Édouard Boubat

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Boubat en 1943

Édouard Boubat (né le dans le quartier de Montmartre à Paris et mort le (à 75 ans) à Montrouge dans les Hauts-de-Seine) est un photographe français. Chroniqueur et reporter-photographe d'après-guerre, il fut, avec Willy Ronis, Robert Doisneau, Izis, Yvette Troispoux, l'un des principaux représentants de la photographie humaniste française.

Biographie[modifier | modifier le code]

Édouard Boubat étudie à l'École Estienne, à l'atelier de photogravure, de 1938 à 1942.

Il a est initié à la photographie en 1946, après la guerre, et obtient en 1947 le prix Kodak. Puis il débute comme reporter pour le mensuel Réalités.

En 1971, il est l'invité d'honneur des Rencontres internationales de la photographie d'Arles, qui lui consacrent, une soirée de projection intitulée « Édouard Boubat et Lucien Clergue », présentée par Michel Tournier. En 1972, il reçoit une mention pour son livre Femmes à l'occasion du Prix du Livre des Rencontres d'Arles . Il y est de nouveau exposé en 1974 pour l'exposition Filleuls et parrains. Puis il reçoit le Prix du Livre en 1977 pour son ouvrage La Survivance.

Édouard Boubat encouragea la création de la première galerie photographique à Paris, la Galerie Agathe Gaillard, par laquelle il fut représenté.

Œuvre[modifier | modifier le code]

Reporter-photographe juste après la Seconde Guerre mondiale, expérience dont il resta profondément marqué, il décide de consacrer son œuvre à la célébration de la vie.

Ce métier lui donne suffisamment de liberté et il multiplia les voyages. Il fit également des portraits devenus célèbres de nombreuses personnalités, tels Jacques Prévert, qui dira de lui « Boubat, un correspondant de paix », Gaston Bachelard, Emil Cioran, Robert Doisneau, Jean Genet ou encore Marguerite Yourcenar.

Il s’intéresse particulièrement à montrer les moments creux de la vie et en exalter tout le bonheur, montrant « un quotidien dépouillé mais plein de grâce, de poésie et d'une plénitude intemporelle ».

Photographies[modifier | modifier le code]

Un grand nombre de photos de Boubat sont devenues des icônes, parmi lesquelles on peut citer :

Prix et récompenses[modifier | modifier le code]

En 1971, Édouard Boubat obtient la médaille David Octavius Hill, puis, en 1984, le Grand Prix national de la photographie à Paris, et en 1988, le Prix de la Fondation Hasselblad.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Robert Crégut, La Tête froide, Le Soleil noir, coll. « Poésie », 1951.
  • Plusieurs clichés d’Édouard Boubat, dont Bretagne 1957, ayant illustré la page de couverture et un article sur la paysannerie française de Réalités-femina-illustration, no 142, novembre 1957, p. 37 à 43, ont été reproduits en noir et blanc dans le numéro de Reporters sans frontières consacré à l’artiste en octobre 2002.
  • Revue Terre d'Images, numéro 25, 1966.
  • Édouard Boubat, Miroirs autoportraits, Denoël, 1973.
  • Édouard Boubat, La Survivance, Mercure de France, 1976 (ISBN 2-71520-011-0).
  • Édouard Boubat, "Préférées", contrejour,1979 (ISBN 978-2859491024)
  • Christian Bobin et Édouard Boubat, Donne-moi quelque chose qui ne meure pas, Gallimard, 1996 (ISBN 2070115224).
  • Édouard Boubat, La Photographie : l'art et la technique du noir et de la couleur, Le Livre de Poche, 2006 (ISBN 978-2253050209), 224 pages.
  • Bernard Boubat et Geneviève Anhoury, Édouard Boubat, Éditions de la Martinière, 2004 (ISBN 978-2732431154), 368 pages.
  • Olivier Delhoume et Édouard Boubat, « Mes photos », interview réalisée en 1986, Photofan, no 9, 14 février 2006, p. 58-65.
  • Christian BobiN et Édouard Boubat, Donne-moi quelque chose qui ne meure pas, Gallimard, 2010, 112 pages (ISBN 978-2-07-011522-8).

Liens externes[modifier | modifier le code]