Le Luc

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Le Luc
Tour hexagonale.
Tour hexagonale.
Blason de Le Luc
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Var
Arrondissement Draguignan
Canton Canton du Luc
Intercommunalité Communauté de communes Cœur du Var
Maire
Mandat
Philippe de La Grange
2014-2020
Code postal 83340
Code commune 83073
Démographie
Gentilé Lucoise, Lucois
Population
municipale
9 532 hab. (2011)
Densité 216 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 23′ 44″ N 6° 18′ 48″ E / 43.395556, 6.313333 ()43° 23′ 44″ Nord 6° 18′ 48″ Est / 43.395556, 6.313333 ()  
Altitude Min. 79 m – Max. 400 m
Superficie 44,16 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.mairie-leluc.com/

Le Luc est une commune française située dans le département du Var en région française Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Elle est le chef-lieu de son propre canton : Canton du Luc.

Les habitants du Luc sont appelés les Lucois.

Avec 119,3 jours par an (source Météo France, valeurs calculées sur la période 1971-2000), Le Luc est la commune comptant le plus de « jours estivaux » en France[1], c'est-à-dire de jours pour lesquels la température maximale est supérieure ou égale à 25 °C.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Au nord-est de Toulon, situé au centre du département du Var, près du Massif des Maures. Au milieu de l'axe Nice - Marseille. Le Luc occupe une place géographique privilégiée dans le sud de la France, située à 35 kilomètres de Saint-Tropez, elle permet d'attirer de très nombreux touristes durant toute l'année.

Située à 15 minutes de la sous-préfecture, Brignoles et à 55 km au nord-est de la préfecture, Toulon, Le Luc est vraiment le cœur du département du Var, entre autour de lui la Côte d’Azur et les gorges du Verdon, également adossée au Massif des Maures, elle se trouve dans Communauté de communes Cœur du Var, qui réunit 10 communes, en partie sur la plaine des Maures.

Communes voisines ou proches du Luc[modifier | modifier le code]

Le Cannet-des-Maures, Le Thoronet, Gonfaron, Flassans-sur-Issole, Les Mayons, Cabasse, Lorgues, Vidauban, Taradeau, Pignans,Carnoules.

Climat[modifier | modifier le code]

Nuvola apps kweather.svg  Relevé météorologique du Luc 1981-2000
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 1,4 1,8 4,3 7 11 14,6 17,1 16,9 13,5 10,5 5,7 2,5 8,9
Température moyenne (°C) 7 7,8 10,7 13,2 17,4 21,4 24,5 24,3 20,2 16,1 10,9 7,6 15,1
Température maximale moyenne (°C) 12,6 13,8 17 19,4 23,8 28,2 31,8 31,6 26,9 21,6 16,1 12,7 21,3
Précipitations (mm) 71,5 40,8 45 70,1 59 48,5 17,2 45 79,5 118,5 99 82,6 776,7
Nombre de jours avec précipitations 5,8 4,7 4,9 7,4 5,8 4,1 2 3,1 5,1 7,3 7,2 6,5
Source : Relevés Météo France [1]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par l'Aille, un affluent de l'Argens.

Toponymie[modifier | modifier le code]

La commune est parfois appelée localement Le Luc-en-Provence.

En occitan provençal elle se nomme Lo Luc selon la norme classique et Lou Lu selon la norme mistralienne.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le Moyen Âge[modifier | modifier le code]

À la fin du Haut Moyen Âge, un certain nombre de paysans jouissaient de libertés, et étaient appelés pour cette raison alleutiers. Ils possédaient leur propre église, distincte de celle du castrum. La mise en place de la structure féodale menace leurs libertés, ce qui les conduit au XIe siècle à donner leur église à l’église Saint-Pierre de Rome, puis à l’abbaye de Montmajour pour éviter de tomber sous la dépendance du seigneur[2].

Geoffroy Larcari, viguier de Marseille (1356,1358), Amiral de Provence (1359), était un chevalier originaire de Gênes ; il fut seigneur du Luc et de Roquebrune puis citoyen de Marseille (1358). Conseiller et familier des souverains, il combattit pour ceux-ci tant sur terre que sur mer. Homme de confiance, il fut envoyé en ambassade par Louis de Tarente, à Avignon, auprès d'Innocent VI à la fin de 1353[3] et fut nommé amiral de Provence après la mort de Pierre de Lamanon, le 17 avril 1359. Ses services furent largement récompensés. Les souverains lui donnèrent les droits de la cour sur les villages du Luc, de Roquebrune et de Guillaumes. Entre 1349 et 1359, Louis et Jeanne lui inféodèrent le château de Séderon.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Seigneurie des Lascaris-Ventimille, érigée en marquisat par lettres patentes de novembre 1688, pour François-Charles de Vintimille, capitaine de galère[4]. Le Luc est à l'époque de l'édit de Nantes, une des trois résidences des protestants en Provence.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armoiries du Luc (1604-1XXX)

Le Luc portait comme blason (connu depuis le XVIIe siècle) : De gueules aux trois étoiles d'or mal ordonnées en chef et au croissant d'argent en pointe[5],[6].

Armoiries actuelles du Luc

Récemment[précision nécessaire], la municipalité du Luc a adopté de nouvelles armoiries : De gueules aux trois étoiles d'or mal ordonnées en chef et au croissant de même en pointe et à la filière d'argent. Le blason est dessiné sur un écu français moderne et surmonté d'une couronne murale.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
    Pierre Gaudin SFIO Député (1962-1977) - Sénateur (1977-1978)
    Jean-Louis Dieux PS  
avant 1995 2001 Norbert La Rosa RPR Chirurgien-dentiste et Conseiller général
2001 2008 Lucien Morel DVG  
mars 2008 mars 2014 André Raufast DVG Médecin généraliste
mars 2014 en cours Philippe de La Grange FN Cadre Financier
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 9 532 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 060 2 766 3 020 3 572 3 580 3 562 3 441 3 597 3 686
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 650 3 751 3 396 3 395 3 526 3 110 2 929 2 875 2 746
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 759 2 789 2 669 2 222 2 555 2 632 2 861 2 842 3 003
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
3 610 4 266 5 626 6 049 6 929 7 282 8 534 8 711 9 498
2011 - - - - - - - -
9 532 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2004[8].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L’église Notre-Dame du Mont-Carmel. Avant la Révolution, elle était l’église d’un couvent de Carmes. Sa construction remonterait à la fin du XIVe siècle, date de l’établissement de ces religieux dans le pays. Elle est l'actuelle église de la paroisse du Luc.
  • Musée du timbre à la façade composée d'un tampon postal géant.
  • Circuit automobile.
  • Tour hexagonale haute de 27 m (début du XVIe siècle). Édifiée à la mode des campaniles italiens, elle servit longtemps d'unique clocher du village.
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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Équipements et services[modifier | modifier le code]

Transports urbains[modifier | modifier le code]

Le Luc est desservie par 4 lignes de bus, reliant la commune aux villes voisines :

Enseignement[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

La commune compte un circuit automobile, le circuit du Luc. La commune compte un gymnase une piscine municipale ouverte l'été ainsi qu'une base de loisirs avec parcours de santé et mur d'escalade.

Santé[modifier | modifier le code]

La commune est équipée d'un pôle santé EHPAD : le centre Pierre Gaudin. Il est réparti en deux sites, court et moyen séjour, nommés les Muriers, les Maronniers et Précoumin. Il y a aussi un espace de soins, de rééducation et un service psychiatrique, les Oliviers[10].

Vie locale[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

La paroisse Notre Dame du Mont Carmel[11], de culte catholique, fait partie du Diocèse de Fréjus-Toulon, doyenné de Brignoles. Elle est confiée à l'Institut du Verbe Incarne[12], un institut religieux d'Argentine[13][réf. nécessaire]. Le curé est le père Jacques Baudry[14].

Environnement[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Charles-Laurent Salch, Atlas des villes et villages fortifiés en France, Début du Ve siècle à la fin du XVe siècle, Strasbourg, Editions Publitotal,‎ 1er novembre 1987, 495 p.
    Le Luc p. 443 et Carte n°14 Provence-Alpes-Côte d'azur, B.38.688.87

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Qu'est-ce qu'un jour estival en météorologie ? sur le site de METEO FRANCE
  2. Yann Codou, « Le paysage religieux et l'habitat rural en Provence de l'antiquité tardive au XIIe siècle », Archéologie du monde médiéval, tome 21, 2003, p. 54.
  3. Léonard, Histoire, t.III, p.45
  4. AD13 B3373 f°239v°
  5. Banque du Blason
  6. Louis de Bresc, Armorial des communes de Provence ou Dictionnaire géographique et héraldique des villes et villages des Bouches-du-Rhône, du Var, des Basses-Alpes, de Vaucluse, et des Alpes-Maritimes, Paris, Librairie Bachelin-Deflorenne,‎ 1866 (lire en ligne), p. 155
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  9. [C.f. : "Les Receveurs Généraux des Finances, Dictionnaire biographique des 500 fonctionnaires banquiers" de Pierre-Francois Pinaud]
  10. « Centre EPHAD », sur maison-retraite.ehpadhospiconseil.fr
  11. paroisse Notre Dame du Mont Carmel
  12. Institut du Verbe Incarné Institut du Verbe Incarné
  13. institut religieux d'Argentine
  14. Père Jacques Baudry