Jean de Lattre de Tassigny

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Maréchal de France Jean de Lattre de Tassigny
Le général de Lattre en 1945.
Le général de Lattre en 1945.

Surnom le roi Jean
Naissance
Mouilleron-en-Pareds, Vendée
Décès (à 62 ans)
Neuilly-sur-Seine, France
Origine Français
Allégeance Drapeau de la France France
Années de service 19111952
Conflits Première Guerre mondiale
Seconde Guerre mondiale
Indochine
Commandement 151e régiment d'infanterie
14e division d'infanterie
13e division militaire
16e division militaire
Armée B
1re armée
Commandant en chef des Forces terrestres de l'Europe occidentale
Haut-commissaire, commandant en chef en Indochine et commandant en chef du corps expéditionnaire français en Extrême-Orient
Distinctions Maréchal de France
Grand-croix de la Légion d'honneur
Compagnon de la Libération
Famille Simonne Calary de Lamazière, son épouse
Bernard de Lattre de Tassigny, son fils

Jean Joseph Marie Gabriel de Lattre de Tassigny est un général d'armée et maréchal de France, né le à Mouilleron-en-Pareds (Vendée) et mort le à Neuilly-sur-Seine.

Origines familiales[modifier | modifier le code]

Blason de la famille de Lattre de Tassigny.

L'origine de la famille de Lattre[1] de Tassigny est mentionnée au sein de diverses sources :

  • selon l'ordre de la Libération, la famille de Lattre de Tassigny est « une vieille famille aristocratique des Flandres françaises[2] » ;
  • ou selon un autre site, Jean de Lattre de Tassigny « est issu d'une vieille famille bourgeoise[3] » ;
  • ou bien : « [...] au XVIIIe siècle, les de Lattre, Delastre ou Delatre (l'orthographe varie d'un acte à l'autre), bourgeois, qui semble être d'origine noble, occupent diverses fonctions publiques, ajoutent parfois à leur patronyme le nom de leur fief de Tassigny, près de Guise. Sous la Révolution française, le nom de terre disparaît, et sera rétabli en 1829 avec Laurent Delatre (un seul T), qui obtient du tribunal de Poitiers que son nom soit rectifié en [...] de Lattre de Tassigny . Pourtant une branche de la famille de Lattre fut reconnue noble et confirmé en la noblesse le 21 mars 1664 [...][4]. »

Il est toutefois à noter qu'aucune de ces trois sources ne mentionne l'origine des informations qu'elle délivre sur la famille du maréchal de Lattre.

Une branche de cette famille avait été membre de l'aristocratie de la ville d'Abbeville[5].

Cette famille n'est pas mentionnée dans des ouvrages nobiliaires[6],[7].

Le père du maréchal, Roger Joseph de Lattre de Tassigny (Poitiers, -Mouilleron-en-Pareds, ), fut le doyen des maires de France (maire de Mouilleron-en-Pareds de 1911 à 1956), époux d'Anne Marie-Louise Hénault (1862-1938)[8].

Carrière militaire[modifier | modifier le code]

Monument du parc de la mairie de Coubron.

Jean fréquente le collège Saint-Joseph de Poitiers[2] et poursuit ses études à Paris[9]. De 1898 à 1904, il prépare l'École navale et Saint-Cyr, où il est reçu en 1908[10],[9]. Il effectue ses classes au 29e dragons à Provins. Il est élève de Saint-Cyr de 1909 à 1911, dans la promotion « Mauritanie » dont il sort 4e de promotion[2]. Il entre en 1911 à l'école de cavalerie de Saumur[2].

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

En 1912, il est sous-lieutenant, affecté au 12e dragons à Pont-à-Mousson puis sur le front[11],[2]. Il est blessé une première fois le [2] par un éclat d'obus[9] au cours d'une reconnaissance. Le 14 septembre, il est blessé d'un coup de lance[2],[9] d'un uhlan en chargeant à la tête de son peloton de dragons. Affaibli par sa blessure, obligé de se cacher dans Pont-à-Mousson occupée par les Allemands, il est sauvé de la capture par un officier du 5e régiment de hussards en mission de reconnaissance, le sous-lieutenant Schmeltz.

Jeune lieutenant d'infanterie, il visite Georges Clemenceau (1841-1929) également né à Mouilleron-en-Pareds, qui le voyant s'éloigner, dit à son fidèle Albert Boulin : « Regardez-le bien, celui-là, et souvenez-vous de lui. Il ira loin, très loin[12]. »

En 1915, il est capitaine au 93e régiment d'infanterie, se bat à Verdun pendant seize mois[10], au Chemin des Dames et termine la guerre avec cinq blessures, huit citations[11],[10], la Légion d'honneur (le 20 décembre 1914[9]) et la Military Cross[2],[11]. Il est affecté au 2e bureau, à l'état-major de la 21e division[9].

Entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

En 1919, il est affecté à la section franco-américaine à Bordeaux, puis au 49e régiment d'infanterie à Bayonne[2]. De 1921 à 1926, il est envoyé au Maroc, où, de 1922 à 1923, il participe à des opérations en Haute Moulouya et à Taza[9], puis durant la guerre du Rif[10] consécutive à la révolte d'Abdelkrim (1925-1926), devient chef d'état-major de la région de Taza[2],[9]. Il est de nouveau blessé en opération, reçoit trois citations[11] et est nommé chef de bataillon[2].

De 1927 à 1929, il suit les cours de l'École de guerre, où il est chef de promotion[11],[2] (49e promotion). Il se marie avec Simonne Calary de Lamazière en 1927[2], et ils ont un fils, Bernard, en 1928. En 1929, de Lattre est affecté au 5e régiment d'infanterie à Coulommiers[2].

Le , Jean de Lattre, ami du « Tigre » et son épouse, sont — en qualité de résidents de Mouilleron-en-Pareds — parmi les rares Vendéens catholiques à assister aux obsèques civiles de Georges Clemenceau au « Colombier » de Mouchamps (Vendée).

En 1931, il est au 4e bureau, à l'État-Major de l'Armée, et, au grade de lieutenant-colonel, il est nommé, en 1932, à l'état-major du général Maxime Weygand[2] — vice-président du Conseil supérieur de la guerre[9],[10]. À ce poste, il suit particulièrement la politique étrangère, dont les relations avec l'URSS et, en politique intérieure, les problèmes de budgets militaires[9]. En , il fait partie, avec Adrien Marquet, Philippe Henriot, Georges Scapini et Xavier Vallat, d'un groupe qui complote contre la République ; à cette occasion, le maréchal Pétain, alors ministre de la Guerre, exprime, sans succès, le souhait que Weygand le « démissionne »[13]. Au départ de Weygand, atteint par la limite d'âge, de Lattre est maintenu à l'état-major du Conseil supérieur de la guerre auprès du général Georges. En 1935, promu colonel, il commande le 151e régiment d'infanterie à Metz[2],[9],[10]. Entre 1937 et 1938, il suit des cours au Centre des hautes études militaires et devient, en 1938, chef d'état-major du gouverneur militaire de Strasbourg[2], le général Héring[10].

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Bataille de France[modifier | modifier le code]

Promu général de brigade, le — alors le plus jeune général de France[11],[9],[2] —, il est chef d'état-major de la 5e armée[2], le [9]. Le , il prend le commandement de la 14e division d'Infanterie, qu'il dirige pendant les affrontements avec la Wehrmacht à Rethel[2],[9], où sa division résiste pendant un mois[10], repoussant par trois fois les Allemands devant l'Aisne[11],[9], faisant 2 000 prisonniers[2], continue à se battre jusqu’à la Champagne, à Mourmelon, puis se replie en menant des combats de retardement, sur la Marne, l'Yonne, la Loire et Nevers[2],[9]. La division conserve sa cohésion militaire au milieu du chaos de la débâcle[11].

Armée de Vichy[modifier | modifier le code]

Après l'armistice, il reste dans l'Armée de Vichy et, de à , il est adjoint au général commandant la 13e division militaire à Clermont-Ferrand[2] et commandant militaire du Puy-de-Dôme[14]. Le découragement des troupes est alors profond, il s'emploie à restaurer la confiance des soldats, par la discipline[15]. À cette époque, il pense que le régime du maréchal Pétain défend l'intérêt national et se soumet à ses directives[16]. S'intéressant à la jeunesse, il organise, en dehors des Chantiers de jeunesse, ses propres chantiers et une école de cadres militaires dans le village d'Opme (près de Clermont-Ferrand) — qu'il fait reconstruire par des étudiants alsaciens réfugiés et des soldats[17] —, avec pour but de « produire des chefs » pour une armée apte au travail d'équipe et d'étendre cette expérience à toute l'Armée d'armistice[18]. Promu général de division il est commandant en chef des troupes de Tunisie, où il crée une autre école de cadres, à Salammbô (quartier de Tunis)[2],[9] ; il n'y reste que pendant quatre mois, de fin septembre 1941 au 2 février 1942, rappelé alors en métropole, à la demande des Allemands, pour avoir refusé de ravitailler l'Afrika Korps[11]. À la mort du secrétaire d'État à la Guerre dans le Gouvernement Darlan, le général Huntziger, en , de Lattre tente, sans succès, d'obtenir ce poste[19]. Par la suite, en 1942, il commande la 16e division militaire à Montpellier[11],[20],[10], est promu général de corps d'armée[2] et crée de nouveau une école de cadres, à Carnon[9],[21]. Il conserve son poste dans l'Armée d'armistice, malgré l'hostilité manifestée par les Allemands à son égard[20],[22] et le SOL de Montpellier qui le signale comme « sympathisant gaulliste »[11]. Contrairement à nombre de militaires de l'Armée de vichy, de Lattre n'a jamais été décoré de la francisque[23] et en particulier parmi les huit généraux commandants de division militaire, il est le seul à ne l'avoir pas été[11].

Le , le général Giraud, qui vient de s'évader de la forteresse de Königstein et qui commence à prendre des contacts pour ses projets d'avenir, rencontre de Lattre à Montpellier mais il le trouve « prudent et évasif »[24]. En , contacté par Jean Moulin pour prendre la tête de l'Armée secrète, de Lattre refuse[25].

Lorsque les Alliés préparent leurs plans pour l'établissement d'un deuxième front en Afrique du Nord, qu'ils sont désireux de s'entendre avec Vichy qui contrôle la région, afin que les Français n'opposent pas de résistance, et qu'ils sont à la recherche d'un chef avec qui traiter pour mettre sur pied les opérations, Weygand ayant refusé, le nom du général de Lattre est évoqué, parmi d'autres — de militaires ou d'hommes politiques —, mais n'est pas retenu[26].

Arrestation[modifier | modifier le code]

Lorsqu'à la suite du débarquement des Alliés en Afrique du Nord, la zone libre est envahie par les troupes allemandes, le , seul général en activité à le faire[27],[10], il refuse l'ordre de ne pas combattre donné par le gouvernement de Vichy, en la personne du ministre Bridoux[27], commande à ses troupes de s'opposer aux Allemands, et est arrêté par les gendarmes[27],[28]. Il est interné à la prison militaire de Toulouse, puis à la prison Montluc à Lyon, il est condamné, à dix ans de prison[27],[2], par les juges français[10] du tribunal d'État de la section de Lyon (juridiction d'exception, siégeant à huis clos, constituée d'un magistrat et de quatre jurés désignés par le gouvernement : deux officiers généraux, un préfet honoraire et le chef des SOL, Joseph Darnand[27]), le [9],[29], mais conserve son grade[27],[28]. Il a même été envisagé de le radier de l'ordre national de la Légion d'honneur[30]. Cet épisode fait dire au préfet Hontebeyrie[31],[27], que « lorsqu'on apprend [qu'ils] ont franchi la frontière, on s'occupe beaucoup plus d'arrêter de Lattre que les Allemands »[32].

Affiche de Lattre de Tassigny annonçant la victoire, le 9 mai 1945 (photographiée à Strasbourg en 1979).

Ralliement à de Gaulle[modifier | modifier le code]

Parvenant à s'évader de la maison d'arrêt de Riom dans la nuit du 2 au , avec le concours de sa femme, de son fils[33],[34],[28],[9] et de Louis Roetsch[33],[35],[36], puis l'aide de la Résistance[2], et après être resté caché un mois en Auvergne[9], à Compains[33], il fuit, via le Port d'Arciat[37] et le terrain d’atterrissage clandestin « Aigle » à Manziat (Ain), au nord de Mâcon, le 17 octobre, pour rejoindre Londres, puis Alger où il arrive le [33],[9], après avoir été promu au rang de général d'armée, le , par le général de Gaulle[2]. Il rend ensuite visite au général Giraud, qui fut son supérieur à Metz, lequel lui réserve « un très cordial accueil[38] » et l'assure de son soutien[38].

En , il commande l'armée B — qui deviendra la 1re armée française le [39] —, constituée par l'amalgame, réalisé le , d'éléments des Forces françaises libres et de l'Armée d'Afrique et de volontaires[2]. Fidèle à ses principes, il met sur pied un centre d'entrainement de cadres, à Douera (près d'Alger)[9],[40]. Cette armée libère l'île d'Elbe[2],[9] les 17 et [41].

Débarquement en Provence et remontée du Rhône[modifier | modifier le code]

Comme commandant de l'armée B, il participe aux préparatifs de l'opération Anvil-Dragoon avec les Alliés qui, liée à l'opération Overlord, fait partie des offensives à l'Ouest visant à refouler les Allemands jusqu'au Rhin[42]. Les forces prévues pour cette opération, placée sous le commandement du général Patch, sont constituées en grande partie des sept divisions de l'armée de Lattre (256 000 hommes[43]) et de trois divisions américaines, des forces spéciales et aéroportées de la 7e armée[44].

Avec les Américains du 6e corps de la 7e armée, de Lattre et ses commandants de corps d'armée, les généraux Béthouart et de Larminat (remplacé[45] par la suite par de Monsabert), débarquent en Provence, à partir du [46],[47], prennent, avec la participation d'éléments des Forces françaises de l'intérieur (FFI), Toulon le 27 août[48] et Marseille le 29 août[48], avec presqu'un mois d'avance sur les prévisions[9]. La prise de ces deux ports, par l'augmentation des capacités d'accueil en hommes et matériel qu'elle constitue par rapport au front de Normandie, apporte un avantage décisif pour la suite des opérations sur le front de l'Ouest[49].

Les armées remontent ensuite la vallée du Rhône en libérant, Saint-Étienne (le 2 septembre)[50], Lyon (le 3 septembre)[50], Mâcon, Chalon-sur-Saône, Beaune et Autun[2],[9] (8 septembre).

En incorporant à son armée nombre d'éléments issus des FFI, de Lattre parvient à augmenter notablement ses effectifs (de 137 000 hommes)[51] ; dès lors son armée compte près de 400 000 hommes. À partir de septembre 1944, l'Armée de la Libération est un « heureux amalgame de l'armée d'armistice, de la France libre et des Forces françaises de l'intérieur [...][52] ». Cet amalgame, dans la droite ligne de la formation de l'armée B est poursuivi dans la 1re armée avec les forces issues de la Résistance et s'avère être un succès[53].

Campagne Rhin et Danube[modifier | modifier le code]

Après avoir effectué sa jonction avec la 2e division blindée[9] venant de Normandie, à Montbard[50], Aisey-sur-Seine[50] et Nod-sur-Seine, près de Dijon, le [54], la 1re armée participe, début octobre, à la bataille des Vosges, prend Montbéliard[55] et Héricourt[55] le 17 novembre, puis Gérardmer et atteint le Rhin[2] le 19 novembre, avant toutes les autres armées alliées[9],[55]. Elle libère ensuite Mulhouse[9] (24 novembre) et Belfort[9] (25 novembre).

La contre-attaque allemande sur les Ardennes (), qui stoppe momentanément l'avance des Alliés et les fait reculer, oblige Eisenhower à déplacer des troupes pour tenir le front et à envisager l'éventualité d'une retraite sur les Vosges en abandonnant l'Alsace et Strasbourg[56]. Pour de Gaulle, qui considère que ce serait « un désastre national irréparable », il n'est pas question de laisser les Allemands reprendre l'Alsace et surtout Strasbourg, ville symbole, qui a été libérée par la 2e DB du général Leclerc, le 23 novembre[56]. Sur le terrain, de Lattre et son supérieur américain, le général Devers, commandant du 6e groupe d'armées dont dépend la 1re armée française depuis septembre 1944, sont aussi d'accord pour ne se retirer de la région qu'en cas d'extrême nécessité[56]. Pendant que de Gaulle finit de convaincre Eisenhower, le , dans une réunion à haut niveau à laquelle assiste Churchill, et malgré un ordre de repli — dont il n'a connaissance que le 2 janvier —, dû à une nouvelle attaque allemande, le 31 décembre, sur Sarreguemines, sur Bitche et depuis Colmar, de Lattre donne l'ordre de défendre Strasbourg, anticipant l'ordre de De Gaulle « avec une convergence parfaite » et l'accord d'Eisenhower, de 24 heures[56]. La 1re armée parvient à se maintenir dans la ville et ses alentours, en dépit de lourdes pertes.

Eisenhower, Joukov, Montgomery, de Lattre, à Berlin, le 5 juin 1945.
Montgomery, Eisenhower, Joukov et de Lattre, Berlin, le 5 juin 1945.

À sa demande de renforts, le général Devers décide, le 19 janvier 1945, de placer les quatre divisions du 21e corps d'armée US du général Milburn sous les ordres du général de Lattre[56] faisant de lui le seul général français de la Seconde Guerre mondiale à commander des grandes unités américaines[57]. L'armée de Lattre, participe, à partir du 20 janvier, à la réduction de la poche de Colmar[2],[9],[56]. La ville est libérée le .

Le 12 févier 1945, le général de Lattre décide la création d'une nouvelle écoles de cadres, à Rouffach, afin d'assurer la formation de FFI recrutés durant la campagne[58]. Cette école, implantée à Strasbourg en 1946, deviendra l'École militaire interarmes[59].

Les victoires du général de Lattre déclenchent alors un vent de panique à Sigmaringen où les exilés de Vichy, dont Laval, commencent à organiser leurs fuites, lesquelles s'accélèrent avec l'avancée des Alliés[60].

De Lattre entre en Allemagne, après avoir franchi le Rhin, les 30-[2],[9] suivant en cela les ordres de De Gaulle, du 29 mars, qui lui enjoignent de prendre Karlsruhe et Stuttgart, malgré les plans américains[61]. La 1re armée déborde la ligne Siegfried, pénètre en Forêt-Noire, prend Karlsruhe (3 avril)[62] et Stuttgart[9], après de durs combats durant lesquels elle réduit quatre divisions allemandes et fait 9 000 prisonniers[61]. Cet épisode est l'objet d'un nouvel affrontement entre Eisenhower et de Gaulle qui demande instamment à de Lattre, le 2 avril, « de maintenir une garnison française à Stuttgart et d'y instituer tout de suite un gouvernement militaire, quoi que puissent dire et penser les Américains »[61]. Devers proteste mais le général de Lattre, tout en maintenant ses troupes sur place et en laissant toutes facilités aux Américains, lui répond que la décision est du ressort des gouvernements[61]. L'incident est clos le 28 avril, le président Harry Truman ne souhaitant pas le développement de tensions entre les Alliés au moment où la capitulation de l'Allemagne approche[61].

L'armée de Lattre poursuit sur Sigmaringen, prise par les Français le 22 avril, puis Ulm sur le Danube (24 avril)[61], atteint la frontière suisse de Bâle à Constance[9]. La campagne dite « Rhin et Danube » s'achève au col de l'Arlberg, en Autriche[2],[9].

Le 8 mai 1945, le général de Lattre représente la France à la signature de la capitulation allemande à Berlin, au quartier général du maréchal Joukov.

Après la guerre[modifier | modifier le code]

Monument au maréchal de Lattre de Tassigny à Mantes-la-Jolie par Jacques Le Nantec.

Du 31 mars 1945 au 27 mai 1945, de Lattre est commandant en chef des Forces françaises en Allemagne.

Le 17 juin 1945, l'escadrille Normandie-Niemen qui regagne la France fait escale à Stuttgart[63]. Les héros sont reçus par de Lattre. Ils arrivent à Paris, le 20 juin 1945, après une escale à la base aérienne de Saint-Dizier.

En , de Lattre se rend notamment à Marseille pour féliciter les officiers et les soldats démobilisés de la 4e DMM.

Entre et , il est inspecteur général de l'Armée de terre et chef d’État-Major général de la Défense nationale[2]. En , il devient vice-président du Conseil supérieur de la guerre en étant maintenu inspecteur général de l’Armée, puis inspecteur général des Forces armées[46]. D’ à , auprès du maréchal Mongomery, il est le premier commandant en chef des Forces terrestres de l’Europe occidentale[2],[9], à Fontainebleau.

En octobre-novembre 1947, il effectue une mission diplomatique et économique en Amérique latine durant laquelle il a des entretiens avec le président argentin Perón, le président chilien Videla, le président uruguayen Berres et le président brésilien Dutra, ainsi que de nombreux ministres et hauts responsables de ces pays ; il y rencontre également les représentants des communautés françaises et prononce de nombreuses conférences[64].

Guerre d'Indochine[modifier | modifier le code]

Le , de Lattre devient haut-commissaire, commandant en chef en Indochine et commandant en chef du corps expéditionnaire français en Extrême-Orient[9],[2]. Il arrive à Saïgon le [65] et met sur pied une Armée nationale vietnamienne[65],[9].

Il redresse la situation au Tonkin et remporte des victoires contre le général Giap, notamment à Vinh Yen[2],[9] ()[9] — où il se rend personnellement —[65], Dong Trieu[65], Mao Khé[2],[9] ()[65], Ninh Binh (mai 1951)[65] et à la bataille du Day, en juin[65].

De Lattre se rend à Saïgon en juillet pour lancer un appel à la jeunesse vietnamienne et assister, auprès de l'empereur Boao Dai, au défilé du 14 Juillet[65].

En septembre, il assure des missions à Washington[2],[9],[65] — où il est reçu par le président Truman et au Pentagone et répond à une entrevue télévisée dans l'émission Meet the Press sur le problème indochinois[66] —, Londres et Rome après du pape Pie XII[67],[2],[9].

Il retourne en Indochine, le 19 octobre, alors qu'une nouvelle attaque du Viet-Minh vient d'être repoussée à Nghia Lo, en pays Thaï[65].

De Lattre doit alors rentrer en France pour participer à la conférence des États associés[2] et faire un compte rend de la situation en Indochine[9]. Il la quitte définitivement le , après avoir été saluer ses soldats à Hoa Binh où une opération aéroportée vient de se dérouler la veille[65].

Maréchal de France[modifier | modifier le code]

Épuisé par le surmenage auquel il s'est astreint tout au long de sa carrière et que n'a pas arrangé sa blessure reçue en 1914, très affecté par la mort de son fils Bernard — tué au combat à Ninh Binh, le 30 mai 1951[2],[9] —, et atteint d'un cancer de la hanche, il meurt à Neuilly-sur-Seine le des suites d'une opération.

Il est élevé à la dignité de maréchal de France, à titre posthume, par le président de la République Vincent Auriol, le jour de ses funérailles nationales[68],[69],[70], célébrées le à la cathédrale Notre-Dame de Paris[2] et aux Invalides en présence, entre autres, de Charles de Gaulle, Dwight David Eisenhower et Bernard Montgomery[71].

La dignité de maréchal de France n'avait pas été décernée depuis que l'on en avait honoré les vainqueurs de la Première Guerre mondiale et, après lui, trois généraux d'armée furent élevés à cette dignité : Alphonse Juin (1888-1967), de son vivant[72], Philippe Leclerc de Hauteclocque (1902-1947), à titre posthume[73] et Pierre Kœnig (1898-1970), à titre posthume[74].

Il est inhumé dans son village natal de Mouilleron-en-Pareds (Vendée), où a été créé le « musée national des Deux Victoires », qui comprend la maison natale de Jean de Lattre, géré par la direction des musées de France (ministère de la Culture).

Il fut membre de l'Académie de Stanislas[75].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Rubans[modifier | modifier le code]

Rubans aux couleurs des décorations françaises plus certaines décorations étrangères.

Legion Honneur GC ribbon.svg Ordre de la Liberation 2nd ribbon.svg Medaille militaire ribbon.svg Croix de Guerre 1914-1918 ribbon.svg
Croix de Guerre 1939-1945 ribbon.svg Croix de Guerre des Theatres d'Operations Exterieurs ribbon.svg Medaille d'Outre-Mer (Coloniale) ribbon.svg World War I Victory Medal ribbon.svg
Medaille commemorative de la Guerre 1914-1918 ribbon.svg Medaille des Evades ribbon.svg Ordre de l'Etoile Noire GC ribbon.svg Ordre Royal du Cambodge GC ribbon.svg
Distinguished Service Medal ribbon.svg US Legion of Merit Commander ribbon.png Ordre de l'Ouissam Alaouite GC ribbon (Maroc).svg Ordre du Mérite Militaire Chérifien ribbon (Maroc).svg
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Les décorations du général de Lattre de Tassigny conservées au musée de l'Armée.

Intitulés des décorations françaises[modifier | modifier le code]

Intitulés des décorations étrangères[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Première Armée Française – Ordres du jours et Messages, Strasbourg, 1945.
  • Textes du général de Lattre de Tassigny, Paris, 1947.
  • Histoire de la 1re armée française, Rhin et Danube, Paris, édition Plon, 1949, 654 p.
  • Général de Lattre, la victoire à Berlin 1945, Paris, 1949.
  • Œuvres Libres, Paris, 1949.
  • Ne pas subir – Écrits 1914-1952, textes rassemblés et présentés par Élisabeth du Réau, André Kaspi, Marc Michel, Guy Pedroncini et Maurice Redon, Paris, édition Plon, 1984, 562 p.
  • Reconquérir – Écrits 1944-1945 (préface de Henri Amouroux), textes réunis et présentés par Jean-Luc Barre, Paris, édition Plon, 1985, 380 p.
  • De Lattre à l'état-major de Weygand, textes réunis et présentés par Jacques Dinfreville, Revue des deux Mondes, juin et juillet 1970.

Iconographie[modifier | modifier le code]

(liste non exhaustive)

Hommages[modifier | modifier le code]

Plaque commémorative à la prison Montluc de Lyon.

La promotion 1951-1953 de l'École spéciale militaire de Saint-Cyr Coëtquidan porte son nom.

Une stèle est érigée dans la prairie de Manziat, dit « terrain de l'Aigle », duquel il s'envola pour Londres.

Des établissements scolaires, divers édifices, des places, des boulevards, des avenues, des rues, etc., portent son nom :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. De Lattre est un nom roman très répandu en Flandre (en flamand, c’est Van de Kerkhove ou Van der Kerkhove), provenant du latin atrium qui signifie entrée (ou portique) d'un temple, et plus exactement dans ce contexte le parvis de l’église ou l'enclos du monastère, servant souvent de cimetière. Ce nom est aussi un toponyme, et effectivement les de Lattre étaient installés au XVIe siècle à Lattre-Saint-Quentin (à noter que le mot âtre, dont peut dériver ce toponyme, signifie cimetière).
  2. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s, t, u, v, w, x, y, z, aa, ab, ac, ad, ae, af, ag, ah, ai, aj, ak, al, am, an, ao, ap, aq, ar et as « Jean de Lattre de Tassigny », sur ordredelaliberation.fr, ordre de la Libération,‎ 2 juin 2013 (consulté le 5 décembre 2013).
  3. « De Lattre de Tassigny », sur secondeguerre.net, La guerre du millénaire (consulté le 12 décembre 2013).
  4. Thierry Prouvost, « Quelques illustrations de la lignée des De Lattre–Delattre », sur thierryprouvost.com (consulté le 12 décembre 2013).
  5. Bulletin no 1 de l'association des familles nobles et aristocrates de Ponthieu.
  6. Régis Valette, Catalogue de la noblesse française au XXIe siècle, Paris, Éditions Robert Laffont,‎ 2002, 410 p. (ISBN 2-221-09701-7).
  7. Étienne de Séréville, Fernand de Saint Simon, Dictionnaire de la noblesse française, 1975-1977.
  8. Jean Hervé Favre, « Jean de Lattre de Tassigny », sur gw.geneanet.org, GeneaNet (consulté le 6 décembre 2013).
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  68. L'éloge funèbre est prononcé devant l'Assemblée nationale, par le président Édouard Herriot, et suivit du vote de la loi no 52.52 du 15 janvier 1952, dont le texte, proclamé à la suite au Conseil de la République par le président Gaston Monnerville, déclare : « Le général d'armée Jean de Lattre de Tassigny a bien mérité de la patrie. » et autorise le Gouvernement à lui conférer la dignité de maréchal de France.
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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

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  • Simonne de Lattre de Tassigny (avant-propos Denise Aimé-Azam), Jean de Lattre, mon mari, t. I : 25 septembre 1926 – 8 mai 1945, Paris, Presses de la Cité, 1972, 507 p.Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Simonne de Lattre de Tassigny, Jean de Lattre, mon mari, t. II : 8 mai 1945 – 11 janvier 1952, Paris, Presses de la Cité, 1972, 417 p.Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Simonne de Lattre de Tassigny, Jean de Lattre, ma raison de vivre, Paris, Presses de la Cité, 1978, 418 p.
  • Michel Droit, De Lattre, maréchal de France, Pierre Horay, Éditions de Flore, 1952, 156 p.
  • Raymond Cartier, Paris Match, dossier spécial « maréchal de Lattre », série de quatre numéros retraçant la vie du maréchal (articles parus à l'occasion de son décès et de son élévation à la dignité de maréchal de France) :
    • no 149, 26 janvier 1952, première partie : naissance, enfance et premières années d'engagement militaire.
    • no 150, 2 février 1952, deuxième partie : « La campagne de France. L'Occupation. Le Maquis ».
    • no 151, 9 février 1952, troisième partie : « L'épopée de la 1re armée ».
    • no 152, 16 février 1952, quatrième et dernière partie : « Son apothéose et son calvaire. L'Indochine ».
  • Pierre Darcourt, De Lattre au Vietnam, une année de victoires, Paris, La Table Ronde, 1965, 358 p.

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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