Roquebrune-sur-Argens

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Roquebrune-sur-Argens
Image illustrative de l'article Roquebrune-sur-Argens
Blason de Roquebrune-sur-Argens
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Var
Arrondissement Draguignan
Canton Muy
Intercommunalité Var Estérel Méditerranée
Maire Luc Jousse
Code postal 83520
Code commune 83107
Démographie
Gentilé Roquebrunois
Population
municipale
12 308 hab. (2011)
Densité 116 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 26′ N 6° 38′ E / 43.43, 6.63 ()43° 26′ Nord 6° 38′ Est / 43.43, 6.63 ()  
Altitude Min. 0 m – Max. 482 m
Superficie 106,10 km2
Localisation

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Liens
Site web roquebrune.com

Roquebrune-sur-Argens est une commune française située dans le département du Var et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Cette commune est composée de trois villages : Le village, La Bouverie et Les Issambres. Ses habitants sont appelés les Roquebrunois[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Localisation de Roquebrune-sur-Argens dans le Var

S'étendant sur 28 kilomètres de long et 6 km de large, la commune s'étale sur plus de 10 600 hectares avec 12 500 habitants, ce qui fait d'elle l'une des communes les plus vastes de l'Est varois.

Le Village est une ville millénaire. Sa partie haute, construite sur un rocher, domine la plaine de l'Argens.

Les Issambres est la partie maritime de cette commune. Ce village fut connu avant la Seconde Guerre mondiale pour son théâtre (aujourd'hui disparu) et ses plages ombragées par des pins.

La Bouverie est le troisième pôle de la commune, au nord de celle-ci, entouré par des vignobles, le Collet Redon, et des collines du Blavet.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents La Motte La Motte - Bagnols-en-Forêt Bagnols-en-Forêt Rose des vents
Le Muy N Puget-sur-Argens
O    Roquebrune-sur-Argens    E
S
Sainte-Maxime Méditerranée Fréjus

Géologie[modifier | modifier le code]

La formation du Rocher de Roquebrune date de l'ère primaire, du Silurien[2]. Auparavant, l'embouchure de l'Argens était recouverte par la mer. Durant près de 100 millions d'années, une couche épaisse de sédiments se dépose sur le fond, de ce qui est devenu par la suite la plaine de l'Argens. Puis des plissements de terrain entraînent la formation du massif des Maures, dans un premier temps, et du Rocher de Roquebrune par la suite.

Relief[modifier | modifier le code]

La partie « ouest » de la commune est vallonnée, car en bordure est du Massif des Maures. Elle abrite le point culminant de Roquebrune-sur-Argens, le Rocher de Roquebrune, qui domine la partie « est » de la commune, formée par la plaine de l'Argens. Le « nord » de la commune abrite les contreforts du massif de l'Esterel, et les gorges du Blavet. Au « sud », les étangs de Villepey et les plages de la Méditerranée bordent le littoral municipal.

Sismicité[modifier | modifier le code]

Le risque sismique, comme pour toutes les communes du littoral varois, est considéré comme très faible (zone I0).

Hydrologie[modifier | modifier le code]

L'Argens, au pied du Rocher.

La commune est arrosée par l'Argens, ainsi que par l'un de ses affluents, le Blavet. L'Argens alimente, depuis la construction de l'autoroute A8, une ancienne gravière, devenue lac de loisir, le Lac de l'Aréna[3].

Au sud, la mer Méditerranée.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat de Roquebrune-sur-Argens est de type méditerranéen, avec une légère influence maritime. La commune bénéficie d’étés chauds et secs et d'hivers doux et humides.

Données climatiques sur la commune voisine de Puget-sur-Argens.
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 2 2,3 4,5 7,2 11,2 14,7 17,2 16,9 13,6 11,5 6 3 9,2
Température moyenne (°C) 7,1 8,1 10,6 13,1 17,3 21,3 24,2 24 20 16,2 10,8 7,7 15
Température maximale moyenne (°C) 12,2 13,8 16,7 19 23,5 27,9 31,3 31 26,4 21 15,6 12,4 20,9
Ensoleillement (h) 147,8 148,9 203,2 252,1 234,9 280,6 310,3 355,5 319,5 247 201,5 145,5 2 748,1
Précipitations (mm) 52,9 23,2 25,2 47,3 37,8 22,4 12,9 27,7 65,5 77,6 66,4 41,3 500,2
Source : Climatologie mensuelle à la station de Puget-sur-Argens de 1948 à 2002[4].


Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Le territoire de Roquebrune-sur-Argens est traversé, d'est en ouest, par la Route Nationale 7, ainsi que par l'autoroute A8, et par la ligne ferroviaire Paris-Vintimille. Les sorties de l'autoroute A8 les plus proches sont les sorties no 37 (depuis Toulon et Aix-en-Provence) et no 38 (depuis Nice).

L'aéroport international le plus proche est celui de Nice, celui de Cannes - Mandelieu, moins loin, permettant un accès aux passagers d'affaires. La gare TGV la plus proche est celle de Saint-Raphaël.

La commune est reliée aux villes voisines par sept lignes de bus, certaines passant par le village, d'autres passant par Les Issambres ou La Bouverie[5]. Elles permettent de rejoindre la sous-préfecture, Draguignan, ainsi que la gare TGV la plus proche, à Saint-Raphaël, ou les plages de Fréjus, ou Saint-Tropez.

En période estivale, une navette régulière permet de rejoindre le port de Saint-Tropez, depuis le port des Issambres[6].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de Roquebrune, Roco Bruno en provençal, vient de la couleur rouge du Massif des Maures, et notamment de la montagne qui surplombe le village. C'est en août 1920, à la suite de la demande du conseil municipal, que la commune prend officiellement le nom de Roquebrune-sur-Argens, pour une différenciation avec Roquebrune-Cap-Martin[7].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Des découvertes de vie préhistorique ont été réalisées dans les grottes de la Bouverie et un dolmen a été daté du néolithique[8].

Antiquité[modifier | modifier le code]

Le territoire de Roquebrune-sur-Argens était traversé par une voie romaine. Une borne milliaire a été identifiée, en 1863, sous le maître-autel de l'église paroissiale. Elle portait comme inscription IMP. CAESAR AVGVSTVS. IMP. X TRIBVNICIA PODESTATE XI IIIII. Elle a été entreposée dans une petite salle attenante à la chapelle des fonts baptismaux[9].

C'est entre le VIIIe siècle et le XIe siècle que le premier village fut fondé au sommet du Pétignon, sous le nom latin de Rocca Bruna en référence à ce rocher brun qui surplombe l'actuelle agglomération[10]. En 973, Guillaume Ier, comte de Provence, chassa les Sarrasins qui avaient envahi la région depuis plus d'un siècle. Ce fut à cette époque que la borne romaine devint le piétement à l'autel et fut creusée pour servir de réceptacle à des reliques[9].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Le prieuré détenu par les moines de l’abbaye Saint-Victor de Marseille est probablement fondé au IXe siècle[11].

Les trois premières implantations d'habitations de la commune se concentrèrent alors à Villepey, au Palayson et près de l'actuel village de Roquebrune. C'est ce dernier lieu qui prit peu à peu de l'ampleur sur les deux autres, avec 165 foyers en 1316, contre 17 au Palayson et 11 à Villepey[réf. nécessaire]. Ce changement est confirmé par la toponymie : les chartes faisaient toujours référence au castrum au XIe siècle pour situer la villa organisée autour du prieuré des moines de Saint-Victor. Au XIIe siècle, il n’est plus mentionné[11].

Le concile de Vienne, convoqué par le pape Clément V, se réunit entre octobre 1311 et mai 1312 pour discuter de l'avenir de l'Ordre du Temple. Peu après ce concile, qui excommunia les templiers, à l'entrée du village, dans un mur extérieur de la chapelle Saint-Pierre a été inhumé, la tête en bas, un membre de l'ordre dissous[12].

La mort de la reine Jeanne Ire ouvre une crise de succession à la tête du comté de Provence, les villes de l’Union d'Aix (1382-1387) soutenant Charles de Duras contre Louis Ier d'Anjou. Puis, Aix se soumet en octobre 1387, ce qui précipite le ralliement des carlistes, dont le seigneur de Roquebrune, Antoine de Villeneuve. Alors qu’il soutenait Charles de Duras depuis plusieurs années, il rejoint avec ses deux frères seigneurs de Gourdon et Barrême le camp angevin et obtient un « chapitre de paix » de Marie de Châtillon le 2 janvier 1388 et prête hommage à Louis II d'Anjou, âgé de dix ans[13]. La communauté de Roquebrune est conquise par le parti angevin au début de la guerre (avant 1385)[14].

Le village passa tout le Moyen Âge dans l'isolement à l'abri de ses murailles, évitant aussi bien les envahisseurs que les épidémies, telles la peste noire. La construction de l'église paroissiale fut achevée en 1535. C'est de cette époque que date la légende du prieur transformé en saule. Celui-ci, le père Antoine, desservant la chapelle de Notre-Dame-de-Pitié, située au sud du village, profitait régulièrement des générosités de la bouchère qui le fournissait en viandes. Une nuit, sur le chemin du retour, il fut happé par les esprits des morts réfugiés dans les arbres et transformé en saule. Sur ce chemin existe toujours un oratoire creusé dans un arbre pour rappeler cette métamorphose[9],[10].

Temps Modernes[modifier | modifier le code]

Au XVe siècle, les constructions, faute de place, commencèrent à s'étendre hors des fortifications médiévales passant de 127 familles en 1471 (environ 500 personnes) à 310 en 1540 (environ 1 300 personnes). Cela donna lieu aux premières transformations du village, avec la création des arcades de la place haute[10].

Pendant les guerres de religion à partir de 1562, le comte de Carcès, Jean de Pontevès, grand sénéchal et lieutenant du roi, était à la tête des catholiques. Ils étaient craints sous le nom de « Carcistes » ou « Marabouts », qui signifiait « cruels et sauvages ». Ils combattaient les Razats ou Ligueurs du maréchal de Retz qui s'appuyaient sur les seigneurs d'Oppède, d'Oraison et le baron d’Allemagne, Nicolas Mas-Castellane. Le 10 février 1592, un capitaine ligueur fut tué en assiégeant les carcistes retranchés dans le village. Contraints de se rendre, ceux-ci furent ensuite tous massacrés[10].

La paix revenue, les transformations recommencèrent à partir de 1608. Le tracé tortueux des rues médiévales fut modifié avec la création de la rue Neuve, de la rue Droite (actuelle Grande Rue), la rue des Lauses (Dalles), la rue du Four et la rue des Pins. Le développement de la commune fut tel à cette époque, que l'on compta 2 000 personnes dans le village en 1676. L'économie de la commune était alors centrée sur la polyculture[10].

De la Révolution française à la Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Son ouverture sur le monde se concrétisa en 1829, lors de la construction du Pont d'Argens reliant Roquebrune à la route d'Italie. Puis, en 1863, avec la prolongation de la voie de chemin de fer, et l'ouverture de la gare de Roquebrune[15], un nouvel essor est apporté à l'agriculture locale, qui se transforme, grâce à ces nouveaux débouchés, jusqu'à la création de la Coopérative vinicole, en 1913[10].

Depuis 1945[modifier | modifier le code]

Située en bord de mer, la commune attire les vacanciers depuis 1960. Son développement démographique est lié à sa situation géographique très favorable, près de la mer, et aux grands axes de transport relativement proches (autoroute A8, SNCF). C'est à cette période que fut conçu le lotissement littoral des Issambres[10].

La commune s'est engagée sur la voie de l'intercommunalité en 2000, avec Fréjus et Puget-sur-Argens.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Compte tenu du nombre d'habitants, le nombre de membres du conseil municipal est de 33.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires depuis la Seconde Guerre mondiale
Période Identité Étiquette Qualité
mai 1945 octobre 1947 Paul Ollivier    
octobre 1947 octobre 1961 Germain Ollier    
octobre 1961 avril 1968 Julien Cazelles   Contrôleur des contributions directes à Draguignan
avril 1968 1971 Thérèse Cazelles    
avril 1971 mai 1974 Robert Manuel   Comédien
mai 1974 mars 1977 Xavier Henriot    
mars 1977   André Cabasse PS Mort en fonctions.
  octobre 1993 André Cabasse    
octobre 1993 juin 1995 Jean-Pierre Serra   Secrétaire général de banque
juin 1995 mars 2001 Jean-Pierre Serra RPR  
mars 2001 en mandat Luc Jousse UMP Kinésithérapeute

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Roquebrune-sur-Argens fait partie de la Communauté de communes Pays Mer Estérel, depuis sa création, le 30 novembre 2009[16], formée conjointement avec Puget-sur-Argens. Les Adrets-de-l'Estérel et Bagnols-en-Forêt doivent rejoindre cette communauté[16].

Budget et fiscalité[modifier | modifier le code]

L'imposition des ménages et des entreprises à Roquebrune-sur-Argens en 2011[17]
Taxe Part communale Part intercommunale Part départementale Part régionale
Taxe d'habitation (TH) 13,13 % 7,16 % 6,15 % 0,00 %
Taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) 20,20 % 0,00 % 11,76 % 2,36 %
Taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB) 50,78 % 2,32 % 23,44 % 8,85 %
Cotisation foncière des entreprises (CFE) 0,00 % 25,31 % 8,55 % 3,84 %

La part régionale de la taxe d'habitation n'est pas applicable.

La taxe professionnelle est remplacée en 2010 par la cotisation foncière des entreprises (CFE) portant sur la valeur locative des biens immobiliers et par la contribution sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) (les deux formant la contribution économique territoriale (CET) qui est un impôt local instauré par la loi de finances pour 2010[18]).

Les taux de taxes d'intercommunalité ne sont pas applicables avant le 30 novembre 2009.

En mai 2013, la Cour régionale des comptes émet un rapport défavorable à la gestion de la commune[19].

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

La municipalité a mis en place un service de l'environnement et du développement durable[20]. Ce service travaille notamment en relation avec le Conservatoire du Littoral, pour la gestion d'un espace boisé de 106 km2, le site des « Petites Maures » (déclaration d'utilité publique du 15 avril 2008).

Les risques d'incendie étant particulièrement importants dans la région, le débroussaillement est obligatoire et sa réalisation est très surveillée[21].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Au 23 septembre 2011, Roquebrune-sur-Argens est jumelée avec :

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 12 308 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 747 1 778 1 672 1 796 2 019 2 031 1 998 1 854 1 891
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 863 1 825 1 969 1 866 2 030 1 996 1 939 1 867 1 798
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 982 1 912 1 922 1 865 2 026 2 145 2 060 1 944 2 245
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
2 873 3 698 5 041 6 301 10 389 11 349 11 405 12 308 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[23] puis Insee à partir de 2004[24].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (30,6 %) est en effet supérieur au taux national (21,8 %) et au taux départemental (28,5 %).

À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51,9 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,9 %). La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2008, la suivante :

  • 48,1 % d’hommes (0 à 14 ans = 16,1 %, 15 à 29 ans = 14,5 %, 30 à 44 ans = 16 %, 45 à 59 ans = 23,4 %, plus de 60 ans = 30 %) ;
  • 51,9 % de femmes (0 à 14 ans = 12,9 %, 15 à 29 ans = 13,6 %, 30 à 44 ans = 19,5 %, 45 à 59 ans = 22,7 %, plus de 60 ans = 31,2 %).
Pyramide des âges à Roquebrune-sur-Argens en 2008 en pourcentage[25]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90  ans ou +
0,4 
10,6 
75 à 89 ans
11,4 
19,2 
60 à 74 ans
19,4 
23,4 
45 à 59 ans
22,7 
16,0 
30 à 44 ans
19,5 
14,5 
15 à 29 ans
13,6 
16,1 
0 à 14 ans
12,9 
Pyramide des âges du département du Var en 2008 en pourcentage[26].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90  ans ou +
1,4 
8,4 
75 à 89 ans
11,6 
17,0 
60 à 74 ans
17,6 
20,3 
45 à 59 ans
20,5 
19,1 
30 à 44 ans
18,7 
17,1 
15 à 29 ans
14,9 
17,5 
0 à 14 ans
15,4 

Enseignement[modifier | modifier le code]

Les élèves suivent leurs études au sein de la commune, de la maternelle au collège. Plusieurs établissements sont ouverts, au Village, aux Issambres tout comme à La Bouverie (place "Titeuf"), pour les section de maternelle et école élémentaire. Le collège est situé au village. Les lycéens se rendent au Muy ou Saint-Raphaël (Var), suivant les sections choisies.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Aucun hôpital n'est implanté sur le territoire de la commune, le plus proche est l'hôpital intercommunal de Fréjus Saint-Raphaël. Par contre, la commune compte de nombreux médecins, pharmacies, et infirmiers, répartis sur les trois pôles d'habitations.

Sports[modifier | modifier le code]

Les sports nautiques ont une certaine importance le territoire de Roquebrune-sur-Argens[28]. Les Issambres, avec un port et 8 kilomètres de côtes sur la mer Méditerranée, forment le quartier le plus au Sud de la commune. On peut y pratiquer la voile, la plongée sous-marine, le ski nautique, le jet ski, etc. On y trouve aussi une école de bateaux. Mais les sports nautiques ne sont pas uniquement des sports maritimes (Base Canoë-kayak du Rocher, lac de l'Aréna).

On trouve aussi sur le territoire un golf, club équestre, tennis, etc[29].

Cultes[modifier | modifier le code]

Les Roquebrunois disposent d'un lieu de culte catholique : l'église Saint-Pierre-Saint-Paul qui dépend de la paroisse Saint-Pierre-Saint-Paul, paroisse du doyenné de Fréjus[30] au sein du diocèse de Fréjus-Toulon.

Économie[modifier | modifier le code]

Industrie[modifier | modifier le code]

L'industrie de la commune est essentiellement regroupée sur deux zones d'activités : La ZAC du Blavet, proche de La Bouverie, et la ZAC Garillans, le long de la RN 7.

En majorité, l'activité est représentée par le secteur du Bâtiment-Travaux Publics. Les secteurs de l'agro-alimentaire, des produits manufacturés, et de la cosmétique (centre européen de production de la société Thalgo) sont également présents.

Tourisme[modifier | modifier le code]

La situation géographique de la commune, entre mer et montagne (Massif des Maures et Massif de l'Esterel), permet une activité touristique importante. Le pôle des Issambres bénéficie d'une activité nautique de premier plan,[réf. nécessaire] entre le port de plaisance, les plages et le centre national de ski nautique. Le tourisme vert profite des zones boisées de la montagne de Roquebrune, point culminant de la commune, permettant au massif des Maures de dominer l'embouchure de l'Argens.

Agriculture[modifier | modifier le code]

L'agriculture est un secteur d'activité encore dynamique sur le territoire de la commune, dans plusieurs domaines[31] : maraîchage, vergers, horticulture, viticulture, apiculture, oléiculture et élevage (ovin, caprin).

La commune produit deux AOC, l'huile d'olive de Provence, le côtes-de-provence Fréjus et le côtes-de-provence.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et Monuments[modifier | modifier le code]

La chapelle Saint-Michel

Monuments historiques[modifier | modifier le code]

Roquebrune-sur-Argens possède quatre monuments historiques[32]

Autres lieux et édifices[modifier | modifier le code]

  • Le Rocher de Roquebrune, à l'est du massif des Maures, en partie sur la commune du Muy, forme avec sa fière silhouette en avant-garde des Maures, un petit massif isolé, dont les rochers déchiquetés de grès rouge s'apparentent plutôt au massif de l'Esterel et dominent de façon spectaculaire la vallée de l'Argens[10].
  • Chapelle Saint-Michel, dans l'enceinte de la « vieille ville ».
  • Le Castrum, propriété qui surplombe le village.
  • la Maison du Patrimoine, sur l'histoire de la commune, de la préhistoire (avec quelques pièces des fouilles de La Bouverie) à nos jours. Beaux vestiges du néolithique et de remarquables témoignages de la présence romaine avec la reconstitution d'une tombe sous tegulae.
  • Le Relais Médiéval.
  • le Musée du Chocolat, dans l'ancienne chapelle des Hospitaliers.
  • la Maison du Terroir.
  • Les gorges du Blavet, à La Bouverie.
  • Château de Bagatelle, construit en 1771 par le Duc de Blacas.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Rénier de Bourbon (1883-1973) - Descendant de la monarchie sicilienne, mort à Roquebrune-sur-Argens.
  • Robert Manuel (1916-1995) - Comédien, a habité à Roquebrune, dont il a été maire durant 2 ans. La salle de fêtes du village porte son nom en son hommage.
  • Jean Graton (1923) - Créateur de BD, habite à Roquebrune-sur-Argens.
  • Frère Antoine (ermite) (1923) - Ermite à Roquebrune-sur-Argens.
  • Jack Regard (1943-1974) - Bassiste des Chats Sauvages, s'est installé dans la commune où il avait ouvert un bar-restaurant en septembre 1964.
  • Sim (1926-2009) - Acteur, comique, chanteur, a vécu à Roquebrune-sur-Argens.
  • Tibet (1931-2010) - Dessinateur et scénariste de bande dessinée, mort à Roquebrune-sur-Argens.
  • Jessé Garon' (1962) - Artiste.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Cadran solaire à Roquebrune-sur-Argens, avec le blason de la ville
Blason ville fr Roquebrune-sur-Argens (Var).svg

Les armoiries de Roquebrune-sur-Argens se blasonnent ainsi :

 : D'or, à deux rochers de sable à côté l'un de l'autre.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Paul Clébert, Roquebrune-sur-Argens, in Guide de la Provence mystérieuse, p. 402-403, É. Tchou, Paris, 1965.
  • André Abbe, Roland Ayas, Antoine Bénédetti, Bernard Blay, Robert Campergue, Robert Chauvier, Georgette Florent, Damien Gonzalez, Jo Gonzalez, Michèle Letot, Dominique Longueville, Jean-Pierre Martin, Hubert Mège, Georges Ollagnier, Jean-Paul Ollivier, Georges Seiller, Michèle Sérignac et Yves Serra, Roquebrune-sur-Argens - Les Issambres : Le temps retrouvé, édition Equinoxe (ISBN 2-84135-064-9).
  • Pierre-Jean Gayrard, Damien Gonzales, Jean Landréat, Jean-Paul Ollivier et Armand Toulon, Le Rocher de Roquebrune, éditions Campanile (ISBN 2-911255-33-X).
  • Pierre Bedot, Guide des vins du Var, Éd. Jeanne Laffitte, Marseille, 1987, (ISBN 2862761427)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

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  14. G. Xhayet, op. cit., p. 416.
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  19. « Avant ses propos sur les Roms, les ennuis judiciaires de Luc Jousse », sur L'EXPRESS.fr (consulté le 5 décembre 2013)
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