Mons (Var)

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Mons
Vue aérienne de Mons
Vue aérienne de Mons
Blason_ville_fr_Mons_%2883%29.svg
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Var
Arrondissement Draguignan
Canton Fayence
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Fayence
Maire
Mandat
Éliane Feraud
2014-2020
Code postal 83440
Code commune 83080
Démographie
Gentilé Monsois, Monsoises
Population
municipale
864 hab. (2011)
Densité 11 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 41′ 32″ N 6° 42′ 54″ E / 43.6922222222, 6.71543° 41′ 32″ Nord 6° 42′ 54″ Est / 43.6922222222, 6.715  
Altitude 811 m (min. : 235 m) (max. : 1 714 m)
Superficie 76,63 km2
Localisation

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Mons

Mons[1] est une commune française située dans le département du Var en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

La table d'orientation

Village perché, construit sur un énorme rocher, village fortifié, village de caractère et de caractères (de montagnards vivant en autarcie), le village de Mons offre un panorama grandiose sur la mer Méditerranée, les îles de Lérins, les Maures et par temps clair, la Corse.

C'est un village tranquille et accueillant avec ses rues pittoresques, ses maisons robustes bâties en pierres du pays. La place Saint-Sébastien offre un panorama exceptionnel quel que soit le temps et une table d'orientation qui éclaire la géographie locale.

La Corse vue de Mons)

Le territoire, d'une superficie de 7 663 ha, s'étage du confluent de la Siagne et de la Siagnole à 241 m jusqu'au plus haut sommet du Var, la Montagne de Lachens, à 1 714 m. Le village est à 814 mètres d'altitude. Il se trouve à la limite supérieure de culture des oliviers sur la moindre terrasse retenue par des restanques ou faïsses, en pleine région de truffes et de miel.

Les gorges de la Siagnole, avec leurs moulins et leurs grottes, sont chargées d'histoire. Elles sont également propices à la randonnée, aux baignades en eau fraîche, à la pêche ou au canyoning.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Mons
La Roque-Esclapon La Bastide, Séranon Escragnolles
Seillans Mons Saint-Cézaire-sur-Siagne
Fayence Tourrettes Callian

Sismicité[modifier | modifier le code]

Il existe trois zones de sismicité dans le Var :

  • Zone 0 : Risque négligeable. C'est le cas de bon nombre de communes du littoral varois, ainsi que d'une partie des communes du centre Var. Malgré tout, ces communes ne sont pas à l'abri d'un effet tsunami lié à un séisme en mer.
  • Zone Ia : Risque très faible. Concerne essentiellement les communes comprises dans une bande allant de la Montagne Sainte-Victoire au Massif de l'Esterel.
  • Zone Ib : Risque faible. Ce risque le plus élevé du département (qui n'est pas le plus haut de l'évaluation nationale), concerne 21 communes du nord du département.

La commune de Mons est en zone sismique de très faible risque « Ia » [2].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Mons s'écrit Mouns en provençal selon la norme mistralienne.[réf. nécessaire]

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Les hommes sont présents à Mons depuis la Préhistoire, comme en témoignent de nombreux dolmens ou autres formes de tombes. La première implantation connue s'appelait Avaye.

Antiquité[modifier | modifier le code]

Vers le milieu du Ier siècle après J.-C., les Romains construisent un aqueduc de 41 567 m qui permet de conduire l'eau des sources de la Siagnole[3] à Fréjus. Il est toujours en fonction dans son trajet sur la commune de Mons.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

La première mention de Mons se trouve dans le Cartulaire de Lerins, qui mentionne un « Fulco de Mons » (1026-1066) qui paye l'albergue et la cavalcade (1249-1252)[4]

  • À la suite de plusieurs épidémies, surtout de peste, de catastrophes naturelles (hiver rigoureux), la population est décimée et, à plusieurs reprises, il faut faire appel à des étrangers de l'arrière-pays génois, les « Figouns », qui conservent leur dialecte le figoun. Ainsi, au milieu du XVe siècle, Antoine de Villeneuve doit à nouveau inviter une quarantaine de familles à venir à Mons. Escragnolles fait de même.
  • 1227 : tremblement de terre de Provence.
  • 1260 : premier acte d'habitation.
  • 1348 : épidémie de peste : Avaye-Villevieille abandonné.
  • 1364 : famine.

La mort de la reine Jeanne Ire ouvre une crise de succession à la tête du comté de Provence, les villes de l’Union d'Aix (1382-1387) soutenant Charles de Duras contre Louis Ier d'Anjou. Le seigneur de Mons, Francisque de Bollière, soutient le duc d’Anjou dès le printemps 1382, ce soutien étant conditionné à la participation du duc à l’expédition de secours à la reine[5].

  • 1391 : sac de Callian par Raymond de Turenne (une des causes ayant concouru au dépeuplement de Mons).
  • 1392-4: épidémie de peste.

Le Figoun et les Figouns[modifier | modifier le code]

Les Figouns [6] de Mons furent accueillis (contre franchises à payer en retour) en deux périodes : 1260 et 1468. Ils provenaient principalement de la région de Vintimille (Vallée de la Nervia, de Pigna). En bons maçons, ils participèrent largement à l'édification de la ville et de ses remparts. C'est à leur époque que l'olivier fut introduit dans la région. Ils sont souvent liés à la culture, au commerce et à la préparation des figues (frigoule ou frigoure), d'où leur appellation.

Le figoun est un mélange non structuré de ligure, de génois, et de provençal, comme on en retrouve en Corse, ou à Escragnolles, Monaco, Mouans-Sartoux, Biot et même Gibraltar. Les patronymes Bosio, Brosco, Bruzon, Canille, Chappory, Chiappe, Chichon, Durante, Galliano, Machiavello, Massa, Monteverde, Olivero, Parody, Passano, Pisarello, Poggio, Porro, Restano, Risso, Sanguinetti, Traverso, y sont très répandus. Certains Monsois se servent encore du figoun quand ils ne veulent pas être compris par les « estrangers » !

L'abbé Jean-Pierre Papon[7] (1780) rapporte un des premiers témoignages de ce dialecte : « On croit que c'est l’idiome des Sarrasins : on se trompe, c'est l'ancien oasis de Gênes ». Il fut utilisé jusqu'à la fin du XIXe et a laissé très peu de traces écrites.

Grigeur Guignon, a lagna,
Ou dit je che l'avea de lou ben à la campagna.
I m'an pilla ou ca mea;
I nous m'an lascaon pa un choun.
Mi foun entra misero;
Sa posso me sacatero
La ca, lou ben & la terro
Grigneur guignon, je suis triste
j'avais du bien à la Campagne
on m' a pris ma maison
on n'y a pas laissé un clou,
Je suis dans la misère,
si je puis, je rachèterai le bien,
et la maison et la Terre.

En 2007, dans les archives du château de Beauregard, on retrouve une dizaine des feuillets manuscrits anciens, mais impossibles à dater, portant traduction de ce qui semble être des termes de figoun.

Renaissance[modifier | modifier le code]

  • 1448 : tremblement de terre nord-méditerranéen.
  • 1468 : acte d'habitation ou transaction entre Antoine de Villeneuve et ses villageois, leur accordant des droits nouveaux.
  • 1481 : la Provence est rattachée à la France.
  • 1532 : arrêté municipal interdisant aux hommes et aux femmes de s'embrasser en balant (dansant) !
  • 1572 : Massacre de la Saint-Barthélemy : le comte de Carcès refuse de l'exécuter, Mons se range derrière lui (carcistes) et les Razats (rasés) derrière les Arcs, d'où la suite :
  • en 1590 [8], le 15 novembre, le Duc Charles-Emmanuel Ier de Savoie, bon catholique, briguant la Provence, poussé par vengeance par Henri de Villeneuve, dit le Cruel, réussit l'exploit de faire monter ses canons jusqu'à Mons, commence le siège du village fortifié, les femmes le défendent en envoyant des ruches (bruscs) sur les assiégeants et, faute de terre, réparent les brèches avec des matelas de feuilles et de foin. Au 11e jour les Savoyards pénètrent dans la cité...une vingtaine d'assiégés sont pendus et Mons est condamné à une amende de 20 000 écus.

Période moderne[modifier | modifier le code]

  • 1613 : neige abondante.
  • 1629 : peste.
  • 1644 : tremblement de terre Nice-Marseille.
  • 1685 : arrêté municipal interdisant l'achat d'olives (pour éviter les vols sur l'arbre).
  • 1709 : hiver redoutable : les oliviers meurent.
  • 1720 : peste de Marseille.
  • 1744 : maladie du clou (chèvres).
  • 1753 : (sècheresse) arrêté municipal interdisant de prendre de l'eau pour laver, pour bâtir ou fabriquer des chapeaux !
  • 1755 : froid intense.
  • 1762 : grêle dévastatrice.
  • 1767 : affermage des moulins communaux, épidémie de tuberculose.
  • 1770 : plantation d'ormes sur la place saint-Sébastien (voir Sébastien (saint)).
  • 1788 : hiver rigoureux : les oliviers gèlent.

Période contemporaine[modifier | modifier le code]

  • 1813 : le préfet visite la grotte de la Combrière.
  • 1835 : séparation Tanneron-Callian.

La réputation de travailleurs de ses habitants leur avait valu en 1835 le surnom de Chinois de la Provence [9]. En 1970, la création du camp de Canjuers ampute la cité de Mons des territoires de Saint-Marcellin (le blé de Saint-Marcellin était renommé), du Villars et d'une partie des monts du Malay.

  • 1843 : la commune achète du poison contre les loups.
  • 1855 : chômage important.
  • 1860 : création du département des Alpes-Maritimes avec remodelage du département du Var.
  • 1954 : hiver rigoureux.

Résistance[modifier | modifier le code]

Blasonnement[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Mons (83).svg

Les armoiries de Mons se blasonnent ainsi :

De gueules au mouton d'argent paissant sur une terrasse de sinople, au chef cousu d'azur chargé de trois étoiles d'or.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Listes des maires de Mons (Var).
Liste des maires depuis 1971
Période Identité Étiquette Qualité
1971 1977 Alexandre Valente    
1977 1983 Ernest Audibert    
1983 2001 Alfred Rolland    
2001 2008 Roger Pelassy    
2008 en cours Eliane Feraud    

Démographie[modifier | modifier le code]

Les habitants de Mons se nomment les Moussencs.


En 2011, la commune comptait 864 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 120 1 021 1 041 1 078 1 108 1 099 1 074 1 027 1 029
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 000 973 1 003 1 005 1 000 889 866 852 764
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
773 703 731 568 523 452 423 361 298
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
248 226 239 291 459 671 840 863 864
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2004[12].)
Histogramme de l'évolution démographique


Curés de Mons[modifier | modifier le code]

  • 1673-1705 : Anglési Laugier
  • 1705-1713 : Jordany
  • 1705-1707 : Rossel
  • 1710-1713 : Jourdan
  • 1713-1736 : Raynaud
  • 1728-1734 : Pélassy
  • 1746-1782 : Jordany
  • 1750-1755 : Pélissier
  • 1782-1825 : Pélacy
  • 1838-1846 : Rebuffel François
  • 1868-1881 : Jean Rebuffel
  • 1884-1891 : Martel[13]

Jumelages, parrainages[modifier | modifier le code]

  • Gurbesti, Roumanie, village adopté.
  • Mons parraine depuis 2001 le remorqueur côtier 'Buffle' de la Marine Nationale [14] et ceci, afin de remémorer le temps où les Monsois entretenaient un feu en face de l’église Notre-Dame-de-la-Pitié afin de servir d'amer aux bateaux entrant dans le port de Saint-Raphaël de nuit ou par mauvais temps.

Patrimoine bâti[modifier | modifier le code]

Source : J. P. Brun, Carte archéologique de la Gaule, Le Var 83/2, Fondation Maison des Sciences de l'Homme, Paris, 1999, p. 518-523.

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Néolithique, Chalcolithique : Castrum, Dolmens, Habitats fortifiés, Tumulus, Tombes en Bloc, Grottes sépulcrales.

Les Habitats fortifiés[modifier | modifier le code]

Dolmens (Chalcolithique) et autre tombes collectives[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Dolmens du Var.

Toujours ouvertes vers le couchant, parfois à double chambre (cella), la première pour les dépouilles récentes, la seconde pour les 'réductions'. Les deux sont précédées d'une antichambre. Le nombre des dents retrouvées sur place permet d'évaluer le nombre de sépultures.

L'âge Celbano[modifier | modifier le code]

Mons fait partie de cette circonscription dépendant de l'Abbaye de Saint-Victor de Marseille.

Aqueduc romain de Mons à Fréjus[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Aqueduc de Mons à Fréjus.
Des sources vauclusiennes du Neissoun et sa partie initiale[modifier | modifier le code]
À la Roche-Taillée ou Roquetaillade[modifier | modifier le code]
À Fréjus dans le domaine de San-Peyre[modifier | modifier le code]

Transition vers le Moyen Âge[modifier | modifier le code]

les Castrum[modifier | modifier le code]

Post-Médiéval[modifier | modifier le code]

Architecture religieuse[modifier | modifier le code]

Châteaux[modifier | modifier le code]

Le château primitif du XIIIe[modifier | modifier le code]
Les autres châteaux[modifier | modifier le code]

Il existe en rive droite de la Siagne, entre la Siagne de la Pare et le Miron, en face du bois des Malines, un lieu-dit 'château de l'enfer' où on retrouve quelques pierres perchées en haut d'un piton rocheux. On ne dispose cependant d'aucune information à son sujet.

Infrastructures[modifier | modifier le code]

Aqueduc de Riens ou de Saint-Pierre (XVIe)[modifier | modifier le code]
Aqueduc des Ferrages (XVIe)[modifier | modifier le code]


Aqueduc de Beauregard (XVIe)[modifier | modifier le code]
Petit aqueduc du château de la Lubi (XVIe)[modifier | modifier le code]

Passé récent[modifier | modifier le code]

Infrastructures[modifier | modifier le code]

Sources, fontaines et lavoirs[modifier | modifier le code]
les Ponts[modifier | modifier le code]
La pierre sèche[modifier | modifier le code]

La pierre extraite du champ est employée à sec (sans mortier) dans l'habitat temporaire (cabanes, cabanons, bergeries) et dans divers ouvrages (enclos, restanques, apiés, puits couverts, affûts, séchoirs à figues, fours à chaux)[15],[16].

Cabanes, cabanons, bergeries[modifier | modifier le code]
Puits couverts[modifier | modifier le code]
Restanques, fours à chaux, graïssiers, etc.[modifier | modifier le code]
Les tours-pigeonnier[modifier | modifier le code]
Moulins, usines et barrages[modifier | modifier le code]

Époque Moderne[modifier | modifier le code]

La conduite moderne de doublement de l'aqueduc romain dite canal Jourdan (1894)[modifier | modifier le code]

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Grottes [17] et Canyons[modifier | modifier le code]

Grottes, avens, réseaux, avens failles, résurgences (près de 150)[modifier | modifier le code]

Ajustadous, Canebières, Combrière, Esclapon, Peintures, Pestiférés, Peygros, Tranchée...

C'est dans la grotte des Mouches, sur le Fil, que s'étaient réfugiés les déserteurs de la guerre de 1914-1918.

Pertes et résurgences[modifier | modifier le code]

Elles sont trop nombreuses pour être toutes énumérées

  • en ville : perte du Vallon rouge dans le premier virage vers le col de Val Ferrière,
  • sur le Fil :
    • il existe au moins trois sources notables en amont du Neissoun, mais insuffisantes pour approvisionner l'aqueduc.
    • lieu-dit 'les pertes du Fil' au nord du village au niveau de la Tuilerie, signalé sur la carte IGN,
    • il est fréquent que le Fil coule au-dessous du pont des Veynes, mais reste sec au niveau du Neissoun,
    • les chasseurs parlent d'une perte qui nécessite un débit suffisant, sans doute pour amorcer un siphon.
  • sur la Siagnole :
    • la Siagnole disparait par endroits pour réapparaître plusieurs centaines de mètres plus loin, une centaine de mètres en amont du confluent avec la Siagne.
    • Les résurgences sont très nombreuses, parfois volumineuses (trou du Bœuf) : on les reconnaît à la différence de température de l'eau.

Faune, Flore, Chasse, Pêche, Protection de la Nature, Natura 2000 [18][modifier | modifier le code]

La démarche Natura 2000[modifier | modifier le code]

  • Suite au constat inquiétant d’une biodiversité en régression voire en disparition au niveau planétaire, l’Union Européenne a décidé d’enrayer le processus. La démarche Natura 2000 consiste à favoriser, sur les sites éligibles, le maintien de la biodiversité tout en tenant compte des exigences socio-économiques dans une logique de développement durable.

Ainsi, l’Union Européenne a été amenée à adopter deux directives : l’une en avril 1979 concerne les oiseaux, l’autre en mai 1992 concerne certains habitats naturels, pour donner aux États membres un cadre commun d’intervention en faveur de la préservation des milieux naturels et des espèces.

  • La directive Habitats du 21 mai 1992, dite directive 92/43/C.E.E. dont relève le site FR 9301574 " Gorges de Siagne ", prévoit la conservation des habitats de la faune et de la flore sauvages. Elle est inspirée de la Convention de Berne de 1989 relative à la conservation de la vie sauvage et des milieux naturels en Europe. En application, elle prévoit la création d’un réseau écologique européen de Zones Spéciales de Conservation (ZSC).
  • Cette directive s'appuie sur 6 annexes et particulièrement sur l'annexe II "espèces faisant l'objet de mesures de conservation" et l'annexe IV "espèces faisant l'objet de mesures de protection strictes".
  • La France recèle de nombreux milieux naturels et espèces qui relèvent de cette directive et qui ont fait l’objet d’un recensement mené sous l’égide du Muséum National d’Histoire Naturelle. À partir de ce recensement, la directive a conduit à la création d’un réseau Natura 2000 en 2006 qui reprend les objectifs fixés par la Convention sur la diversité biologique adoptée lors du « Sommet de la Terre » à Rio de Janeiro en 1992 et ratifiée par la France en 1996.
  • Natura 2000 a pour objectif de maintenir la diversité biologique, tout en respectant les activités humaines. Concrètement, la démarche Natura 2000 ne consiste pas à créer des sanctuaires de nature mais à assurer la conservation ou le rétablissement d’espèces et d’espaces naturels reconnus d’intérêt communautaire par la mise en œuvre d’un développement durable conciliant exigences écologiques et exigences économiques, culturelles et sociales. Aussi, la directive habitats se veut être une directive de gestion à partir d’une approche contractuelle privilégiant la concertation avec tous les interlocuteurs concernés.

Le site FR 93 01574-2005 "Gorges de Siagne"[modifier | modifier le code]

S’étend des sources du fleuve à Escragnolles à Auribeau-sur-Siagne sur une superficie d’environ 5 300 ha. Au titre de la directive européenne 92/43/C.E.E. dite « Habitats », ce site a été retenu notamment en raison de son complexe de gorges parfois très profondes constituant une zone d’accueil pour de nombreuses espèces. La combinaison de facteurs climatiques et géologiques a permis à la Haute Siagne de conserver son caractère sauvage. Située à un carrefour associant climats montagnard et méditerranéen et substrats calcaire et cristallin, elle se caractérise par une grande diversité biologique pour la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

On distingue six grands types de milieux naturels sur le territoire de la Haute Siagne :

  • Les milieux souterrains (grottes et cavités)
  • Les milieux saxicoles (falaises et éboulis)
  • Les milieux aquatiques (Siagne, Siagnole, Siagne de la Pare, et leurs sources)
  • Les milieux humides (fonds de vallées et les gorges)
  • Les milieux forestiers fermés (chênaie pubescente, chênaie verte, châtaigneraie, hêtraie, charmaie, suberaie, mimosa, landes, maquis et garrigues)
  • Les milieux ouverts (oliveraies, zones de cultures, pelouses, formations arbustives)

Ce site abrite 23 habitats d’intérêt communautaire dont 7 d’intérêt prioritaire avec plus de 80 espèces de la faune protégées (hors oiseaux), une cinquantaine d’oiseaux protégés et 24 espèces végétales protégées.

Le S.I.I.V.U. (Syndicat Interdépartemental, Intercommunal à Vocation Unique) de la Haute Siagne a été désigné successivement opérateur du site pour élaborer et faire valider le DOCOB, puis animateur pour la gestion du site tant de l’hydrosystème que des milieux terrestres. Il a des comptes à rendre à l’État quant au travail effectué et aux résultats obtenus.

Les restanques ou faïsses[modifier | modifier le code]

Restanques des "Ferrages" en hiver

L'olivier[modifier | modifier le code]

Le Chêne[modifier | modifier le code]

Quant au plus gros chêne vert de Mons, il se trouve aux Hauts-Campestres

Les figues[modifier | modifier le code]

Le chanvre cultivé à Mons[modifier | modifier le code]

Les fleurs à parfum[modifier | modifier le code]

Truffes (rabasses)[19][modifier | modifier le code]

  • Truffe : la référence = tuber melanosporun (ou truffe noire, en hiver) à ne pas confondre avec tuber brumale (truffe musquée), puis la maienco (grise, au printemps), et aestiven (truffe d'été ou de la Saint-Jean, claire) sont souvent remarquables. Tuber magnatum (truffe blanche d'Alba) est très rare dans nos contrées.
  • Pour trouver les truffes, soit on repère à vue une gerçure (craquelure de la terre), soit la 'mouche à truffes' (suillia fuscicornis) sur un brûlé (ou cramadis), sous une garouille (bouquet de jeunes chênes), soit on utilise un animal (chien, porc) dit trouveur : le ramasseur (caveur) fouille alors la terre avec son piochon (ou fessou, covadou, fouji) en respectant le mycélium (racines), brosse la peau (ou péridium), la tranche (canife) pour examiner la chair (glébe), avant de la mettre dans sa 'saquette' en toile.

Attention : brûlé ne signifie pas nécessairement truffière, et il existe des truffières sans brûlé. Ce brulé résulterait d'une action antimitotique et 'coumarine-like' du mycélium, mobilisant les ions K- et Ca++. Par ailleurs les murs en pierre sèche, en réverbérant le soleil ont une action adjuvante par leur effet 'four solaire'. Petit détail : les lapins adorent les truffières, pardon, les truffes !

  • avant la création du camp, l'O.N.F. amodiait 400 ha de bois pour sa recherche dans la partie ouest du camp (Vérignon) pour 30 000 F.
Prix moyen du kg de truffes cueillies sur le plateau de Canjuers et vendues sur le marché de Carpentras
1955 1956 1957 1958 1959 1960 1961 1962 1963
30 F 30 F 50 F 32 F 40 F 50 F 110 F 200 F 100 F
Prix moyen du kg de truffes cueillies sur le plateau de Canjuers et vendues sur le marché de Riez
1955 1956 1957 1958 1959 1960 1961 1962 1963
28 F 23 F 63 F 40 F 45 F 50 F 80 F 150 F 110 F
  • En Périgord, en 1982, la truffe se vendait 5 francs le kilogramme, soit 25 euros actuels.
  • actuellement, et pour la même somme, vous ne pouvez acheter une demi truffe (et petite, en plus !).

Le miel (apiés, bruscs)[modifier | modifier le code]

Autres[modifier | modifier le code]

Patrimoine intellectuel et humain[modifier | modifier le code]

Musées[modifier | modifier le code]

Traditions[modifier | modifier le code]

  • Sainte Maxime est la sainte patronne de Mons,
  • Février, 1er week-end : Sainte Agathe, fête des femmes,
  • juin : messe à la chapelle de Saint Marcellin (camp de Canjuers),
  • Juin, 15 : fête du Patrimoine,
  • Juin, 29 : Chapelle Saint Pierre à Riens = petit roumavagi (pour voyage à Rome),
  • Août, 15 : fête patronale de Notre-Dame.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Il est impossible de citer tous les membres illustres de la famille de Villeneuve[24],[25],[26],[27],[28], une des plus grandes de France, comptant près de 1 400 membres authentifiés, regroupés en « branches » avant 1900, avec des descendants survivant de nos jours (Ampus, Arcs, Bargemon, Barrême, Bouliers, Beauregard, La Berlière, Bourgogne, Callian, Cananilles, Carros, Clemensane, Clumanc, Esclapon, Espinouse, Flayosc, Granges, Grasse, Gréolières, Hollande, Lascaris, Mons, Montignan, Monvoisin, Oppio, Ramatuelle, Revest, Roque, Russie, Saint-Cézaire, Séranon, Source, Tartonne, Trans, Thorenc, Tourrettes-lès-Fayence, Tourrettes-lès-Vence, Vauclause, Villevieille), et qui a fourni au cours des siècles : ceux de Mons avaient pour fiefs : Avaye, Beauregard, Cananilles, Esclapon, Gaut(d), Pibresson, Saint-Jean, Saint-Marcellin, Saint-Pierre, Tansonive...

  • De la grande famille sont issus :
    • des croisés : Pons de Villeneuve, Arnaud de Villeneuve
    • une sainte : Sainte Roseline (Abbaye, Les Arcs, chapelle au château de Beauregard)
    • un excommunié : Pierre Romieu de Villeneuve, en 1291,
    • des hommes et des femmes d'église : prêtres, abbés, chanoines, prieurs, évêques, mères supérieures, etc.
    • des membres et dignitaires de la plupart des grands Ordres : Malte, Hospitaliers, etc.,
    • des hommes de guerre : Pierre Charles, Jean-Baptiste, Silvestre de Villeneuve-Esclapon, contre-amiral à la bataille de Trafalgar,
    • des hommes politiques (maires, préfets, conseillers),
    • des hommes de lettres (archéologues, historiens),
    • malheureusement des victimes de la Révolution,
    • le fief de Beauregard est actuellement tenu par les De Clarens.

Les Villeneuve sont surtout sur Trans, et dans la région sur Tourrettes. Mons n'a que la branche des Villeneuve de Beauregard et la branche des Villeneuve de Mons et du Gaut.

Autres personnalités liées à la commune :

  • Pierre Porre, maire de 1904 à 1908 et conseiller général jusqu'à sa mort en 1919
  • Théophile Jourdan, maire de Mons et conseiller général
  • Alfred Rolland (1922- 2003), maire de Mons et conseiller général (modif MG)
  • Jean Vadon, entomologiste (1904-1970)

Depuis quelques années, les résidents occasionnels du Domaine de la Gray, de multiples nationalités, aux activités professionnelles évoluées, médecins, professeurs, pilotes, se sont passionnés pour Mons, au point de participer à la vie touristique du village.

Curiosités[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Daniel Solakian, « Une communauté paysanne de Provence pendant la Révolution : Mons, Var : 1789 - 1795 », La Sorbonne, Paris,‎ janvier 1969
  • Etienne Garcin, Dictionnaire historique et topographique de la Provence : ancienne et morderne, t. 2, Draguignan, H. Bernard,‎ 1835, 617 p. (lire en ligne)
  • Claude-François Achard, Géographie de la Provence, du Comté Venaissin : de la principauté d'Orange, du Comté de Nice, t. 1, Aix-en-Provence, Pierre-Joseph Calmen,‎ 1787 (lire en ligne)
  • Jacques-Félix Girardin, Joseph Antelmy et J.-B. Disdier (Abbé) (Contributeur), Description historique du diocèse de Fréjus, Draguignan, C. et A. Latil,‎ 1872 (lire en ligne)
  • Robert Jeancard (ill. Marthe Jeancard), Les Seigneuries d'Outre-Siagne : De la Reine Jeanne à François Ier, Cannes, Robaudy,‎ 1952, 293 p. (OCLC 491412900)
  • Michel Germain, Les confins du Haut-Var autrefois, Mons, Pégase,‎ 1992, 144 p. (notice BnF no FRBNF35519558)
  • Michel Germain (dir.) et al., À la découverte du pays de Fayence, Lyon, Éd. lyonnaises d'art et d'histoire,‎ 1995, 111 p. (ISBN 2-8414-7012-1)
  • Michel Germain, Le pays de Fayence, Saint-Cyr-sur-Loire, Alan Sutton,‎ 2002, 144 p. (ISBN 2-84253-833-1)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Historique sur le site officiel de la commune de Mons
  2. sismicité du Var sur le site de la préfecture.
  3. Étienne M. : Les sources de la Siagnole de Mons, Thèse Doct. 3e cycle, 1987, Univ. Sc. et Tech. du Languedoc, Montpellier
  4. M. Borréani, Fiche descriptive no 1003, Centre Archéologique du Var, Toulon, 2007.
  5. Geneviève Xhayet, « Partisans et adversaires de Louis d'Anjou pendant la guerre de l'Union d'Aix », Provence historique, Fédération historique de Provence, volume 40, no 162, « Autour de la guerre de l'Union d'Aix », 1990, p. 409 et 410 (note 42).
  6. F. Toso F., Da Monaco a Gibralterra : storia, lingua e cultura di villagi e citta-satto génovesi verso occidente, Toso, Le Mani Ed., Genova, 2004, (ISBN 88-8012-282-7)
  7. J.-P. Papon (Abbé), Voyage littéraire en Provence, Lib. Barrois, Paris, 1780, p. 231-232.
  8. M. Germain M., Le siège de Mouns, Parpaillon Éd., Gonfaron, 2000, (ISBN 2-912938-13-9)
  9. Garcin E.: Dictionnaire historique et topographique de la Provence, chez l'auteur, Draguignan, 1835
  10. Voir : Sigles de la Résistance.
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  13. Valente A.: Pour la petite histoire du haut-Var, Mons vous raconte la sienne, Imp. Nouvelle, Saint-Raphaël, 1964
  14. Le Buffle
  15. Michel Royon, Numérisation des données actuelles de l'inventaire départemental en cours des ouvrages traditionnels en pierre sèche de la campagne varoise, réalisé par les membres de l'A.S.P.P.S.V. (Association pour la Sauvegarde du Patrimoine en Pierre Sèche du Var), Bull. A.S.P.P.S.V., Draguignan, 2004 (6), p. 10-19.
  16. Pierre Sèche.
  17. Créac'h Y.: Inventaire Spéléologique des Alpes Maritimes, Tome IV, chez l'auteur, Nice 1987)
  18. Quertier P., et al.: Guide du naturaliste dans le Var. Libris ed., Patris, 2002, (ISBN 2-907781-58-8)
  19. Aubert C., La politique d'installation des camps militaires : le cas particulier du polygone de tir de Canjuers, Université de Nice-Toulon, faculté de Droit (mémoire de D.E.S. d'administration des collectivités locales), 1984.)
  20. archive
  21. Anonyme : Loup, Élevage :Actes du séminaire technique du 15-16 juin 2006 Aix-en-Provence, Cerpam Ed., Manosque, 2007.
  22. voir : Le loup à Canjuers
  23. Les chiroptères, très nombreux du fait de l'abondance des grottes, des clochers, mais aussi de l'aqueduc romain, font l'objet d'une protection négociée avec Natura 2000 : certaines grottes particulièrement actives en période de reproduction (mois de mai) sont dorénavant interdites d'accès aux spéléologues.
  24. Juigné de Lassigny E.M. (Le clerc de) Histoire de la maison de Villeneuve en Provence, Lyon, Rey A., Ed., 1901-1902
  25. Régis Valette : Catalogue de la noblesse française au XXIe siècle, 2007
  26. Séréville E., et coll.: Dictionnaire de la noblesse française, 1975
  27. Guerre N.: Noblesse 2001, , 2001
  28. Vaulchier J. (de): Armorial de l'Association d'entraide de la noblesse française, 2004.