Aups

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Aups
Vue du village.
Vue du village.
Blason de Aups
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Var
Arrondissement Brignoles
Canton Aups
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes Lacs et Gorges du Verdon
Maire
Mandat
Antoine Faure
2014-2020
Code postal 83630
Code commune 83007
Démographie
Gentilé Aupsois
Population
municipale
2 104 hab. (2011)
Densité 33 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 37′ 42″ N 6° 13′ 29″ E / 43.6284314, 6.2248265443° 37′ 42″ Nord 6° 13′ 29″ Est / 43.6284314, 6.22482654  
Altitude Min. 385 m – Max. 1 076 m
Superficie 64,15 km2
Localisation

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Aups est une commune française, chef-lieu du canton d'Aups située dans le département du Var et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Ses habitants sont appelés les Aupsois[1] (autrefois Aulpins).

En 2009, elle est qualifiée de « capitale du Haut-Var » et de « capitale de la truffe ».

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Aups (« Alpes » en occitan) est située aux portes du Verdon sur les premiers contreforts des Alpes, à 500 mètres d'altitude. Elle est au pied de la montagne des Espiguières (880 m), rempart de tuf percé de nombreuses grottes et avens dont Sainte-Magdeleine et Plérimond, et d'un plateau fertile arrosé par le torrent de la Grave et par de nombreuses sources qui coulent dans les fontaines de la ville.

À distance de 60 km de la mer et à 80 km des stations de ski, la ville vit dans un climat très sain, de style méditerranéen. La végétation est essentiellement composée de pins d'Alep, de chênes verts et pubescents pour la trufficulture et d'oliviers en plaine (forêt des Uchanes, de la vallée de l'Espiguière, de Pelenq…). À partir de 700 mètres d'altitude, sur les montagnes alpines au nord de la commune, les pins sylvestres, garrigues, buis et chênes kermès prospèrent. Ces montagnes sont notamment les Cuguyons (995 m) inscrits dans le blason du village, les montagnes des chapelles Notre-Dame de Liesse (985 m) et Saint-Priest (1 077 m).

La commune est intégrée dans le parc naturel régional du Verdon depuis 2000[2].

Communes voisines[modifier | modifier le code]

Rose des vents Bauduen Vérignon Rose des vents
Moissac-Bellevue
Régusse
N Tourtour
O    Aups    E
S
Sillans-la-Cascade
Fox-Amphoux
Salernes Villecroze

Accès[modifier | modifier le code]

Plusieurs routes départementales desservent la commune d'Aups :

La gare TGV la plus proche se situe aux Arcs-en-Provence, permettant de rejoindre Nice, Marseille et Paris.

L'aéroport le plus proche est celui de Toulon-Hyères.

Climat[modifier | modifier le code]

Aups est soumis à un climat méditerranéen d'intérieur. Les hivers sont frais (1 °C de moyenne minimale en février), avec des gelées fréquentes (moyenne de 50 jours de température minimale en dessous de 0 °C), avec une influence du mistral et des vents glaciaux venant des Alpes. Tandis que les étés sont très chauds et secs (30 °C de moyenne maximale en juillet et août), avec souvent des orages. La température moyenne varie entre 5,7 °C en janvier et 22,1 °C en juillet, avec 13,2 °C de température moyenne annuelle.

La moyenne annuelle des précipitations est de 800 mm/m²[3].

Aups n'ayant pas de station météo, la plus proche est celle de Lorgues[4].

Relevé météorologique de Lorgues
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 2 2,3 4,5 7,2 11,2 14,7 17,2 16,9 13,6 10,6 6 3 8,5
Température moyenne (°C) 6 7,6 10,6 13,1 17,2 21,3 24,3 24 20 15,8 10,8 8,7 14,8
Température maximale moyenne (°C) 12,1 13,9 16,7 19 23,2 31,4 31 29,5 26,4 21 15,7 12,4 21
Précipitations (mm) 52,9 23,2 25,2 47,3 37,8 22,4 12,9 27,7 65,5 77,6 66,4 41,3 500,2
Source : Relevé météo de Lorgues[5]
Diagramme climatique
J F M A M J J A S O N D
 
 
 
12,1
2
52,9
 
 
 
13,9
2,3
23,2
 
 
 
16,7
4,5
25,2
 
 
 
19
7,2
47,3
 
 
 
23,2
11,2
37,8
 
 
 
31,4
14,7
22,4
 
 
 
31
17,2
12,9
 
 
 
29,5
16,9
27,7
 
 
 
26,4
13,6
65,5
 
 
 
21
10,6
77,6
 
 
 
15,7
6
66,4
 
 
 
12,4
3
41,3
Moyennes : • Temp. maxi et mini °CPrécipitation mm

Sismicité[modifier | modifier le code]

Il existe trois zones de sismicité dans le Var :

  • zone 0 : risque négligeable. C'est le cas de bon nombre de communes du littoral varois, ainsi que d'une partie des communes du centre Var. Malgré tout, ces communes ne sont pas à l'abri d'un effet tsunami, lié à un séisme en mer ;
  • zone Ia : risque très faible. Ce risque concerne essentiellement les communes comprises dans une bande allant de la Montagne Sainte-Victoire au Massif de l'Esterel ;
  • zone Ib : risque faible. Ce risque le plus élevé du département, qui n'est pas le plus haut de l'évaluation nationale, concerne 21 communes du nord du département.

La commune d'Aups est en zone sismique de faible risque Ib[6].

Transports urbains[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par plusieurs lignes de transport en commun[7] :

Toponymie[modifier | modifier le code]

Aups est appelée Z'Aup en provençal de norme mistralienne (se prononçant Zaou).

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Le village s'est autrefois appelé oppidum de Alpibus puis castrum de Alpibus, castrum de Almis, puis Alps et enfin Aups. Il a été occupé par les Oxybiens pendant l'époque romaine, à l'emplacement du plateau de Saint-Marc (sur la Via Aurelia allant de Fréjus (Forum Julii) à Riez (Forum Reii). Jules César y est passé pour conquérir la Gaule et il aurait dit « je préfère être premier à Aups qu'être second à Rome »[8], [9]. Tout autour du village, on a retrouvé des traces de cette présence romaine, comme un ancien hôpital et des bornes milliaires notamment autour du Plan de Canjuers dont l'appellation vient de Campus Julii ou camp de Jules César.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Aups est conquise par les Sarrasins au Xe siècle avant la victoire de la bataille de Tourtour.[réf. nécessaire]

La mort de la reine Jeanne Ire ouvre une crise de succession à la tête du comté de Provence, les villes de l’Union d'Aix (1382-1387) soutenant Charles de Duras contre Louis Ier d'Anjou. Aups fait partie de l’Union d’Aix, avant de faire promesse de reddition le 8 septembre 1387 à Marie de Blois, régente de Louis II d'Anjou. Hommage est prêté le 5 novembre[10]. Le roi René érige Aups en baillie indépendante, en détachant la communauté de la baillie de Barjols dont elle faisait partie. Un an plus tard, elle retombe dans l'autorité de cette dernière, jusqu'à ce que François Ier décide d'en faire une circonscription indépendante, par lettres données en 1533.[réf. nécessaire]

L'ancien chapitre noble de Valmoissine est transféré à Aups par le pape Alexandre IV en 1499.

Temps modernes et Guerres de religion[modifier | modifier le code]

Les huguenots du baron d'Allemagne-en-Provence attaquent le village le 16 octobre 1574 et massacrent 30 Aulpins[11]. Une « vierge du massacre » a été érigée sur le lieu de la torture situé dans la rue de l'Horloge. La ville a aussi subi des tueries pendant la Révolution française.

La viguerie d'Aups a été dominée depuis l'An Mil par la famille ducale de Blacas d'Aulps, grande famille historique de la région. Cependant, suite à un procès débuté en 1346 et qui durera près de quatre siècles entre les ducs de Blacas et le village d'Aups, la ville obtient en 1712 de ne dépendre juridiquement que du roi de France. On fondit alors une cloche, encore visible aujourd'hui dans le campanile de la tour de l'Horloge. Cette cloche porte l'inscription « Je suis la joie de tout le monde » pour garder en mémoire ces jours de liesse qui marquèrent cette victoire.

Révolution française et Premier Empire[modifier | modifier le code]

Peu avant la Révolution française, l’agitation monte. Outre les problèmes fiscaux présents depuis plusieurs années, la récolte de 1788 avait été mauvaise et l’hiver 1788-89 très froid. L’élection des États généraux de 1789 avait été préparée par celles des États de Provence de 1788 et de janvier 1789, ce qui avait contribué à faire ressortir les oppositions politiques de classe et à provoquer une certaine agitation[12]. C’est au moment de la rédaction des cahiers de doléances, fin mars, qu’une vague insurrectionnelle secoue la Provence. Une émeute à caractère politique se produit à Aups le 26 mars[13]. Une foule de paysans et de femmes s’attaque aux possédants[14], dont Brouilhony de Montferrat. Celui-ci tire pour se défendre et blesse deux émeutiers : il est massacré, son corps mis en pièce[15]. Dans un premier temps, la réaction consiste dans l’envoi d’un détachement de l’armée sur place. Puis des poursuites judiciaires sont diligentées, mais les condamnations ne sont pas exécutées, la prise de la Bastille comme les troubles de la Grande peur provoquant, par mesure d’apaisement, une amnistie début août[16].

En 1804, Aups annexa la commune de Fabrègues, alors peuplée de seulement 22 habitants vivant dans le château de Fabrègues et ses maisons voisines.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Aups fut le centre de l'insurrection varoise républicaine contre le coup d'État de Napoléon III en 1851, d'où provient son surnom de « Centre du Var Rouge ». Près de 6 000 Républicains armés des environs s’y rassemblent entre le 8 et le 10 décembre. Toute la ville participe : ainsi, l’hôpital est transformé en atelier où des blouses sont cousues par de jeunes couturières volontaires pour les hommes en armes. La colonne de répression commandée par le colonel Pastoureau est arrivée à Aups le 10 décembre. La bataille se conclut par une victoire du 50e de ligne, qui a un mort, contre cinquante dans les rangs des insurgés[17]. Un obélisque a été érigé en 1881 en honneur des nombreux républicains morts sur la place Louis Martin Bidouré, héros de cette rébellion qui fut exécuté deux fois (Il est arrêté, porteur d’un message sur la route de Tourtour. On le fusille sur place, mais mal. Revenu à lui, il se traîne chez des paysans. Dénoncé il est capturé de nouveau, on l’exécute, cette fois, avec plus d’attention que la première…) On trouve aussi un mausolée dans le cimetière de la commune.

Le village est un haut-lieu de la Résistance française durant la Seconde Guerre mondiale. De sanglants épisodes ont valu à la commune d'obtenir la Croix de guerre avec palmes.

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Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

De par sa taille, la commune dispose d'un conseil municipal de 19 membres (article L2121-2 du Code général des collectivités territoriales[18]). Lors du scrutin de 2008, il y eut deux tours (tous les conseillers étant élus au second tour) et Antoine Faure a été élu conseiller municipal avec le meilleur total de 666 voix, soit 48,82 % des suffrages exprimés. La participation a été de 81,19 % au second tour et de seulement 48,38 % au premier. Il a ensuite été nommé maire par le conseil municipal[19].

Liste des Maires[modifier | modifier le code]

De 1789 à 1799, les agents municipaux (maires) sont élus au suffrage direct pour 2 ans et rééligibles, par les citoyens actifs de la commune, contribuables payant une contribution au moins égale à 3 journées de travail dans la commune. Sont éligibles ceux qui paient un impôt au moins équivalent à dix journées de travail.

De 1799 à 1848, La constitution du 22 frimaire an VIII (13 décembre 1799) revient sur l’élection du maire, les maires sont nommés par le préfet pour les communes de moins de 5 000 habitants. La Restauration instaure la nomination des maires et des conseillers municipaux. Après 1831, les maires sont nommés (par le roi pour les communes de plus de 3 000 habitants, par le préfet pour les plus petites), mais les conseillers municipaux sont élus pour six ans.

Du 3 juillet 1848 à 1851, les maires sont élus par le conseil municipal pour les communes de moins de 6 000 habitants.

De 1851 à 1871, les maires sont nommés par le préfet, pour les communes de moins de 3 000 habitants et pour 5 ans à partir de 1855.

Depuis 1871, les maires sont élus par le conseil municipal suite à son élection au suffrage universel.

Maires successifs depuis 1945
Période Identité Étiquette Qualité
1945 1947 Élie Pourret    
1947 1951 Lazare Roustan    
1951 1959 Anatole Lambert    
1959 1966 Étienne Romano SE Constructeur aéronautique à Cannes
1966 1972 Édouard Le Bellegou SFIO/PS Avocat et sénateur du Var de 1959 à 1972
1973 mars 1989 Geneviève Le Bellegou-Béguin PS Avocate et Sénateur du Var (1981-1986)
mars 1989 juin 1995 Pierre Rollandy divers droite Médecin à la retraite
juin 1995 mars 2001 Roland Ciofi PCF Professeur des écoles d'Aups
mars 2001 mars 2008 Pierre Rollandy UMP Médecin à la retraite
mars 2008 en cours Antoine Faure SE Pharmacien
Les données manquantes sont à compléter.

Fiscalité[modifier | modifier le code]

L'imposition des ménages et des entreprises à Aups en 2009[20]
Taxe Part communale Part intercommunale Part départementale Part régionale
Taxe d'habitation (TH) 12,40 % 0,00 % 6,15 % 0,00 %
Taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) 18,12 % 0,00 % 7,43 % 2,36 %
Taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB) 81,95 % 0,00 % 23,44 % 8,85 %
Taxe professionnelle (TP) 20,31 % 0,00 % 8,55 % 3,84 %

La Part régionale de la taxe d'habitation n'est pas applicable.

La taxe professionnelle est remplacée en 2010 par la cotisation foncière des entreprises (CFE) portant sur la valeur locative des biens immobiliers et par la contribution sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) (les deux formant la contribution économique territoriale (CET) qui est un impôt local instauré par la loi de finances pour 2010[21]).

Budget et fiscalité en 2013[modifier | modifier le code]

Les comptes de la commune [22],[23],[24]:

Évolution financière.
Postes 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013
Produits de fonctionnement 2 014 000 € 2 040 000 € 2 231 000 € 2 364 000 € 2 433 000 € 2 508 000 € 2 612 000 € 3 133 000 € 2 930 000 €
Charges de fonctionnement 1 790 000 € 1 817 000 € 1 881 000 € 2 051 000 € 1 979 000 € 1 988 000 € 1 957 000 € 2 484 000 € 2 102 000 €
Ressources d’investissement 779 000 € 1 120 000 € 980 000 € 924 000 € 1 070 000 € 1 150 000 € 750 000 € 1 646 000 € 2 049 000 €
Emplois d’investissement 1 109 000 € 1 292 000 € 1 007 000 € 722 000 € 1 009 000 € 1 163 000 € 1 395 000 € 1 686 000 € 456 000 €
Dette 1 296 000 € 1 165 000 € 1 518 000 € 1 405 000 € 1 629 000 € 1 498 000 € 1 389 000 € 1 284 000 € 1 751 000 €
Source : Ministère de l’Économie et des Finances[25].

Fiscalité 2013

  • Taux d’imposition Taxe d’habitation : 19,56 %
  • Taxe foncière sur propriétés bâties : 18,12 %
  • Taxe foncière sur les propriétés non bâties : 85,92 %
  • Taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 35,33 %
  • Cotisation foncière des entreprises : 28,80 %
  • Montant total des dettes dues par la commune : 1 751 000 €uros, soit 810,27 € par habitant.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 104 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 744 2 949 2 947 2 937 3 083 2 661 2 827 2 914 2 871
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 704 2 647 2 712 2 597 2 610 2 601 2 267 2 050 1 892
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 806 1 671 1 588 1 299 1 339 1 281 1 292 1 349 1 337
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
1 442 1 488 1 500 1 652 1 796 1 903 2 029 2 065 2 104
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[26] puis Insee à partir de 2004[27].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Aups en 2007[28]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,7 
90 et plus
3,1 
11,0 
75 à 89
14,7 
21,3 
60 à 74
18,8 
22,8 
45 à 59
21,6 
14,2 
30 à 44
15,2 
14,0 
15 à 29
13,7 
16,0 
0 à 14 
13,0 
Pyramide des âges du Var en 2007[29]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90 et plus
1,4 
8,1 
75 à 89
11,3 
16,7 
60 à 74
17,3 
20,3 
45 à 59
20,4 
19,5 
30 à 44
19,1 
17,2 
15 à 29
14,9 
17,7 
0 à 14 
15,5 

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Finalement, onze communes ont décidé de constituer une « communauté de communes du Haut-Var « Lac et Gorges du Verdon (LGV) » qui comprendra : Aiguines ; Artignosc-sur-Verdon ; Aups ; Baudinard-sur-Verdon ; Bauduen ; Moissac-Bellevue ; Les Salles-sur-Verdon ; Régusse ; Tourtour ; Vérignon ; Villecroze[30]. Chaque commune de moins de 1000 habitants va élire deux Conseillers communautaires et trois pour les communes de plus de 1000 habitants. Soit 25 conseillers pour les 11 communes.

Un Projet de périmètre de schéma de cohérence territoriale (SCOT) Var Ouest concernant Sillans, Salernes, Villecroze, Tourtour, Aups, Moissac, Régusse, Artignosc, Bauduen[31] avait été envisagé mais n'a pas eu de suite, du fait du rattachement à la CAD de Saint-Antonin-du-Var; Salernes; Sillans-la-Cascade.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Les élèves d'Aups suivent leurs études à l'école maternelle Beausoleil, à l'école primaire Jean Moulin et au collège Henri Nans d'Aups.

Sports[modifier | modifier le code]

Plusieurs activités sportives sont pratiquées à Aups[32]. La proximité des gorges du Verdon et de nombreux lacs, dont celui de Sainte-Croix, permettent les sports nautiques (canoë-kayak, canyoning, aviron). Le relief local favorise des sports tel que le parapente, le vol à voile, la spéléologie, l'escalade ou les randonnées équestres.

La commune compte également plusieurs clubs sportifs : football, judo, tennis, gymnastique, tennis de table.

Santé[modifier | modifier le code]

Plusieurs professionnels de santé sont installés à Aups[33] : en plus d'un cabinet médical, trois infirmiers, deux kinésithérapeutes, ainsi que des spécialistes en ophtalmologie, psychiatrie et dentaire sont présents. L'hôpital le plus proche se trouve à Draguignan.

Économie[modifier | modifier le code]

La ville vit essentiellement du tourisme mais aussi de rabasse, artisanat, métiers d'art[34], construction, chasse, traditions provençales, menuiserie, miel, huile d'olive. Il est à noter que la bouteillan est une variété d'olive originaire d'Aups. Les oliveraies de la commune produisent l'huile d'olive de Provence AOC.

Aups détient le troisième plus grand marché aux truffes noires de France, derrière Richerenches et Lalbenque. Il se tient tous les jeudis du dernier jeudi de novembre à fin février (voire mi-mars si la production le permet).

Tourisme[modifier | modifier le code]

À 505 mètres d'altitude, Aups est la plaque tournante du Haut-Var. L'influence touristique des gorges du Verdon et du lac de Sainte-Croix attire de nombreux touristes, notamment pour son marché provençal tenu les mercredi et samedi matin entre la place de la mairie et l'église.

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La vie économique dans le passé[modifier | modifier le code]

Il semble qu'il n'y ait pas eu vraiment de spécialité qui aurait fait la renommée d'Aups. Cependant, il y avait de nombreuses tanneries (d'où la rue des Tanneurs), de la sériciculture, au moins une usine de térébenthine, des fabriques de chapeaux et des fabriques de tuiles dans les anciens fours à chaux.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le couvent des Ursulines dit le « Manoir », cistercien du XIe au XIIe siècle, restauré successivement par les Augustins, les Ursulines et les Trinitaires. Actuellement la chapelle du couvent abrite le musée d'art moderne Simon Segal (peintre 1898-1969) qui expose 280 toiles dont 175 de l'École de Paris (donation Bruno Bassano).
  • Le musée de Faykod est un "parc de sculptures à ciel ouvert", entièrement consacré à l'art du sculpteur Maria de faykod[35].
  • Rues médiévales et la Tour sarrasine (Porte des Alpes).
  • De nombreux cadrans solaires[36].
  • La tour de l'horloge[37], construite au XVIe siècle, surmontée d’un campanile en fer forgé ouvragé, haute de 25 mètres. À l’intérieur du campanile se trouvait un cadran solaire d’une grande précision datant de 1760 ainsi qu’une cloche fondue en 1712[38] portant l’inscription « Je suis la joie de tout le monde » rappelant le gain pour les habitants, d’un procès qui dura plus de 350 ans et les opposa aux seigneurs de Blacas.
  • La collégiale Saint-Pancrace[39], [40], érigée en 1503 par l'architecte Bourlhoni, renferme de superbes autels, des boiseries du XVIIe, un triptyque du XVIe siècle et un orgue du au facteur italien Agati[41], [42]. Fait inattendu en France, république laïque, elle aborde sur son tympan la mention « République française, liberté, égalité, fraternité ».
  • L'ancienne léproserie datant d'avant l'an 1000, restaurée en un hôpital au XVIIe siècle.
  • Bourg castral de Fabrègues, Château de Fabrègues[43].
  • Vestiges du château et des remparts : deux tours des XIIe et XVIe siècles et la porte des Aires.
  • Bourg castral d'Aups, Chapelle Saint-Marc[44].
  • Chapelle Saint-Jacques le Majeur, dite des Parisiens[45].
  • Chapelle Notre-Dame de la Délivrance, érigée en 1852 sur les ruines du château d'Aups.
  • Chapelles de la Trinité et de Sainte Magdeleine[46].
  • Monument de l'insurrection et de la résistance au coup d'État du 2 décembre 1851 place Martin Bidouré et le mausolée des insurgés au cimetière.
  • La Fabrique est une maison XVIIIe située à l'est du village où vivait l'abbé Jean[47] qui était un homme de savoir. Il y dressa une colonne sur laquelle il grava un résumé des connaissances humaines. Au milieu se trouve un globe terrestre, dans la principale pièce, il dressa sur le carrelage du sol une carte d'Europe ayant Aups pour centre. L'abbé plaça aussi dans le jardin un cadran solaire et un cadran lunaire.
  • Coopérative vinicole dite Union régionale aupsoise[48].
  • Coopérative agricole (coopérative oléicole) L'Aupsoise[49] .
  • Jardin secret[50].
  • Château de Taurenne[51].
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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Les Blacas[modifier | modifier le code]

Une partie de la famille ducale de Blacas d'Aulps, seigneurs de la viguerie d'Aulps, est née à Aups et à Vérignon dont :

  • Pierre d'Aulps (né à Aups en ?) Premier de la famille de Blacas, issu de la maison des Baux. Il jouissait en Provence d'une réputation de loyauté et de noblesse qui le rendit arbitre de toutes les querelles entre hauts barons. Il prit plusieurs fois les armes pour soutenir les droits des Seigneurs des Baux. Il passa en Terre Sainte et à son retour en 1120, il fonda le chapitre de Valmoissine près d'Aups (le couvent cistercien fut déplacé dans Aups en 1629) ;
  • Blacas de Blacas III, dit « Le grand guerrier » (né à Aups en 1160 - mort en 1235). Petit-fils de Pierre d'Aulps, Seigneur d'Aups, de Vérignon,de Baudinard, de Carros, de Châteauneuf, de Thorenc, de Tourtour, et autres villages. Il était aussi bien excellent guerrier et bon troubadour. Il se distingua parmi les plus vaillants chevaliers de la cour du comte Raimond Bérenger IV de Provence. Il épousa Laure de Castellane. Il mourut à Rome en Italie ;
  • Boniface de Blacas (né à Aups en 1221 et mort après 1241). Fils de Blacas de Blacas. Seigneur d'Aups, de Baudinard, d'Aiguines et de Thouars. Il épousa Ayceline de Moustiers ;
  • Blacas de Blacas IV, dit « Blacasset » (né vers 1240 à Aups et mort vers 1300). Fils de Boniface de Blacas, Chevalier et seigneur d'Aups. Il accompagna Charles Ier d'Anjou à Naples. Son nom fut immortalisé par Frédéric Mistral qui lui attribua la pose de la chaîne qui relie les deux rochers de Moustiers-Sainte-Marie. Capturé par les infidèles, Blacasset avait fait le vœu, s'il était libre, de tendre cette chaîne et d'y suspendre l'étoile à seize branches, emblème de sa famille ;
  • Casimir de Blacas d'Aulps (né à Vérignon en 1775 - mort à Vienne (Autriche) en Autriche en 1839). Il fut le principal conseiller de Louis XVIII.

Autres personnalités[modifier | modifier le code]

D'autres personnalités sont nées et/ou ont vécu à Aups :

  • Pierre Petit (né à Aups en 1831 et mort en 1910), il fut l'un des plus éminents des photographes du XIXe siècle. C'est le premier à avoir photographié un souverain pontife : Pie IX ;
  • le général Jean-Baptiste Girard (né à Aups en 1775 et mort en 1815). Il s'engagea à dix-sept ans dans l'armée et mourut sur le champ de bataille de Waterloo. Il fut général commandeur de la Légion d'honneur, pair de France et duc de Ligny ;
  • Jules Auguste César Muraire dit Raimu avait une bastide à côté du couvent des Ursulines, du torrent la Grave et de la tombe des ducs de Blacas, le grand jardin majestueux est visible depuis la route D 957 allant vers le lac de Sainte-Croix et Moissac-Bellevue ;
  • Richard E. Grant y possède aussi une maison de vacances.

Anecdotes[modifier | modifier le code]

Le téléfilm Le Nain, réalisé en 1961 par Pierre Badel d'après une nouvelle de Marcel Aymé a été tourné en partie à Aups, dont les habitants de l'époque ont été recrutés comme figurants.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Article connexe : Armorial des communes du Var.
blason
D'azur à trois montagnes d'argent, au chef cousu de gueules à trois fleurs de lys d'or, 2 et 1, avec cette devise : VIVE PARTOUT.

Les trois montagnes représentent les Cuguyons une des montagnes emblèmes d'Aups. Les fleurs de lys ont été concédées par le roi Louis XIV en 1700. Au-dessus du blason figure une couronne formée de trois tours, ce qui signifie qu'il s'agit là d'un chef-lieu de canton. Au-dessous du blason figure la croix de guerre avec palmes car la ville fut un haut lieu de la Résistance lors de la 2e Guerre mondiale.

Les anciennes armes (à droite), ont été modifiées vers 1700,à la demande des consuls de la commune, pour figurer l'etymologie de Aups=Alpes [52].
blason

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Charles-Laurent Salch, Dictionnaire des châteaux et fortifications de la France au Moyen Âge, Strasbourg, éditions Publitotal,‎ 1978, reprint 1991 (ISBN 2-8653-5070-3)
    Une vision d’ensemble de l’architecture castrale. Aups : Page 76

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Habitants d'Aups », sur habitants.fr
  2. Aups dans le parc naturel régional du Verdon
  3. Les données climatiques ne sont pas libres d'accès. Les seules données accesibles concernent la pluviométrie moyenne annuelle en France
  4. « Station météo la plus proche : Lorgues », MSN Météo
  5. « Relevé météo de Lorgues », MSN Météo
  6. sismicité du Var sur le site de la préfecture
  7. Transpots à Aups
  8. Canton d’Aups : Aups, Bauduen, Aiguines, Les salles-sur-Verdon, Baudinard-sur-Verdon, Vérignon, Régusse, Sillans-la-Cascade, Artignosc-sur-Verdon, Moissac-Bellevue, Vexillologie Provençale
  9. Gorges du Verdon et Lac de sainte Croix : Aups
  10. Geneviève Xhayet, « Partisans et adversaires de Louis d'Anjou pendant la guerre de l'Union d'Aix », Provence historique, Fédération historique de Provence, volume 40, no 162, « Autour de la guerre de l'Union d'Aix », 1990, p. 408.
  11. Jacques Cru, Histoire des Gorges du Verdon jusqu’à la Révolution, coédition Édisud et Parc naturel régional du Verdon, 2001, ISBN 2-7449-0139-3, p. 200
  12. Monique Cubells, « Les mouvements populaires du printemps 1789 en Provence », Provence historique, volume 36, no 145, 1986, p. 309
  13. M. Cubells, op. cit., p. 310 et 312.
  14. M. Cubells, op. cit., p. 313 et 316.
  15. M. Cubells, op. cit., p. 317.
  16. M. Cubells, op. cit., p. 322.
  17. Frédéric Négrel, « Décembre 1851 à Artignosc », Verdon no 1, estieu 1999, p. 82-83
  18. « nombre des membres du conseil municipal des communes », Legifrance
  19. « Résultats élections municipales 2008 à Aups », sur linternaute.com
  20. « Impots locaux à Aups », taxes.com
  21. Loi n° 2009-1673 du 30 décembre 2009 de finances pour 2010 (Légifrance)
  22. Les Comptes des Communes, Analyse des équilibres financiers fondamentaux Les comptes des communes, Chiffres Clés - Fonctionnement - Investissement - Fiscalité - Autofinancement – Endettement : La Commune de Aups]
  23. Proxiti Provence-Alpes-Côte d’azur : Informations locales concernant la Commune de Aups
  24. Aups: la dette en 2011
  25. Les comptes individuels des communes et des groupements à fiscalité propre (années 2000 à 2013)
  26. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  27. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  28. « Population d'Aups par sexe et âge en 2007 », Insee
  29. « Population du Var par sexe et âge en 2007 », Insee
  30. Gorges du Verdon et Lac de Sainte Croix fr
  31. Schéma de cohérence territoriale, État d’avancement dans le département du Var
  32. Sports à Aups
  33. Santé à Aups
  34. Visit Var, Découverte des métiers d’art Susan Knapp, peintre sur meuble...]
  35. Le Musée de Faykod
  36. « Notice no PA00081528 », base Mérimée, ministère français de la Culture Le cadran solaire situé sur la façade Sud d'une vieille maison donnant sur la rue Voltaire
  37. « Notice no PA00081529 », base Mérimée, ministère français de la Culture Tour de l'Horloge
  38. « Notice no PM83000064 », base Palissy, ministère français de la Culture Cloche 1712 Tour de l'horloge
  39. « Notice no PA00081526 », base Mérimée, ministère français de la Culture Église Saint-Pancrace
  40. « Notice no PM83000029 », base Palissy, ministère français de la Culture cloche église collégiale Notre-Dame de l'Assomption
  41. Orgue de la Collégiale d’Aups
  42. Collégiale et orgue italien
  43. « Notice no IA83001209 », base Mérimée, ministère français de la Culture bourg castral de Fabrègues, Château de Fabrègues
  44. « Notice no IA83001143 », base Mérimée, ministère français de la Culture bourg castral d'Aups, Chapelle Saint-Marc
  45. Collectif (Conservations régionales des monuments historiques, des antiquités préhistoriques, des antiquités historiques, avec la collaboration d'A. Roth-Congès, IRAA-CNRS), Coordination générale : René Dinkel conservateur régional des monuments historiques, E. Decugnière, H. Gauthier, Suivez le guide, Monuments historiques Provence-Alpes-Côte d'Azur, Marseille, Conseil régional Provence-Alpes-Côte d'Azur (Office Régional de la culture) et Ministère de la Culture (Direction régionale des affaires culturelles Provence-Alpes-Côte d'Azur),‎ 1986, 200 p.
    Aups : Tour de l’horloge, Ancienne collégiale Saint-Pancrasse, Chapelle Saint-Jacques le Majeur, dite des Parisiens, p. 83
  46. Chapelles d’Aups
  47. « Notice no PA00081527 », base Mérimée, ministère français de la Culture Fabrique de l'Abbé Jean Fabrique de l'Abbé Jean
  48. « Notice no IA83001300 », base Mérimée, ministère français de la Culture coopérative vinicole dite Union régionale aupsoise
  49. « Notice no IA83001301 », base Mérimée, ministère français de la Culture coopérative agricole (coopérative oléicole) L'Aupsoise
  50. « Notice no IA83000368 », base Mérimée, ministère français de la Culture pré-inventaire (jardins remarquables ; documentation préalable
  51. « Notice no PA00081780 », base Mérimée, ministère français de la Culture Façades et toitures inscrites sur l’inventaire supplémentaire des monuments historiques par arrêté du 29 août 1989
  52. Louis J S. de Bresc, Armorial des communes de Provence, Paris,‎ 1866 (lire en ligne), p. 16