Sicile

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Sicile
Blason de Sicile
Héraldique
Drapeau de Sicile
Drapeau
Administration
Pays Drapeau de l'Italie Italie
Chef-lieu Palerme
Provinces 9
Communes 390
Président Rosario Crocetta (PD)
2012-2017
NUTS 1 ITG (Italie insulaire)
ISO 3166-2 IT-82
Démographie
Population 5 046 654 hab. (31/07/2010)
Densité 196 hab./km2
Géographie
Superficie 2 571 100 ha = 25 711 km2
Localisation
Localisation de Sicile
Liens
Site web http://pti.regione.sicilia.it

La Sicile (Sicilia en italien et en sicilien) est une région autonome d'Italie. L'île homonyme (it), qui compose cette région à 98% est la plus grande île de la mer Méditerranée. Son chef-lieu est la ville de Palerme. Le drapeau, la gorgone à trois jambes (Trinacria), représente les trois pointes de l'île, pointe ouest de Trapani-Marsala, pointe nord-est de Messine et pointe sud-est de Syracuse.

Géographie[modifier | modifier le code]

Géographie physique[modifier | modifier le code]

Image satellite de la Sicile durant une éruption de l'Etna en 2002

La Sicile est une île située au sud de l'Italie, à un peu plus de 3 kilomètres de la péninsule dont elle est séparée par le détroit de Messine, et à 140 kilomètres de la Tunisie, dont elle est séparée par le canal de Sicile.

Le relief de l'île est souvent montagneux, en particulier au nord avec les monts de Nebrodi et des Madonie, prolongements des Apennins. Le centre et le sud sont composés de collines. Il existe de rares plaines, notamment la plaine de Catane et la Conca d'Oro.

Localisée à la rencontre de la plaque eurasienne et de la plaque africaine, la Sicile est célèbre pour le volcan Etna, mais il existe d'autres volcans dans les îles Éoliennes au nord-est, le Stromboli et le Vulcano. La Sicile est également exposée aux tremblements de terre, comme à Messine en 1908 ou dans la vallée du Belice en 1968. Le réseau hydrographique est constitué de petits fleuves et de cours d'eaux pérennes.

Climat[modifier | modifier le code]

L'île bénéficie d'un climat méditerranéen, aux hivers doux et humides et aux étés chauds et très secs. Au printemps les paysages sont verts et fleuris, en été ils sont jaunes et sans fleurs. L'aridité est marquée dans le sud, directement atteint par le sirocco. La Sicile souffre d'ailleurs d'un déficit chronique en eau, occasionnant régulièrement des pénuries et des coupures.

La Sicile possède de grandes diversités climatiques. Sur la côte en été, à Palerme par exemple, le mercure ne descend jamais en dessous des 20°C et peut grimper à 35°C. En hiver, au sommet de l'Etna, il peut faire -5°C, les précipitations au sommet sont sous forme de neige, mais sur la côte (toujours à Palerme pour exemple), il peut y faire au même moment 15°C.

Mais la variété des paysages de la Sicile ne permet pas d’attribuer un climat homogène à l’ensemble de l’île. De manière générale, le climat sicilien est doux l'hiver, et chaud l'été. Cela permet à une végétation typiquement méditerranéenne de se développer. C'est un climat méditerranéen avec des tonalités africaines. Le Sirocco, de l'Arabe "Sahroq" ("provenant du désert"), est un vent terriblement chaud (de plus de 40 °C) tropical, et sec, venant du Sud ou du Sud-Est, s'abat en été sur la Sicile. Ce vent qui naît dans le désert africain brûle la Sicile et apporte même parfois du sable du désert du Sahara. Catane est la ville la plus chaude de la Sicile, les étés torrides dépassent les 45 °C. Il a été mesuré une température de 48,5 °C à Catenanuova le 10 août 1999[1].

Relevé météorologique de Palerme-Boccadifalco (période : 1981-2010)
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 8,9 8,4 9,9 11,9 15,8 19,7 22,3 23,1 20,2 17,4 13,5 10,2 16
Température maximale moyenne (°C) 14,7 14,6 16,9 19,3 23,8 27,9 30,4 30,9 27,4 24,3 19,6 15,8 23
Précipitations (mm) 71 65 59 44 25 12 5 13 41 98 94 80 610
Source : Servizio Meteorologico [2]


Relevé météorologique de Catane (période : 1981-2010)
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 6,9 8,4 9,9 12,2 15,8 20,7 22,3 23,1 21,2 19,4 12,5 8,2 15,5
Température maximale moyenne (°C) 14,7 15,6 16,9 18,3 23,8 25,9 33,4 30,7 27,4 24,3 18,6 15,8 22,1
Source : Servizio Meteorologico [3]


Relevé météorologique de Messine (période : 1981-2010)
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 7,7 8,3 9,4 11,2 14,8 18,7 20,3 20,1 21,2 19,4 12,5 10,2 14,4
Température maximale moyenne (°C) 13,7 14,6 15,9 18,3 22,8 25,9 29,8 29,7 27,4 24,3 20,6 18,8 21,8
Source : Servizio Meteorologico [4]


Relevé météorologique de Trapani (période : 1981-2010)
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 8,1 8,3 9,4 10,2 12,9 17,7 19,3 21,1 18,2 15,4 12,5 10,2 13,6
Température maximale moyenne (°C) 15,3 15,5 17,7 19,9 23,4 27,7 30,3 30,7 28,4 24,3 19,6 16,6 22,4
Source : Servizio Meteorologico [5]


Relevé météorologique de Syracuse (période : 1981-2010)
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 7,7 8,4 9,3 10,8 12,4 17,7 19,9 21,1 18,2 15,4 12,2 11,1 13,6
Température maximale moyenne (°C) 15,7 15,8 17,7 20,9 23,3 28,7 31,3 31,7 28,4 24,3 19,6 16,6 22,8
Source : Servizio Meteorologico [6]


Relevé météorologique de Agrigente (période : 1981-2010)
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 7,8 8,4 9,6 10,1 12,4 17,7 19,9 21,1 18,8 15,5 12,2 11,1 13,7
Température maximale moyenne (°C) 15,7 15,8 17,5 20,7 23,3 28,7 31,2 31,6 28,4 24,3 19,9 16,6 23,6
Source : Servizio Meteorologico [7]


Relevé météorologique de Enna (période : 1981-2010)
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 5,5 7,4 8,6 10,1 12,4 15,7 18,9 20,1 18,8 15,5 11,2 7,7 12,7
Température maximale moyenne (°C) 13,7 16,8 18,5 20,7 23,3 28,7 30,3 31,6 28,4 24,3 16,9 14,6 22,4
Source : Servizio Meteorologico [8]


Géographie humaine[modifier | modifier le code]

Peuplée de plus de 5 millions d'habitants, la Sicile reste malgré des vagues successives d'émigration, une région densément peuplée. Sa densité est de 197 habitants/km2, contre 68,7 pour la Sardaigne et 32 pour la Corse. La population se concentre dans les principales villes (Palerme (1 million d'habitants), Catane (500 000 habitants), Messine (300 000 habitants)), ainsi que dans de multiples bourgs et petites villes à l'habitat groupé.

Longtemps terre d'émigration massive vers l'Europe du Nord et vers l'Amérique, du XIXe siècle jusque dans les années 1980, la Sicile accueille désormais des populations immigrées, même si celles-ci ne constituent que 3% du total des habitants de l'île[9]. La Sicile est par contre devenue une zone de transit pour l'immigration clandestine de l'Afrique vers l'Europe du Nord à partir de Lampedusa.

Surnommée Trinacrie dans l'Antiquité grecque en raison de sa forme triangulaire, sa situation de verrou au centre de la mer Méditerranée lui a toujours conféré une position stratégique. Ceci explique la richesse culturelle de l'île. La langue officielle est l'italien, mais le sicilien est couramment utilisé dans les conversations en famille ou entre amis. À l'intérieur même de la langue sicilienne, on trouve des dialectes, différents suivant les endroits de la Sicile. Au cœur de la province de Palerme, dans la "Plaine des Albanais" est encore parlé l'albanais.

Provinces siciliennes[modifier | modifier le code]

Les neuf provinces siciliennes.

Les 9 provinces siciliennes sont abrogées par projet de loi adopté le 19 mars 2013 par l'Assemblée régionale sicilienne dirigée par Rosario Crocetta. Elles seront remplacées par des syndicats libres de communes.

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire de la Sicile.

Chronologie succincte[modifier | modifier le code]

La Sicile mythologique[modifier | modifier le code]

Syracuse : fontaine d'Aréthuse

De nombreuses légendes ont pour cadre la Sicile :

  • Aréthuse : voir Syracuse
  • L'architecte du labyrinthe de Crète, trouva refuge en Sicile auprès du roi Cocalos. Après avoir échappé au labyrinthe du roi Minos, celui-ci le rechercha à travers de nombreux territoires, il eut alors l'idée de lancer un défi que seul un homme comme Dédale pouvait réussir. Il promit une forte récompense à celui qui réussirait à faire passer un fil à travers les orifices d'une coquille. Pour relever le défi, Dédale eut l'idée d'accrocher le fil à une fourmi, cette dernière traversa alors tous les orifices de la coquille. Sachant qu'une personne avait réussi le défi en Sicile, Minos sut alors que Dédale s'y trouvait. Le roi Cocalos refusa de livrer Dédale et livra une guerre à Minos. Le roi de Crète fut finalement tué par les filles de Cocalos.
  • Au cours de la gigantomachie, le géant Encelade déserte le champ de bataille ; la déesse Athéna l'écrase sous l'île de Sicile où il reste emprisonné. Son haleine de feu sort de l'Etna et il provoque des séismes lorsqu'il se retourne.
  • Le dieu grec Héphaïstos tenait une forge dans l'Etna, aidé par des cyclopes forgerons. Les Romains pensaient que Vulcain se trouvait dans l'île éponyme, au nord de la Sicile. Le poète grec Pindare explique que le monstre Typhon se trouve dans la bouche de l'Etna.
  • Dans l'Odyssée d'Homère, Ulysse et ses compagnons débarquent en Sicile et rencontrent le cyclope pasteur Polyphème. Pour lui échapper, Ulysse le rend aveugle en lui crevant son œil unique. Sans doute avant qu'il ne devienne aveugle, Polyphème a été amoureux. Cet amour est raconté dans deux poèmes en langue grecque du poète sicilien Théocrite aux alentours de 275 av. J.-C.. Polyphème s'éprend de la belle Galatée, une Néréide (nymphe marine). Celle-ci lui préfère le berger sicilien Acis. Polyphème, les ayant surpris ensemble, tue son rival en l'écrasant sous un rocher. Galatée change alors le sang d'Acis en une rivière portant son nom en Sicile.
  • Charybde et Scylla : deux monstres du détroit de Messine, ils menacent l'expédition des Argonautes et l'équipage d'Ulysse.
  • L'Odyssée raconte également qu'Hélios, dieu du soleil, possédait des troupeaux de bœufs et de moutons dans l'île de Trinacrie (la Sicile). Ulysse y accoste lors de son retour vers Ithaque. Dûment chapitré à ce sujet au chant XI par le devin Tirésias, il interdit à ses hommes de toucher aux troupeaux sacrés. Alors qu'il dort, pourtant, ses hommes affamés abattent des vaches. Hélios réclame vengeance auprès de Zeus qui foudroie le navire d'Ulysse, l'épargnant seul au passage.
  • Messine aurait été fondée par le géant légendaire Orion, Ségeste par les rescapés de la guerre de Troie.
  • Selon Virgile, Énée fut accueilli en Sicile par Acestes et recueillit un des marins de l'Odyssée d'Ulysse, Achaemenide.

Les Sicanes, les Sicules et les Élymes [modifier | modifier le code]

L'acropole de Sélinonte.

Le caractère ethnique et culturel de la Sicile orientale se différencie notablement de celui de la Sicile occidentale. On retient habituellement que cette zone au-delà du fleuve Salso était habitée par les Sicanes, une population qui occupait l'île bien avant l'arrivée des immigrants de la péninsules, identifiées, eux, comme les Sicules de la tradition historique, à qui l'île qui s'appelait auparavant Trinakie, doit son nom. Dans la partie occidentale qui n'a pas subi cette fracture des migrations, perdurèrent jusqu'à l'époque archaïques les traditions locales remontant au Bronze moyen. Les sites les plus importants de la zone centro-méridionale de l'île sont situés dans la vallée médiane et haute du fleuve Platani. À côté des Sicules à l'est et des Sicanes à l'Ouest, la tradition littéraire indique que la région nord-occidental de l'île était habitée par les Élymes. L'image de ces derniers est plutôt floue, et il est difficile d'en déterminer l'origine (attribuée tantôt à l'Anatolie, tantôt à l'Italie péninsulaire). Elle est généralement basée sur la langue, et de récentes considérations indiqueraient une filiation italique.

La colonisation de la Sicile : Phéniciens et Grecs[modifier | modifier le code]

La Sicile fut d'abord colonisée par les Phéniciens (notamment à Motyé[10]), les Carthaginois et les Grecs, Soloeis et Panorme, au voisinage des Elymes (alliance avec eux), importance géostratégique : la traversée la plus courte de Carthage en Sicile[11]. Ils y ont laissé de nombreux vestiges (théâtre de Taormina, temples de Ségeste, Agrigente et Sélinonte entre autres). La première phase de fréquentation des côtes siciliennes par les Phéniciens : des indices faibles. Situation difficile pour les Phéniciens au cours du VIIIe : événements politiques qui secouent les cités phéniciennes d'Orient (Tyr), poussé des Grecs en Occident) : décident les Phéniciens à fonder des établissement durables à des endroits-clés (stratégique et commercial). Cette colonisation s'est effectuée par étape, tout d'abord, des emporia marchands destinés aux relations avec les indigènes. Dans un second temps, au VIIIe siècle, se substitue (En Sicile, en Sardaigne, en Espagne, en Afrique du Nord) de véritables cités, à la phénicienne, c'est-à-dire, qui privilégient les îles voisines de la côte et les promontoires qui offrent diverses possibilités d'accostage et qui sont facilement défendables. Fondations les plus anciennes en Sicile : Motyé, Solonte et Palerme, concentrée à la pointe occidentale de l'île (buts commerciaux et non de contrôle et d'exploitation agricole des territoires intérieurs). C'est précisément cette finalité différent qui détermina les rapports pacifiques entre les Puniques (terme latin qui désigne les populations d'origine phénicienne transplantées en Occident) et les Grecs, du moins jusqu'au milieu du VIe siècle.

La colonisation grecque de la Sicile fut une opération de grande envergure. Il est a considérer que l’utilisation du mot colonisation est conventionnelle qui sert à décrire une installation finale indépendante politiquement des cités mères fondatrices bien que des traits culturels restent en commun, et que les opérations se firent armées.

Les fondations (premières et secondaires) grecques des cités de Sicile & dates de fondations.

Cette expansion a quatre causes principales qui se sont combinées entre elles.

– Sténochoria, un manque de terre qui à poussé les grecs à chercher des terres plus fertiles : en particulier en Sicile.
– Phénomène épisodique, situation conjoncturelle : sécheresse entrainant la mort des arbres.
– Phénomène commercial : besoins de chercher des matières premières (métaux : cuivres fer) insuffisants en Grèce. On se dirige vers des zones d’approvisionnement : Etrurie (Italie autour de Rome), Andalousie (Espagne).
– Conflits politiques qui déchirent les métropoles, témoignage de l’émergence de la communauté politique, de l’aristocratie.

Dates de fondations des cités, selon Thucidyde :

  • 734: Naxos, fondée par les Chalcidiens
  • 733: Syracuse,  fondée par les Corinthiens
  • 728: Léontine, fondée par Naxos (colonisation secondaire)
  • 728: Catane,  fondée par Naxos (colonisation secondaire)
  • 728-727: Megara Hyblaïa,  fondée par les Mégariens
  • 688: Gela, fondée par les Rhodiens
  • 662: Akrai, fondée par Syracuse (colonisation secondaire)
  • 628-627: Selinus,  fondée par Mégara Hyblaea (colonisation secondaire)
  • 597: Kamarina, fondée par Syracuse (colonisation secondaire)
  • 580: Agrigente, fondée par Géla (colonisation secondaire)

C’est en général la chronologie retenue pour la fondation des cités de Sicile. Elle est estimée par les historiens comme relativement fiable. Mais si l’on recroise avec l’archéologie, on remarque une marge d’erreur d’environ 20 ans. Pour Naxos, la datation archéologique nous donne une date de fondation aux environs de 750. Et les plus vieilles traces grecs retrouvées vers 756. On remarque qu'aucune information n’est donnée pour Zancle[12].

Antiquité[modifier | modifier le code]

Elle fut ensuite gouvernée par des princes appelés « tyrans » dont les fameux Denys l'Ancien et Denys le Jeune (qui accueillit le philosophe Platon).

La Sicile fut un enjeu dans la Guerre du Péloponnèse opposant Athènes à Sparte : en -415, sous l'influence d'Alcibiade, Athènes se lança dans l'expédition de Sicile, profitant des dissensions qui opposaient les cités de l'île : Athènes répondait à l'appel de Ségeste, attaquée par Sélinonte en -416. Syracuse, colonie corinthienne, était alliée de Sélinonte. Ségeste fit appel à Athènes, offrant même de payer les frais d'expédition. À ce moment de la guerre, la perte de l'Eubée, et la défection de nombreux alliés d'Athènes avaient rendu ses approvisionnements en blé précaires. La perspective de couper ceux des alliés siciliens de Sparte, tout en conquérant de nouvelles sources de ravitaillement fut certainement un élément déterminant.

Temple de Ségeste

L'expédition prit la mer sous le commandement de Nicias, d'Alcibiade et de Lamachos en juin -415. En Sicile, Lamachos fut tué et Nicias resta seul à la tête de l'expédition. L'arrivée à Syracuse de Gylippos, général spartiate, fit perdre aux Athéniens la bataille des retranchements autour de la ville (octobre -414). La flotte athénienne fut emprisonnée dans la rade. Les Athéniens envoyèrent une force de secours commandée par Démosthène et Eurymédon. En août -413, la flotte fut défaite à la bataille des Épipoles, puis l'armée fut vaincue sur terre. Athènes perdit plus de deux cents navires dans cette expédition, et cinquante mille hommes (dont sept mille prisonniers des Latomies, carrière de Syracuse).

Article détaillé : Histoire de la Sicile grecque.

La Sicile fut un enjeu stratégique et économique important lors des deux premières guerres puniques. Elle tomba aux mains des Romains après la victoire du consul C. Lutatius Catulus en - 241 aux îles Egates : cette bataille marqua la fin de la première Guerre punique qui opposa Rome à Carthage sur le théâtre sicilien. Après cette défaite, Carthage abandonna la Sicile qui devint une province romaine et assura désormais une partie importante du ravitaillement de Rome en céréales.

Le roi de Syracuse Hiéron II fut un fidèle allié des Romains pendant la deuxième Guerre punique, mais son petit-fils Hiéronyme, choisit en - 215 le camp carthaginois. Après une série de victoires d'Hannibal, la prise de Syracuse en - 212 annonce le redressement romain et préfigure la défaite carthaginoise. À la veille de l'Empire, la Sicile fut la base de la résistance des derniers Pompéiens menés par Sextus Pompée, fils de Pompée.

Après la chute de l'Empire romain, la Sicile fut envahie par les peuples germains, puis releva de l'empire byzantin jusqu'à la conquête musulmane de 827 à 902.

Article détaillé : Sicile (province romaine).

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Intérieur de la chapelle palatine de Palerme. Le décor de mosaïques et de stucs témoigne du mélange des influences normande, byzantine et musulmane dans la Sicile normande

Sicile musulmane[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Émirat de Sicile.

Passée au cours du IXe siècle sous domination arabo-berbère[13], la Sicile est, au début du IXe siècle, sous contrôle des Fatimides conquérants de l'Afrique du Nord appuyés par les Berbères de la tribu Kutâma. Le gouvernement en est confié à la dynastie kalbide des Banû Abî l-Husayn qui en seront les émirs héréditaires pendant plus d'un siècle. Durant cette période l'islamisation, l'arabisation et la berbérisation seront d'autant plus radicales qu'une importante vague migratoire berbère suivra les famines qui ravagèrent l'Afrique du Nord de 1004 à 1040. Durant cette période de domination musulmane de près de 250 ans (Palerme fut une ville musulmane de 831 à 1071), les chrétiens occupés se virent imposé le statut de « Dhimmi » tel que défini par la jurisprudence islamique[14],[15].

Après l'échec de la tentative de reconquête byzantine en 965, un processus d'arabisation totale du territoire sicilien est mis en place, favorisé par une importante immigration arabe et berbère en provenance d'Afrique du Nord, et appuyé sur une politique de développement économique et d'amélioration de la gestion fiscale. La Sicile se conforme alors au modèle économique des principautés d'Orient : production agricole destinée au marché et au palais, en particulier le coton, la soie, et les produits de luxe. Mazara, à l'extrémité sud-ouest de l'île, est alors le port central des échanges en Méditerranée.

Quelques communautés chrétiennes grecques parviennent à subsister, à Palerme, à Catane et dans le Val Demone, au nord-est de l'île. Au début du XIe siècle, la Sicile entre dans une période de crise politique grave. Vers 1030, la légitimité de l'imamat fatimide est en effet remise en question et les gouverneurs kalbides sont chassés de l'île. Les querelles dynastiques entre émirats rivaux conduisent à une fragmentation du pouvoir et à un affaiblissement politique dont profitent les Byzantins. Et en 1037, avec l'aide d'une faction musulmane, les Grecs lancent une nouvelle tentative de reconquête. L'expédition, conduite par le général grec Georges Maniakès, qui comptait déjà trois cents mercenaires normands prêtés par le prince lombard Guaimar IV de Salerne échoue cependant en 1042.

Sicile normande[modifier | modifier le code]

Une famille de hobereaux normands (les fils de Tancrède de Hauteville) ayant conquis des terres en Italie méridionale, le pape chargea le plus jeune, Roger, d'envahir la Sicile pour la reconvertir au catholicisme, et lui accorda la souveraineté sur les terres à prendre. La conquête normande de l'île se fit en une trentaine d'années 1060-1090. Le petit-fils de Roger Ier parvint à faire ériger l'île en royaume féodal en 1130. Roger II, admirateur de la culture musulmane, poursuivit la politique de tolérance de ses prédécesseurs. L'administration des rois normands était cosmopolite : elle rassemblait des Grecs, des Lombards, des Anglais et des Arabes. Ce syncrétisme se retrouve dans l'art de cette époque qui combine les apports romans, islamiques et grecs. L'île connut une période de prospérité, notamment dans l'agriculture.

Le trône passa ensuite, par héritage, à la dynastie germanique des Hohenstaufen qui gouverna la région à partir de 1194 et adopta Palerme comme capitale en 1220. C'est par son mariage avec la fille de Roger II que l'empereur Henri VI établit sa souveraineté sur la Sicile. Son fils, l'empereur Frédéric II, passera l'essentiel de son existence dans l'île.

Des conflits entre les Hohenstaufen et la papauté provoquèrent en 1266 la conquête de l'île par Charles Ier, comte d'Anjou et frère du roi de France Louis IX. Celui-ci mécontente les Siciliens en s'installant à Naples et en distribuant des fiefs à des Français. Le 30 mars 1282, le jour de Pâques, des émeutes, les Vêpres siciliennes, provoquées par des taxes excessives et exploitées par Pierre III d'Aragon et Michel VIII Paléologue, provoquèrent le massacre des Français de Sicile puis la conquête de l'île par le roi catalan Pierre III d'Aragon.

La fin du Moyen Âge est une période de crise pour la Sicile : la peste noire dépeuple la région et les luttes de la noblesse créent un climat négatif. L'Inquisition est instaurée en 1487.

Époque moderne et contemporaine[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Royaume des Deux-Siciles.
Castiglione di Sicilia

La période espagnole est marquée par un relatif déclin de la Sicile. La société est dominée par une aristocratie et une Église qui disposent d'importants privilèges.

Pendant la période révolutionnaire, la Sicile reste aux mains du Bourbon Ferdinand III de Sicile (1759-1816), grâce à la protection britannique alors que les Français sont installés au sud de la péninsule italienne. Les tentatives de réformes aboutissent à la constitution de 1812 et à l'abolition des privilèges féodaux. Une petite bourgeoisie commence à se former. Mais ces efforts sont anéantis par le retour des Bourbons qui unifièrent les deux royaumes et s'installèrent à Naples. À partir de cette date, plusieurs mouvements de révolte contre la politique réactionnaire des Bourbons (refus d'instituer un gouvernement constitutionnel) échouent. En 1820, les révolutionnaires de Palerme demandent l'autonomie de l'île. La révolution de 1848 est agraire et particulariste.

La Sicile au sein de l'Italie[modifier | modifier le code]

Après le débarquement de Giuseppe Garibaldi, la Sicile approuve, le 12 octobre 1860, un très contesté plébiscite d'annexion à l'État piémontais - le vote se fait sous la menace de l'armée d'occupation et n'était pas secret. L'année suivante, le 17 mars 1861, l'État piémontais changea son nom en Royaume d'Italie et la Sicile devint une partie de l'Italie.

En Sicile et dans le Sud de l'Italie une vaste guérilla populaire (le Brigantaggio) de résistance contre les Piémontais et le nouvel État italien, qui dura plus de 10 ans, donna lieu à une violente répression militaire menée par l'armée italienne. Elle causa dans les premières années des centaines de milliers de morts civils, des milliers de déportés, la destruction de nombreux villages, l'effondrement économique de toutes les régions du Sud et une énorme vague d'émigration sans précédents dans l'histoire de l'île, qui porta des millions de Siciliens à l'étranger.

Avant l'union avec l'Italie, la Sicile a été une des régions les plus riches et développées d'Italie. Palerme et la Conca d'Oro s'enrichissent avec l'exportation d'agrumes, en particulier de citron, et un certain développement industriel et économique voit le jour, soutenu par les deux grandes familles de Palerme, les Florio (it), représentés à partir de 1891 par Ignazio Florio Jr., l'une des plus grosses fortunes d'Italie, et de l'autre côté par les Whitaker, propriétaires de la villa qui deviendra le Grand Hôtel des Palmes, où Wagner acheva à l'hiver 1881-1882 son dernier opéra, Parsifal. L'influence des Florio est telle que la presse désigne Palerme sous le nom de « Floriopolis », tandis que la haute société européenne de la Belle Époque afflue dans la ville admirer son opulence.

Mais après, la Sicile et tout le sud d'Italie furent ravagés, au profit du Nord, où se créèrent de grandes zones industrielles et urbaines. Les historiens situent la naissance des réseaux de crime organisé à partir de la fin du XIXe siècle, puis leur influence s'étendit partout dans le monde. La mafia fut réprimée au début de l'ère fasciste, mais cela cessa lors des années 1930. Après la Seconde Guerre mondiale, elle profita du débarquement allié en 1943, du marché noir puis de la reconstruction pour opérer une renaissance et se lier à la mafia italo-américaine dans le marché de l'héroïne.

Depuis 1946, la Sicile est une région autonome et a bénéficié de la réforme agraire partielle de 1950-1962, des subsides spéciaux provenant de la Cassa per il Mezzogiorno, du fonds du gouvernement italien pour les régions du Sud, ainsi que plus récemment des aides européennes (objectif I).

Un des plus gros enjeux pour la Sicile est celui de la lutte contre la Mafia (alias Cosa Nostra), organisation criminelle socialement enracinée et qui use de son pouvoir à travers tout un réseau clientéliste. Elle s'est distinguée dans les années 1950-1960 par le sac de Palerme. De la fin des années 1970 au début des années 1990, sous la direction du parrain Toto Riina, Cosa Nostra a mené une véritable guerre contre l'État italien, multipliant les assassinats de politiciens, de journalistes, de policiers et de magistrats (en particulier les juges Giovanni Falcone et Paolo Borsellino en 1992). Si la Mafia se fait depuis plus discrète, elle continue de racketter les entreprises par le pizzo et noyaute l'économie à travers de multiples appels d'offres truqués, formant un véritable obstacle au développement de la région.

Par ailleurs, l'île de Lampedusa attire régulièrement l'attention des médias par les boat-people sans-papiers qui y débarquent ou y sont débarqués, puis enfermés dans des centres de détention avant d'être expulsés ou invités à rejoindre le continent et bénéficier d'un statut de réfugié.

Culture[modifier | modifier le code]

La Sicile dispose d'un très riche patrimoine culturel, héritage de son histoire aux multiples influences.

Patrimoines de l'Unesco[modifier | modifier le code]

Hauts lieux[modifier | modifier le code]

Liste non exhaustive.

l'Etna

Économie[modifier | modifier le code]

Données générales[modifier | modifier le code]

En 2006, le produit intérieur brut (PIB) de la Sicile atteint 82 938,6 millions d'euros, et le PIB/habitant est de 16 531,50 euros. Le nombre d'entreprises s'élève à 234 623. L'économie est majoritairement tertiaire, avec un certain développement de l'agriculture et une faible industrialisation. La région souffre comme l'ensemble du Mezzogiorno d'un retard économique, d'un fort taux de chômage (environ 20% des actifs), ainsi que de l'infiltration mafieuse.

Tourisme[modifier | modifier le code]

C'est un des secteurs majeurs de l'économie sicilienne. L'île est en effet dotée d'une offre touristique importante et variée, alliant entre autres tourisme balnéaire (Cefalù, Taormine), naturel (Etna) et culturel (Palerme, Agrigente, Noto...).

Scène de marché à Palerme

Agriculture[modifier | modifier le code]

L'agriculture tient une place importante dans l'économie régionale (l'agriculture emploie 10 % des actifs, contre 4,1 % au niveau national[16]). L'île a des terres riches et fertiles (volcaniques et/ou argilo-calcaires). L'agriculture (vin, huile d'olive, légumes, blé, amandes, grenades, agrumes, en particulier les citrons, les mandarines telles celles de Croceverde Giardini, ou encore la bergamote et le papyrus), secteur représentant 10 % des actifs, garde un poids déterminant dans l'économie sicilienne. Près de 1 734 200 hectares de terre sont cultivés soit 67 % de la superficie de l'île. Les légumes et les primeurs sont les cultures à plus haute valeur ajoutée. Actuellement, Syracuse est le seul endroit en Europe où l'on peut trouver du papyrus à l'Égyptienne.

Pêche[modifier | modifier le code]

La pêche tient également une place importante dans les localités maritimes. La pêche au thon est une des activités majeures.

L'espadon est l'un des mets préférés des Siciliens. Quelques villages pratiquent encore la pêche traditionnelle (appelée chasse) dans le détroit de Messine[16].

Vins[modifier | modifier le code]

La Sicile a plus de vignobles que n'importe quelle autre région d'Italie. Les vins les plus connus sont ceux produits près de Noto et de Marsala, dans le premier cas il s’agit du Nero d’Avola, dans le second cas il s’agit du Grillo (Marsala (DOC)).

Industrie[modifier | modifier le code]

La Sicile n'est pas une région fortement industrielle, bien que des mines de soufre aient été fortement exploitées à la fin du XIXe siècle. L'installation d'usines s'est faite sous l'impulsion de politiques étatiques, à travers la "Caisse pour le Mezzogiorno". Le résultat de ces politiques a été la création de véritables "cathédrales dans le désert", tel le pôle pétrochimique de Syracuse. L'industrie extractive est présente à travers les gisements de pétrole et de gaz naturel dans le sud-est de l'île. Au total, l'industrie participe au produit intérieur brut de la Sicile presque autant que l'agriculture.

Transports[modifier | modifier le code]

Données générales[modifier | modifier le code]

La Sicile a longtemps souffert d'un manque d'infrastructures.

Il existe deux grands aéroports (aéroport de Palerme pour l'ouest, aéroport de Catane pour l'est) qui assurent des liaisons vers le reste de l'Italie et vers l'international.

Les transports maritimes sont très développés, notamment en raison de l'insularité. Le port de Messine, à 3 km de la Calabre, permet de relier l'Italie continentale par des navettes, et permet des liaisons entre les réseaux routiers et ferrés des deux côtés du détroit de Messine. Le trafic passager et commercial vers le reste de l'Italie existe à travers les principaux ports de l'île.

Le réseau routier se compose des autoroutes A18 (Messine-Catane, bientôt prolongée jusque Syracuse et Gela), A19 (Palerme-Catane), A20 (Messine-Palerme), A29 (Palerme-Trapani/Mazara Del Vallo). De nombreux axes secondaires structurent le territoire.

Le réseau ferré assure des liaisons entre les principales villes. Toutefois le trafic des trains est assez lent.

Projet de Pont de Messine[modifier | modifier le code]

Un pont suspendu de 5 300 mètres entre la Sicile et la péninsule italienne a été mis en projet par le gouvernement italien, le Pont de Messine. La décision de construire le pont, sous l'impulsion de la droite de Silvio Berlusconi, est très contestée par certains milieux politiques de gauche, et le gouvernement de Romano Prodi l'a suspendu en 2006. Le projet, sans cesse reporté, reste depuis soumis aux aléas politiques[17].

Administration et politique[modifier | modifier le code]

La Sicile est une région autonome d'Italie, reconnaissance par Rome de son particularisme lié à son insularité. La Région dispose de ce fait de pouvoirs bien plus étendus que les autres régions.

Politiquement, la région est marquée par le vote catholique centriste. Bastion de la Démocratie Chrétienne jusqu'à son effondrement au début des années 1990, la Sicile vote désormais à droite, quelles que soient les alternances politiques au niveau national. Cette tendance doit toutefois être relativisée, avec l'élection en 2012 d'une majorité de centre-gauche (avec une abstention record) à l'Assemblée régionale sicilienne.

Personnalités[modifier | modifier le code]

Siciliens dans l'histoire[modifier | modifier le code]

Personnalités originaires de Sicile[modifier | modifier le code]

Filmographie sur la Sicile[modifier | modifier le code]

  • L'avventura, un film de Michelangelo Antonioni, 1960 qui sans être un film sur la Sicile donne à voir de nombreux paysages de l'île
  • Sedotta e abbandonata, un film de Pietro Germi, avec Stefania Sandrelli, Saro Urzì, Aldo Puglisi (1964) un film basé sur la mentalité de l'époque, la jalousie et l'honneur à la sicilienne.
  • Le Guépard, un film de Luchino Visconti (1963)
  • Divorce à l'italienne, un film italien de Pietro Germi sorti sur les écrans en 1961.
  • Le Parrain (Mario Puzo's The Godfather), Le Parrain II (Mario Puzo's The Godfather : Part II), Le Parrain III ( Mario Puzo's The Godfather : Part III) films de Francis Ford Coppola (1972, 1974, 1990), dont de nombreuses scènes se déroulent en Sicile, paysage clé de la trilogie.
  • Salvatore Giuliano (film) de Francesco Rosi, 1961 qui retrace l'action du bandit Sicilien et l'environnement politique des années 1940-1950. (voir aussi Le Sicilien de Michael Cimino)
  • Sicilia!, un film de Jean-Marie Straub et Danièle Huillet, adaptation de Conversation en Sicile (1939) d'Elio Vittorini.
  • le sicilien : un film de Michael Cimino sorti le 28 octobre 1987 avec Christophe Lambert et John Turturro : tous deux voulant faire de la Sicile un état libre, mais Turturro trahi...

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://it.wikipedia.org/wiki/Catenanuova#Curiosit.C3.A0
  2. http://www.meteoam.it/
  3. http://www.meteoam.it/
  4. http://www.meteoam.it/
  5. http://www.meteoam.it/
  6. http://www.meteoam.it/
  7. http://www.meteoam.it/
  8. http://www.meteoam.it/
  9. Eurostat 2011
  10. Juliette de La Genière, « Réflexions sur Sélinonte et l'Ouest sicilien. », Comptes-rendus des séances de l'Académie des inscriptions et belles-lettres, 121e année, N. 2, 1977. p. 251.
  11. (selon Thucydide, Histoire de la guerre du Péloponnèse (VI, 2, 6)
  12. -Bérard J. La colonisation grecque de l’Italie Méridionale et de la Sicile dans l’Antiquité, PUF, Paris, 1957
  13. La Sicile musulmane par Henri Besc
  14. Lewis (1984) p. 7; Lewis (1995) p. 211.
  15. Al-Mawārdī (2000), p. 161.
  16. a et b GEO no 397 de mars 2012 p. 104
  17. Structurae

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

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