Montfort-sur-Argens

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Montfort-sur-Argens
Le village vu du parking de l’église
Le village vu du parking de l’église
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Var
Arrondissement Arrondissement de Brignoles
Canton Canton de Cotignac
Intercommunalité Communauté de communes Comté de Provence
Maire
Mandat
Éric Audibert
2014-2020
Code postal 83570
Code commune 83083
Démographie
Gentilé Montfortais
Population
municipale
1 239 hab. (2011)
Densité 104 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 28′ 30″ N 6° 07′ 21″ E / 43.475, 6.1225 ()43° 28′ 30″ Nord 6° 07′ 21″ Est / 43.475, 6.1225 ()  
Altitude Min. 129 m – Max. 344 m
Superficie 11,92 km2
Localisation

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Liens
Site web montfort-sur-argens.fr

Montfort-sur-Argens est une commune française située dans le département du Var en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est située dans le Centre-Var, entre Carcès et Correns, au nord de Brignoles.

Communes voisines[modifier | modifier le code]

Rose des vents Châteauvert Cotignac Entrecasteaux Rose des vents
Correns N Carcès
O    Montfort-sur-Argens    E
S
Le Val Vins-sur-Caramy Cabasse

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par l'Argens et par la Ribeirotte, affluent de l'Argens. Leur confluence se situe sur le territoire de Montfort.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Montfort apparaît dans les archives dès le XIIIe siècle sous le nom de Mons Fortis et de Monte Forti (le « mont fort », la « butte fortifiée »)[1].

Le nom de la commune devient Montfort-sur-Argens en 1904[2]. Ses habitants sont appelés les Montfortais.

Montfort-sur-Argens s'écrit Monfouar en provençal de norme mistralienne.[réf. nécessaire]

Histoire[modifier | modifier le code]

La création du castrum de Montfort a lieu au Moyen Âge, en liaison avec le prieuré de Notre-Dame de Spéluque qui est une fondation de l’Antiquité tardive[3].

En 1197, le seigneur Foulques de Pontevès fait don de la seigneurie de Montfort-sur-Argens aux Templiers de la commanderie du Ruou[4],[5]. En 1207, Alphonse II de Provence fait don du château de Montfort-sur-Argens aux chevaliers du Temple[6]. Pendant les croisades, Montfort-sur-Argens jouera un rôle important dans la présence des moines-soldats entre Argens et Verdon.

Après la disparition de l’ordre du Temple en 1308, le château est transféré aux Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem en 1319[7] qui le détruisent. Il s'écoule plus d'un siècle avant que la construction de l'actuel château ne soit entreprise[8].

En 1411, le château est érigé en commanderie et les Hospitaliers l'occupent jusqu'à la Révolution française[9],[10]. En 1793, le château est transformé en prison révolutionnaire et échappe ainsi à la destruction[11].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1977 2008 André Paul   vigneron
2008 en cours Éric Audibert   vigneron

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 239 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
925 965 926 1 134 1 136 1 037 1 057 1 064 994
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 022 1 022 1 005 1 007 1 009 936 792 776 746
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
918 805 741 707 675 701 606 490 522
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
537 542 502 551 705 869 1 041 1 066 1 209
2011 - - - - - - - -
1 239 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2004[13].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Montfort-sur-Argens tire ses ressources de la viticulture, de l’artisanat et du tourisme, fait partie du territoire Provence Verte et de la communauté de communes Comté de Provence. La cave coopérative vinicole La Montfortaise date de 1908[14].

Plusieurs structures d’hébergement existent sur la commune : des gîtes ruraux et des chambres d’hôtes.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Château des commandeurs : Le château des commandeurs est au sommet de la colline de ville vieille, avec la chapelle Saint-Blaise. Il a appartenu aux Templiers, puis aux Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem, puis à l’ordre de Malte. Du premier château, qui datait des XIIe et XIIIe siècles et qui a été détruit à la fin du XIVe siècle, il ne subsiste qu’une partie des sous-sols. L'ensemble a été reconstruit au XIVe siècle puis transformé aux XVIe et XVIIIe siècles. Les façades et les toitures du château sont inscrites monument historique[15]. Le château est aujourd’hui une propriété privée.

Église Notre-Dame de la Purification : Au XVe siècle, la ville s'étend hors-les-murs et un nombre croissant de maisons se trouvent éloigné de l'église Saint-Blaise. Une église dédiée à la purification de la vierge est alors construite à l'emplacement actuel et achevée en 1617.

Tour de l'horloge : La tour de l’horloge avec campanile possède une cloche datée de 1679.

Vieille ville : La vieille ville présente des ruelles, des passages voûtés, des vestiges de remparts et des fontaines.

Porte à herse : La porte à herse est datée du XIIIe siècle.

Prieuré Notre-Dame de Spéluques : Le prieuré Notre-Dame de Spéluques, qui date du XIIIe siècle-XVIIIe siècle, est un sanctuaire souterrain. Ce prieuré a été édifié sur un ancien habitat gallo-romain[16].

Château de Robernier : Le château de Robernier possède des pigeonniers.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Joseph Lambot (1814-1887), inventeur du ciment armé, né à Montfort-sur-Argens.
  • Henri Sauvaire (1831-1896), épigraphe, numismate et photographe orientaliste, mort à Montfort-sur-Argens.
  • Octave Vigne (1867-1945), est un homme politique, né à Montfort-sur-Argens.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Montfort-sur-Argens (83).svg

Les armoiries de Montfort-sur-Argens se blasonnent ainsi :

D'or à la pièce de canon de sable tournée à senestre, montée sur un affût de gueules et posée sur une montagne d'azur mouvant de la pointe

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Charles-Laurent Salch, Atlas des villes et villages fortifiés en France, début du Ve siècle à la fin du XVe siècle, Éditions Publitotal, 1987.
  • Jean Seillé, Histoire de Montfort, village templier, Éditions Terre Profonde, 1988.
  • Jean-Paul Revertégat, La soupe courte : souvenirs d'un enfant de Montfort-sur-Argens, Éditions Cheminements, 1998.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, Volume II, Éditions Droz, Genève, 1991.
  2. Notice communale de Montfort-sur-Argens sur le site EHESS Cassini.
  3. Archéologie du Midi médiéval, Volume 21, Centre d'archéologie médiévale du Languedoc, 2003
  4. Edmond F. Barbier, L’abbaye cistercienne du Thoronet au Moyen Âge, Éditions Équinoxe, 1994.
  5. Édouard Baratier, Enquêtes sur les droits et revenus de Charles Ier d’Anjou en Provence (1252 et 1278), Éditions de la Bibliothèque nationale, 1969.
  6. Jean-Luc Aubarbier, La France des Templiers, Éditions Sud Ouest, 2007.
  7. Charles-Laurent Salch, Atlas des villes et villages fortifiés en France, début du Ve siècle à la fin du XVe siècle, Éditions Publitotal, 1987.
  8. Joseph-Antoine Durbec, Templiers et Hospitaliers en Provence et dans les Alpes-Maritimes, Le Mercure Dauphinois,‎ 2001, 430 p. (ISBN 978-2-9138-2613-7, présentation en ligne), p. 23
  9. Maurice Agulhon, La vie sociale en Provence intérieure au lendemain de la Révolution, Éditions de la Société des études robespierristes, 1970.
  10. Jean Seillé, Histoire de Montfort, village templier, Éditions Terre Profonde, 1988.
  11. Le guide des châteaux de France : Provence Côte d’Azur, Volume 183, Éditions Hermé, 1985.
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  14. Yves Rinaudo, Syndicalisme agricole de base : l'exemple du Var au début du XXe siècle, Le Mouvement social, juillet-septembre 1980.
  15. Inscription monument historique par arrêté du 15 juin 1972.
  16. Gallia, Volume 21-30, Éditions du CNRS, 1972.