Iron Maiden

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Iron Maiden

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De gauche à droite : Steve Harris, Dave Murray, Janick Gers et Adrian Smith, le 30 novembre 2006

Informations générales
Pays d'origine Londres, Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Genre musical Heavy metal, hard rock
Années actives Depuis 1975
Labels EMI
Site officiel www.ironmaiden.com
Composition du groupe
Membres Bruce Dickinson
Dave Murray
Adrian Smith
Janick Gers
Steve Harris
Nicko McBrain
Anciens membres Clive Burr
Paul Di'Anno
Blaze Bayley
Dennis Stratton
Dennis Wilcock

Iron Maiden est un groupe de heavy metal britannique formé en décembre 1975 à Londres par le bassiste Steve Harris et rejoint très rapidement par Dave Murray. Il a été parmi les pionniers de ce qui est appelé la New Wave of British Heavy Metal (souvent abrégé en NWOBHM) avec les groupes Saxon, Def Leppard, Tygers of Pan Tang. L'« ancienne vague » était représentée par Black Sabbath, Judas Priest et Motörhead. Iron Maiden représente l'un des plus grands succès commerciaux du heavy metal, ayant vendu près de 85 millions d'albums, selon leur site officiel[1].

Leur longévité, leurs compositions puissantes et mélodiques, la diversité de leur discographie et surtout leur qualité de précurseurs du genre en ont fait l'un des groupes phares de la scène heavy metal. Le nom du groupe se réfère à un instrument de torture médiéval, la vierge de fer. Leur mascotte, Eddie, sort de l'imagination du dessinateur Derek Riggs.

Le groupe a été fréquemment accusé d'être sataniste, à cause notamment de l'imagerie fantastique véhiculée ou de leurs références aux écrits bibliques tels que l'apocalypse [2],[3] ou encore aux écrits de Aleister Crowley[4]. Le groupe a toujours démenti ces accusations. De plus, l'album A matter of Life and Death semble faire des références positives à la chrétienté.

Biographie[modifier | modifier le code]

Les débuts et l'instabilité dans le groupe[modifier | modifier le code]

Iron Maiden a été formé le jour de Noël en 1975 par le bassiste Steve Harris, bientôt rejoint par Dave Murray, guitariste.

Durant les deux années qui suivent, le groupe change plusieurs fois de membres, excepté Harris et Murray, et joue des chansons influencées par des groupes comme Black Sabbath, UFO, Thin Lizzy ou Deep Purple. En 1978, le line-up est stabilisé par l'arrivée de Doug Sampson à la batterie et du chanteur Paul Di'Anno. Ce dernier apporte une attitude plus punk bien que la musique reste incontestablement heavy. Le groupe se forge une grande popularité au Royaume-Uni en parcourant tous les clubs du pays qui acceptent d'engager des formations de hard rock en pleine tempête punk. Les musiciens font la connaissance de Rod Smallwood, leur futur manager et « sixième membre » . En décembre 1978, le groupe enregistre enfin sa première démo, Soundhouse Tapes, éditée à 5000 exemplaires. Grâce au bouche à oreille, ce premier enregistrement s'arrache en quelques jours. En 1979, Clive Burr remplace Sampson et Dennis Stratton entre dans le line-up en tant que deuxième guitariste. Quelques mois plus tard, EMI, se basant sur le buzz autour des musiciens, signe un contrat pour quatre albums.

Iron Maiden[modifier | modifier le code]

Après ces nombreux changements de line-up, ils entrent en studio en 1979 et enregistrent leur premier vrai album, Iron Maiden qui prend aussitôt la 4e place du hit-parade britannique[5]. Malgré une production très sommaire, on retrouve l'ensemble de tout ce que le groupe peaufine depuis des années (Phantom of the Opera, Remember Tomorrow, Iron Maiden, Prowler, etc.). Invité à Top of the Pops, le quintette refuse de jouer Running Free en play-back et devient le premier groupe à jouer live depuis The Who en 1972.

Bien établi en Angleterre, le groupe ouvre aux États-Unis pour Judas Priest et en Europe pour Kiss. Stratton est ensuite remercié et remplacé par Adrian Smith, un ami d'enfance de Dave Murray. Sur la pochette du maxi Sanctuary, Eddie poignarde Margaret Thatcher qui vient d'arracher une affiche annonçant un concert du groupe. On raconte que Derek Riggs eut été obligé de recouvrir les yeux de sa victime d'un bandeau noir pour la rendre moins reconnaissable[6]. Pour le single suivant, Women in Uniform, la Dame de Fer a sa revanche. Cette fois c'est elle, placée en embuscade avec un fusil, qui attend la mascotte du groupe pour lui faire sa fête.

Killers[modifier | modifier le code]

L'année suivante, le groupe sort Killers (no 12 GB[5], no 70 US), leur 2e album très attendu. Seules Killers, Prodigal Son, Genghis Khan, Purgatory et Murders in the Rue Morgue sont de nouvelles compositions, le reste faisant déjà partie du répertoire rodé sur scène depuis la fin des 70's. Cette fois, le groupe a fait appel au producteur Martin Birch (Deep Purple, Whitesnake, Black Sabbath, etc.) pour obtenir un son bien plus clair et puissant. Iron Maiden entame sa première tournée mondiale, le Killers World Tour, qui mène le groupe pour la première fois de sa carrière au Japon suite à la tournée européenne et américaine.

Arrivée de Dickinson, The Number of the Beast et début du succès mondial[modifier | modifier le code]

The Number of the Beast[modifier | modifier le code]

En septembre 1981, Di'Anno est renvoyé du groupe pour cause d'abus de drogues et de son rejet de tout projet de longue tournée. Il est remplacé par Bruce Dickinson ex-Samson, qui se démarque de son prédécesseur par une voix avec une identité propre, une tessiture et une technique largement supérieure, des textes élaborés se distinguant des groupes évoluant dans cette période ainsi qu'un style bien plus mélodique et variée. Une tournée italienne de cinq concerts a lieu à la mi-octobre 81 pour présenter le nouveau chanteur. The Number of the Beast (no 1 GB[5], no 4 FR, no 33 US) sort le 22 mars 1982 et connaît un succès international. L'album atteint la première position au Royaume-Uni et est certifié disque d'or aux États-Unis. Aux États-Unis, la réaction des milieux puritains, qualifiant la pochette de The Number of the Beast de « sataniste », lui vaut un bon coup de publicité. Les titres The Number of the Beast, Run to the Hills et Hallowed Be Thy Name s'imposent comme des classiques absolus, incontournables en concert. Le groupe amorce alors sa deuxième tournée mondiale, 179 concerts devant 1 million de spectateurs, le quintette s'aventurant cette fois également en Australie. Aux États-Unis, le groupe décide d'y monter sa première tournée en tête d'affiche. Pari risqué mais qui fonctionne et inaugure une ère de prospérité.

L'âge d'or et apogée internationale[modifier | modifier le code]

Piece of Mind[modifier | modifier le code]

Le quatrième disque est conçu aux Bahamas dans un pub converti en studio. Epuisé par les tournées, Clive Burr a été remplacé par Nicko McBrain (ex-Trust), un batteur autodidacte (Iron Maiden trouve ainsi sa formation la plus populaire). Les relations se détendent entre Harris et Dickinson qui sur la précédente tournée avaient tendance à se disputer la première place sur scène. En 1983 paraît Piece of Mind (no 3 GB[5], no 14 US). Production léchée, parties de guitares ultra mélodiques, batteur virtuose, chanteur en état de grâce et compositeur-bassiste génial, tout est là. Le second single, The Trooper, suffit à résumer l'impact de l'album au moment de sa sortie. Il est certifié disque de platine aux États-Unis.

Powerslave[modifier | modifier le code]

En 1984, le groupe ne s'accorde que quelques mois de repos avant de retrouver le chemin des studios et d'enregister son cinquième album Powerslave (no 2 GB, no 21 US). Powerslave est un album abouti, les deux singles Aces High et surtout 2 Minutes to Midnight prendront le statut de classique. Figure également sur l'album, l'épique The Rime of the Ancient Mariner qui s'étale sur 13 minutes (et sera joué pendant toute la tournée). Suivra le World Slavery Tour une tournée gigantesque d'un an passant par l'Europe de l'Ouest, l'Amérique du Nord, le Japon, l'Australie mais aussi l'Amérique du Sud (passage au festival Rock in Rio) et certains pays du bloc de l'Est (ce qui est alors peu courant). Elle prévoit 187 concerts dans les plus grandes salles et stades du monde, le déplacement d'une infrastructure énorme dont des décors inspirés de l'Égypte antique. Les membres du groupes, et plus particulièrement Bruce Dickinson, sortent éreintés de la tournée. Qu'importe, avalanche d'or et de platine, tournée triomphale, Iron Maiden entre au panthéon du rock.

Live After Death[modifier | modifier le code]

Paru en 1985, Live After Death (no 2 GB[5], no 19 US) est probablement l’un des plus grand album live de l’histoire du metal[7],[8],[9]. Il a été enregistré lors du World Slavery Tour au Long Beach Arena de Los Angeles (50 000 spectateurs en 4 représentations) (à l’exception de Wrathchild, Children of the damned, Phantom of the Opera, Die With Your Boots On et 22, Acacia Avenue enregistrés à l'Hammersmith Odeon de Londres). L’album est un nouveau succès international.

Somewhere in Time[modifier | modifier le code]

Parvenu à un sommet de popularité, le groupe décide d'innover en rajoutant quelques touches électroniques à son nouvel opus, Somewhere in Time (no 3 GB[5], no 11 US). L'album abandonne l'antiquité des pharaons pour le monde futuriste du film Blade Runner (le thème servira d'ailleurs d'introduction au Somewhere on Tour). Adrian Smith y signe trois morceaux dont Wasted Years et Stranger in a Strange Land qui serviront de singles. Même s'il surprend certains fans, l'album connaît un succès équivalent au précédent et annonce déjà les évolutions du prochain. Une nouvelle tournée occupe le groupe jusqu'à la mi-87.

Seventh Son of a Seventh Son[modifier | modifier le code]

L'année suivante, Iron Maiden atteint le point culminant de sa carrière avec Seventh Son of a Seventh Son (no 1 GB[5], no 16 FR, no 12 US), concept album magistral où le groupe croise metal et rock progressif. Il apparaît comme l'achèvement d'une évolution entamée dès le premier album et qui a fait passer un modeste groupe de banlieusard londonien au statut de plus grand groupe de metal européen. 3 singles, Can I Play with Madness, The Evil that Men Do et The Clairvoyant se classent dans le Top Ten britannique. Cet album est souvent considéré comme le meilleur exemple de ce que peut donner la collaboration entre Harris, principal compositeur depuis les débuts, Smith et Dickinson. En chauffe salle de la tournée US, on retrouve Megadeth puis Guns N' Roses. En août, Iron Maiden est tête d'affiche de la plus grosse édition du festival Monsters of Rock de Donington, devant 110 000 spectateurs.

Projets personnels, départ d'Adrian et premier échec[modifier | modifier le code]

No prayer for the Dying[modifier | modifier le code]

À la fin de la tournée, Bruce Dickinson se lance dans son premier album solo avec, à la guitare, un certain Janick Gers et part en tournée en solitaire. De son côté, Adrian Smith fait de même en formant le groupe ASAP (Adrian Smith And Project), avant de quitter Iron Maiden au début de l'année 1990. Entretemps, Gers est intronisé comme remplaçant de Smith. Iron Maiden sort un single initialement prévu pour l'album solo de Dickinson, Bring Your Daughter... to the Slaughter. Le titre est no 1 en Angleterre et figure sur la B.O de Freddie 5. Parallèlement, le groupe édite la collection First Ten Years, une série de 10 doubles CD singles, correspondant à tous les 45 tours du quintette depuis ses débuts. Peu après sort l'album No Prayer for the Dying (no 2 GB[5], no 28 FR, no 17 US) un album qui possède un style quelque peu différent car il abandonne toute idée de concept (Égypte, futur...) comme lors des précédents opus. Cette fois, cela ne parvient pas à toucher tous les fans, dont certains trouvent les compositions et l'ensemble moins inspirés. Néanmoins, l'affluence reste la même lors des concerts.

Fear of the Dark et départ de Bruce Dickinson[modifier | modifier le code]

Fear of the Dark[modifier | modifier le code]

Le groupe est alors conscient qu'il lui faut se ressaisir pour ne pas finir englouti comme une bonne partie des groupes des années 1980. Les temps changent, le Grunge de Nirvana s'apprête à exploser et une nouvelle génération de groupes de metal, Metallica en tête, s'affirme avec un son beaucoup plus moderne. Iron Maiden sort un nouvel album en 1992 avec Fear of the Dark (no 1 GB[5], no 12 US), annoncé par le single, Be Quick or Be Dead. Malgré quelques chansons considérées par certains fans comme de moindre qualité et une tendance à lorgner vers AC/DC (From Here to Eternity), il présente deux nouveaux titres qui acquerront un statut de classique, Afraid to Shoot Strangers et surtout Fear of the Dark. L'album se vend à 1 million d'exemplaires la semaine de sa sortie et permet d'attirer de nouveaux fans. L'été suivant, le groupe est une nouvelle fois tête d'affiche des Monsters of Rock.

Début 93, le groupe annonce la sortie d'un album live en deux parties, A Real Live One (no 3 GB[5], no 106 US), consacré à la période 86-92 et A Real Dead One (no 12 GB[5], no 140 US) à 80-84. C'est à ce moment que Bruce Dickinson annonce qu'il quitte le groupe pour se consacrer à sa carrière solo. Mais il honore la deuxième partie de la tournée jusqu'à son terme. Le groupe clôt l'année avec un troisième album live, Live at Donington (no 23 GB[5]) et l'avenir parait incertain.

Arrivée de Blaze Bayley et chutes des ventes[modifier | modifier le code]

The X Factor[modifier | modifier le code]

L'année suivante, le groupe présente à la presse son nouveau chanteur, Blaze Bayley, ancien chanteur du groupe Wolfsbane, à la voix plus grave et moins typique des années 1980. Après une longue attente, The X Factor (no 8 GB[5], no 11 FR, no 147 US) sort en 1995. Album radicalement différent, le succès commercial n'est pas vraiment au rendez-vous (bien qu'il contienne des morceaux jugés de bonne qualité). La tournée qui suit passe pour la première fois en Israël et en Afrique du Sud. Si le groupe maintient sa popularité en Europe, ce n'est pas le cas aux États-Unis où le metal classique n'a plus la cote.

En 1996, Harris gère la conception du premier best of du groupe, Best of the Beast (qui sous son format 33 tours collector inclut les fameuses Soundhouse Tapes). Le best of contient un inédit, Virus.

Virtual XI[modifier | modifier le code]

En 1998 Virtual XI (no 16 GB[5], no 12 FR[10], no 124 US) réitère le semi-echec commercial de The X Factor et confirme le déclin du groupe. Paradoxalement, en Amérique du Sud Iron Maiden continue d'être populaire.

Le retour de Bruce Dickinson et d'Adrian Smith : renouveau dans le succès[modifier | modifier le code]

Le 10 février 1999, le groupe annonce dans un communiqué officiel le retour de Bruce Dickinson (en remplacement de Blaze Bayley). Il est accompagné par Adrian Smith, sans que cela entraîne le départ de Janick Gers. Le groupe évoluera donc avec 3 guitaristes, chacun étant à la fois rythmique et soliste. Une tournée de 31 dates, le Ed Hunter Tour, est ensuite planifiée (à noter que ce sont les fans qui ont choisi la setlist de la tournée en votant sur le site officiel du groupe), le groupe rejoue alors à Bercy (une première depuis 1988).

Brave New World[modifier | modifier le code]

Les 6 musiciens accouchent en 2000 de l'album du grand retour (enregistré au Studio Guillaume Tell), Brave New World (no 7 GB[5], no 3 FR[10], no 39 US). On retrouve modernisés les éléments progressifs qui avaient fait la réussite des plus grands disques de la formation. Les fans de la nouvelle génération adhèrent en masse et le groupe ressuscite aux États-Unis, la tournée permet de renouer avec les plus grandes salles et s'achève en 2001 en tête d'affiche du Rock in Rio devant 254 000 spectateurs (le groupe profite de l'occasion pour enregistrer son premier DVD live, Rock in Rio).

Dance of Death[modifier | modifier le code]

Début 2003 le groupe annonce vouloir privilégier les concerts "outdoor". Une nouvelle tournée best of (le Give me Ed... 'til I'm dead Tour) a lieu entre mai et août 2003.

Septembre 2003, Iron Maiden poursuit son retour avec Dance of Death (no 2 GB[5], no 3 FR[10], no 18 US) puis repart sur la route avec une tournée plus théâtrale qu'auparavant. Le DVD Death on the Road (no 22 GB, no 14 FR[10]), témoignage du Dance of Death World Tour sortira durant l'été 2005.

The Early Days[modifier | modifier le code]

Fin 2004, sort le DVD The Early Days retraçant les débuts du groupe (1975-1983), s'ensuit une tournée estivale consacrée exclusivement aux 4 premiers albums (en Scandinavie les billets partent en un temps record). Aux États-Unis Iron Maiden est en tête d'affiche du Ozzfest d'Ozzy Osbourne et les membres sont invités à laisser leurs empreintes de mains sur le Hollywood's Rock Walk of Fame[11]. Ils se retrouvent ainsi inscrits dans la légende au côté de plus de 160 autres groupes ou artistes célèbres.

A Matter of Life and Death[modifier | modifier le code]

En 2006, le groupe atteint de nouveaux sommets avec A Matter of Life and Death (no 4 GB[5], no 5 FR[10], no 9 US) leur quatorzième album. L'album est unanimement apprécié par la critique (comparaison avec Seventh Son of a Seventh Son). Pour la tournée, le groupe surprend le public, en jouant l'intégralité du disque (chose que leurs concurrents, Kiss, AC/DC ou Rolling Stones par exemple, ne peuvent pas se permettre), le show se termine avec seulement une poignée de vieux classiques.

La tournée 2007 (dont la setlist est plus équilibrée) passe pour la première fois aux Émirats arabes unis (tête d'affiche du Desert Rock Festival de Dubaï) ainsi qu'en Inde (premier concert d'un groupe de rock d'une telle envergure). Les ventes d'album au Moyen-Orient et en Inde suivent.

En juin 2007, pour les 25 ans de The Number of the Beast, le groupe entame une tournée des festivals européens et Children of the Damned est ajouté à la setlist.

Somewhere Back in Time[modifier | modifier le code]

En 2008, parallèlement à la réédition DVD du Live After Death, le groupe se lance dans une nouvelle tournée mondiale nommée Somewhere Back in Time World Tour. Cette tournée reprend essentiellement les décors du célèbre World Slavery Tour et la setlist y est largement inspirée (retour de Powerslave et The Rime of the Ancient Mariner notamment). Autre particularité, un avion, baptisé Ed Force One, est affrété par le groupe (cela deviendra ensuite une habitude) et la première partie de la tournée fait l'objet d'un documentaire, Flight 666. Pour la première fois ils passent au Costa Rica, en Colombie, en Équateur et au Pérou, l'Ed Force One leur permet également de retourner en Australie et en Nouvelle-Zélande. La dernière partie de la tournée s'achève en avril 2009, au total le Somewhere Back in Time World Tour aura attiré 2 millions de spectateurs pour 90 représentations.

En février 2009, Iron Maiden remporte le Brit Awards (équivalent britannique des Victoires de la musique) pour la meilleure prestation scénique 2008.

The Final Frontier[modifier | modifier le code]

Août 2010, le groupe sort The Final Frontier (no 1 GB[5], no 1 FR[10], no 4 US), pour la première fois l'album atteint la première position des ventes d'albums en France. Dans la veine d'A Matter of Life and Death, c'est l'album le plus progressif de leur carrière. Sur la pochette, Eddie change une nouvelle fois d'apparence.

En 2012 sort un énième album live, En Vivo! (enregistré à Santiago du Chili pendant le Final Frontier World Tour).

Maiden England[modifier | modifier le code]

Été 2012, sur le même principe que le Somewhere Back in Time World Tour, Iron Maiden repart sur les routes avec un spectacle inspiré de la tournée Seventh Tour of a Seventh Tour. En référence à la VHS du concert de Birmingham de novembre 1988, la tournée s'appelle le Maiden England World Tour.

Mascottes d'Iron Maiden[modifier | modifier le code]

Eddie et les pochettes[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Eddie the Head.

La mascotte du groupe est Eddie, une sorte de mort-vivant reproduit dans différentes postures sur toutes les pochettes du groupe (à l'exception de celles de quelques maxis 45 t et CD 2 titres : The Soundhouse Tapes, Live!! +one, Running Free/Sanctuary, From Here to Eternity, Wasting Love, Wrathchild (réédition 1999) et The Wicker Man) et présent sur scène en concert. Elle est surnommée « Eddie the 'ead » (« Eddie la tête ») car, au début, seule sa tête était affichée sur scène.

Les pochettes sont quasiment toutes signées du dessinateur Derek Riggs, du moins jusqu'en 1992. Au fil des albums, Eddie évolue et a ainsi une histoire.

Sur les trois premières pochettes, c'est un zombie aux cheveux longs comme tous les hard rockers de l'époque. Sur l'album Piece of Mind, Eddie se fait lobotomiser ; on voit la cicatrice purulente de la trépanation, et la calotte crânienne est maintenue par une plaquette vissée. La pochette le représente enchaîné dans une camisole de force, dans une chambre capitonnée. Sur l'album Somewhere in Time, Eddie se cybernétise et gagne un œil électronique qu'il gardera sur l'album suivant : Seventh Son of a Seventh Son.

Les pochettes du groupe sont souvent très travaillées, on peut citer celles de Powerslave, de Live After Death et de Somewhere in Time, sorties à l'époque des vinyles qui favorisait, de par son grand format, la représentation à l'échelle de fresque. On y trouve une multitude de détails, de citations d'œuvres fantastiques et de science-fiction, et des références aux anciens albums.

Dans Powerslave on distingue parmi les hiéroglyphes une tête de Mickey Mouse, Kilroy et des graffiti : « Indiana Jones was here 1941 », « Wot? No Guiness », « Bollocks » et « Wot a load of crap ». La faucheuse est également présente au bas du mur de gauche, au dos de la pochette.

Sur Live After Death on peu lire une citation de H. P. Lovecraft sur une tombe : « That is not dead which can eternal lie, yet with strange eons, even death may die » (« N'est pas mort ce qui à jamais dort, et au long des siècles peut mourir même la mort »). Le chat noir de la pochette est le même que celui présent sur l'album Killers et l'ombre de la faucheuse de nouveau visible en arrière-plan.

La pochette de Somewhere in Time est extrêmement travaillée, on peut y trouver près de 40 références.

Charlotte[modifier | modifier le code]

Charlotte est une prostituée de 40 ans qui revient dans quatre chansons: Charlotte the Harlot (album Iron Maiden), 22, Acacia Avenue (album The Number of the Beast), Hooks in You (album No Prayer for the Dying) et From Here to Eternity (album Fear of the Dark). Dave Murray dit qu'elle existe vraiment, elle aurait exercé son métier dans le quartier où il a grandi.

Influences[modifier | modifier le code]

Les influences musicales du groupe sont multiples et incluent notamment Jethro Tull, The Who, Beckett, Thin Lizzy, UFO, Deep Purple, Queen, Uriah Heep[12], Wishbone Ash[13], Rush et Black Sabbath[14].

Les sources d'inspiration des paroles sont très variées. « Inspiration » ne signifie pas que la chanson relate la source, les paroles se contentent parfois simplement de capter une ambiance ou un élément de l'œuvre originale.

  • la Bible :
    • le fils prodigue pour la chanson Prodigal Son (album Killers). Le titre s'inspire de la parabole de l'Évangile selon Luc (15:11–32), mais n'en est pas une interprétation directe[16] ;
    • Lucifer dans Lord of Light, album A Matter of Life and Death ;
    • le Purgatoire pour Purgatory, album Killers ;
    • la chanson Lord of the Flies, issue de l'album X factor (« Seigneur des mouches » est la traduction littérale de Belzébuth en hébreu).
    • l'Apocalypse :
      • The Number of the Beast (album du même nom), qui commence par une citation de l'Apocalypse (Chapitre 13, verset 18) : « Woe to you, oh earth and sea, for the devil sent the beast with wrath because he knows the time is short. Let him who hath understanding recon the number of the beast, for it is a human number; its number is 666 »Malheur à vous, le terre et la Mer, car le diable a envoyé le démon, emporté de fureur, car il sait que peu de temps lui reste. Que celui qui a de l'intelligence interprète le nombre de la bête, car c'est un nombre humain ; et ce nombre est 666 ;
      • Revelations (qui désigne l'Apocalypse en anglais, album Piece of Mind), mais le thème de cette chanson n'est pas directement concerné par le récit de St Jean. La chanson utilise plutôt les symboles chrétiens comme un premier niveau de lecture du texte, au côté de la mythologie hindoue et des théories mystiques de Aleister Crowley[17] ;
      • Moonchild, qui évoque les sept sceaux de l'apocalypse ainsi que Babylone, la prostituée écarlate. Mais le thème de la chanson se réfère d'abord au roman de Aleister Crowley du même nom[18].
  • la mythologie :
    • le mythe de Dédale et Icare est librement adapté dans Flight of Icarus (album Piece of Mind) mais le texte de la chanson prend de grandes libertés avec le mythe originel[20].
  • l'Histoire :
    • Gengis Khan (chanson éponyme), album Killers ;
    • la mort de Jules César, assassiné par Brutus (Tu quoque mi fili) aux Ides de mars en -44 pour The Ides of March sur l'album Killers ;
    • la vie d'Alexandre le Grand pour la chanson Alexander the Great, album Somewhere in Time ;
    • le bûcher des hérétiques cathares à Montségur pour la chanson Montsegur, album Dance of Death ;
    • les pèlerins du Mayflower dans The Pilgrim ;
    • la Bataille d'Angleterre pour la chanson Aces High, album Powerslave, 1984 ;
    • le débarquement de Normandie, le 6 juin 1944, dans Longest Day (A Matter of Life and Death) ;
    • le Projet Manhattan, la conception de la première bombe atomique ainsi que le bombardement d'Hiroshima dans Brighter Than a Thousand Suns ;
    • les Guerres indiennes en Amérique du Nord (vers 1860) pour la chanson Run to the Hills, album The Number of the Beast, 1982 ;
    • La Première Guerre mondiale dans Paschendale, album Dance of the Death (2003) ;
    • l'Horloge de la fin du monde pour la chanson 2 Minutes to Midnight, album Powerslave ;
    • les croisades pour la chanson For The Greater Good of God de l'album A Matter of Life and Death.

Membres[modifier | modifier le code]

Membres et discographie
Date Chant Basse Batterie Guitare Guitare Guitare Albums
1975 Paul Day Steve Harris Ron Matthews Dave Sullivan Terry Rance
1976 Dennis Wilcock Dave Murray
1977 Thunderstick Bob Sawyer
Terry Wapram
1978 Paul Di'Anno Doug Sampson The Soundhouse Tapes
1979 Cairns/Todd/Parsons
1980 Clive Burr Dennis Stratton Iron Maiden
1981 Adrian Smith Killers
1982 Bruce Dickinson The Number of the Beast
1983 Nicko McBrain Piece of Mind
1984 Powerslave
1985 Live After Death
1986 Somewhere in Time
1987
1988 Seventh Son of a Seventh Son
1989
1990 Janick Gers No Prayer for the Dying
1991
1992 Fear of the Dark
1993 A Real Live One, A Real Dead One, Live at Donington
1994 Blaze Bayley
1995 The X Factor
1996
1997
1998 Virtual XI
1999 Bruce Dickinson Adrian Smith
2000 Brave New World
2001
2002 Rock in Rio
2003 Dance of Death
2004
2005 Death on the Road
2006 A Matter of Life and Death
2007
2008
2009 Iron Maiden: Flight 666
2010 The Final Frontier
2011
2012
2013

Discographie[modifier | modifier le code]

Albums studio[modifier | modifier le code]

Légende

  • (*) Réédités en 1998

Albums live[modifier | modifier le code]

Légende

Compilations[modifier | modifier le code]

Légende

  • (***) Les différences entre la version de 2002 et celle de 2005 sont : inversion des pistes 3 et 4 (Flight of Icarus et The Trooper), suppression des pistes 9 à 11 (2002) (The Clairvoyant, Infinity Dreams et Holy Smoke), ajout des pistes 13 à 15 (2005) (Brave New World, Wildest Dreams et Rainmaker), changement de la version live de la piste 16 (Fear of the Dark (Rock in Rio → Death on the Road)).

Musique Jeu Vidéo[modifier | modifier le code]

Vidéographie[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jérôme Alberola (2009), Anthologie du hard rock, De Bruit, de fureur et de larmes, Camion Blanc (ISBN 978 -2- 35-779-000-1)
  • Mick Wall, Run To The Hills: The Authorized Biography of Iron Maiden[21], Sanctuary, Londres, 1997.
    • Première édition au format de poche[22] : Run To The Hills: The Official Biography of Iron Maiden, Sanctuary Books, Londres, avril 1998, 352 p., (ISBN 978-1-86074-666-6).
    • Deuxième édition au format de poche[22] : Run To The Hills: The Authorized Biography of Iron Maiden, Sanctuary, Londres, 2001, 359 p.-24 p. de planches illustrées, (ISBN 978-1-86074-287-3).
    • Traduction française : (fr) Iron Maiden : l'épopée des killers (traduction de Sébastien Raizer), éditions Camion blanc, Rozières-en-Haye, 2005, 377 p., (ISBN 978-2-910196-95-0), (notice BnF no FRBNF40020549m).
  • Iron Maiden, numéro spécial d'Hard-Rock Magazine, par Nelly Saupiquet, 1988
  • Petesch Jean-Philippe, Iron Maiden, Morceaux d'esprit, éditions Camion blanc, Rozières-en-Haye, 2009, 352 p., (ISBN 978-2-35779-004-9)
    • Iron Maiden, l'ED'dictionnaire, éditions Camion blanc, Rozières-en-Haye, 2010, 726 p., (ISBN 978-2-35779-068-1)
    • Iron Maiden, La tribu de la vierge de fer, éditions Camion blanc, Rozières-en-Haye, 2010, 544 p., (ISBN 978-2-35779-076-6)

Références à Iron Maiden[modifier | modifier le code]

  • Dans le roman World War Z, les soldats américains se « chauffent » en écoutant la chanson The Trooper, avant l'assaut des zombies. Le survivant décrit la scène : « après 4 minutes de ce rock là, nous étions chauffés à blanc, prêts, sur-excité ».
  • La chanson Teenage Dirtbag de Wheatus, dans le passage "Listen to Iron Maiden maybe with me"
  • Iron Maiden fait débat dans un chapitre de la bande dessinée Persepolis : peu après la révolution iranienne, les parents de la petite Marjane vont en Turquie faire des achats et lui demandent ce qu'elle voudrait. Elle demande notamment un poster d'Iron Maiden. La mère demande : "Iron Maiden ? Les quatre brutes là ?". Son père défend le groupe et la petite obtient son poster. Peu après, des gardiennes de la Révolution l'arrêtent pour ses "baskets punk". La scène est transformée dans le film, où la petite Marjane achète une cassette d'Iron Maiden sur un marché noir. Iron Maiden est ici le symbole de la nouvelle génération et de la liberté culturelle occidentale rejetée par le régime iranien.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « The Band », sur www.ironmaiden.com (consulté le 5 janvier 2014)
  2. La chanson "The Number of the Beast"
  3. l'exergue de l'album Piece of Mind
  4. La chanson "Revelations" ou "Moonchild"
  5. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q et r « Charts britannique du groupe »
  6. Information incertaine, une autre version de l'incident : Crosstown Traffic
  7. « Critique de l'album sur NIME »,‎ 30 avril 2005
  8. (en) Alastai Riddell, « Iron Maiden : Live After Death », Kerrang!,‎ 1er février 2008 (résumé)
  9. (en) « Critique sur AllMusic » : « Live After Death is easily one of heavy metal's best live albums »
  10. a, b, c, d, e et f « Charts françaises du groupe »
  11. Hollywood's Rock Walk
  12.  The History Of Iron Maiden - Pt. 1: The Early Days [DVD]. Sony.
  13. (en) Iron Maiden Guitar Tab Edition, Miami, Alfred Publishing Company,‎ 1994 (1re éd. 1999) (ISBN 978-0-7692-6019-8, OCLC 46986365)
  14. « IRON MAIDEN Bassist Talks About His Technique And Influences », Blabbermouth.net (consulté le 2008-04-25)
  15. (en) « Page d'information sur l'album [[Seventh Son of a Seventh Son]] sur le site The Iron Maiden Commentary' » (consulté le 13/12/2009)
  16. The Iron Maiden commentary:The prodigal son
  17. The Iron Maiden commentary
  18. The Iron Maiden commentary: Moonchild
  19. The Iron Maiden Commentary: The Wicker Man
  20. The Iron Maiden commentary
  21. Selon l’Integrated Catalogue de la British Library, la première édition de ce livre serait parue en 1997.
  22. a et b Édition non référencée dans l’Integrated Catalogue de la British Library.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]