Sanary-sur-Mer
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| Sanary-sur-Mer | ||
La tour romane, près du port de Sanary |
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Blason |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Provence-Alpes-Côte d'Azur | |
| Département | Var | |
| Arrondissement | Toulon | |
| Canton | Ollioules | |
| Intercommunalité | non | |
| Maire Mandat |
Ferdinand Bernhard (MoDem) 2008-2014 |
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| Code postal | 83110 | |
| Code commune | 83123 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Sanaryens, Sanaryennes | |
| Population municipale |
16 429 hab. (2010) | |
| Densité | 854 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 0 m — Max. 429 m | |
| Superficie | 19,24 km2 | |
| Localisation | ||
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Sanary-sur-Mer est une commune française et une station balnéaire située dans le département du Var (à 13 km de Toulon et 49 km de Marseille) et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.
Sommaire |
Géographie [modifier]
Accès [modifier]
L'accès routier à Sanary-sur-Mer s'effectue par la route départementale RD559, entre Six-Fours-les-Plages et Bandol. Les sorties de l'autoroute A50 les plus proches sont les
13 (depuis Toulon) et
12 (depuis Marseille). La gare TGV la plus proche est celle de Toulon, les aéroports les plus proches sont ceux de Marseille et Toulon. La commune est également desservie par une ligne TER, par la Gare d'Ollioules - Sanary[1].
Lieux-dits et hameaux [modifier]
Communes limitrophes [modifier]
Les communes limitrophes de Sanary-sur-Mer sont, d'est en ouest : Six-Fours-les-Plages, Ollioules, Évenos, Le Beausset, Le Castellet et Bandol.
Relief [modifier]
Bordée par la Mer Méditerranée, du nord ouest au sud est, l'altitude la plus basse de la commune se situe le long de ses 8 Km de plages[2]. Le nord-est de la commune est bordé par le point culminant de Sanary-sur-Mer, le Gros-Cerveau, à 300 m[3].
Géologie [modifier]
Sismicité [modifier]
Hydrographie [modifier]
Sanary-sur-Mer est arrosée par le fleuve la Reppe, dont le cours de 17,6 km sert, à l'embouchure, de limite de commune avec Six-Fours-les-Plages[4].
Climat [modifier]
Toponymie [modifier]
Le nom de Sanary vient initialement de San Nari, provençal de saint Nazaire[5],[6] (en provençal : Sant Nari de Mar selon la norme occitane ou Sant Nàri de Mar selon la norme mistralienne). La forme devient Sanary en 1890, et enfin par Sanary-sur-Mer en 1923.
Histoire [modifier]
On a retrouvé des traces d'occupation grecque et romaine, notamment à Portissol. Au XIIe siècle existait sur le site du port actuel un prieuré, dépendant de l'abbaye Saint-Victor à Marseille et dédié à saint Nazaire. À la fin du XIIIe siècle, on construisit l'édifice actuellement connu sous le nom de « Tour Romane », qui servait de tour de guet. En 1524 et 1536, elle fut attaquée par des galères espagnoles[5].
Relevant à l'origine du territoire d'Ollioules, le seigneur y créa au début du XVIe siècle un hameau sous le nom de « Sanct Nazari », en autorisant quelques familles à s'établir près d'une ancienne tour médiévale encore visible. C'est vers le milieu du même siècle que le port fut construit pour offrir un débouché au commerce ollioulais ; il fut creusé pour permettre le mouillage des navires. Ce n'est qu'en 1688, au terme de longues procédures, que Saint-Nazaire obtint de Louis XIV sa séparation d'avec Ollioules. Le 12 novembre 1890, Saint-Nazaire prit officiellement le nom de Sanary[5].
Durant l'entre deux guerre, la commune devient le lieu d'exil de nombreux intellectuels allemands et autrichiens, fuyant le nazisme. L'action de la communauté durant cette période, et jusqu'à la fin de la Seconde Guerre mondiale, ainsi que les bombardements subis pour la libération, vaudront à la ville l'attribution de la Croix de guerre 1939-1945[5].
Pendant la Seconde Guerre mondiale, c’est à Sanary-sur-Mer que se cachait aux nazis celui qui était destiné à devenir par la suite le célèbre océanographe et inventeur Jacques-Yves Cousteau. Là, dans sa villa « Le Baobab», le savant tenait à l’abri des convoitises des occupants l'appareil respiratoire en eau profonde qu’il avait créé. En 1943, avec Philippe Tailliez, il entreprit sur la commune voisine de Bandol les premières tentatives d’immersion en eau profonde.[réf. nécessaire]
La ville connaît une forte croissance sur le plan touristique depuis les années 1980-1990. Sanary s'affirme comme un lieu agréable, calme et prisé dans l'Ouest Var, tout en refusant toujours son rapprochement avec la Communauté d'agglomération Toulon Provence Méditerranée mais en acceptant tout de même une indispensable collaboration intercommunale sous forme d'un Sivu auprès de la commune de Bandol.
Héraldique [modifier]
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D'azur à la tour d'argent sommée d'une croisette du même, ouverte, ajourée et maçonnée de sable, accostée de deux palmes d'or les tiges passées en sautoir. Devise : Turris civitatis custodia (« La tour protège la ville ») |
Administration [modifier]
Liste des maires [modifier]
Jumelages [modifier]
Bad Säckingen (Allemagne)
Koscierzyna (Pologne)
Luino (Italie)
Noguinsk (Russie)
Purkersdorf (Autriche)
Intercommunalité [modifier]
Sanary-sur-Mer ne fait partie d'aucune intercommunalité.
Démographie [modifier]
En 2010, la commune comptait 16 429 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].
Économie [modifier]
Culture et patrimoine [modifier]
Lieux et monuments [modifier]
- Chapelle Notre-Dame-de-Pitié : de cette chapelle, bâtie en 1560 sur une butte, à l'ouest de la ville, on découvre une jolie vue sur la baie de Sanary, avec à l'arrière-plan les collines de Toulon, et la côte jusqu'à l'archipel des Embiez, derrière lequel se dressent les hauteurs du Cap Sicié. C'est dans cette chapelle qu'a été baptisé Nicolas Vimar. La chapelle de 1560 contient de beaux ex-voto.
- Église Saint-Nazaire : construite à la fin du XIXe siècle par Michel Pacha, en remplacement de l'ancienne église de style roman du XVIe siècle, dans un style néo-médiéval. Elle s'est dotée récemment de fresques byzantines.
- La Tour romane : elle aurait été érigée vers 1300, elle mesure 21 mètres de haut et 8 mètres de large à sa base. En 1436, le roi René fit creuser un fossé et un boulevard de protection et y installa une petite garnison. Au dernier étage se trouve un pigeonnier, manifestation de l'existence d'un privilège seigneurial. Le fossé a été comblé en 1704 et les constructions se sont appuyées sur la tour aujourd'hui enserrée dans un groupe de bâtiments. Elle abrite depuis 1990 le Musée Frédéric-Dumas.
- Musée Frédéric-Dumas, consacré à l'archéologie sous-marine et à l'histoire des équipements de plongée sous-marine, surtout ceux qui sont liés aux progrès réalisés dans le domaine du scaphandre autonome. Le musée occupe des locaux dans la tour romane depuis 1994 et aussi dans la rue Lauzet-Aîné depuis 2006.
« Sanary-les-Allemands » [modifier]
De nombreux artistes et écrivains venus de toute l'Europe s'étaient installés dans la région dont un groupe d’Anglais autour de Aldous Huxley. Quelques Allemands s'étaient joints à eux attirés par le calme et la beauté des paysages, parmi eux Anne-Marie et Julius Meier-Graefe qui accuellirent les premiers réfugiés politiques du Reich attirés aussi par la présence à Sanary de Marta et Lion Feuchtwanger. Après 1933 et l’arrivée d’Hitler au pouvoir, c’est par dizaines que des intellectuels allemands vinrent se réfugier dans ce qui était alors un petit port de pêche endormi, où la vie était beaucoup moins chère qu’à Paris. Bertolt Brecht, Egon Erwin Kisch, Thomas Mann, Ludwig Marcuse, Joseph Roth, Franz Werfel, Arnold Zweig s’y retrouvèrent.
« Si on vit dans l'exil, écrivait Hermann Kesten, le café devient à la fois la maison de famille, la patrie, l'église et le parlement, un désert et un lieu de pèlerinage, le berceau des illusions et le cimetière… Dans l'exil, le café est le seul lieu où la vie continue. »
Après la déclaration de guerre de 1939 le gouvernement français poussa l’absurdité jusqu’à faire interner certains d'entre eux dans des camps car on ne voulait voir en eux que des Allemands : On estime à environ 500 le nombre d’Allemands ou Autrichiens réfugiés dans le Var entre 1933 et 1942 dont la plupart résidaient dans les communes de Bandol, Sanary ou Le Lavandou. Lion Feuchtwanger fut l'un des premiers internés du camp des Milles près d'Aix-en-Provence, d'autres ont pu émigrer aux États-Unis ou en Suisse avant l'invasion de la zone libre, certains, rattrapés par le nazisme, n'ont pu échapper aux camp d'exterminations et à la mort. Après la libération, la petite ville, qui avait été surnommée « Sanary-les-Allemands » voulut tout oublier et ce n’est que dans les années quatre-vingt-dix que le tourisme allemand et autrichien vint essayer de retrouver les traces des grands artistes qui y avaient vécu. On a fini par dévoiler une plaque et aménager des itinéraires touristiques. Plusieurs maisons ou villas de Sanary témoignent de leur passage dans la ville.
Équipements et services [modifier]
Transports urbains [modifier]
Éducation [modifier]
Les élèves débutent leur études dans l'une des écoles de la commune[9] :
Groupe scolaire Jean-Yves Cousteau,
école maternelle du Portissol,
école maternelle et primaire de la Vernette,
école privée Saint-Jean.
Les collégiens restent également sur la commune, au collège de la Guicharde.
Sports [modifier]
Santé [modifier]
Vie locale [modifier]
Culte [modifier]
La paroisse Saint-Nazaire, de confession catholique, fait partie du diocèse de Fréjus-Toulon, doyenné de La Seyne-sur-Mer[10].
Environnement [modifier]
L'action municipale dans le cadre de l'environnement se développe sur plusieurs points. D'une part, une déchèterie est à disposition des habitants de Sanary-sur-Mer. La municipalité également mise en place une réglementation concernant contre les feux[11], ainsi qu'un suivi sur l'environnement sonore sur la commune[12].
Personnalités liées à la commune [modifier]
- Eugène de Barberiis, (1851-1937), peintre provençal, résidât et mourut à Sanary.
- Ernest Blanc (1923-2010), baryton français
- François Coreil (1863-1945), ancien député du Var, décédé à Sanary-sur-Mer
- Jacques-Yves Cousteau : co-inventeur, avec Émile Gagnan, du scaphandre autonome moderne, possédait une villa à Sanary-sur-Mer (la Villa Baobab, de nos jours propriété de Jean-Michel Cousteau) et s'en servait comme pied-à-terre pendant l'occupation allemande de la Seconde Guerre mondiale, dans l'intention de cacher ses recherches de la vue de l'occupant allemand. Les essais en mer du scaphandre autonome, en juin 1943, ne furent pourtant pas pratiqués à Sanary mais à partir de la plage du Barry à Bandol, non loin de Sanary, où Philippe Tailliez possédait sa propre villa, la Villa Barry.
- Frédéric Dumas habita depuis son enfance en face de la plage de Portissol. Pionnier d'abord de la chasse sous-marine en apnée et ensuite de la plongée en scaphandre autonome, grâce à sa rencontre avec les commandants Tailliez et Cousteau (trio que l'on surnomme « Les Trois Mousquemers »), Dumas fut l'inventeur de nombreux équipements de plongée sous-marine (fusils sous-marins, masque de plongée, sangle sous-cutale, colerette de sécurité etc) et fut aussi le premier homme à atteindre 60 mètres de profondeur en scaphandre autonome (62 mètres lors d'une plongée en 1944).
- Michel Pacha surnom donné à Marius Michel (1819-1907), officier de marine, architecte et maire, après avoir construit 110 phares sur les côtes ottomanes, transforma Sanary en station balnéaire.
- Marie-France Pisier (1944-2011), actrice, scénariste et réalisatrice française, repose au cimetière communal de la Guicharde.
- Henri Tisot (1937-2011), acteur, imitateur et écrivain français.
- Aldous Huxley (1894-1963), écrivain britannique plus particulièrement connu du grand public pour son roman “Le Meilleur des mondes“ qu'il écrivit à Sanary en 1930 (Lire la biographie Sanaryenne sur http://www.sanary.com/a-huxley-a-sanary-1-introduction )/ ]
Galerie [modifier]
Bibliographie [modifier]
- Thomas, Olivier : Sanary-sur-Mer d'hier à aujourd'hui , Alan Sutton Eds, Saint-Cyr-sur-Loire , 2012, ISBN : 2813805629
- Thomas, Olivier : Sanary-sur-Mer : Mémoire en Images (tome 2) , Alan Sutton Eds, Saint-Cyr-sur-Loire , 2011, ISBN : 9782813803498
- Thomas, Olivier : Sanary-sur-Mer : Mémoire en Images , Alan Sutton Eds, Saint-Cyr-sur-Loire , 2010, ISBN : 9782813801234
- Mauthner, Martin : German Writers in French Exile, 1933-1940, Vallentine Mitchell, Londres, 2007, ISBN : 978 0 85303 540 4
- Barthélemy Rotger…: Sur les pas des Allemands et des Autrichiens en exil à Sanary, 1933 - 1945, trilingüé: français - allemand - anglais, Ville de Sanary sur Mer, 2004, ISBN 2-9506150-2-3
- Flügge, Manfred : Amer azur, Artistes et écrivains à Sanary ,Éditions du Félin, Paris, 2007, ISBN : 978-2-86645-650-4
- Flügge, Manfred :Exil en paradis, artistes et écrivains sur la Riviera (1933-1945), Éditions du Félin, Paris, 1999, ISBN : 2-88645-315-8
Pour approfondir [modifier]
Lien externe [modifier]
Notes et références [modifier]
Notes [modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références [modifier]
- accès à Sanary-sur-Mer
- Géographie de Sanary-sur-Mer
- Le Gros Cerveau
- fiche de la reppe sur le site du SANDRE
- Histoire de Sanary-sur-Mer
- Bénédicte Fénié, Jean-Jacques Fénié, Toponymie provençale, Éditions Sud-Ouest, 2002 (réédition), ISBN 978-2-87901-442-5, p. 63
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- écoles à Sanary-sur-Mer
- Paroisse Saint-Nazaire
- réglementation contre ls incendies
- gestion du bruit
