Sans étiquette

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Le label Sans étiquette (SE) ou indépendant désigne une personnalité politique ne se réclamant d'aucun parti politique ou affirmant son indépendance par rapport aux clivages politiques habituels et proposant un programme électoral personnel.

Amérique[modifier | modifier le code]

Canada[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Indépendant (Canada) et Indépendant (Québec).

Au Canada, les candidats ou les personnalités politiques qui ne sont pas attachés à un parti politique sont appelés « indépendants ».

Europe[modifier | modifier le code]

France[modifier | modifier le code]

En France, des personnalités « sans étiquette » sont fréquemment candidates lors des élections municipales et cantonales. Ces candidats se présentent très rarement lors d'élections nationales (par exemple José Bové à l'élection présidentielle de 2007).

En 1920, Alexandre Millerand a été élu président de la République sous la bannière « sans étiquette ».

De 2001 à 2008 « sans étiquette » n'est plus utilisée dans la nomenclature du ministère de l'Intérieur. Les candidats et listes se présentant alors comme « sans étiquette » sont classés dans la nuance DVG (divers gauche), DVD (divers droite), DVC (divers centre) ou AUT (autres) selon leur sensibilité politique. C'est pourquoi à partir de 2008 La nuance DIV (divers) ou le code LDIV pour liste « divers » a été créée pour regrouper les élus inclassables ou défendant des intérêts catégoriels et, par défaut, les maires sans étiquette déclarée ne se réclamant d'aucune sensibilité politique, qu'elle soit de gauche, du centre ou de droite. La nuance AUT (autres) se substitue à la nuance DIV sans que sa définition s'en trouve modifiée[1].

Belgique[modifier | modifier le code]

En Belgique, il y a de nombreux élus communaux sans étiquette, surtout dans les petites communes où les listes ne sont pas toujours officiellement liées à l'un ou l'autre parti d'envergure nationale (« Liste du bourgmestre », « Intérêts communaux »). Des élus en dissidence de leur parti d'origine siègent également pendant le reste de la mandature comme « indépendants ».

Océanie[modifier | modifier le code]

En Océanie, il n'est pas rare que des candidats sans étiquette se présentent aux élections législatives, et dans certains pays océaniens ils sont fréquemment élus. Aux Tuvalu, à Nauru ou aux Palaos, il n'existe pas de partis politiques, et tous les députés sont donc sans étiquette, organisés en groupements informels[2],[3].

Australie[modifier | modifier le code]

En Australie, il est bien plus rare que des candidats indépendants soient élus, mais à la suite des élections législatives fédérales de 2010 la Chambre des Représentants compte quatre députés indépendants sur cent-cinquante, et le soutien de trois d'entre eux est crucial à la formation du gouvernement[4].

Fidji[modifier | modifier le code]

Aux Fidji, il n'était historiquement pas rare que des candidats sans étiquette se présentent, mais il était relativement rare qu'ils soient élus. À la suite des élections législatives de 2006, il y avait deux députés sans étiquette, sur soixante-et-onze, à la Chambre des Représentants[5]. Une réforme électorale introduisant un mode de scrutin proportionnel, toutefois, a été défavorable aux candidats indépendants. Seuls deux se sont présentés aux élections législatives de 2014, sans succès[6].

Nouvelle-Zélande[modifier | modifier le code]

En Nouvelle-Zélande, ce phénomène est quasi-inexistant ; le Parlement ne compte aucun député indépendant après les élections les plus récentes, en 2014[7].

Tonga[modifier | modifier le code]

Aux Tonga, la plupart des candidats sont sans étiquette, et après les élections législatives de 2010 le Parlement compte quatorze députés sans étiquette sur vingt-six, le premier ministre lui-même étant sans étiquette[8],[9]

Salomon[modifier | modifier le code]

Aux Îles Salomon, après les élections législatives de 2010, le Parlement compte dix-neuf députés sans étiquette sur cinquante, et plusieurs ont obtenu des postes de ministres[10]. Aux élections de 2014, la majorité des candidats se présentent sans étiquette, produisant un parlement où trente-deux députés sur cinquante ne sont membres d'aucun parti politique[11].

Références[modifier | modifier le code]

  1. JO Sénat du 20 mars 2008, page 566
  2. (en) "Tuvalu country brief", Ministère australien des Affaires étrangères
  3. "Nauru country brief", Ministère australien des Affaires étrangères
  4. (en) "Power’s in balance after rise of the crossbenchers", Sydney Morning Herald, 22 août 2010
  5. Résultats officiels des élections de 2006, Bureau électoral du gouvernement fidjien
  6. Résultats des élections de 2014, Bureau électoral fidjien, 22 septembre 2014
  7. (en) "Official Count Results -- Overall Status", Commission électorale de Nouvelle-Zélande
  8. (en) Résultats officiels à Tongatapu, Matangi Tonga
  9. (en) Résultats officiels dans le reste du pays, Matangi Tonga
  10. (en) Informations sur les élections de 2010, Solomon Islands Broadcasting Corporation
  11. Résultats officiels des élections de 2014, Commission électorale des îles Salomon

Voir aussi[modifier | modifier le code]