La Valette-du-Var

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La Valette-du-Var
Image illustrative de l'article La Valette-du-Var
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Var
Arrondissement Toulon
Canton La Valette-du-Var
Intercommunalité Communauté d'agglomération Toulon Provence Méditerranée
Maire
Mandat
Christiane Hummel
2014-2020
Code postal 83160
Code commune 83144
Démographie
Population
municipale
20 851 hab. (2011)
Densité 1 345 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 08′ 18″ N 5° 58′ 59″ E / 43.1383333333, 5.9830555555643° 08′ 18″ Nord 5° 58′ 59″ Est / 43.1383333333, 5.98305555556  
Altitude Min. 37 m – Max. 701 m
Superficie 15,5 km2
Localisation

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La Valette-du-Var est une commune française située dans le département du Var en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Ses habitants sont appelés les Valettois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Située au Sud-Est de la France, dans le département du Var, la Valette fait partie de l'aire urbaine de Toulon qui est limitrophe sur son côté est. Elle fait partie des 12 communes de la Communauté d'agglomération Toulon Provence Méditerranée.

Localisation[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de La Valette-du-Var
Le Revest-les-Eaux Solliès-Ville La Farlède
Toulon La Valette-du-Var La Garde
Toulon La Garde

Géologie[modifier | modifier le code]

La ville s'étend dans une petite vallée fertile, aujourd'hui très urbanisée, au pied des monts Faron et Coudon. Ce sont des massifs calcaires provençaux, à rattacher de loin à l'orogenèse pyrénéenne, caractérisés par des pentes fortes, des crêtes rocheuses, des forêts et garrigues difficilement pénétrables, et très sèches. La Valette est en outre séparée, au Sud, de la Garde, par les hauteurs gréseuses du Touar.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

Déjà, au chalcolithique puis à l'âge du bronze, les grottes des monts sont occupées. Puis, une tribu ligure y construisit des oppida, avant les invasions romaines. Ces petits villages fortifiés abritent des cases et les troupeaux. Ils surplombent la plaine.

Les Romains, selon la tradition des érudits locaux, auraient fondé la localité de Vallis Laeta (Vallée heureuse) ; mais peut-être n'était-ce qu'un ensemble de grosses villas agricoles, dont certaines étaient spécialisées dans la production d'huile d'olive.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Au Moyen Âge, un castrum est construit. Celui-ci est fortifié, un château s'élevant à proximité de l'église Saint-Jean, de style roman, elle-même couronnée de créneaux.

  • XIVe siècle, la Valette appartient à la famille provençale des Glandevès.

La mort de la reine Jeanne Ire ouvre une crise de succession à la tête du comté de Provence, les villes de l’Union d'Aix (1382-1387) soutenant Charles de Duras contre Louis Ier d'Anjou. Le seigneur de La Valette, Gauthier d’Ulmet, se rallie aux Angevins en 1385, après la mort de Louis Ier[1].

La ville de la Valette est également appelée "la Pigne" parce qu'on dit qu'au XVe siècle alors que la peste sévissait, les Valettois auraient aidé les habitants de Pignans (petit village varois). Ce village aurait alors cédé l'une des trois pignes de son blason à La Valette, qui l'arbore sur le sien.[réf. nécessaire] [2]

Temps modernes[modifier | modifier le code]

1720, la peste fait rage. Les trois quarts de la population sont décimés par la maladie.

XVIIe et XVIIIe siècles, les invasions dirigées sur Toulon échouant à chaque fois, les adversaires, déçus, pillent et brûlent la Valette qui était sur leur chemin.

Révolution française[modifier | modifier le code]

Peu avant la Révolution française, l’agitation monte. Outre les problèmes fiscaux présents depuis plusieurs années, la récolte de 1788 avait été mauvaise et l’hiver 1788-89 très froid. L’élection des États généraux de 1789 avait été préparée par celles des États de Provence de 1788 et de janvier 1789, ce qui avait contribué à faire ressortir les oppositions politiques de classe et à provoquer une certaine agitation[3]. C’est au moment de la rédaction des cahiers de doléances, fin mars, qu’une vague insurrectionnelle secoue la Provence. Une émeute se produit à La Valette le 25 mars[4] : en effet, en application du règlement du 2 mars, les non-propriétaires et les travailleurs sans résidence fixe ne purent voter. L’émeute du 25 se dresse contre cette injustice, fait rédiger un nouveau cahier de doléances, et élire de nouveaux députés[5] ; ensuite, le piquet est suspendu[6]. Dans un premier temps, la réaction consiste dans le rassemblement d’effectifs de la maréchaussée sur place. Puis des poursuites judiciaires sont diligentées, mais les condamnations ne sont pas exécutées, la prise de la Bastille comme les troubles de la Grande peur provoquant, par mesure d’apaisement, une amnistie début août[7].

La Valette est enfin impliquée dans les événements liés au siège de Toulon; s'y installe momentanément la famille du général Bonaparte.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Du XIXe siècle jusqu'à la fin de la Seconde Guerre Mondiale, la Valette ne vit que d'agriculture, et ne se modernisera qu'une dizaine d'années après la guerre.

La guerre d'Algérie est suivie d'une augmentation rapide de la population, avec une forte communauté de rapatriés; plus tard, les immeubles des quartiers Sud (La Coupiane) sont construits.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
         
mars 2001 en cours Christiane Hummel UMP Sénateur

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

En 2010, la commune de La Valette-du-Var a été récompensée par le label « Ville Internet @@@ »[8].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 20 851 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 311 2 152 2 206 2 015 2 450 2 267 2 231 2 275 2 337
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 127 2 101 2 125 2 180 2 127 2 186 2 196 2 262 2 470
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 623 2 837 2 853 2 847 3 108 3 455 4 011 5 055 5 194
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
6 949 11 194 14 745 18 296 20 687 21 739 22 067 20 851 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2004[11].)
Histogramme de l'évolution démographique


Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le Coudon, massif forestier culminant à 702 mètres d'altitude. Sommet accessible par la route ou à pieds (Infos en mairie ; Association des Amis du Coudon). Point de vue sur les massifs varois.
  • Église Saint Jean, portail classé.
  • La Valette est dotée d'un grand nombre de fontaines. Une route pédestre permet de toutes les voir.
  • La Valette était munie de nombreux moulins à huile. Un seul est encore en activité. Il se trouve à la sortie de la ville.
  • La Valette est également le club varois où les installations footbalistiques sont les mieux aménagées et les plus conséquentes.
  • Domaine d'Orvès, jardin remarquable[12].
  • Domaine de Baudouvin, jardin remarquable[13].
  • La boulangerie Sainte-Christine, connue par la plupart des Valettois comme étant " La Boulangerie Jaune ".

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de La Valette-du-Var

Les armes de La Valette-du-Var se blasonnent ainsi :

d'azur à une pomme de pin d'or la tige en haut

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Laurent Germain, Histoire de La Valette-du-Var, Le Livre d'histoire-Lorisse, 2001, 248 p.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Geneviève Xhayet, « Partisans et adversaires de Louis d'Anjou pendant la guerre de l'Union d'Aix », Provence historique, Fédération historique de Provence, volume 40, no 162, « Autour de la guerre de l'Union d'Aix », 1990, p. 412 (note 56).
  2. Un blason généreux. Consulté le 08/04/2013.
  3. Monique Cubells, « Les mouvements populaires du printemps 1789 en Provence », Provence historique, volume 36, no 145, 1986, p. 309
  4. M. Cubells, op. cit., p. 310.
  5. M. Cubells, op. cit., p. 319.
  6. M. Cubells, op. cit., p. 320.
  7. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées cubells322.
  8. Palmarès 2010 des Villes Internet sur le site officiel de l'association. Consulté le 18/12/2009.
  9. [1]
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  12. Le domaine d'Orvès, propriété privée labellisée Jardin remarquable et ouverte au public.
  13. Le domaine de Baudouvin, propriété publique labellisée jardin remarquable et ouverte au public.