Varages

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Varages
Notre-Dame-de-Nazareth
Notre-Dame-de-Nazareth
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Var
Arrondissement Arrondissement de Brignoles
Canton Canton de Barjols
Intercommunalité Communauté de communes Provence d'Argens en Verdon
Maire
Mandat
Christian Blanc
2008-2014
Code postal 83670
Code commune 83145
Démographie
Gentilé Varageois, Varageoises
Population
municipale
1 128 hab. (2011)
Densité 32 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 35′ 54″ N 5° 57′ 39″ E / 43.59833333, 5.96083333 ()43° 35′ 54″ Nord 5° 57′ 39″ Est / 43.59833333, 5.96083333 ()  
Altitude Min. 259 m – Max. 573 m
Superficie 35,11 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.varages.fr

Varages est une commune française située dans le département du Var en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Géographie[modifier | modifier le code]

Accès[modifier | modifier le code]

L'accès à Varages s'effectue par les routes D35, D561, D554.

Sismicité[modifier | modifier le code]

Il existe 3 zones de sismicités dans le Var :

  • Zone 0 : Risque négligeable. C'est le cas de bon nombre de communes du littoral varois, ainsi que d'une partie des communes du centre Var. Malgré tout, ces communes ne sont pas à l'abri d'un effet tsunami, lié à un séisme en mer.
  • Zone Ia : Risque très faible. Concerne essentiellement les communes comprises dans une bande allant de la Montagne Sainte-Victoire, au Massif de l'Esterel.
  • Zone Ib : Risque faible. Ce risque le plus élevé du département (qui n'est pas le plus haut de l'évaluation nationale), concerne 21 communes du nord du département.

La commune de Varages est en zone sismique de très faible risque "Ia" [1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Varages s'écrit Varage en occitan provençal selon la norme mistralienne et Varatge selon la norme classique.[réf. nécessaire]

Histoire[modifier | modifier le code]

Les origines[2]

Varages est un village du haut Var bâti sur une barrière de tuf sécrété par une source abondante : la Foux. Entouré de collines boisées modelées par les caprices d'une géologie qui fait affleurer de-ci, de-là l'argile ou le sable, Varages était par excellence un pays de potiers. En 1695, il allait devenir celui de la faïence. Joseph II Clérissy et Étienne Armand sont les premiers maî­tres faïenciers de Varages. Deux magnifiques plats fabriqués par Étienne Armand sont parvenus jusqu'à nous.

L'apogée

Au XVIIIe siècle les faïenceries se développent pleinement. On comptait, en 1789, huit fabriques, cinq moulins à vernis dont l'activité s'ajoutait à celle des potiers. À côté de la faïence commune, les Clérissy, les Niel, les Boutueil, les Bayol etc. sortent de leurs fours ces belles pièces décorées, aujourd'hui conservées dans différents musées. (Sèvres, Grasse, Marseille etc.). Sans oublier celui de Varages dont il est question plus bas , dans ce même article. Les peintres s'appellent Étienne Armand le premier maître Varageois, Étienne Bertrand, François Agnel, François Laurens, Joseph Bayol, Nicolas Grosdier et bien d'autres.

Les temps difficiles

La mode de la porcelaine et la concur­rence du Nord sonnent le glas de la faïence de luxe. Varages s'adapte par une multiplication des pro­duits utilitaires. Le plus sou­vent en blanc, mais Louis Niel signe de très belles pièces.

La renaissance et les temps présents

L'arrivée du petit train du Sud-France vers 1890 donne un second départ aux faïenceries avec, entre autres, l'original Battaglia puis grâce à l'avè­nement de l'électricité, les faïenceries se mécani­sent. De nos jours, après trois siècles sans interruption, les faïences de Varages sont toujours présen­tes avec leur manu­facture, leurs faïence­ries d'art et leur école de céramique.

Blasonnement[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Varages (Var).svg

Les armoiries de Varages se blasonnent ainsi :

De gueules au lion d'or, au chef du même chargé du mot VARAGES en lettres capitales d'azur.

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1989 mars 2001 Jean-Pierre Goudal Apparenté PCF  
mars 2001 mars 2008 Michel Partage DVG Journaliste France 3 Méditerranée,

Conseiller général du Canton de Barjols depuis 2008

mars 2008 en cours Christian Blanc   Agriculteur

Le mandat de Michel Partage a notamment été marqué par la remunicipalisation du service de l'eau[3]. Varages est devenue emblématique de ce choix à travers l'appel de Varages[4] du 14 octobre 2005.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 128 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 278 1 400 1 383 1 435 1 478 1 494 1 508 1 496 1 460
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 401 1 394 1 379 1 318 1 216 1 200 1 169 1 123 1 051
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
913 916 900 723 735 723 721 702 763
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
726 829 772 766 902 880 1 059 1 111 1 128
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6])
Histogramme de l'évolution démographique


Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Le général d'armée Charles Condé : commandant la IIIe armée chargé de la défense de la ligne Maginot en 1939-1940. Il reçoit la charge du commandement de 500 000 hommes lorsque le général d'armée Petrelat (commandant du GA 2) lui confie. Encerclé, refusant de quitter le front, il est fait prisonnier par les Allemands, pendant toute la durée de la guerre. Affaibli, malade, il décède peu après son retour de captivité. Le Général De Gaulle refuse qu'il reçoive les honneurs militaires.
  • Le médecin général Louis Condé, Commandeur de La Légion d'honneur, Nouvelle Calédonie, Siam, Madagascar, Sénégal, AEF.
  • Madame Brigitte Sauzay, fille de Marc Sauzay et de Madeleine Condé, fut interprète de Valéry Giscard d'Estaing puis de François Mitterrand et conseillère du chancelier Schröder aux relations franco-allemandes (décédée)
  • L'amiral Jacques Lanxade, ancien chef d'état-major particulier du président de la République de 1989 à 1991 et ancien chef d'État-Major des armées françaises, de 1991 à 1995. En 1995, il est nommé ambassadeur en Tunisie où il reste jusqu'en 1999.
  • Jacques Dewatre, élève de l'École spéciale militaire de Saint-Cyr, il est d'abord officier parachutiste. Après quinze ans de carrière militaire, il quitte l'armée avec le grade de commandant pour intégrer le corps préfectoral en 1974. Sous-préfet dans l'Aude, en Haute-Savoie, puis en Polynésie française, il est chef de cabinet du ministre de la Coopération et du Développement de 1981 à 1984. Sous-préfet des Yvelines de 1984 à 1985, il est nommé ensuite préfet, directeur de la Défense et de la Sécurité civile, puis préfet de Guyane (1986-1988), de Saône-et-Loire (1988-1991), de La Réunion (1991-1992), et des Yvelines (1992-1993). Il est directeur général de la DGSE du 7 juin 1993 au 19 décembre 1999, ce qui en fait le responsable le plus longtemps resté à ce poste. Il est nommé le 15 mars 2000 ambassadeur de France en Éthiopie, poste qu'il quitte le 9 juillet 2001, ayant atteint la limite d'âge.
  • Le général Gassendi (1748-1828) général d'Empire, dont la maison à Varages abrite aujourd'hui le musée des Faïences.

La production faïencière de nos jours[modifier | modifier le code]

De nos jours, la production de faïence à Varages se perpétue au côté de la manufacture reprise par une SCOP formée par les anciens salariés. Les six faïenceries d’Art mettent à l’honneur une production de qualité, renouant avec les magnifiques productions des siècles passés. Pour soutenir l’activité céramiste en Provence, l’école Joseph Clérissy forme des décorateurs en céramique. Varages offre une importante gamme de produits, arts de la table unis avec une large palette de couleurs ou décorés, luminaires, objets de décoration, etc. Les formes et les décors sont très variés, certains inspirés de la tradition d’autres plus contemporains.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Musée des faïences de Varages

Article détaillé : Faïence de Varages.

Installé dans l'ancienne demeure du général d'Empire Gassendi, le musée retrace la belle production faïencière de Varages depuis la fin du XVIIe siècle. Il offre aux visiteurs un espace de plus de 250 m² sur trois niveaux, qui abrite une présentation des techniques de fabrication et une magnifique collection de plus de 700 pièces. Le rez-de-chaussée est consacré à l’explication des différentes techniques de fabrication, d’émaillage et de décoration, ainsi que leurs évolutions. Les deux étages supérieurs sont consacrés à l’exposition de la collection et montrent l’évolution décorative et artistique de Varages de 1695 à nos jours.

Coopérative oléicole.

Varages possède une coopérative oléicole récemment modernisée, et qui produit une huile de grande qualité qui a déjà obtenu des récompenses notamment au Salon Agricole de Paris. On peut la visiter.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. sismicité du Var sur le site de la préfecture
  2. "Extrait du dépliant de l'association les Faïences de Varages"
  3. Le cas Varages sur www.remunicipalisation.org
  4. appel de Varages
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011