Port militaire de Toulon

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43° 07′ 10″ N 5° 54′ 59″ E / 43.1194, 5.9164

L'arsenal de Toulon
L'arsenal de Toulon

Le port militaire de Toulon est la principale base navale française, avec celle de Brest. En ce début de XXIe siècle, il abrite notamment la majeure partie de la force d'action navale, comprenant le porte-avions Charles de Gaulle, les bâtiments de projection et commandement (BPC) Mistral, Tonnerre et Dixmude et le transport de chalands de débarquement (TCD) Siroco, ainsi que les six sous-marins nucléaires d'attaque, classe Rubis. Au total plus de 60 % du tonnage de la Marine nationale française est à quai dans la rade de Toulon. Constituant la plus grande base de défense depuis le 1er janvier 2011, elle est soutenue par le groupement de soutien de la base de défense de Toulon créé à la même date.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le port de Toulon, ses deux darses et son arsenal en 1700, après les travaux d'aménagement ordonnées par Colbert et Louis XIV dans les années 1670-1680.
Vue générale du port de Toulon en 1755, sous Louis XV.

L'histoire militaire « moderne » du port commence lorsque Louis XII y fait édifier la Tour royale en 1514.

La construction de l'arsenal du Mourillon démarre au début du XVIIIe siècle, il s'agit de l'extension du grand arsenal de Toulon située du côté est de la rade. Cette extension accueille jusqu'au XXe siècle les entrepôts où l'on stocke les bois pour la construction des vaisseaux de la Marine royale. Dès la fin du XIXe siècle, on procède aux constructions des premières frégates cuirassées (Ironclad) puis des premiers sous-marins modernes du monde. Durant le XXe siècle, l'arsenal du Mourillon sera principalement affecté aux activités sous-marines comme base des sous-marins français jusqu'à la guerre, base U-Boot allemande durant la guerre puis construction navale et ateliers des torpilles après la guerre.

Sabordage de la flotte française[modifier | modifier le code]

Plutôt que de rejoindre les Forces françaises libres en Afrique du Nord et pour éviter d'être capturée par les forces nazies, la flotte française de Toulon s'est sabordée dans le port de Toulon le 27 novembre 1942 sur les ordres de l'amirauté pour ne pas se rendre à la flotte allemande.

Principales infrastructures[modifier | modifier le code]

Vue générale de la rade de Toulon.

La base militaire est divisée en cinq principales zones ayant chacune leurs accès à la mer. D'est en ouest :

  • Vauban
  • Castigneau ;
  • Malbousquet ;
  • Missiessy ;
  • Milhaud.

La base comporte trois entrées principales :

  • La première, située dans la zone Vauban, à proximité du port civil ; c'est la porte principale, adossée au musée de la marine dont la façade, classée monument historique, n'est autre que l'ancêtre de cette nouvelle porte qui se situe en outre à proximité du quai d'honneur de l'arsenal et de la façade monumentale de la préfecture maritime de la Méditerranée, flanquée de canons et de dorures.
  • La seconde ouverture appelée Castigneau, à l'entrée ouest du centre-ville de Toulon et qui a le même nom, est nettement plus pratique. Elle assure l'approvisionnement en fret ainsi que la circulation des convois militaires et civils de la base militaire ;
  • La troisième, Malbousquet, tire son efficacité du fait qu'elle se situe à moins de 200 mètres de la sortie de l'autoroute sur une quatre voies.

Les trois autres portes ne constituent que des entrées secondaires peu ou plus utilisées, mais néanmoins gardées, de l'arsenal. À l'extrême ouest sur les communes de La Seyne-sur-Mer et d'Ollioules la base militaire est en contact avec le port commercial de Brégaillon, rattaché aux transits régionaux et nationaux ainsi qu'à la pyrotechnie pour les approvisionnements en munitions.

Premier employeur industriel du Var, l'entreprise DCNS compte 3000 collaborateurs dans le département dont 2000 sur la base navale de Toulon. Ses activités sont l'entretien des bâtiments de la Marine nationale et de quelques marines étrangères mais aussi l'entretien de bateaux civils comme ceux de la SNCM. L'entreprise déploie également ses compétences dans le domaine des services énergétiques.

L'arsenal du Mourillon, situé côté est de la rade est directement accessible par son arsenal nord qui abrite la base des sous-marins jusqu'à la fin de la guerre. L'arsenal sud quant à lui est accessible par la petite darse du Mourillon située à côté de l'atelier des torpilles aujourd'hui disparu.

Routes et chemin de fer[modifier | modifier le code]

La base militaire possède environ 30 kilomètres de routes, passages à niveaux, feux, panneaux, etc. Elle est aussi dotée d'un réseau ferroviaire allant de la ligne SNCF à hauteur de La Seyne-sur-Mer jusqu'aux quais en passant par des hangars de stockage.

Installations maritimes[modifier | modifier le code]

Sabordage de la flotte française à Toulon en 1942.

D'est en ouest :

  • Le quai d'honneur : il sert à accueillir les bâtiments étrangers ou de grande capacité et, comme son nom l'indique, les bâtiments à honorer pour des faits le méritant. Situé en face du port marchand, il met à la vue des grands ferrys et des navires de croisière le bâtiment ainsi honoré ;
  • les cales sèches et la darse Vauban (bassins) : les quatre premières permettent l'entretien des navires de taille moyenne à grande. La darse Vauban sert de quai pour les petits bâtiments (plongeurs-démineurs, remorqueurs, patrouilleurs) ainsi que des bâtiments en fin de vie ;
  • Les quais de Missiessy et de Malbousquet comptent aussi des cales sèches mais ils sont plus connus pour accueillir les sous-marins nucléaires d'attaque et leurs « marmites » comme les surnomment les marins qui ne sont en fait que de grands hangars sur rails qui recouvrent les sous-marins pendant la maintenance de leurs cœurs nucléaires. En 2009, l'accueil et le soutien des SNA est pérennisé sur la base de Toulon, tranchant la question de leur transfert vers l'île Longue, évoqué dès 1997[1] ;
  • Les quais de Milhaud sont les quais principaux de l'arsenal puisqu'ils accueillent la force d'action navale (frégates, frégates légères furtives, porte-avions) mais aussi les bâtiments de soutien (pétroliers-ravitailleurs…) et plus récemment les BPC (bâtiments de projection et de commandement de classe Mistral) de la force amphibie.

Infrastructures terrestres de la base[modifier | modifier le code]

Celle-ci compte bien sûr toute une panoplie d'antennes radar pour la surveillance aussi bien maritime qu'aérienne de la zone. En outre, elle est dotée d'un service des essences possédant plusieurs stations-service et des canalisations vers les quais ; de tous les services pour l'entretien et la réparation des unités navales et terrestres.

La base est épaulée par la compagnie des marins-pompiers de Toulon. Les infrastructures pour le personnel comprennent plusieurs réfectoires, salles de sports et terrains, un cinéma et divers lieux de vie.

Installations à proximité de la base[modifier | modifier le code]

Dans Toulon, mais à l'extérieur de la base navale, se trouvent diverses installations militaires de soutien, dont l'hôpital d'instruction des armées Sainte-Anne.

On trouve aussi à moins de 100 km :

Bâtiments basés[modifier | modifier le code]

Porte-avions[modifier | modifier le code]

Bâtiments de projection et de commandement[modifier | modifier le code]

Sous-marins nucléaires d'attaque[modifier | modifier le code]

Frégates[modifier | modifier le code]

Frégates de défense aérienne[modifier | modifier le code]

Frégates antiaériennes[modifier | modifier le code]

Frégates anti-sous-marines[modifier | modifier le code]

Frégates de type La Fayette[modifier | modifier le code]

Avisos[modifier | modifier le code]

Autres bâtiments[modifier | modifier le code]

  • Différents patrouilleurs
  • Bâtiments de lutte contre les mines et de soutien à la plongée
  • Bâtiments amphibies
  • Bâtiments de soutien et de ravitaillement
  • Bâtiments spéciaux et d'expérimentations
  • Remorqueurs

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (fr) « Décision », sur defense.gouv.fr, Ministère de la Défense français,‎ 20 février 2009 (consulté le 23 février 2009)