||
| 1821 | 1830 | Charles Sigaud de Bresc | ||
| 1830 | Jules-Antoine Philibert | |||
| 1830 | 1835 | François Girard | ||
| 1835 | 1840 | Adrien De Fabry | ||
| 1840 | 1848 | Jules-Thomas Philibert | ||
| 1848 | 1849 | Jean-François Girard | ||
| 1849 | 1857 | François-Jean Fabre | ||
| 1857 | 1870 | François-Edouard Girard | ||
| 1870 | 1874 | André Barbaroux | ||
| 1874 | Joseph-Blaise Roubion | |||
| 1874 | 1876 | Louis Sigaud de Bresc | ||
| 1876 | 1880 | Joseph-Blaise Roubion | ||
| 1880 | 1882 | Philémon Mossy | ||
| 1882 | 1888 | Louis Carmagnol | ||
| 1888 | 1896 | Philémon Mossy | ||
| 1896 | 1902 | Pierre Escolle | ||
| 1902 | 1904 | Lucien Giraud | ||
| 1904 | 1908 | François Layet | ||
| 1908 | 1919 | Balthazard Verdeirenq | ||
| 1919 | 1925 | Aimé Mossy | ||
| 1925 | 1929 | Joseph Mourgues | ||
| 1929 | 1941 | Paul Gros | ||
| 1941 | 1944 | Emile Morel (Président de la Délégation spéciale) | ||
| 1944 | Clément Peyre (Président de la Délégation spéciale extraordinaire) | |||
| 1944 | 1945 | Charles Hanne (Président du Comité de Libération) | ||
| Période | Identité | Étiquette | Qualité | |
|---|---|---|---|---|
| 1945 | 1947 | Elie Pourret | ||
| 1947 | 1951 | Lazare Roustan | ||
| 1951 | 1959 | Anatole Lambert | ||
| 1959 | 1966 | Etienne Romano | SE | Constructeur aéronautique à Cannes |
| 1966 | 1972 | Edouard Le Bellegou | PS | Avocat et sénateur du Var de 1959 à 1972 |
| 1973 | 1989 | Geneviève Le Bellegou-Béguin | PS | Avocate et sénateur du Var de 1981 à 1986 |
| 1989 | 1995 | Pierre Rollandy | UMP | Médecin à la retraite |
| 1995 | 2001 | Roland Ciofi | PCF | professeur des écoles d'Aups |
| 2001 | 2008 | Pierre Rollandy | UMP | Médecin à la retraite |
| 2008 | En cours | Antoine Faure | SE | Pharmacien |
| Toutes les données ne sont pas encore connues. | ||||
[modifier] Fiscalité
| Taxe | Part communale | Part intercommunale | Part départementale | Part régionale |
|---|---|---|---|---|
| Taxe d'habitation (TH) | 12,40 % | 0,00 % | 6,15 % | 0,00 % |
| Taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) | 18,12 % | 0,00 % | 7,43 % | 2,36 % |
| Taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB) | 81,95 % | 0,00 % | 23,44 % | 8,85 % |
| Taxe professionnelle (TP) | 20,31 % | 0,00 % | 8,55 % | 3,84 % |
La Part régionale de la taxe d'habitation n'est pas applicable.
La taxe professionnelle est remplacée en 2010 par la cotisation foncière des entreprises (CFE) portant sur la valeur locative des biens immobiliers et par la contribution sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) (les deux formant la contribution économique territoriale (CET) qui est un impôt local instauré par la loi de finances pour 2010[12]).
[modifier] Population et société
[modifier] Démographie
[modifier] Évolution démographique
(élaboration graphique par Wikipédia)

[modifier] Pyramide des âges
[modifier] Éducation
Les élèves d'Aups suivent leur études à l'école maternelle Manon des Sources, à l'école primaire Jean Moulin et au collège Henri Nans d'Aups.
[modifier] Sports
Plusieurs activités sportives sont pratiquées à Aups[18]. La proximité des gorges du Verdon et de nombreux lacs, dont celui de Sainte-Croix, permettent les sports nautiques (canoë-kayak, canyoning, aviron). Le relief local favorise des sports tel que le parapente, le vol à voile, la spéléologie, l'escalade ou les randonnées équestres.
La commune compte également plusieurs clubs sportifs : football, judo, tennis, gymnastique.
[modifier] Santé
Plusieurs professionnels de santé sont installés à Aups[19] : en plus d'un cabinet médical, trois infirmiers, deux kinésithérapeutes, ainsi que des spécialistes en ophtalmologie, psychiatrie et dentaire sont présents. L'hôpital le plus proche se trouve à Draguignan.
[modifier] Économie
La ville vit essentiellement du tourisme mais aussi de rabasse, artisanat, construction, chasse, traditions provençales, menuiserie, miel, huile d'olive. Il est à noter que la bouteillan est une variété d'olive originaire d'Aups. Les oliveraies de la commune produisent l'huile d'olive de Provence AOC.
Aups détient le troisième plus grand marché aux truffes noires de France, derrière Richerenches et Lalbenque. Il se tient tous les jeudis du dernier jeudi de novembre à fin février (voir mi-mars si la production le permet).
[modifier] Tourisme
À 505 mètres d'altitude, Aups est la plaque tournante du Haut-Var. L'influence touristique des gorges du Verdon et du lac de Sainte-Croix attire de nombreux touristes, notamment pour son marché provençal tenu les mercredi et samedi matin entre la place de la mairie et l'église.
- Marché provençal d'Aups
[modifier] La vie économique dans le passé
Il semble qu'il n'y ait pas eu vraiment de spécialité qui aurait fait la renommée d'Aups. Cependant, il y avait de nombreuses tanneries (d'où la rue des Tanneurs), de la sériciculture, des fabriques de chapeaux et des fabriques de tuiles dans les anciens fours à chaux.
[modifier] Culture et patrimoine
[modifier] Lieux et monuments
- Le couvent des Ursulines dit le « Manoir », cistercien du XIe au XIIe siècle, restauré successivement par les Augustins, les Ursulines et les Trinitaires. Actuellement la chapelle du couvent abrite le musée d'art moderne Simon Segal (peintre 1898-1969) qui expose 280 toiles dont 175 de l'École de Paris (donation Bruno Bassano).
- Rues médiévales et la Tour sarrasine (Porte des Alpes).
- De nombreux cadrans solaires.
- La tour de l'horloge, construite au XVIe siècle, surmontée d’un campanile en fer forgé ouvragé, haute de 25 mètres. À l’intérieur du campanile se trouvait un cadran solaire d’une grande précision datant de 1760 ainsi qu’une cloche fondue en 1712 portant l’inscription « Je suis la joie de tout le monde » rappelant le gain pour les habitants, d’un procès qui dura plus de 350 ans et les opposa aux seigneurs de Blacas.
- La Collégiale gothique Saint-Pancrace, érigée en 1503 par l'architecte Bourlhoni, renferme de superbes autels, des boiseries du XVIIe et un triptyque du XVIe siècle. Fait inattendu en France, république laïque, elle aborde sur son tympan la mention « République française, liberté, égalité, fraternité ».
- L'ancienne léproserie datant d'avant l'an 1000, restaurée en un hôpital au XVIIe siècle.
- Vestiges du Château et des remparts : deux tours des XIIe et XVIe siècles et la Porte des Aires.
- Chapelle Notre-Dame de la Délivrance, érigée en 1852 sur les ruines du château d'Aups.
- Monument de l'insurrection et de la résistance au coup d'État du 2 décembre 1851 place Martin Bidouré et le mausolée des insurgés au cimetière.
- La Fabrique est une maison XVIIIe située à l'Est du village où vivait l'abbé Jean qui était un homme de savoir. Il y dressa une colonne sur laquelle il grava un résumé des connaissances humaines. Au milieu se trouve un globe terrestre, dans la principale pièce, il dressa sur le carrelage du sol une carte d'Europe ayant Aups pour centre. L'abbé plaça aussi dans le jardin un cadran solaire et un cadran lunaire.
[modifier] Personnalités liées à la commune
[modifier] Les Blacas
Une partie de la famille ducale de Blacas d'Aulps, seigneurs de la viguerie d'Aulps, est née à Aups et à Vérignon dont :
- Pierre d'Aulps (né à Aups en ?) Premier de la famille de Blacas, issu de la maison des Baux. Il jouissait en Provence d'une réputation de loyauté et de noblesse qui le rendit arbitre de toutes les querelles entre hauts barons. Il prit plusieurs fois les armes pour soutenir les droits des Seigneurs des Baux. Il passa en Terre Sainte et à son retour en 1120, il fonda le chapitre de Valmoissine près d'Aups (le couvent cistercien fut déplacé dans Aups en 1629) ;
- Blacas de Blacas III, dit « Le grand guerrier » (né à Aups en 1160 - mort en 1235). Petit-fils de Pierre d'Aulps, Seigneur d'Aups, de Vérignon,de Baudinard, de Carros, de Châteauneuf, de Thorenc, de Tourtour, et autres villages. Il était aussi bien excellent guerrier et bon troubadour. Il se distingua parmi les plus vaillants chevaliers de la cour du comte Raimond Bérenger IV de Provence. Il épousa Laure de Castellane. Il mourut à Rome en Italie ;
- Boniface de Blacas (né à Aups en 1221 et mort après 1241). Fils de Blacas de Blacas. Seigneur d'Aups, de Baudinard, d'Aiguines et de Thouars. Il épousa Ayceline de Moustiers ;
- Blacas de Blacas IV, dit « Blacasset » (né vers 1240 à Aups et mort vers 1300). Fils de Boniface de Blacas, Chevalier et seigneur d'Aups. Il accompagna Charles Ier d'Anjou à Naples. Son nom fut immortalisé par Frédéric Mistral qui lui attribua la pose de la chaîne qui relie les deux rochers de Moustiers-Sainte-Marie. Capturé par les infidèles, Blacasset avait fait le vœu, s'il était libre, de tendre cette chaîne et d'y suspendre l'étoile à seize branches, emblème de sa famille ;
- Casimir de Blacas d'Aulps (né à Vérignon en 1775 - mort à Vienne (Autriche) en Autriche en 1839). Il fut le principal conseiller de Louis XVIII.
[modifier] Autres personnalités
D'autres personnalités sont nées et/ou ont vécu à Aups :
- Pierre Petit (né à Aups en 1831 et mort en 1910), il fut l'un des plus éminents des photographes du XIXe siècle. C'est le premier à avoir photographié un souverain pontife : Pie IX ;
- le général Jean-Baptiste Girard (né à Aups en 1775 et mort en 1815). Il s'engagea à dix-sept ans dans l'armée et mourut sur le champ de bataille de Waterloo. Il fut général commandeur de la Légion d'honneur, pair de France et duc de Ligny ;
- Jules Auguste César Muraire dit Raimu avait une bastide à côté du couvent des Ursulines, du torrent la Grave et de la tombe des ducs de Blacas, le grand jardin majestueux est visible depuis la route D 957 allant vers le lac de Sainte-Croix et Moissac-Bellevue ;
- Richard E. Grant y possède aussi une maison de vacances.
[modifier] Héraldique
Les trois montagnes représentent les Cuguyons une des montagnes emblèmes d'Aups. Les fleurs de lys ont été concédées par le roi Louis XIV en 1700. Au-dessus du blason figure une couronne formée de trois tours, ce qui signifie qu'il s'agit là d'un chef-lieu de canton. Au-dessous du blason figure la croix de guerre avec palmes car la ville fut un haut lieu de la Résistance lors de la 2e Guerre mondiale.
|
[modifier] Notes et références
- (fr) Habitants d'Aups sur habitants.fr
- Les données climatiques ne sont pas libres d'accès. Les seules données accesibles concernent la pluviométrie moyenne annuelle en France
- (fr) Station météo la plus proche : Lorgues, MSN Météo
- (fr) Relevé météo de Lorgues, MSN Météo
- sismicité du Var sur le site de la préfecture
- Transpots à Aups
- Jacques Cru, Histoire des Gorges du Verdon jusqu’à la Révolution, co-édition Édisud et Parc naturel régional du Verdon, 2001, ISBN : 2-7449-0139-3, p 200
- Frédéric Négrel, « Décembre 1851 à Artignosc », Verdon no 1, estieu 1999, p 82-83
- (fr) nombre des membres du conseil municipal des communes, Legifrance
- Résultats élections municipales 2008 à Aups sur linternaute.com
- (fr) Impots locaux à Aups, taxes.com
- Loi n° 2009-1673 du 30 décembre 2009 de finances pour 2010 (Légifrance)
- (fr) Populations légales 2008 de la commune d'Aups, INSEE
- (fr) Population d'Aups avant le recensement de 1962, Cassini]
- INSEE: Population depuis le recensement de 1962
- (fr) Population d'Aups par sexe et âge en 2007, INSEE
- (fr) Population du Var par sexe et âge en 2007, INSEE
- Sports à Aups
- Santé à Aups
- Louis J S. de Bresc, Armorial des communes de Provence, Paris, 1866 [lire en ligne], p. 16
[modifier] Annexes
[modifier] Bibliographie
- Charles-Laurent Salch, Dictionnaire des châteaux et fortifications de la France au Moyen Âge, Strasbourg, éditions Publitotal, 1978, reprint 1991 (ISBN 2-8653-5070-3).
Une vision d’ensemble de l’architecture castrale. Aups : Page 76
[modifier] Articles connexes
[modifier] Liens externes
- (fr) Site officiel de l'office de tourisme d'Aups.
- (fr) Le patrimoine architectural et mobilier de la commune d’Aups sur le site officiel du ministère français de la Culture (base architecture et patrimoine), photographies de Gourbeix, Philippe Berthé, Bruno Plouidy, Françoise Thurel, S. Denante, Zisman, Christian Hussy, Marc Heller, Gaëtan Congès, E. Sauze, Jean-Marie Michel, archives de la médiathèque de l'architecture et du patrimoine
- (fr) Le patrimoine protégé à Aups (cartographie, arrêtés… : Cadran solaire, Château de Taurenne, Église Saint-Pancrace, Fabrique de l’Abbé Jean, Tour de l’horloge)
- (fr) Site de la Direction Régionale de l’Environnement, de l'Aménagement et du Logement (DREAL) et sur l’Inventaire et les protections réglementaires de l'environnement de la Commune
- (fr) Aups vue par le Comité régional de tourisme Provence-Alpes-Côte d'Azur