Louis IX de France
| Louis IX Saint Louis |
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Saint Louis imaginé par Le Greco (XVIe siècle) |
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| Titre | |
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| Roi de France | |
| 8 novembre 1226 – 25 août 1270 43 ans, 9 mois et 17 jours |
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| Couronnement | 29 novembre 1226, en la cathédrale de Reims |
| Prédécesseur | Louis VIII |
| Successeur | Philippe III |
| Biographie | |
| Dynastie | Capétiens |
| Date de naissance | 25 avril 1214 |
| Lieu de naissance | Poissy (France) ou La Neuville-en-Hez |
| Date de décès | 25 août 1270 (à 56 ans) |
| Lieu de décès | Tunis (Tunisie) |
| Père | Louis VIII de France |
| Mère | Blanche de Castille |
| Conjoint | Marguerite de Provence |
| Enfants | Blanche de France Isabelle de France Louis de France Philippe III Jean de France Jean-Tristan de France Pierre de France Blanche de France Marguerite de France Robert de France Agnès de France |
| Résidence | Paris Vincennes |
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| Rois de France | |
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Louis IX[1], connu sous le nom de Saint Louis[2] (depuis sa canonisation par l'Église catholique romaine en 1297), est né le 25 avril 1214 (à Poissy[3] ou à La Neuville-en-Hez) et mort le 25 août 1270 à Tunis pendant la huitième croisade. Il fut roi de France de 1226 à 1270, neuvième de la dynastie des Capétiens directs.
Il est le fils de Louis VIII (1187-1226), dit « Louis le Lion », roi de France, et de Blanche de Castille (1188-1252). Il est aussi le frère aîné de Robert Ier d'Artois, comte d'Artois, et de Charles Ier de Sicile (1227-1285), comte d'Anjou, qui fonda la seconde dynastie angevine.
Il développa notamment la justice royale où le roi apparaît alors comme « le justicier suprême ». Il est considéré comme l'un des trois grands Capétiens directs avec son grand-père Philippe Auguste et son petit-fils Philippe IV le Bel.
Sommaire |
Ses ancêtres[modifier]
Saint Louis est le fils de Louis VIII (1187-1226), roi de France, et de Blanche de Castille (1188-1252).
Il est le petit-fils du roi de France Philippe Auguste et l'arrière-petit-fils du roi de France Louis VII dit « le Jeune ».
Il est aussi descendant, par les mâles, des rois de France Louis VI « le Gros », Philippe Ier, Henri Ier, Robert II « le Pieux », Hugues Capet, Robert Ier, etc.
Il descend aussi des rois d'Angleterre Henri II d'Angleterre, Henri Ier Beauclerc et Guillaume le Conquérant, ainsi que des rois de Castille Alphonse VIII, Sanche III et Alphonse VII.
Ses enfants[modifier]
Le 27 mai 1234, en la cathédrale de Sens, il épousa Marguerite de Provence (1221-1295), fille de Raimond-Bérenger IV (v. 1198-1245), comte de Provence, et de Béatrice de Savoie (1198-1266). Ils eurent onze enfants :
- Blanche de France (4 décembre 1240-29 avril 1243), sans postérité ;
- Isabelle de France (Poissy 18 mars 1242- Hyères 23 avril 1271) qui épousa à Melun le 6 avril 1255 Thibaud de Champagne roi de Navarre, sans descendance
- Louis de France (1244-1260), prince héritier, sans postérité ; fiancé le 20 août 1255 à Berenguela de Castille
- Philippe III le Hardi (1er mai 1245-5 octobre 1285), roi de France, d'où descendance ;
- Jean (mai 1247-10 mars 1248), sans postérité ;
- Jean Tristan de France (Damiette 8 avril 1250- Tunis 2 ou 3 août 1270) comte de Valois et de Nevers. En juin 1265, il épousa Yolande de Bourgogne (1248/49- 2 juin 1280), sans postérité ;
- Pierre (1251 - Salerno 6 avril 1284) comte d'Alençon et de Perche. En février 1269, il épousa Jeanne de Châtillon (1257- Blois 29 janvier 1292), descendance éteinte avant lui ;
- Blanche de France (Jaffa juin 1253- Paris 17 juin 1322) qui épouse à Burgos le 30 novembre 1269 Ferdinand de la Cerda (1255-1275) infant de Castille, d'où descendance ;
- Marguerite de France (1254- Paris septembre 1272) qui épousa par contrat de 27 mai 1269, célébré en février 1271 Jean Ier duc de Brabant (1253-1294), d'où un fils mort-né ;
- Robert de France (janvier 1257- Vincennes 7 février 1318) comte de Clermont. Il épousa en 1272 Béatrice de Bourgogne, dame de Bourbon. Il fut le fondateur de la maison capétienne de Bourbon, et l'aïeul direct par les mâles de Henri IV, roi de France.
- Agnès de France (Paris 9 avril 1260- Lanthenay 12 décembre 1325) qui épousa par contrat du 20 octobre 1272, célébré en juillet 1273 Robert II duc de Bourgogne (1245/50-1306), et postérité.
Biographie[modifier]
Roi, chevalier, diplomate, juriste[modifier]
Quatrième fils né en 1214 du roi Louis VIII, Louis IX ne peut régner qu'en raison de la mort précoce de ses trois frères aînés dont Philippe né en 1209 et mort en 1218. Il est à noter qu'il est le premier souverain Capétien à avoir connu son grand père Philippe Auguste, de qui il recevra de précieux conseils. Il n'a pas atteint la majorité lorsque survient le décès de son père en 1226.
Dans son testament, Louis VIII confie la régence à Blanche de Castille. Le pouvoir passe « entre les mains d’un enfant, d’une femme et d’un vieillard », Barthélemy de Roye, grand chambrier à la cour depuis 20 ans (Chronique de Tours).
Le royaume entre dans une période d'agitation, la révolte est organisée par Philippe Hurepel, oncle de Louis IX, fils légitimé de Philippe Auguste, par la maison de Dreux et par le duc de Bretagne Pierre Mauclerc. Matant la rébellion et les barons agités, la régente Blanche de Castille, achève la conquête du Languedoc initiée par Louis VIII en contraignant le comte Raymond VII de Toulouse à donner sa fille Jeanne en mariage à Alphonse, frère de Louis IX.
Louis IX n'a que douze ans quand il est sacré roi le 29 novembre 1226 à Reims par l'évêque de Soissons, Jacques de Bazoches. La régence est assurée par sa mère, Blanche de Castille, avec le titre de « baillistre ». Il réalise ses premiers faits d'armes en janvier 1229 au siège de Bellême, alors qu'il n'a pas encore 15 ans. En 1230, il repousse avec l'aide de sa mère un premier raid du roi Henri III d'Angleterre. En 1234, sa mère organise le mariage, qui aura lieu à Sens, de Louis IX avec Marguerite, la fille du comte Raimond Bérenger IV de Provence espérant ainsi agréger le comté de Provence au royaume de France, puisque le comte de Provence a quatre filles. Blanche de Castille garda assez longtemps une grande influence sur le pouvoir, au-delà de la majorité du roi, réputé majeur[4] le 25 avril 1235 à 21 ans.
En 1237, il investit du comté d'Artois son frère Robert Ier d'Artois.
Il reçoit l'hommage du duc Jean Ier de Bretagne au château de Pontoise en 1238.
En 1239, il acquiert pour des sommes colossales des reliques de la Passion du Christ notamment la Sainte Couronne d'épines, ce qui augmenta considérablement le prestige du monarque et de son royaume.
En 1241 il adoube et investit son frère Alphonse du comté de Poitiers afin de contraindre la noblesse poitevine à rendre hommage. La soumission de la rébellion de Hugues X de Lusignan lui permet d'asseoir son autorité en une campagne courte (28 avril 1242 au 21 juillet 1242) et dans le même temps de pousser son avantage jusqu'à Saintes pour y déloger le roi Henri III d'Angleterre qui a décidé de rompre la trêve de 1238, et d'aider le comte de Lusignan.
Le comte Raymond VII de Toulouse se soumet et rend hommage au roi en 1243.
Au cours des années 1240, il régla plusieurs querelles comme le problème de la succession de Flandres (1246). Le roi tenta également l'impossible pour apaiser le conflit le plus grave de ce milieu du XIIIe siècle, opposant deux des plus grandes puissances d'Occident, l'empereur Frédéric II du Saint-Empire au pape Innocent IV. Louis garda dans ce conflit une stricte neutralité refusant par exemple de prendre les armes contre l'empereur alors que le pape invite la chrétienté à la croisade contre Frédéric II. En 1244, Innocent IV chassé par l'empereur, est obligé de fuir Rome. Le pape trouve son salut à Lyon qui est alors à la frontière du royaume de France. En novembre 1245, Louis IX se rendit en personne à Cluny à la rencontre du pape pour essayer entre autres de trouver quelques solutions à ce conflit interminable qui prenait une tournure de plus en plus violente. En 1247, l'empereur, résolu à soumettre définitivement son adversaire se mît en marche pour assiéger Lyon où le pape résidait depuis trois ans. Prit de peur, Innocent IV envoya deux cardinaux mander le secours du roi de France qui, en tant que roi Très Chrétien et Fils Ainé de l'Eglise, ne pouvait tolérer cette agression directe contre la personne même du pape. C'est l'unique fois où Louis IX sortit de sa neutralité, il fit savoir au pape qu'il se mettait en route avec son ost pour contrecarrer le projet de l'empereur qui rebroussa chemin en apprenant la nouvelle. L'empereur n'osait pas affronter le roi de France qui était alors le souverain le plus puissant d'Occident. Le conflit prit finalement fin à la mort de Frédéric II en décembre 1250.
Réputé pour sa piété, Louis IX se taille, grâce aux croisades, une réputation de roi diplomate et juriste dans toute l'Europe. Les royaumes font appel à sa sagesse dans les affaires complexes. Ainsi, il arbitre la succession du comté de Hainaut par le « Dit de Péronne » du 24 septembre 1256.
Par le traité de Corbeil du 11 mai 1258, Louis IX abandonne sa suzeraineté sur la Catalogne, la Cerdagne et le Roussillon. En échange, Jacques Ier d'Aragon renonce à ses droits sur la Provence et le Languedoc. Pour sceller ce traité, Louis IX marie sa fille Blanche avec l'infant de Castille, Ferdinand de la Cerda, et Jacques Ier d'Aragon maria sa fille l'infante Isabelle avec le fils de Louis IX, le futur Philippe III.
Le traité de Paris du 28 mai 1258, ratifié le 4 décembre 1259, restitue au royaume d'Angleterre la suzeraineté sur le Limousin, le Périgord, la Guyenne, le Quercy, l'Agenais et une partie de la Saintonge au sud de la Charente, tandis que pour sa part, Henri III d'Angleterre renonce à la Normandie, au Maine, à l'Anjou et au Poitou, en même temps qu'il accepte de rendre l'hommage pour la Guyenne. Plus tard, lorsque le roi Henri III d'Angleterre connaît des difficultés avec ses barons révoltés, il fait appel à l'arbitrage de Louis IX qui rend en sa faveur le Dit d'Amiens du 23 janvier 1264[5].
Louis IX ne ménagea pas sa peine dans les affaires intérieures, le temps qu'il ne passa pas en dehors du royaume. Il voulut laisser un royaume pacifié et soumis à un pouvoir juste. En conséquence, il dépêcha en 1247 des enquêteurs royaux pour l'instruire de l'état du pays à charge pour eux de réprimer directement dans les domaines de la justice, de l'administration, de la fiscalité et de l'armée. Il fit surveiller baillis et prévôts de manière à ce que les droits de chacun soient respectés, y compris par les officiers royaux.
Il édicta également une série de mesures de moralisation publique contre les mauvais sénéchaux et baillis. De plus, des mesures visant à réévaluer la monnaie entre 1263 et 1266 lui valurent une popularité certaine.
Il reprend également la « Quarantaine-le-roi[6] », instituée par Philippe Auguste, une ordonnance qui préfigure les négociations diplomatiques avant les hostilités. L'ordonnance qu'il renouvelle en 1245 permet l'ouverture de négociations avant toute guerre privée, ordalie, duel judiciaire, jugement de Dieu et substitue à certaines coutumes médiévales des formes de justice plus modernes. Ainsi, les justiciables pouvaient dorénavant en appeler au roi dont les décisions judiciaires surpassaient celles de ses vassaux. Le roi Louis IX a de la sorte cassé de nombreuses sentences. Ce n'est que par la suite, dans une ordonnance en 1258, que Louis IX interdit définitivement le duel judiciaire, mais cette décision n'est pas appliquée par ses vassaux.
Le chroniqueur Jean de Joinville, son principal biographe et l'un des principaux témoins lors de son procès de canonisation, rapporte dans sa Vie de saint Louis que Louis IX rendait la justice sous son chêne à Vincennes : « Il advint maintes fois qu’en été, il allait s’asseoir au bois de Vincennes après sa messe, s’adossait à un chêne et nous faisait asseoir autour de lui. Et tous ceux qui avaient un problème venaient lui parler sans en être empêchés par un huissier ou quelqu’un d’autre. »
L’influence de l’Église[modifier]
Élevé par sa mère qui lui apporte les principes d'une piété rigoureuse ainsi qu'une foi inébranlable, Louis IX veut faire de la France une nation chrétienne que d'aucuns, au XIXe siècle, appelleront la « fille aînée de l'Église » et de Paris un haut lieu de la chrétienté. Le 26 avril 1248, Louis IX y inaugure la Sainte-Chapelle dans l'île de la Cité. Cette chapelle construite de 1242 à 1248 représente l'apogée de l'art gothique. Elle était destinée à abriter les Saintes reliques de Jésus rapportées en France par le roi depuis Constantinople :
- la Sainte Couronne d'épines de Jésus ;
- un fragment de la Sainte Croix ;
- diverses reliques de la Passion.
Louis IX fut également crédité d'avoir commandité la Bible de Maciejowski[7].
Dans le but de conduire ses sujets au salut, ce roi de France :
- punit le blasphème,
- interdit les jeux d'argent,
- interdit le prêt à intérêt,
- interdit la prostitution (un édit de 1254, prône l'extradition pour les personnes exerçant officiellement ce métier. Il fut révoqué par un autre édit en 1256 précisant que les femmes prostituées devaient simplement exercer hors de la ville (l’enceinte de Philippe Auguste à l’époque)[N 1].
Suite aux vives querelles théologiques de l'époque concernant d'éventuels propos insultant pour Jésus-Christ et la Sainte Vierge contenus dans le Talmud, il prend des mesures demandées par le pape contre les juifs :
- En mars 1240, il organise (à la demande du pape Grégoire IX) le « procès du Talmud », pour statuer sur l'accusation de juifs convertis au christianisme, selon lesquels le Talmud contient un certain nombre d'invectives contre le Christ et contre la Sainte Vierge. La controverse sur le sujet se tient à Paris, sous la présidence de Blanche de Castille. Le rabbin Yehiel de Paris représente les juifs. Eudes de Châteauroux, proviseur de la Sorbonne, et l'abbé Nicolas Donin, juif apostat à l'origine de la dénonciation (il avait été excommunié par Rabbi Yehiel en 1225), concluent que le reproche est fondé. Le roi fait alors brûler vingt-quatre charrettes de traités talmudiques à Paris[8],[9],[10],[11] ;
- En 1254, il bannit de France les juifs qui refusent de se convertir au catholicisme. Ce décret fut annulé quelques années plus tard en échange d'un versement d'argent au trésor royal ;
- Il leur interdit la pratique de l'usure [12]
- En 1269, il impose aux Juifs le port de la rouelle qui avait été décidé par Rome lors du IVe concile du Latran en 1215. La rouelle était un morceau d'étoffe portant une roue, symbole des 30 deniers de Judas, que les Juifs devaient apposer sur leur vêtement[13]. Celui qui n'acceptait pas de la porter ou qui l'oubliait pouvait être dénoncé et son dénonciateur devenait propriétaire du vêtement ainsi confisqué[14]. Louis IX a longtemps refusé de faire appliquer cette mesure décidée par Rome, notamment par souci d'intégration des juifs à la communauté nationale, mais il a cédé, à la fin de sa vie, à la pression des juifs convertis de son entourage, dont le rôle fut extrêmement néfaste[15].
D'après l'historien Jean Richard, Louis IX, fidèle à la mission d'évangélisation, garde l'espoir de les convertir et les protège quand ils sont injustement attaqués[16][17].
Les croisades[modifier]
En 1244, Louis IX tombe gravement malade de la dysenterie et fait le vœu de partir en croisade au cas où il guérirait. Rétabli, il prépare son départ vers les royaumes chrétiens d'Orient en difficulté.
L'organisation de la croisade dure quatre années, qui verront la construction du port d'Aigues-Mortes à l'initiative de Charles Ier de Sicile frère du roi, et futur roi de Naples et de Sicile. La ville ne se remettra jamais du coût exorbitant des aménagements requis pour cette croisade et poursuivra Charles d'Anjou en justice.
Le 12 juin 1248, il se saisit de l'oriflamme capétienne en la basilique de Saint-Denis et part accompagné de son épouse la reine Marguerite de Provence, du comte Robert d'Artois et de Charles d'Anjou, ses frères. Robert d'Artois trouvera la mort à la bataille de Mansourah.
Septième croisade[modifier]
Partie du port d'Aigues-Mortes que Louis IX avait fait construire, la septième croisade lancée en 1248, se dirige vers l'Égypte. En mai 1249, les croisés font escale à Chypre avant de se diriger vers Damiette avec 1 800 navires[18]. La ville est prise le 8 juin.
L'armée des croisés se dirige ensuite vers Le Caire mais subit les attaques incessantes de l'émir Fakhr-ad-Din Yusuf. De février à avril 1250, les croisés font le siège de la citadelle de Mansourah. Le scorbut et la dysenterie déciment les soldats et forcent le roi à battre en retraite. Un sergent félon du nom de Marcel fait alors courir le bruit que le roi s'est rendu[19].
La plupart des soldats et Louis IX sont faits prisonniers le 6 avril 1250 à la bataille de Fariskur. Louis IX sera le premier souverain français à être capturé sur un champ de bataille[20].
Pendant sa captivité, le roi charge Marguerite de Provence de la conduite de la croisade. Un mois plus tard, en mai 1250, le roi et l'ensemble des prisonniers sont libérés contre une forte rançon payée par l’ordre du Temple.
Louis IX décide de prolonger son séjour dans ce qui reste des États latins d'Orient. Il renvoie Alphonse de Poitiers et Charles d'Anjou en France pour épauler Blanche de Castille restée seule pour gouverner le royaume. De 1250 à 1253, il consolide les forteresses d'Acre, de Césarée, de Jaffa et de Sidon.
N'apprenant qu'au début du printemps 1253 la nouvelle de la mort en novembre 1252 de sa mère, Blanche de Castille, Louis IX prend la décision de rentrer en France. Après avoir réglé plusieurs affaires en cours, les croisés rembarquent à Tyr le 24 avril 1254 pour le royaume de France. Lors de ce voyage, Louis IX devient peu à peu celui dont la mémoire collective a conservé le souvenir en tant que saint Louis.
Sa mort lors de la huitième croisade[modifier]
Louis IX espère convertir le sultan de Tunis au christianisme et le dresser contre le sultan d'Égypte. Les croisés s'emparent facilement de Carthage mais l'armée est victime d'une épidémie dite de peste (en réalité de dysenterie ou selon l'historien Fernand Destaing de fièvre typhoïde[21]). Louis IX en meurt le 25 août 1270 sous les remparts de Tunis après avoir remis à son fils Philippe son testament politique, appelé les Enseignements de saint Louis[22]. Son corps est étendu sur un lit de cendres en signe d'humilité, et les bras en croix à l'image du Christ. Cette défaite marque la fin des croisades. Isabelle d'Aragon, épouse de Philippe III, meurt en Sicile sur le chemin du retour. Alphonse de Poitiers et son épouse Jeanne de Toulouse, meurent à trois jours d'intervalle en Italie.
Sépultures multiples[modifier]
À la mort du roi, décision est prise d'éviscérer le cadavre[23] et de l'embaumer sommairement (la technique de l'embaumement antique ayant été perdue) afin de le préserver jusqu'à son retour en royaume de France. À la demande de l'armée, une partie des restes du roi est enterrée en Tunisie, où une tombe de Louis IX peut encore être visitée aujourd'hui[réf. nécessaire]. L'embaumement interne étant insuffisant pour éviter la putréfaction du corps durant son long retour, on a recours à une pratique originale, le mos Teutonicus, « usage teuton »[24], c'est-à-dire que le corps est éviscéré puis démembré avant que les morceaux soient bouillis dans une grande marmite d'eau et de vin aromatisé d'épices afin de séparer les os de la chair[25]. Ses « ossements » sont ensuite rapportés par Philippe le Hardi à la basilique de Saint-Denis au terme d'un long périple passant par la Sicile, la péninsule italienne, puis le Lyonnais, la Bourgogne et la Champagne. Ses entrailles sont placées dans une urne qui est confiée à son frère cadet Charles d'Anjou, lequel les offre à l'abbaye bénédictine de Monreale en Sicile, où ils sont conservés dans une urne de marbre blanc[26].
Cette partition du corps (dilaceratio corporis, « division du corps » en cœur, entrailles et ossements[27]) avec des sépultures multiples[28] devient à partir du XIIIe siècle un privilège[29] de la dynastie capétienne dans le royaume de France (majoritairement les rois, parfois les reines ou les proches, et ce malgré l'interdiction par la décrétale Detestande feritatis[30] en 1299 du pape Boniface VIII qui voit cette pratique se répandre chez certains membres de la Curie romaine[31]) qui permet la multiplication des cérémonies (funérailles du corps, la plus importante, puis funérailles du cœur et funérailles des entrailles) et des lieux (avec un tombeau de corps, un tombeau de cœur et un tombeau d'entraille, comme les gisants royaux à entrailles de l'abbaye de Maubuisson[32]) où honorer le roi défunt[33].
En 1306, après la canonisation, ses restes sont transférés solennellement à la Sainte-Chapelle.
Canonisation[modifier]
Considéré comme un saint de son vivant[34], Louis IX fait l'objet d'une vénération dès sa mort. Des miracles sont réputés avoir lieu sur le passage de sa dépouille et un service d'ordre doit être mis en place près de son tombeau pour canaliser la foule de ceux qui viennent implorer son intercession[34]. À la demande de plusieurs prélats français, Grégoire X en 1275 ouvre une enquête officieuse sur le défunt roi[34]. Une enquête publique est ouverte par Nicolas III en 1278, puis une autre par Martin IV en 1281 : malgré les suppliques régulières des prélats et des souverains français, les papes tiennent à mener un procès de canonisation dans les formes[34]. La procédure est également ralentie par la brièveté des pontificats successifs.
Enfin, après vingt-sept années d'enquêtes et dans l'espoir d'amadouer[réf. nécessaire]le roi de France Philippe IV le Bel, petit-fils de Louis IX, le pape Boniface VIII annonce la canonisation de Louis IX sous le nom de saint Louis de France[35],[36] par deux homélies prononcées à Orvieto les 4 et 11 août 1297. Elle est officialisée le 11 août par la bulle Gloria laus. Louis IX reste plus connu sous le nom de saint Louis[N 2] ou[37],[N 3] de Saint Louis[38],[39]. C'est le premier roi de France à avoir été canonisé, Dagobert II ayant été reconnu saint avant l'officialisation des procédures de canonisation.
Avec sainte Élisabeth de Hongrie, sa contemporaine, saint Louis est vénéré par les tertiaires franciscains (dont il fut membre) comme leur patron du fait de son amour de la prière, de la justice et des pauvres[réf. insuffisante][40].
Tombeau et reliquaires[modifier]
Louis IX avait demandé une sépulture très simple. Cependant, en 1282, le tombeau intermédiaire disparut et laissa la place à un riche tombeau d’or et d’argent qui devait ressembler, par sa taille et ses matériaux, à ceux de Philippe Auguste et de Louis VIII. Or, c’est entre mai 1282 et mars 1283 qu’une enquête publique sur les miracles de Louis IX est menée à Saint-Denis. La création de ce tombeau pourrait donc être liée au procès de canonisation du Roi.
Les reliques du souverain furent peu à peu retirées du monument pour être dispersées dans tout le royaume puis dans le monde chrétien. Les reliques de Saint-Louis disparurent pendant les guerres de religion : seul un doigt fut sauvé et conservé à Saint-Denis. Lorsque François II des Deux-Siciles est chassé de son royaume en 1861, les reliques (i.e. les entrailles) conservées en Sicile depuis là suivent ses pérégrinations en Europe puis sont déposées dans un reliquaire dans la cathédrale Saint-Louis de Carthage le jour de sa consécration en 1890. Lors de l'indépendance de la Tunisie, ces reliques sont rapportées en France et déposées à l'évêché de Saint-Denis en 1965, puis offertes à la cathédrale Saint-Louis de Versailles en 2011[26]. Le crâne du saint roi restait cependant dans un somptueux reliquaire à la Sainte Chapelle, conservé dans le trésor jusqu’à la Révolution (1793) marquée notamment par la profanation des tombes de la basilique Saint-Denis.
On est hélas peu renseigné sur l’aspect de ce qui fut le plus somptueux de tous les sépulcres réalisés à Saint-Denis. Cette réalisation devint célèbre dans toute la chrétienté et même au-delà par sa magnificence. L’historien dionysien Primat en donne la description suivante : « une merveilleuse tombe, de laquelle l’entailleure estoit d’œuvre d’or et d’argent et l’enoblirent de riche matiere faite et ordonee des meilleures œuvres excellentement que les meilleurs ouvriers du monde firent, si comme l’en cuide, et si comme il appert par-dessus a touz. »
Le tombeau continua de s’offrir à la vénération des fidèles et à l’admiration des visiteurs de marque jusqu’à la guerre de Cent Ans. Le tombeau d’or et d’argent de saint Louis disparut vers 1420, sans doute détruit puis fondu par les armées anglaises d’Henri V ou du duc de Bedford.
Rayonnement[modifier]
Le XIIIe siècle reste dans l'histoire comme le « siècle d'or de Saint Louis ». La France, centre des arts et de la vie intellectuelle grâce, entre autres, à La Sorbonne, y atteint son apogée aussi bien économiquement que politiquement. Louis IX commande la plus grande armée et dirige le plus grand royaume d'Europe. Sa réputation de sainteté et de justice est déjà bien établie de son vivant et on le choisit régulièrement comme arbitre pour régler les querelles entre grands d'Europe. Le roi est considéré comme le primus inter pares (le premier parmi ses pairs).
L'ordonnance de 1263 assure une bonne monnaie[41]. Il installe au Temple une commission financière chargée du contrôle des comptes royaux, renforçant la structure mise en place en 1190 par son grand-père Philippe Auguste, dessinant la future Cour des Comptes.
Le prévôt de Paris, Étienne Boileau organise et codifie en 1268 les métiers de la capitale en rédigeant le Livre des métiers.
Sous le règne de Louis IX sont construites les cathédrales d'Amiens, de Rouen, de Beauvais, d'Auxerre ainsi que la Sainte-Chapelle de Paris et la Sainte-Chapelle de Saint-Louis à Saint-Germain-en-Laye[42].
Les 800 ans de Saint Louis[modifier]
Saint Louis est né le 25 avril 1214. En 2014 seront célébrés les 800 ans de sa naissance, et à cette occasion plusieurs manifestations culturelles sont prévues en France mais aussi dans les villes qui portent son nom.
Postérité[modifier]
Musée de la basilique Saint-Dominique (basilique San Domenico), Bologne, Italie
De nombreuses villes, localités et sites géographiques à travers le monde ont été nommés en son honneur, comme Saint-Louis-de-France et le lac Saint-Louis au Québec, Saint-Louis dans le Missouri aux États-Unis, et São Luís au Brésil. La ville de Saint-Louis du Sénégal est également dédiée à ce roi ainsi que la mission San Luis Rey de Francia (ville d'Oceanside) en Californie. Les villes de Saint-Louis du Nord et de Saint-Louis du Sud en Haïti lui doivent leur nom mais d'autres villes haïtiennes, Jérémie et Mirebalais, l'ont adopté comme saint patron. Il existe une église Saint-Louis-des-Français à Rome et une autre du même nom dans la ville espagnole de Séville, la cathédrale catholique de Plovdiv en Bulgarie et l'église Saint Louis de France dans le beau quartier de Turgeau à Port-au-Prince aux portes de Canapé-Vert (Haïti) doit également son nom au saint roi. A Bruxelles, une université porte son nom : l'Université Saint-Louis (ex Facultés universitaires Saint-Louis).
Ses descendants[modifier]
Du fait de sa canonisation en 1297, Louis IX a joui d'une vénération particulière de la part de l'ensemble des rois de France ainsi que de l'ancienne noblesse.
De ce fait, plusieurs recensements des descendants de Saint Louis (en ligne masculine et féminine) ont été entrepris, comme les célèbres Cahiers de Saint Louis (fondés par Jacques Dupont, avec Jacques Saillot ; 30 cahiers parus mais interrompus 2 ans après la mort de son principal fondateur en 1985).
Grâce au développement d'internet, plusieurs entreprises de recensements généalogiques de tous ses descendants, morts et vivants, ont pu être relancées.
Le surprenant faible nombre de descendants de Saint Louis, par rapport à un nombre théorique, s'explique par la considérable consanguinité présente chez les capétiens (due aux très fréquents mariages entres cousins capétiens du 13e au 20e siècle).
Citations[modifier]
- En 1252, au cours de la Septième croisade, et alors qu'il se trouve au port de Sidon et qu'il vient de perdre un navire représentant des sommes considérables, Louis IX déclare : « Ni cette perte, ni autre quelconque, ne saurait me séparer de la fidélité que je dois à mon Dieu[43],[44] ».
- Lors du mariage de son fils Philippe avec Isabelle d'Aragon, alors qu'il ne dormait pas et traitait les affaires du royaume, on lui reprocha de donner trop de temps à ses œuvres de piété. Il répliqua : « Les hommes sont étranges, on me fait un crime de mon assiduité à la prière ; on ne me dirait mot si j'employais les heures que j'y passe à jouer aux jeux de hasard, à courir la bête fauve, ou à chasser aux oiseaux[45] ».
- Toutefois, il se montrait fort belliqueux envers les infidèles et dira au sujet des Cathares (poursuivis pour hérésie par le pape) : « Si quiconque s'avise de médire de la foi chrétienne, il ne faut la défendre qu'avec l'épée, et on doit donner de l'épée dans le ventre autant qu'elle peut y entrer[46] ».
Iconographie[modifier]
Contemporaine[modifier]
- Tableaux, dessins, enluminures
- Sculptures, monnaies, statues
Posthume[modifier]
- Tableaux, dessins, enluminures, poèmes
- 1585 - 1590 - Saint-Louis roi de France et un page œuvre de El Greco, conservé au château de Chenonceau puis depuis 1903 au Musée du Louvre, département des peintures : Denon 1er étage, Murillo salle 26.
- Sculptures, monnaies, statues
- 1860 - Statue de Saint-Louis par Philippe Joseph Henri Lemaire au palais de Justice de Paris
- Début XXe - Statue de Saint-Louis par Albert Patrisse place Saint-Louis à Poissy
- 1972 - Poème "Saint Louis" de Jean-Louis Vallas, couronné par l'Académie française
- 2012 - pièces éditées par la Monnaie de Paris et créées par le couturier Christian Lacroix : 10 euros en argent et 50 euros en or
Notes et références[modifier]
Notes[modifier]
- Elles s’installèrent dans des baraques en bois appelées bordes. D’où le nom de filles bordelières… et donc de bordel (le nom date de cette époque)
- « Saint : Ce mot s'écrit avec une minuscule quand il désigne le personnage lui-même. Exemple : saint Louis » (Lexique des règles typographiques en usage à l'Imprimerie nationale, p. 157)
- Le sujet est une source de perplexité pour le public, voir par exemple l’Intermédiaire des chercheurs et curieux (ICC) : question « Saint Louis écrit avec un « S » majuscule » posée en 1997 (1997/733) et ses tentatives de réponses en 1997 (1997/1165-1165), 1998 (1998/45-46) et 1999 (1999/1245-1246).
Références[modifier]
- Généalogie du roi Louis IX sur le site Medieval Lands
- Il est d'usage d'écrire « Saint Louis », avec une majuscule, contrairement à la règle générale qui veut que l'on écrive le mot saint avec une minuscule devant le nom d'un personnage : saint Pierre, saint Paul (cf. Adolphe V. Thomas, Dictionnaire des difficultés de la langue française, Larousse, Paris, 1956, p. 373).
- De Wailly 1866
- Lecoy de la Marche 2001, p. 18
- Mousnier 1982, p. 102
- Quarantaine le roi, page 413
- Hartley - Maciejowski Bible
- Roger Peyrefitte, Les Juifs
- André Schwarz-Bart, Le Dernier des Justes
- Marek Halter, La Mémoire d'Abraham
- Simon Schwarzfuchs, « La vie interne des communautés juives du Nord de la France au temps de Rabbi Yéhiel et de ses collègues », dans Le Brûlement du Talmud à Paris 1242-1244, p. 23, Éditions du Cerf, 1999 (ISBN 2-204-06334-7)
- L'histoire de France pour les nuls, Jean-Jacques Jullaud, consultable en partie sur Google Books
- (en) JE, Increased Restrictions Under St. Louis
- L'histoire de France pour les nuls, Jean-Jacques Jullaud, consultable en partie sur Google Books
- Jacques Le Goff, médiéviste auteur d'une biographie de Louis IX, interviewé par Bernard Lecomte dans L'Express le 11/01/1996
- Jacques Le Goff, médiéviste auteur d'une biographie de Louis IX, interviewé par Bernard Lecomte dans L'Express le 11/01/1996
- Richard 1989
- Lullier 1867, p. 345
- Grousset 2006, p. 488
- Les autres sont Jean le Bon à la bataille de Poitiers (1356), François Ier à la bataille de Pavie et Napoléon III à la bataille de Sedan
- Fernand Destaing, La fin des hommes illustres. Le diagnostic au secours de l'histoire, Presses de la Cité, 1977, 270 p.
- Les Enseignements de saint Louis sur Gallica
- L'ablation du cœur est probablement effectuée aussi.
- Michel Lauwers, La mémoire des ancêtres, le souci des morts : morts, rites, et société au Moyen Âge, Éditions Beauchesne, 1997, p. 364-365
- Le transport d'os débarrassés de ses chairs étant plus hygiénique.
- Les entrailles de Saint Louis
- Bipartition (cœur et corps) ou tripartition (cœur, entrailles et corps).
- Pratique initiée au milieu du XIe siècle par les chevaliers et souverains du Royaume d'Angleterre et du Saint-Empire romain germanique morts en croisade ou loin de leur lieu de sépulture choisi, tel Henri III du Saint-Empire.
- Le premier roi capétien dont la tripartition du corps est bien attestée est Philippe III de France puisque la destinée du cœur de Saint Louis n'est pas connue.
- Alain Erlande-Brandenburg, Le roi est mort. Étude sur les funérailles, les sépultures et les tombeaux des rois de France jusqu'à la fin du XIIIe siècle, Arts et métiers Graphiques, 1975, p. 30
- Dans la pratique, beaucoup bénéficieront de bulles d'exemption de la part des papes pour pouvoir pratiquer la dilaceratio corporis.
- Armelle Alduc Le Bagousse, Inhumations de prestige ou prestige de l'inhumation : expressions du pouvoir dans l'au-delà, IVe ‑ XVe siècle, Publications du CRAHM, 2009, p. 233
- Alexandre Bande, Le cœur du roi. Les Capétiens et les sépultures multiples, XIIIe ‑ XVe siècles, Tallandier, 2009, 250 p.
- Louis Carolus-Barré, « Les enquêtes pour la canonisation de saint Louis — de Grégoire X à Boniface VIII — et la bulle Gloria laus, du 11 août 1297 » dans Revue d'histoire de l'Église de France, tome 57, no 158, 1971, p. 19-29.
- Minois 2005, p. 151
- Le Goff 1996
- Doppagne 1991, p. 94
- Petit Larousse illustré 2010
- Le Robert encyclopédique des noms propres 2010
- feuillet de présentation de la chapelle des Franciscains de la rue Marie-Rose Paris 14
- Ordonnance et règlement sur le site de la Bibliothèque nationale de France
- Sainte-Chapelle de Saint-Germain-en-Laye
- Rohrbacher 1858, p. 39
- De Bury 1822, p. 230
- De Bury 1822, p. 294
- Julaud 2006, p. 166
Annexes[modifier]
Sources et bibliographie[modifier]
- Charles-Ernest Lullier, Essai sur l'histoire de la tactique navale et des évolutions de mer, Paris, Tanera, 1867 [lire en ligne]
- Jean Richard, Saint Louis, roi d'une France féodale, soutien de la Terre sainte, Fayard, 1989, 424 p. (ISBN 2-213-01168-0)
- René Grousset, Histoire des croisades et du royaume franc de Jérusalem - III. 1188-1291 L'anarchie franque, Paris, Perrin, 1936 (réimpr. 2006), 902 p., p. 488 (ISBN 2-262-02569-X)
- René François Rohrbacher, Histoire universelle de l'Église catholique, Paris, Gaume Frères, 1858 (OCLC 186815) [lire en ligne]
- Jacques Le Goff, Saint Louis, Paris, Gallimard, coll. « Bibliothèque des histoires », 15 janvier 1996, 976 p. (ISBN 2-07-073369-6 et 978-2070733699)
- Richard de Bury, Histoire de Saint Louis, Hayes Barton Press, 1822 (ISBN 1-59377-554-7 et 9781593775544) [lire en ligne]
- Roland Mousnier, La monarchie absolue en Europe: du Ve siècle à nos jours, Puf, 1982, 245 p. (ISBN 2-13-037331-3) [lire en ligne]
- Albert Doppagne, Majuscules, abréviations, symboles et sigles – Pour une toilette parfaite du texte, Duculot, coll. « Esprit des mots », 1991 (1re éd. 1979), 96 p. (ISBN 2-8011-1121-X) :
« — le roi Louis IX est désigné par saint Louis (Académie) ou Saint Louis (Code typographique et Larousse). La minuscule signale la sainteté, la majuscule fait référence au surnom (comme on aurait « Louis le Saint ») ; »
- Jean-Joseph Julaud, L'Histoire de France pour les nuls : Des origines à 1789, vol. 1, Éditions Générales First, 5 avril 2006, 492 p. (ISBN 2-7540-0180-8 et 978-2754001809) ;
- Natalis de Wailly, Mémoires sur la date et le lieu de Naissance de Saint Louis, vol. 27, Bibliothèque de l'École des chartes, 1866 [lire en ligne], p. 105-127
- Albert Lecoy de la Marche, La France sous Saint Louis et sous Philippe le Hardi, Adamant Media Corporation, 26 avril 2001 (réimpr. 2006), 258 p. (ISBN 0-543-93603-1 et 978-2860700177) [lire en ligne] ;
- Béatrice Philippe, Être juif dans la société française du Moyen Âge à nos jours, Éditions Complexe, 1997, 471 p. (ISBN 2-87027-672-9 et 978-2870276723) [lire en ligne] ;
- Georges Minois, Le culte des grands hommes, Éditions Louis Audibert, 14 octobre 2005, 569 p. (ISBN 978-2-84749-061-9)
- Le Petit Larousse illustré, édition 2010 (éditée en 2009) (ISBN 978-2-03-584079-0) : voir l’entrée intitulée « LOUIS IX ou SAINT LOUIS » et l’entrée intitulée « LOUIS (Saint) » renvoyant vers « LOUIS IX »
- Le Robert encyclopédique des noms propres, édition 2010 (éditée en 2009) (ISBN 978-2-84902-388-4) : voir l’entrée intitulée « LOUIS IX ou SAINT LOUIS »
- B. Hartley, « Maciejowski Bible ». Consulté le 17 avril 2009
Lectures approfondies[modifier]
- Georges Duby, Histoire de la France des Origines à nos Jours, Paris : Larousse, coll. In Extenso, 2003 (ISBN 2-03-575200-0)
- Jean de Joinville, Vie de Saint Louis à lire sur le site de la BNF J. Monfrin éditeur.
- David O'Connell, Les Propos de Saint Louis, collection Archives, Gallimard-Julliard, 1974.
- Jacques Le Goff, Éric Palazzo, Jean-Claude Bonne et Marie-Noël Colette, Le Sacre royal à l'époque de saint Louis, Gallimard, 2001
- Louis-Sébastien Le Nain de Tillemont, Vie de Saint Louis roi de France, J. de Gaulle (éd.), New York : Johnson reprint corporation, 1965 (1849).
- Hervé Pinoteau (textes) et Claude Le Gallo (illustrations), Saint Louis : son entourage et la symbolique chrétienne, Lathuile : éditions du Gui, 2005, 240 p. (ISBN 2-9517417-4-X)
- Gérard Sivéry, Louis IX, le roi saint, Tallandier Historia, 2002 (ISBN 2-235-02317-7)
- Louis Carolus Barré, Le Procès de Canonisation de Saint Louis (1272-1297), Collection de l'École Française de Rome, palais Farnèse, 1994 avec la collaboration du chamoine Henri Platelle
Articles connexes[modifier]
- Cosse de genêts
- Louis IX de France, ascendance sur trois degrés
- Descendants de Saint Louis
- Louis d'Anjou, petit-neveu du roi Louis IX, également canonisé et connu sous le nom de saint Louis d'Anjou ou saint Louis de Toulouse.
- Baptistère de saint Louis
Cinéma[modifier]
Lien externe[modifier]
- Livre des saintes paroles et des bons faiz nostre roy saint Looys par Jehans de Joinville.
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