Charles de Gaulle (porte-avions)

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Page d'aide sur les redirections Cet article concerne le porte-avions. Pour d'autres emplois de ce patronyme, voir Charles de Gaulle (homonymie).
Charles de Gaulle (R91)
Image illustrative de l'article Charles de Gaulle (porte-avions)
Le Charles de Gaulle à Toulon en octobre 2002.

Autres noms PH 75 (1973) puis Bretagne (1975) puis Richelieu (1986) et Charles de Gaulle (1987)
Histoire
A servi dans Pavillon de la marine française Marine nationale française
Commanditaire Délégation générale pour l'armement
Commandé 3 février 1986
Quille posée 24 novembre 1987
Lancement 7 mai 1994
Armé 28 septembre 2000
Mise en service 18 mai 2001

(du 21 mai au 1er juin 2001, participation à l'exercice franco-italien Trident d'or)

Statut En service
Caractéristiques techniques
Type Porte-avions
Longueur 261,50 mètres (hors-tout)
Maître-bau 64,36 m (pont) - 31,5 m (flottaison)
Tirant d'eau 12,50 m
Tirant d'air 66,5 m
Déplacement 42 500 tonnes à pleine charge
Propulsion 2 réacteurs à eau pressurisée K 15, 2 groupes turboréducteurs 61 SW, 2 hélices à 4 pales fixes
Puissance 83 000 ch (61 000 kW)
Vitesse 27 nœuds (50 km/h)
Caractéristiques militaires
Armement 4 × lance-missiles SYLVER (MBDA Aster 15)

2 × Sadral
8 × Mistral
8 × canons Giat 20F2 (20 mm)
4 mitrailleuses de 12,7 mm

Aéronefs Jusqu'à 40 aéronefs selon les missions
12 Rafale Marine F3

16 Super-Étendard Modernisé
2 E-2C Hawkeye
1 AS532 Cougar RESCO
2 EC725 Caracal RESCO
2 AS365F Dauphin Pedro (SAR)
1 Alouette III SAR jour

Rayon d'action Illimité - 45 jours de vivres
Autres caractéristiques
Électronique Liaison 16
Équipage 2 000 personnes dont 700 affectées au groupe aérien
Chantier naval DCNS, Brest
Port d'attache Base navale de Toulon
Indicatif R91

Le Charles de Gaulle est un porte-avions de la Marine nationale française dont il est le navire amiral. Il est le premier et seul bâtiment de combat de surface à propulsion nucléaire construit en Europe occidentale et la France est le seul pays en dehors des États-Unis à avoir lancé la construction d'un porte-avions à propulsion nucléaire[1].

Après une IPER (Indisponibilité périodique pour entretien et réparations) programmée tous les 7 ans et une période d'essai et de maintien en condition opérationnelle (MCO), le Charles de Gaulle et son groupe aéronaval (GAN) dénommé Task force 473 mènent à bien la mission Agapanthe 2010 en Afghanistan. Ses avions ont effectué 180 missions de guerre dans le cadre de l'opération Enduring Freedom puis, après l'exercice Varuna réalisé avec la Marine indienne[2], le Charles de Gaulle et son groupe ont été engagés durant l'opération « Harmattan » en Libye ayant pour but de faire appliquer la résolution 1973 du Conseil de sécurité des Nations unies. Le 4 avril 2011, lors de l'opération Harmattan, le Charles de Gaulle a passé le cap des 342 000 nautiques, soit l'équivalent de 16 tours du monde depuis sa mise en service, dont 100 000 depuis fin 2008[3].

Il a remplacé le porte-avions Clemenceau. Un second porte-avions devait être construit, le PA 2 pour remplacer le Foch, conformément aux promesses du président Sarkozy lors de la campagne présidentielle de 2007[4], mais le projet a finalement été repoussé. Des études d'évaluations ont été menée en 2009[5]. Paris est sa ville marraine depuis le 9 octobre 2001.

Après une période d'indisponibilité pour entretien intermédiaire (IEI), dans son port d'attache de Toulon de janvier à août 2013[6] et un entraînement complet en Méditerranée avec son groupe aéronaval, le porte-avions Charles de Gaulle a, depuis le 1er août 2013, recouvré sa pleine qualification opérationnelle et se tient à la disposition du commandement pour toute opération de projection de puissance en mer ou en profondeur contre la terre[7].

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Le numéro de coque du Charles de Gaulle est R91. Il s'agit d'un porte-avions de taille moyenne, plus petit que ceux de l'US Navy, mais deux fois plus gros que les porte-aéronefs en service dans les marines britanniques, italiennes, espagnoles et indiennes. Il mesure 261,5 mètres de long, 64,36 m de large et 75 m de haut. Avec un déplacement de 42 000 tonnes[8], il peut embarquer environ 1 950 marins à son bord, avec un supplément de 800 militaires en transport de troupes.

La surface du pont d'envol atteint les 12 000 m2 et dispose d'une surface de hangars aéronefs de 4 600 m2[9].

Le plus comparable par la taille est l'Amiral Kouznetsov qui est légèrement plus grand que le Charles de Gaulle mais dont les capacités opérationnelles sont limitées car sa propulsion n'est pas nucléaire et qu'il n'est pas un véritable porte-avions, mais un porte-aéronefs : il ne dispose pas de catapulte, ce qui limite le poids au décollage et les possibilités opérationnelles des avions qui sont essentiellement destinés à des missions d’interception[10],[11],[12].

Le Charles de Gaulle est équipé d'une propulsion nucléaire et peut parcourir 648 nautiques soit 1 200 kilomètres en 24 heures à une vitesse maximum de 27 nœuds, (50 kilomètres par heure), avec une autonomie de plusieurs mois. La capacité en vivres (120 tonnes) et en carburant (3 400 tonnes) du Charles de Gaulle lui confère 45 jours de totale autonomie en opération. Son groupe aérien peut effectuer 100 vols par jour pendant 7 jours, soit plus de 700 vols en totale autonomie. Ceci entraîne l'obligation de ravitailler à la mer lors des missions de longue durée de plusieurs mois, que sa propulsion nucléaire lui autorise. Un pétrolier-ravitailleur qui assure 30 jours supplémentaires d'autonomie totale est affecté en permanence au GAN TF473 pour ravitailler le Charles de Gaulle et les autres bâtiments du groupe. Lors de mission de guerre de haute intensité, un second pétrolier-ravitailleur est affecté en renfort. Pendant que l'un des deux reste avec la flotte, l'autre peut faire la navette vers les points de rechargement pour garantir la présence permanente d'un pétrolier-ravitailleur auprès du Charles de Gaulle. Ce dispositif renforcé a été utilisé en 2002 lors de la mission Héraclès au large de l'Afghanistan[13].

Système de propulsion[modifier | modifier le code]

Le porte-avions est propulsé par deux réacteurs nucléaires à eau pressurisée K15. Chaque réacteur est relié à l'une des deux lignes d'arbre d'hélice.

La puissance de 83 000 ch permet d'atteindre la vitesse maximale de 27 nœuds qui est nécessaire pour assurer des catapultages sécurisés de Rafale en configuration de fortes charges par vent debout nul. La vitesse est de 5 nœuds inférieure à celle de la classe précédente des porte-avions français, Clemenceau et Foch. Selon la DCN, la vitesse n'est pas un but en soi, ce qui compte c'est la capacité à faire décoller des avions plus lourds par mer de force 6 ou 7 grâce au Système de TRAnquilisation de Plateforme (système « SATRAP »). Le choix de la propulsion nucléaire a été motivé par plusieurs avantages jugés essentiels pour ce type de bâtiment :

  • L'autonomie qui est de 7 ans entre deux rechargements du combustible nucléaire, contre quelques jours pour un bâtiment utilisant un combustible fossile, fioul ou gaz ;
  • Les incertitudes sur les fluctuations de prix et de disponibilité du combustible pétrolier pour les quarante années de service actif du porte-avions ont beaucoup pesé dans le choix du mode de propulsion. La charge de combustible nucléaire embarquée représente l'équivalent de 1,5 milliard de litres de combustible pétrolier ;
  • La propulsion nucléaire permet de libérer sous le pont les espaces habituellement affectés au stockage du combustible des propulsions à carburants fossiles. Les enceintes des réacteurs pèsent 900 tonnes mais n'ont que 10 mètres de hauteur et 10 mètres de diamètre. Ce faible encombrement permet d'embarquer 3 400 tonnes de carburant aviation et 550 tonnes de munitions muratisées, c'est-à-dire rendues inertes pour éviter les accidents[9]. Il est également possible d'embarquer 1 000 tonnes de gazole, afin de permettre au porte-avions de ravitailler en mer ses bâtiments d'escorte en cas de problème avec le pétrolier-ravitailleur du groupe aéronaval ;
  • La possibilité d'accélérer de 0 à 20 nœuds en 4 min et d'atteindre une vitesse de 27 nœuds en 7 min, accroit considérablement sa capacité de survie lors de manœuvres évasives et lui permet de catapulter ses Rafale avec leur charge maximum et en toute sécurité. Sur un porte-avions à propulsion conventionnelle, il faut allumer une ou plusieurs chaudières supplémentaires pour accroître la puissance (6 chaudières sur le Clemenceau) ce qui peut prendre plusieurs dizaines de minutes ;
  • Le directeur adjoint du programme à la DGA, estimait que « eu égard aux caissons protecteurs placés tout autour du bateau, le missile intelligent qui peut entrer par un bout de la coque du porte-avions Charles de Gaulle et atteindre le circuit primaire du réacteur (son point sensible) n'existe pas »[14].

Système de stabilisation[modifier | modifier le code]

Le porte-avions est équipé d'un système de stabilisation SATRAP : (Système Automatique de TRAnquillisation de Plateforme)[15]. Ce système permet de réduire les mouvements non désirés du navire : le roulis, le lacet, l’embardée et la gîte. Il coordonne, par l'intermédiaire d'un calculateur centralisé, l'action des différents organes : deux paires d'ailerons stabilisateurs et le gouvernail servent à « tranquilliser » la plate-forme en réduisant les mouvements de lacet, de roulis et d'embardée. L'ensemble de masses mobiles pour « COmpenser la GITE » (Cogite), composé de douze lignes de wagonnets métalliques (représentant une masse totale de plus de 240 tonnes) se déplaçant dans des tunnels perpendiculaires à l’axe de la coque, permet au porte-avions de virer à plat et de compenser la gîte générée par le déplacement des aéronefs sur le pont d'envol. La combinaison des deux systèmes (tranquillisation et Cogite) permet de mettre en œuvre son groupe aérien embarqué dans des conditions de mer dégradées[16]. Ce système de stabilisation permet au Charles de Gaulle de mettre en œuvre des avions de 20 tonnes par mer de force 5 et 6. Par comparaison, le Clemenceau et le Foch avaient été étudiés pour l'emploi d'appareils de 13 tonnes par mer force 3 à 4[15].

Groupe aérien[modifier | modifier le code]

Deux Rafale, deux Super-Étendard et un Hawkeye du Charles de Gaulle (12 avril 2007).

Son parc aérien varie selon les missions entre 28 à 35 aéronefs de type :

La capacité maximale aérienne est de 100 vols par jour pendant 7 jours par pontées massives de 20 à 24 avions, renouvelables toutes les 4 heures ou par pontées enchaînées de 4 à 8 avions toutes les 1 h 30 environ[17]. Le Charles de Gaulle peut catapulter un avion toutes les 30 secondes. Comme les catapultes avant et latérales débordent sur la piste oblique, l'appontage et le catapultage simultanés sont impossibles. Il peut emporter près de 550 tonnes de munitions[9],[18], ce qui est suffisant pour couvrir l'ensemble des missions pendant plusieurs semaines sans faire appel au pétrolier ravitailleur du GAN task force 473.

Lors d'un appontage, le pilote du Rafale dispose de 90 mètres pour passer de 220 km/h à zéro, encaissant une décélération de choc dans une manœuvre qu'il doit réussir en 1 seconde et demie. Cela représente une décélération de 40 m/s2, soit environ 4 g[19].

Système d'armes[modifier | modifier le code]

Le Charles de Gaulle dispose d'un ensemble de capteurs radars de veille à courte et moyenne portée et de radars secondaires. Ses armes d'autodéfense mettent en œuvre des contre-mesures électroniques, mais aussi des missiles sol-air, en particulier le SAAM (Système d'Armes Anti- Missiles) constitué de missiles Aster-15.

Il dispose de la liaison de données tactiques liaison 16. Il participe au réseau en tant que centre de contrôle et de commandement (plate-forme C2). Il peut à ce titre, prendre le contrôle de chasseurs sur le Groupe de Participation Liaison 16 Control et leur assigner diverses missions ; les chasseurs (plates-formes Non-C2) sont informés de la situation tactique en écoutant le Groupe de Participation Liaison 16 surveillance.

Il continue à mettre en œuvre la Liaison 11 car de nombreuses plates-formes du Groupe Aéronaval français ne disposent que de cette Liaison de Données Tactiques.

Afin de permettre la tenue d'une image tactique et opérative unique, il travaille en configuration multi-liaisons (Liaison 16 + Liaison 11) ; à cette fin, il met en œuvre une fonction de dataforwarding qui permet l'échange de données entre les deux liaisons de données. Un lien satellitaire (via Syracuse III) devrait permettre la mise en œuvre dans le futur de la Liaison de Données Tactiques J-Over IP ; dès aujourd'hui, il possède la capacité de mettre en œuvre le JREAP-C (en) qui lui permet de transmettre des messages de la série-J empaquetés sous IP. Il dispose des structures d'accueil d'une cellule JICO.

Il est important de noter qu'en mettant en œuvre pleinement les principes définis dans le concept de guerre en réseau ou NCW (Network Centric Warfare), les plates-formes Non-C2 (essentiellement les Dassault Rafale), une fois pris sous contrôle après catapultage, font entièrement parties du système d'armes du porte-avions, où elles agissent en tant que plates-formes Non-C2 c'est-à-dire en tant que senseurs et d'armes du SENIT 8.

Électronique[modifier | modifier le code]

  • Radar de veille air tridimensionnel DRBJ-11B (bande S) ;
  • Radar de veille air lointaine DRBV-26D (bande L ; portée 370 km) ;
  • Radar de veille combinée surface-air basse altitude DRBV-15C Sea Tiger Mk2 (bande S ; portée avion 100 km, missile 50 km) ;
  • Radar de conduite de tir ARABEL (bande X) ;
  • 2 radars de navigation DRBN-34A Racal-Decca ;
  • Radar secondaire ou IFF
  • Veille infrarouge Vampir DIBV-2 ;
  • Leurre antimissile Sagaie ;
  • Leurre antitorpille SLAT ;
  • Suite de guerre électronique (Détecteur Radar ARBR-21 / 2 bouilleurs radar ARBR-33 / intercepteur COMINT ARBG-2 MAIGRET) ;
  • Système de navigation aérienne (TACAN) NRBP-20A
  • Système de transmission par satellites Syracuse III, Fleetsatcom, Inmarsat;
  • Système de combat SENIT8 (liaison 11, liaison 16 et passerelle d'échange entre ces deux liaisons de données tactiques).

Histoire[modifier | modifier le code]

Contexte[modifier | modifier le code]

Le porte-avions Charles de Gaulle remplaça le Clemenceau, un porte-avions à propulsion classique (chaufferie à vapeur fonctionnant au mazout et turbines), en 2001. Le Clemenceau et son sistership le Foch furent armés respectivement en 1961 et 1963 ; le besoin d'un remplacement avait été identifié en 1973[20].

Construction[modifier | modifier le code]

La construction du Charles de Gaulle a débuté le 25 novembre 1987.

La structure fut assemblée en avril 1989 aux chantiers navals de la DCN, à Brest. Le porte-avions fut achevé en mai 1994 et, avec 42 500 tonnes, il était le plus grand bâtiment de guerre lancé en Europe de l'Ouest depuis le HMS Ark Royal en 1950.

Le nom initialement choisi en 1986 était Richelieu, en mémoire du célèbre homme politique français Armand-Jean du Plessis, duc et cardinal de Richelieu et un nom traditionnel pour les navires importants dans la Marine française, mais il a été rebaptisé Charles de Gaulle l'année suivante par le Premier ministre de l'époque, Jacques Chirac.

La construction du Charles de Gaulle aura coûté près de 20 milliards de francs (environ 3 milliards d'euros)[21], soit 2,2 milliards de dollars US à comparer aux 4,3 milliards de dollars US du porte-avions USS Ronald Reagan qui est entré en service la même année.

Le porte-avions a été admis au service actif le 18 mai 2001 et officiellement armé.

Essais, mises au point techniques et modifications apportées[modifier | modifier le code]

Allongement de la piste oblique du pont d'envol[modifier | modifier le code]

Un avion d'alerte radar E-2C Hawkeye sur le pont d'envol.

Les premiers essais en mer du Charles de Gaulle en janvier 1999 permirent d'identifier la nécessité d'allonger la piste oblique pour permettre l'appontage des E-2C Hawkeye avec des configurations dégradées des brins d'arrêt[22].

À l'origine du programme, en 1986, le porte-avions avait été conçu pour permettre le catapultage, l'appontage et les manœuvres sur le pont du Super-Étendard, du Rafale Marine, du Breguet Alizé et éventuellement du F18 C/D. Le choix, en 1992, du Hawkeye comme avion de guet a modifié la donne. Le pont était certes dimensionné pour permettre un catapultage et un appontage dans des conditions de sécurité normale, mais son maniement en bout de piste, lors d'appontages dans des conditions extrêmes, aurait risqué de ralentir son acheminement au parking et d'empêcher les autres appareils de se succéder rapidement. L'appareil a en effet une envergure très importante pour un avion embarqué, avoisinant les 25 mètres[22]. Les médias non spécialisés ne manquèrent pas d'ironiser sur cette opération, alors que :

  • ce genre de modifications de pont d'envol et installations d'aviation est plutôt courant sur les navires de ce type prévus pour fonctionner 40 ou 50 ans avec des systèmes d'armes et un parc d'aviation en permanente évolution et à un rythme rapide. Aussi est-il souhaitable que les porte-avions puissent commodément s'adapter à ces changements ;
  • les mêmes travaux avaient dû être réalisés sur le Foch et le Clemenceau quand l'avion F-8 Crusader a été mis en service ;
  • les cinq millions de francs dépensés pour l'allongement nécessaire à la modification des tôles du pont d'envol et de la coque ne représentaient que 0,025 % du coût de construction du Charles de Gaulle[23].

Protection radiologique[modifier | modifier le code]

Au cours des travaux d'études finales et de construction, la décision fut prise de mettre en conformité la protection radiologique avec les dernières normes CIPR en vigueur, rendues applicables entretemps. Ceci nécessita des modifications limitées des protections radiologiques à proximité des réacteurs.

Le 28 février 2000, au cours d'un essai d'un réacteur nucléaire, une combustion d'éléments de protection radiologique proches du réacteur provoqua l'émission d'une épaisse fumée restée contenue dans l'enceinte de confinement des réacteurs. Pour être efficace, le matériau, du bois compressé imbibé de bore et d'autres composants donc sensible à la température, doit être proche des enceintes chaudes du réacteur. Son positionnement plus précis au montage et l'amélioration de sa protection thermique ont résolu le problème[22].

Bris de l'hélice bâbord[modifier | modifier le code]

Durant la nuit du 9 au 10 novembre 2000, alors que le porte-avions naviguait en Atlantique ouest, faisant route vers Norfolk, en Virginie, une pale de l'hélice bâbord se brisa, et le navire dut retourner à Toulon pour remplacer l'hélice défectueuse. L'enquête qui suivit mit en évidence que les hélices de remplacement comportaient les mêmes défauts de structure : des bulles (soufflures survenant lors du refroidissement du métal coulé dans le moule) près de l'axe des hélices (réalisées d'une pièce dans un alliage cuivre-aluminium) ; ce défaut est dû au fournisseur Atlantic Industrie[24], qui avait effectué des compressions de son personnel le plus expérimenté. Les hélices du Foch et du Clemenceau, moins adaptées au Charles de Gaulle ont été utilisées, ce qui devait limiter la vitesse maximale à 25 nœuds, au lieu des 27 nœuds prévus. Le 5 mars 2001, il appareille avec deux anciennes hélices, et réalisa des pointes de vitesse à 25,2 nœuds aux essais. Les anciennes hélices sont remplacées fin mai 2008 par deux hélices Rolls-Royce Naval Marine de 20 tonnes et 6 mètres de diamètre, fabriquées aux États-Unis, permettant l'accueil des Rafale F3, dont l'appontage en situation difficile requiert un porte-avions marchant au moins 27 nœuds, ce qui, dans le cas où le temps le permet, est sa vitesse maximale.

Revêtement de piste[modifier | modifier le code]

Une autre intervention a été nécessaire sur le pont d'envol : le changement de la peinture du revêtement de la piste, qui s'était révélée trop abrasive pour les nouveaux câbles de frein des brins d'arrêt du Charles de Gaulle. Une nouvelle peinture de revêtement a donc été utilisée pour recouvrir le pont d'envol[22]. En 2011 des travaux DCNS ont modifié le revêtement de la zone d'appontage, et de la partie du pont d'envol mis en place suivant un procédé adapté par DCNS. Elles ont été réalisées en 2011 avec une peinture qui augmente l'adhérence des trains avant des avions lors des appontages, tout en réduisant leur sollicitation. Le résultat étant probant, la même peinture sera appliquée aux zones de roulage de la piste d'aviation et de parking, à l'occasion de la prochaine période d'entretien du porte-avions Charles de Gaulle en 2013[25].

Vibrations zone arrière[modifier | modifier le code]

Du 18 au 30 mars 1999, un phénomène vibratoire est apparu au niveau de l'appareil à gouverner lors des essais à grande vitesse. Malgré ces difficultés, le Charles de Gaulle pouvait néanmoins atteindre une vitesse 28 nœuds en naviguant à un cap constant. Des études complémentaires ont permis de localiser la source des dysfonctionnements : les safrans arrière ont été légèrement déplacés pour se situer dans l'axe des hélices[22].

Opacité des vitres de la passerelle[modifier | modifier le code]

Des problèmes d'opacité trop importante sur les vitres de la passerelle avaient été rapportés par certains médias avant l'admission opérationnelle[26].

Usure prématurée imprévue sur une ligne d'arbre[modifier | modifier le code]

Le 13 mars 2009, alors qu'il était en phase de remontée en puissance après son IPER, le Charles de Gaulle a de nouveau été contraint d'arrêter ses activités à la mer du fait de « problèmes de fabrication et de conception » sur la ligne d'arbre. Selon un rapport parlementaire, « la conception du bâtiment dans les années 1990 s'appuie sur des données scientifiques et industrielles fondées sur les retours d'expérience des autres bâtiments de la Marine nationale à propulsion vapeur. Or, la technologie utilisée a atteint ses limites à bord du porte-avions Charles de Gaulle. En effet, les performances demandées en couple et en vitesse sont significativement plus élevées que celles des accouplements conçus auparavant. Il apparaît aujourd'hui que la durée cumulée du fonctionnement des accouplements du Charles de Gaulle ne peut excéder une vingtaine de milliers d'heures et non 100 000 heures comme initialement prévu » [27]. Les travaux de l'ordre de 10 millions d'euros ont été pris en charge par DCNS.

Service actif - Événements notoires[modifier | modifier le code]

Permanence du groupe aéronaval[modifier | modifier le code]

Alors que les États-Unis préparaient leur riposte au 11 septembre 2001 sous la forme de l'opération Enduring Freedom, les médias français se plaignaient du manque de puissance militaire déployable. À la même époque, la Commission de la Défense rapportait que la maintenance de la flotte était de mauvaise qualité. Dans ce contexte, le Charles de Gaulle, alors en réparation, était à nouveau l'objet de critiques, qui seront récurrentes et souvent fort caustiques par la suite.

Les États-Unis ont un taux de disponibilité de leur porte-avions de 50 % soit six porte-avions disponibles en permanence. Avec un taux de disponibilité de 70 % depuis 10 ans la Marine nationale fait mieux que l'US Navy, mais l'absence du second porte-avions rend les périodes d'indisponibilité du Charles de Gaulle très voyantes et provoque à chaque fois des polémiques qui ne pourront se dissiper qu'après le lancement hypothétique du PA2.

Liaison 16[modifier | modifier le code]

Passerelle de navigation du porte-avions Charles de Gaulle.

Le 11 octobre 2001, la frégate Cassard, quatre avions AWACS et le Charles de Gaulle participèrent à un essai de Liaison 16. Le réseau permit une surveillance en temps réel de l'espace aérien du sud de l'Angleterre jusqu'à la mer Méditerranée. Les données collectées furent aussi retransmises en temps réel vers le Jean Bart via l'ancien système Liaison 11.

Incident au gaz[modifier | modifier le code]

Le 8 novembre 2001, un quartier-maître qui réalisait une opération de maintenance de routine d'une vanne liée aux cuves à eaux usées perdit connaissance à cause d'une présence de gaz toxique[28]. Un second quartier-maître tenta spontanément de le secourir et s'évanouit à son tour. Ils furent immédiatement secourus par l'équipe médicale de bord et envoyés à l'hôpital de Toulon. Tous deux ont survécu mais le premier quartier-maître est toujours plongé dans un coma profond. La justice s'est saisie de l'affaire[29].

Afghanistan : mission Héraclès[modifier | modifier le code]

Le 21 novembre 2001, la France décida d'envoyer le Charles de Gaulle dans l'océan Indien pour soutenir les opérations de l'OTAN en Afghanistan.

La Task force 473, avec 2 900 hommes sous le commandement du contre-amiral François Cluzel appareilla le 1er décembre. La task force comprenait le porte-avions nucléaire Charles de Gaulle, les frégates La Motte-Picquet, Jean de Vienne et Jean Bart, le sous-marin nucléaire d'attaque Rubis, le pétrolier ravitailleur La Meuse et l'aviso Commandant Ducuing.

La force aérienne comprenait 16 Super-Étendard, un E-2C Hawkeye, deux Rafale et plusieurs hélicoptères.

Le 17 décembre 2001, la task force 473 fut intégrée dans une force internationale, à côté des groupes navals américains du USS Theodore Roosevelt et USS John C. Stennis, et du Giuseppe Garibaldi italien. La force incluait plus de cent navires, français, américains, canadiens, britanniques, allemands, italiens, néerlandais, australiens, espagnols et japonais sous un commandement centralisé inter-allié à Bahreïn.

Les Super-Étendard exécutèrent leurs premières missions sur l'Afghanistan le 19 décembre, réalisant des missions de reconnaissance et de bombardement, couvrant plus de 3 000 kilomètres. Au total, ils réalisèrent 140 missions, 12 par jour en moyenne, échappant à cinq missiles Stinger.

Le 18 février 2002, un satellite d'observation Helios repéra des activités anormales près de Gardez. Le lendemain, après que des membres des forces spéciales américaines dans la région eurent confirmé ces observations, le Charles de Gaulle lança deux Super-Étendard de reconnaissance. Le 20, des forces britanniques et américaines entrèrent dans la vallée, et le 2 mars, l'opération Anaconda débuta.

Le Charles de Gaulle (au premier plan) et l'USS Enterprise, le premier porte-avions du monde à propulsion nucléaire.

En mars, des Super-Étendard et six Mirage 2000 prirent en charge des attaques aériennes contre des cibles d'Al-Qaida. Quelques cibles proposées par les forces américaines furent refusées, de peur d'atteindre des civils. Pourtant, le président américain George W. Bush se félicita de l'engagement de la France, citant : « notre fidèle alliée, la France, qui a déployé un quart de sa marine de guerre dans l'opération Enduring Freedom »[30]. À cette époque, la force aérienne française avait été portée à 16 Super-Étendard, 6 Mirage 2000 D, 5 Rafale, deux ravitailleurs aériens KC-135, et deux Hawkeye. À partir de février, le Charles de Gaulle et le USS John C. Stennis échangèrent quelques avions de façon à resserrer les liens entre alliés.

Le 2 mai, le Charles de Gaulle arriva à Singapour pour une escale, et repartit vers Oman le 18. À la même époque, la tension commençait à monter sur la question de l'Irak ; le vice-amiral François Cluzel déclara à la presse : « La France s'oppose à toute action contre l'Irak. Si quelque chose est entrepris, nous ne prendrons probablement pas part à la coalition. »

Célébration[modifier | modifier le code]

Le porte-avions Charles de Gaulle représenta la France à Portsmouth, aux cérémonies de commémoration du 200e anniversaire de la bataille de Trafalgar (21 octobre 1805), l'une des plus sévères défaites de la Marine française, combat où la flotte alliée franco-espagnole perdit 22 vaisseaux et 4 400 marins.

2009. Le porte-avions en réparation dans l'arsenal de Toulon, entouré d'un barrage de protection.

Mission de sauvetage[modifier | modifier le code]

Le 9 octobre 2008, le CrossMed (Centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage en Méditerranée) reçut un appel de détresse du Babolin, un huit-mètres dont la coque prenait l'eau. Le Charles de Gaulle, en manœuvres dans le secteur, envoya un hélicoptère qui hélitreuilla l'équipage de trois hommes, malgré un vent de 35 nœuds, une mer agitée et une mauvaise visibilité.

Première indisponibilité majeure[modifier | modifier le code]

De juillet 2007 à décembre 2008, le Charles de Gaulle a été placé en IPER (Indisponibilité Périodique pour Entretien et Réparations), laissant ainsi pendant près de dix-huit mois la France sans porte-avions (durée d'IPER initialement prévue de 16 mois). Les aéronefs du groupe aéronaval ont été contraints de s'entraîner à terre sur une piste de la base de Landivisiau[31], dont le marquage au sol était identique aux pistes et axiales et latérales à celles du Charles de Gaulle.

Retour en service début 2010[modifier | modifier le code]

La période d'indisponibilité périodique pour entretien et réparations (IPER) du bâtiment a duré un an et demi dans l'arsenal de Toulon. Dès sa remise en service en décembre 2008, il est de nouveau indisponible à cause de l'usure prématurée de pièces du système de propulsion. L'essentiel de l'année 2009 sera consacrée aux réparations et dès que le porte-avions est en état de naviguer, il participe à des exercices de mise en conditions opérationnelles (MCO), dont les indispensables qualifications des pilotes du groupe aéronaval.

Du 10 au 23 avril 2010, le PAN Charles de Gaulle est en exercice en mer du Nord, avec une puissante force aéronavale de 40 bâtiments appartenant à 11 pays de l'OTAN, ainsi que la Suède comme invitée, à l’occasion de l'exercice Brillant Mariner qui vise à préparer les unités navales qui seront mises au service de l'Alliance en cas d'activation de la composante maritime de la force de réaction rapide de l'OTAN (NRF, NATO Response Force). Au 1er juillet, la France prend le 15e tour d'alerte de la NRF et, pendant six mois, elle assure le commandement de la force navale NRF 15 avec, comme pièces maitresses, le porte-avions Charles de Gaulle et le bâtiment de projection et de commandement Mistral. Le parc aérien embarqué pour l'exercice est limité à 12 Super Étendard, 7 Rafale, 2 Hawkeye, et 2 Dauphin.

Le Charles de Gaulle franchit le cercle polaire arctique, événement relativement rare, le samedi 17 avril 2010 à 23h05mn10sec sur les paroles de circonstance : « Adjoint de quart, inscrivez au journal de navigation : passage du cercle polaire dans le sens sud-nord ». Ce déplacement au nord du bâtiment est la conséquence de la présence d'un nuage de cendres perturbant le vol des aéronefs et provoqué par l'éruption du volcan Eyjafjöll en Islande.

Mission Agapanthe 2010[modifier | modifier le code]

Après avoir appareillé mercredi 13 octobre 2010 de Toulon, le porte-avions Charles de Gaulle a regagné sa base le 15 octobre. Alors que le bâtiment menait d'ultimes entraînements au large avant son déploiement en océan Indien, un problème technique a été détecté, après détection d'un défaut d'isolation sur une armoire électrique qui commande des soupapes de sécurité au niveau de la propulsion[32],[33],[34]. Depuis son admission au service actif en 2001, « c'est la seconde fois que le porte-avions revient à quai sur incident technique ».

Les investigations menées pour identifier le défaut électrique ont mis en évidence un dysfonctionnement sur une soupape de sécurité. Après expertise, la décision a été prise, le samedi 16 octobre, de procéder à un échange standard de la soupape.

Le porte-avions appareille le 30 octobre 2010 après 2 semaines de réparation et participe à la mission Agapanthe 2010 comme prévu[35]. Le groupe aéronaval (GAN) dénommé Task force 473, articulé autour du porte-avions Charles de Gaulle, comprend la frégate anti-sous-marine Tourville, la frégate de défense aérienne Forbin, le pétrolier-ravitailleur La Meuse et le sous-marin nucléaire d’attaque Améthyste[36]. Le groupe aérien embarqué ayant perdu un Rafale le 28 novembre 2010 qui s'est abîmé en mer peu après le catapultage[37], est depuis cette perte constitué de 9 Rafale de la flottille 12F, de 12 Super-Étendard de la 17F et de 2 Hawkeye de la 4F ainsi que d'un groupe hélicoptères[38].

Ceux-ci ont effectué 180 missions de guerre au-dessus de l'Afghanistan, entre le 25 novembre et le 25 décembre, date à laquelle le porte-avions a quitté l'opération Enduring Freedom.

138 de ces sorties avaient pour objet des missions d'appui aérien rapproché, mais aucune munition n'a été tirée au combat. Dix sorties ont été des missions de reconnaissance et 38 de contrôle aérien[39].

Opération « Harmattan » en Libye[modifier | modifier le code]

Le Charles de Gaulle participe à l'opération « Harmattan » en Libye ayant pour but de faire appliquer la résolution 1973 du Conseil de sécurité des Nations unies. Il a appareillé de Toulon le 20 mars 2011, pour faire route vers les côtes libyennes. Le groupe aéronaval (GAN) dénommé Task force 473 du porte-avions Charles de Gaulle, l'escorte comprend un sous-marin nucléaire d'attaque, trois frégates (la frégate anti-sous-marine Dupleix, la frégate de défense aérienne Forbin, et la frégate légère furtive Aconit). Sa proximité de la Libye permet de réduire le délai d’intervention des avions à 10 minutes au lieu de 2 heures depuis la Corse, et d’allonger la durée de mission de chaque appareil sans ravitaillement en vol. Son parc aérien est composé de 10 Rafale M, et 6 Super-Étendard modernisés, de 5 hélicoptères et 2 appareils de surveillance Grumman E-2 Hawkeye[40]. Bien que son parc d'avions de combat ne représente que 15 % du parc de l'armée française, la Marine nationale peut réaliser entre 30 à 50 % des missions françaises en Libye démontrant ainsi l'intérêt de disposer d'un tel équipement selon le consultant Pierre Servent et l'Amiral Philippe Coindreau commandant du GAN lors de leurs interventions sur BFM TV[41]. Le bâtiment rentre à Toulon le 12 août 2011 en présence du président français pour une nouvelle révision technique.

1 350 sorties et 3 600 heures de vol ont été enregistrées en 120 jours d’activité aérienne au profit de l’opération Harmattan. 2 380 catapultages et appontages ont été réalisés.

Les sorties générées par le porte-avions se répartissent en 840 d’attaque (Rafale et SEM), 390 de reconnaissance (Rafale), 120 de détection et de contrôle (E-2C) et 240 de ravitaillement en vol (Rafale, SEM)[42].

Opération "Bois Belleau"[modifier | modifier le code]

Du 20 novembre 2013 au 18 février 2014 le Charles de Gaulle participe à l'opération "Bois Belleau" dans le nord de l'océan indien et le golfe arabo-persique. A cette occasion, il effectue des manœuvre durant 5 semaines avec le USS Harry S. Truman.

Liste des commandants[modifier | modifier le code]

Directeurs de Programme successifs[modifier | modifier le code]

  • IGA Raymond Beauvais
  • IGA Pierre Montelescaut
  • IGA Xavier Lebacq
  • IGA Michel Wencker

Distinctions et Décorations[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

  • Le Charles de Gaulle devait apparaître dans Gemo 13, un film français d'action et d'espionnage resté inachevé.
  • Il apparait également dans le film Forces spéciales sorti en 2011.
  • Il est grande partie du décor du clip de la chanson Si loin de vous de Nâdiya.

Galerie[modifier | modifier le code]

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Références[modifier | modifier le code]

  1. Ce bâtiment n’est toutefois pas le premier (et unique à ce jour) navire de surface à propulsion nucléaire construit et exploité en Europe occidentale. Cependant le premier bâtiment de surface à propulsion nucléaire fut le cargo civil ouest-allemand Otto Hahn, construit à Kiel en 1963-1966 (lancé en juin 1964). Armé au commerce avec une propulsion nucléaire jusqu'en 1979, ce cargo, unique, a ensuite été transformé avec une propulsion classique, et a servi de minéralier et porte-conteneurs jusqu'en 2010.
  2. (fr) Le groupe aéronaval français à l'heure indienne, article du site internet Mer et Marine en date du 5 janvier 2011 (consulté le 25 mai 2014).
  3. (fr) 100 000 milles nautiques pour le Charles de Gaulle, article du 6 avril 2011 sur le site officiel de la Défense (consulté le 25 mai 2014).
  4. (fr) Présidentielle : Quel avenir pour l'industrie navale militaire et le second porte-avions ?, article de Mer et Marine du 9 avril 2007 (consulté le 25 mai 2014).
  5. (fr) Audition de l’Amiral Pierre-François Forissier, chef d’état-major de la marine, sur le projet de loi de finances pour 2010, retranscription de l'audition du mercredi 14 octobre 2009 sur le site de l'Assemblée nationale (consulté le 25 mai 2014).
  6. (fr) Le porte-avion Charles-de-Gaulle a entamé son entretien saisonnier à Toulon, article de France 3 Provence-Alpes du 9 janvier 2013 (consulté le 25 mai 2014).
  7. (fr) Le groupe aéronaval prêt au combat, article d'août 2013 sur le site officiel de la Marine nationale (consulté le 25 mai 2014).
  8. Le déplacement a augmenté de plusieurs centaines de tonnes à l'issue de la première IPER en 2010.
  9. a, b et c (fr) Charles de Gaulle (R 91) - Caractéristiques, sur le site officiel de la Marine nationale (consulté le 25 mai 2014).
  10. (en) Admiral Kuznetsov the only aircraft carrier in the Russian Navy, article du 28 septembre 2007 sur Military Heat (consulté le 25 mai 2014).
  11. (en) Project 1143.5 Kreml class Aircraft Carrier Cruiser, article de Global Security (consulté le 25 mai 2014).
  12. (fr) Quels avions de combat embarqués pour le porte-aéronefs russe Amiral Kouznetsov après 2016 ?, article du 10 septembre 2008 sur Red Stars (consulté le 25 mai 2014).
  13. (fr) Reportage : Sur un bâtiment de commandement et de ravitaillement, article du 3 février 2009 sur le site Mer et Marine (consulté le 25 mai 2014).
  14. « Les secrets du Charles de Gaulle », Science et Vie, no 972,‎ 1er septembre 1998, p. 80-96.
  15. a et b (en) [PDF] Heel compensation for the Charles de Gaulle aircraft carrier : principles and control structure, document de l'OTAN rédigé par S. Kummer, G. Hardier et C. Lambert (consulté le 25 mai 2014).
  16. (fr) Commande des systèmes et dynamique du vol, sur le site de l'ONERA (consulté le 25 mai 2014).
  17. (fr) Rapport d'information no 358 - Sénat session ordinaire 1999-2000 - Commission des Affaires étrangères, de la défense et des forces armées sur l’avenir du groupe aéronaval, retranscription sur le site du Sénat (consulté le 25 mai 2014).
  18. (fr) 500 tonnes de munitions en haute mer, article du 12 juin 2006 sur Mer et Marine (consulté le 28 mai 2014).
  19. [vidéo] EOPAN sur le porte-avions Charles de Gaulle sur YouTube
  20. Décision du Conseil supérieur de la Marine nationale du 27 novembre 1973.
  21. (fr) A bord du porte-avions porte-poisse, émission de France Inter entre Lionel Thompson et Pascal Dervieux et le capitaine Édouard Guillaud, commandant du CDG en date du 7 novembre 1991 (consulté le 28 mai 2014).
  22. a, b, c, d et e (fr) L'avenir du groupe aéronaval : la nécessité d'un second porte-avions - Rapport d'information 358 (1999-2000) - Commission des Affaires étrangères, André Boyer, sur le site du Sénat (consulté le 28 mai 2014).
  23. (fr) Les déboires du porte-avions Charles de Gaulle, réunion d'articles sur le site Dissident Media (consulté le 28 mai 2014).
  24. (fr) [www.ffaa.net/ships/aircraft-carrier/charles-de-gaulle/enquete-qualite.rtf Rapport d'enquête qualité relative aux hélices du porte-avions Charles de Gaulle], rapport de la DGA du 20 décembre 2000, sur French Fleet Air Arm (consulté le 28 mai 2014).
  25. (fr) Un nouveau revêtement pour le pont du Charles de Gaulle, article de Mer et Marine du 22 mai 2012 (consulté le 28 mai 2014).
  26. (fr) L’enfance difficile du Charles de Gaulle, article de Libération par Jean-Dominique Merchet le 24 juillet 2009 (consulté le 28 mai 2014).
  27. (fr) Avis n°1972 présenté au nom de la Commission de la Défense nationale et des forces armées sur le projet de loi de finances pour 2010, par François Cornut-Gentille sur le site de l'Assemblée nationale (consulté le 28 mai 2014).
  28. Présence de gaz toxique ou consommation de l'oxygène de l'air par la fermentation des eaux usées derrière une porte étanche.
  29. (fr) La justice relaxe trois marins du porte-avions Charles de Gaulle, article du 18 janvier 2011 par Laurent Lagneau sur Opex 360 (consulté le 28 mai 2014).
  30. (en) President Thanks World Coalition for Anti-Terrorism Efforts, communiqué de presse de la Maison-Blanche du 11 mars 2002 (consulté le 28 mai 2014).
  31. (fr) Une nouvelle campagne d'appontages, article du Télégramme du 21 février 2009 (consulté le 28 mai 2014).
  32. (fr) Le porte-avions Charles de Gaulle à nouveau immobilisé, article du Figaro du 17 octobre 2010 (consulté le 28 mai 2014).
  33. (fr) Le porte-avions Charles-de-Gaulle victime d'un problème électrique mineur, article de Le Point du 15 octobre 2010 (consulté le 28 mai 2014).
  34. (fr) Le porte-avion Charles de Gaulle immobilisé pour plusieurs semaines, article du Monde du 17 octobre 2010 (consulté le 28 mai 2014).
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  36. (fr) Le Charles-de-Gaulle appareille ce soir pour l'océan indien, article du blog Secret Défense de Jean-Dominique Merchet du 13 octobre 2010 (consulté le 28 mai 2014).
  37. (fr) La Marine nationale perd un Rafale au large du Pakistan, article du site Mer et Marine du 29 novembre 2010 (consulté le 28 mai 2014).
  38. (fr) Zoom sur le Groupe Aéronaval et AGAPANTHE 2010, article du site officiel de la Marine nationale en date du 3 mars 2011 (consulté le 28 mai 2014).
  39. (fr) Les avions du Charles de Gaulle ont réalisé 180 missions en Afghanistan, mais sans larguer de bombes, article du 4 janvier 2010 sur Secret Défense par Jean-Dominique Merchet (consulté le 28 mai 2014).
  40. (fr) Deux Rafale Marine de plus pour l'opération Harmattan, article du site Mer et Marine du 6 avril 2011 (consulté le 28 mai 2014).
  41. (fr) Mission en Libye : à bord du Charles-de-Gaulle, reportage télévisé de BFTMV du 11 avril 2011 (consulté le 28 mai 2014).
  42. (fr) Les chiffres du GAE, le 12 août 2011 par Jean-Marc Tanguy sur Le Mamouth (consulté le 28 mai 2014).
  43. (fr) Un nouveau commandant pour le Charles de Gaulle, article du site officiel de la Marine nationale du 9 août 2011 (consulté le 28 mai 2014).
  44. (fr) Nouveau pacha pour le porte-avions (PA) Charles de Gaulle, article du 24 juillet 2013 sur le site officiel de la Marine nationale (consulté le 28 mai 2014).
  45. (fr) Attribution de Croix de la valeur militaire, page du site internet de l'Association des décorés de la Légion d'honneur au péril de leur vie - section Languedoc Sud (consulté le 28 mai 2014).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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