Calypso (navire)

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Calypso
Image illustrative de l'article Calypso (navire)

Autres noms BYMS-26 (1942-1943)
HMS J-826 (1943-1944)
BYMS-2026 (1944-1947)
Type Dragueur de mines (1942-1947)
ferry (1947-1950)
navire océanographique (depuis 1950)
Histoire
Lancement 21 mars 1942
Statut En attente de rénovation à Concarneau
Tentatives de sauvegarde[1]
Caractéristiques techniques
Longueur 42,35 m[2] hors-tout
Maître-bau 7,47 m[2]
Tonnage 402 tonnes[2]
Vitesse 10 nœuds[2]
Autres caractéristiques
Chantier naval Ballard Marine Railway Company, Seattle
Armateur Royal Navy
Affréteur The Cousteau Society
Pavillon France port d'attache - Toulon

La Calypso est le célèbre navire océanographique du commandant Cousteau, avec lequel celui-ci fit de l'exploration scientifique maritime du 24 novembre 1951 jusqu'en janvier 1996 et voyagea, avec son équipe, sur toutes les mers et océans du globe.

Le navire fut baptisé du nom de Calypso, nymphe de la mer de la mythologie grecque.

Histoire[modifier | modifier le code]

La Calypso était à l'origine un dragueur de mines à coque en bois construit avec cinq autres bateaux identiques pour la Royal Navy britannique par la Ballard Marine Railway Company de Seattle dans l'État de Washington, aux États-Unis. Elle était alors une BYMS (British Yard Minesweeper) Mark 1 Class Motor Minesweeper, dont la construction fut décidée le 12 août 1941 avec la désignation BYMS-26. Elle fut lancée le 21 mars 1942 et mise en service dans la Royal Navy en février 1943 comme HMS J-826. On l'affecta au service actif en mer Méditerranée, où un de ses jumeaux explosa. Reclassée comme BYMS-2026 en 1944, elle fut basée à Malte pour être finalement supprimée du Registre Naval en 1947.

Après la Seconde Guerre mondiale, elle assura un service de ferry entre Malte et l'île de Gozo et fut rebaptisée du nom de la nymphe Calypso, dont l'île mythologique d'Ogygia était associée à Gozo.

Le milliardaire irlandais et ancien député Thomas Loel Guinness acheta la Calypso en 1950, au travers de la Société anglo-française Auniac-Guinness[3], et un de ses jumeaux pour la transformer en yacht de luxe. Cependant, il la loua à Cousteau qui cherchait un navire pour un franc symbolique par an. Celui-ci la fit transformer et aménager à Antibes en navire d'expédition et de base de soutien pour la plongée, tournage de films et pour la recherche océanographique.

Elle passa ses premières années d'explorations dans les mers Rouge et Méditerranée pour le compte de sociétés privées, car elle était à l'époque le seul bateau océanographique indépendant. Elle transportait alors une équipe et du matériel de pointe, y compris deux mini-sous-marins développés par Cousteau baptisés « puces de mer SP-500 », une soucoupe de plongée Denise SP-350 et des scooters sous-marins. Le navire fut également équipé d'une chambre d'observation vitrée située dans le nez à trois mètres sous la ligne de flottaison, et adaptée pour accueillir du matériel scientifique ; l'arrière est aménagé en plate-forme pour hélicoptère.

Le naufrage[modifier | modifier le code]

Une barge poussée entra accidentellement en collision avec Calypso qui était à quai et la coula dans le port de Singapour en janvier 1996, un an avant la disparition de son célèbre commandant le 25 juin 1997. Après le naufrage, il écrit : « Je veux que Calypso reste au service de la Science et de l’Éducation ». Elle fut renflouée et convoyée en France en catastrophe. Après avoir passé un certain temps à flot dans le port autonome de Marseille, elle fut remorquée vers le bassin des chalutiers du Musée maritime de La Rochelle le 7 juin 1998, où après restauration elle devait accueillir une exposition. Une longue série de mesures juridiques et autres retards a ensuite empêché tout début des travaux de restauration.

Après le naufrage[modifier | modifier le code]

En novembre 2005 eut lieu un procès entre The Cousteau Society présidée par Francine Cousteau, seconde et dernière épouse et héritière du commandant, et les Campagnes océanographiques françaises (dont fait partie Jean-Michel Cousteau, fils aîné du commandant et fondateur de Ocean Futures Society en 1999) au sujet de l'héritage du navire qui a été attribué à The Cousteau Society. Cette dernière a alors annoncé son désir de faire rénover le célèbre navire aux États-Unis une fois les fonds nécessaires réunis.

En novembre 2004, une rumeur disant que Calypso avait été vendue à Carnival Cruise Lines pour la somme symbolique d'un euro fut lancée. Carnival avait en effet déclaré qu'ils avaient l'intention de restaurer le navire pour un montant de 1,3 million de dollars, puis probablement de l'envoyer aux Bahamas comme navire-musée. The Cousteau Society et l'armateur Carnival corporation & plc avaient alors apparemment signé un accord pour restaurer le navire.

À la fin de 2006, la plupart de l'équipement fut retiré de ses ponts supérieurs, et elle fut laissée ouverte aux éléments et aux vandales qui volèrent et dégradèrent le mobilier restant. Francine Cousteau annonce alors son intention de restaurer le navire afin d'en faire un musée.

Le 11 octobre 2007, la Calypso quitte La Rochelle pour être remorquée vers le port de Concarneau afin d'être remise en état complètement. Le 12 octobre, le convoi arrive en baie de Concarneau et mouille en attendant la marée haute du soir pour rentrer dans le port vers 17 h. Elle est montée sur la cale le 5 novembre, et, le 9 au matin, elle rejoint le hangar des chantiers Piriou où elle doit être restaurée.

Le travail de restauration sur la Calypso s'est arrêté en février 2009 en raison d'un différend entre les chantiers Piriou et l'Équipe Cousteau[4]. Les architectes de cette dernière ont constaté des malfaçons dans la restauration. Selon Piriou, celle-ci les a conduits à effectuer des travaux supplémentaires non prévus dans le contrat initial de 1 737 000 € et estimés à 850 000 € qui n'ont pas été payés au chantier naval, qui a assigné en justice l'Équipe Cousteau. Le navire est désormais relégué dans un hangar de la société[5].

L'Équipe Cousteau dépose en 2010 auprès du ministère de la Culture une demande pour que le bateau soit classé « patrimoine national », ce qui lui permettrait d'avoir accès à des fonds publics[6].

Le 17 septembre 2013, une pétition demandant le classement de la Calypso au titre de « patrimoine national » est mise en ligne[1].

Galerie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jacques-Yves Cousteau, Alexis Sivirine, « Calypso », 26 ans d'exploration scientifique des mers, Robert Laffont, Paris, 1978
  • Albert Falco, Yves Paccalet, Capitaine de la « Calypso », Robert Laffont, Paris, 1990
  • Jocelyne de Pass, Moi, « Calypso » : Autobiographie secrète d'un bateau de légende, Michalon, Paris, 2004
  • Bernard Dussol, La dernière aventure de la « Calypso », Glénat, 2005
  • Riquet Goiran, Compagnons de la « Calypso », Pôles d'Images, 2007

Liens externes[modifier | modifier le code]