Le Comte de Monte-Cristo

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Le Comte de Monte-Cristo
Image illustrative de l'article Le Comte de Monte-Cristo

Auteur Alexandre Dumas avec la collaboration d'Auguste Maquet
Genre Roman-feuilleton
Pays d'origine France
Date de parution 1844-1846

Le Comte de Monte-Cristo est un roman d’Alexandre Dumas, écrit avec la collaboration d’Auguste Maquet et achevé en 1844. Il est partiellement inspiré de faits réels, très lointainement empruntés à la vie de Pierre Picaud.

Le livre raconte comment, au début du règne de Louis XVIII, le 24 février 1815, jour où Napoléon quitte l'île d'Elbe, Edmond Dantès, jeune marin de dix-neuf ans[1], second du navire Le Pharaon débarque à Marseille pour s'y fiancer le lendemain avec la Catalane Mercédès. Trahi par des « amis » jaloux, il est dénoncé comme conspirateur bonapartiste et enfermé dans une geôle du château d'If, au large de Marseille. Après quatorze années, d'abord réduit à la solitude et au désespoir puis régénéré et instruit par un compagnon de captivité, l'abbé Faria, il réussit à s’évader et prend possession d'un trésor caché dans l’île de Monte-Cristo et dont l'abbé, avant de mourir, lui avait signalé l'existence. Riche et puissant désormais, Dantès se fait passer pour le comte de Monte-Cristo et entreprend méthodiquement de se venger de ceux qui l’ont accusé à tort et fait emprisonner.

Ce roman est, avec Les Trois mousquetaires, l’une des œuvres les plus connues de l’écrivain tant en France qu’à l’étranger. Il a d’abord été publié en feuilleton dans le Journal des débats du 28 août au 19 octobre 1844 (1re partie), du 31 octobre au 26 novembre 1844 (2e partie), enfin du 20 juin 1845 au 15 janvier 1846 (3e partie).

Résumé[modifier | modifier le code]

Marseille[modifier | modifier le code]

Edmond Dantès, jeune officier, revient d'un voyage à bord du Pharaon, navire appartenant à l'armateur Pierre Morrel. Il a dû remplacer le capitaine Leclère, décédé durant le voyage, des suites d'une fièvre cérébrale. Le 24 février 1815, c'est donc lui qui ramène le Pharaon dans le port de Marseille. À son arrivée, il est accueilli par Morrel qui lui promet de le nommer capitaine. Dantès est au comble du bonheur : il va ainsi pouvoir aider financièrement son vieux père et épouser sa belle fiancée, la Catalane Mercédès. Mais ce bonheur suscite la jalousie. Il y a tout d'abord Danglars, le comptable du bateau qui brigue le poste de capitaine du Pharaon, et aussi Fernand Mondego, un pêcheur d'origine catalane amoureux de Mercédès et repoussé par elle.

Aidés de Caderousse, voisin et ami de Dantès, Danglars et Fernand vont comploter pour se débarrasser d'Edmond. Profitant d'une escale que Dantès a faite à l'île d'Elbe pour satisfaire une des dernières volontés du capitaine Leclère, ils vont le faire passer pour un dangereux bonapartiste. Edmond Dantès est ainsi arrêté le jour de son mariage et interrogé par le substitut du procureur du roi, Gérard de Villefort.

« M. le Procureur du roi est prévenu, par un ami du trône et de la religion, que le nommé Edmond Dantès, second du navire le Pharaon, arrivé ce matin de Smyrne, après avoir touché à Naples et à Porto-Ferrajo, a été chargé, par Murat, d'une lettre pour l'usurpateur, et, par l'usurpateur, d'une lettre pour le comité bonapartiste de Paris.

On aura la preuve de son crime en l'arrêtant, car on trouvera cette lettre ou sur lui, ou chez son père, ou dans sa cabine à bord du Pharaon[2]. »

La lettre est écrite par Danglars et relue par Fernand devant un Caderousse de plus en plus ivre mais qui proteste néanmoins. Danglars lui affirme alors qu'il ne s'agit que d'une plaisanterie et fait semblant de froisser la lettre, que Fernand récupère pour la faire parvenir au Procureur.

Edmond Dantès est donc porteur d'une lettre qu'il ne sait pas compromettante et adressée à M. Noirtier, le père bonapartiste du substitut du procureur. S'en apercevant et quoique convaincu de l'innocence de Dantès, le substitut envoie Dantès directement au château d'If, comme prisonnier d'État. Villefort réussit ainsi à éviter la compromission que lui faisait courir le courrier bonapartiste adressé à son père et par la même occasion, il parvient, grâce à cette action spectaculaire, à être promu.

Captivité[modifier | modifier le code]

Dantès désespère dans sa terrible captivité jusqu'à songer au suicide. Il aura la chance (première manifestation de la « Providence ») de faire la connaissance de l'abbé Faria, un autre prisonnier qui, voulant s'évader, a creusé un tunnel durant sept ans. Hélas ! ce tunnel débouche non sur la mer mais dans la cellule de Dantès. L'abbé Faria, extraordinaire érudit, va se prendre d'amitié paternelle pour Dantès et lui donner une éducation exceptionnelle tant économique que politique, sociale, philosophique et mondaine. Par ailleurs le prêtre lui explique, grâce à une série de déductions[3], qu'il a été victime d'un complot tramé par Danglars et Mondego en présence de Caderousse, et lui révèle la participation postérieure mais décisive et non moins odieuse de Villefort. Faria lui fait part également d'un secret qui le fait lui-même passer pour fou aux yeux de ses geôliers : il est le dépositaire d'un immense trésor, celui des Spada, enfoui depuis des siècles dans l'île de Montecristo. Les deux prisonniers décident de préparer ensemble leur évasion, mais le vieux prêtre meurt et Edmond, pensant pouvoir s'échapper, prend sa place dans le sac où le corps a été cousu. Il vivra d'intenses moments de terreur en comprenant – trop tard – que, comme tous les prisonniers morts en captivité, il va être jeté à la mer avec aux pieds un boulet de trente-six[4].

Toutefois le couteau de l'abbé, dont il a eu soin de se munir, lui permet de s'échapper du sac et de recouvrer la liberté. Devenu richissime grâce au trésor des Spada, dont il prend possession, Dantès revient à Marseille. Il y apprend que son père est mort, sans doute de faim, et que sa fiancée Mercédès, croyant à son décès, a épousé Fernand, son cousin, qui habitait, comme elle, le quartier des Catalans[Note 1].

Préparation de la vengeance[modifier | modifier le code]

Armoiries.

Dantès mène une enquête discrète et vérifie tous les faits qu'avait déduits l'abbé Faria dans leur geôle[5].

Se faisant passer auprès de Caderousse – le moins impliqué (l'ivresse aidant) dans le complot – pour un abbé italien qui aurait assisté aux derniers moments de Dantès, il se fait raconter l'incroyable destinée de ses ennemis et leur fulgurante ascension sociale. Il donne enfin à Caderousse le diamant prétendument légué par Edmond. Il sauve ensuite de la ruine, sous les traits de lord Wilmore, l'armateur Morrel, qui a aidé son père et avait voulu, quatorze ans plus tôt, le nommer capitaine du Pharaon[6]. Puis il part pour l'Orient où il va, plusieurs années durant, étendre encore l'immense culture que lui avait donnée Faria, augmenter sa fortune colossale et mettre minutieusement au point sa vengeance.

En 1838, soit vingt-trois ans après son emprisonnement et neuf après son évasion, celui qui se fait appeler désormais le comte de Monte-Cristo a quarante-deux ans. En Italie, il organise l'enlèvement puis la libération du fils de Mercédès, le jeune vicomte de Morcerf, tombé dans les griffes du bandit romain Luigi Vampa. Entrant quelques mois plus tard dans la haute société parisienne, grâce à cette péripétie et à un train de vie d'un faste inouï, il se rapproche de ceux qu'il veut frapper. Il retrouve Danglars, qui s'est enrichi dans l'intendance de guerre et qui est devenu banquier et baron. Villefort, ancien substitut à Marseille, est procureur du roi à Paris, et Fernand, qui a épousé Mercédès, est devenu le comte de Morcerf et siège à la Chambre des pairs. Monte-Cristo va peu à peu réussir, par un long entrelacs de complots et de ruses, à les acculer au déshonneur, à la ruine et à la mort, à l'exception de Danglars, qu'il épargnera.

Le vengeur[modifier | modifier le code]

Fernand, l'ancien pêcheur catalan, n'est parvenu à s'enrichir et à obtenir son titre de noblesse (conféré par Louis-Philippe) qu'en trahissant d'abord Napoléon à la bataille de Ligny[7], puis son protecteur, Ali Tebelin, pacha de Janina, en les livrant, sa forteresse et lui, aux Turcs en échange d'argent et de prébendes. Monte-Cristo a retrouvé Haydée, la fille du pacha, et est parvenu à la sortir de l'esclavage où Fernand l'avait réduite pour se débarrasser d'un témoin gênant. Il l'amène à témoigner devant la Chambre des pairs qui juge Morcerf à la suite d'un article paru dans l'Impartial et intitulé On nous écrit de Janina (article évidemment inspiré par le comte). Déclaré coupable, chassé de la chambre des pairs et ne pouvant supporter son humiliation, Morcerf se suicide alors que Mercédès, accablée par la révélation de la trahison de Fernand, part avec son fils, abandonnant demeure, fortune, bijoux et rang social. Elle se réfugie à Marseille, dans la petite maison du père Dantès. Edmond lui en a fait cadeau, ainsi que du maigre pécule qu'il avait amassé en vue de leur mariage en 1815[8]. Albert de Morcerf, reniant son père après l'avoir défendu, s'engagera dans les spahis en prenant le nom de sa mère[9].

Dans le même temps, Monte-Cristo s'attaque à Danglars. Grâce à sa fortune et aux mauvais penchants du baron banquier, il va presque parvenir à le ruiner. Il s'arrange ensuite pour l'acculer, en vue se refaire, à donner – ou, plus exactement, à « vendre » – en mariage à sa fille Eugénie un prétendu aristocrate italien, le prince Benedetto Cavalcanti, personnage fabriqué de toutes pièces par le comte et supposé très riche par Danglars. La fiancée découvrira, le jour de la signature du contrat, que Benedetto n'est ni prince ni riche ni même italien : il s'agit d'un forçat évadé, fils adoptif de Bertuccio, le maître d'hôtel corse du comte. Benedetto est l'enfant adulterin que Villefort a eu avec Madame de Nargonne, devenue Madame Danglars. Le procureur avait cru son fils mort-né et l'avait enterré. Ayant déterré le nouveau-né, Bertuccio l'avait ramené à la vie et adopté.

Vient donc le tour de Villefort, dont l'épouse empoisonne, méthodiquement et un à un, les membres de sa belle-famille, afin que son fils Édouard soit seul héritier. Les poisons qu'elle utilise lui sont conseillés par Monte-Cristo[10]. Après avoir soupçonné sa fille Valentine, puis démasqué la coupable, Villefort lui ordonne de mettre fin à ses jours, sans quoi il requerra lui-même contre elle la peine de mort. Elle s'empoisonne donc mais, autant par vengeance que par amour insensé, elle tue également leur jeune fils. Villefort, après avoir montré à Edmond épouvanté le cadavre de l'enfant, perd la raison. Monte-Cristo a pu, entre-temps, empêcher Valentine de Villefort de mourir à son tour de la folie homicide de sa marâtre. Celle-ci aime et est aimée de Maximilien Morrel, le fils de l'armateur. Il parvient ensuite à les réunir et c'est à cette occasion, dans le palais troglodyte de Sinbad le Marin, sur l'île de Monte-Cristo, que Valentine lui révélera l'amour absolu que lui porte Haydée[11].

Entre-temps, Danglars, piégé par Monte-Cristo, et préférant une bonne banqueroute à une mauvaise prison, s'est enfui à Rome où le comte l'a fait enlever par le bandit Vampa en vue de lui prendre, repas après repas[12], les millions qu'il a volés aux hospices et ce à raison de « cent mille francs par souper ». Lorsque Danglars, à bout de faim et de soif, ayant tout donné à ses geôliers[13], voit apparaître ce « Maître » qui ordonne à Vampa lui-même, il reconnaît d'abord Monte-Cristo, puis enfin Edmond Dantès. Il se repent alors du mal qu'il a causé. Entre son enlèvement et ce repentir, il y a eu la mort du jeune Édouard de Villefort et Edmond, moralement ébranlé, accorde la grâce à son dernier ennemi. Il lui laisse son dernier argent et l'invite même à dîner : « Et maintenant, mangez et buvez ; ce soir je vous fais mon hôte »[14]. Abandonné ensuite en pleine campagne, à demi-fou, Danglars, se penchant sur un ruisseau pour y étancher sa soif, s'aperçoit qu'en une nuit ses cheveux sont devenus blancs. Il est ruiné mais sauf, alors que Caderousse et Morcerf sont morts et que Villefort a perdu la raison.

Une fois sa vengeance accomplie mais torturé de questions sur le droit de se faire justice, de se substituer à Dieu, Monte-Cristo repart pour l'Orient en compagnie de la femme qu'il aime, qui, peut-être, lui fera retrouver une sérénité mise à mal par la mort injuste du jeune Édouard. Il a richement doté Valentine et Maximilien et leur a fait cadeau de son île en ne leur laissant qu'un bref message : « Attendre et espérer ! »[15].

Contexte politique[modifier | modifier le code]

Les liens de Dumas avec le bonapartisme étaient contradictoires. Son père, fils d'une esclave noire de Saint-Domingue, devenu général sous la Révolution avait été destitué de son grade par Bonaparte, à la suite de l'insurrection de l'île dont il était originaire ; en 1848, Dumas soutient Cavaignac aux élections contre Louis-Napoléon Bonaparte et, en 1851, il est opposé au coup d'État.

Dans un petit écrit publié en 1857, État civil du Comte de Monte-Cristo[Note 2], Alexandre Dumas raconte que l’idée du roman lui est venue à un moment où il avait des contacts fréquents et intimes avec des membres de la famille Bonaparte. Dumas se trouvait en 1841 à Florence où résidait également le prince – et ex-roi de WestphalieJérôme Bonaparte, frère de Napoléon Bonaparte. Dumas était un visiteur quotidien dans la maison du prince et lorsque le fils de Jérôme, Napoléon, revint d’Allemagne pour vivre dans la maison paternelle, son père demanda à Dumas d’accompagner le jeune homme en voyage en Italie. Ce qui fut fait. Les deux voyageurs visitèrent ainsi l'île d'Elbe, partant de Livourne dans un petit bateau. Après Elbe, ils voulurent chasser et mirent le cap sur l’île de Monte-Cristo. Finalement ils se contentèrent d’en faire le tour, car l’aborder les aurait contraints à une quarantaine au retour, l'île étant en « contumace ». Le jeune prince aurait demandé à Dumas : « À quoi cela sert-il de faire le tour de cet îlot ? » et l’écrivain aurait répondu : « À donner, en mémoire de ce voyage que j’ai l’honneur d’accomplir avec vous, le titre de L’Île de Monte-Cristo à quelque roman que j’écrirai plus tard »[16].

Depuis une année les cendres de Napoléon Ier étaient en France. Le bonapartisme avait donc un centre qui allait devenir lieu de culte et pèlerinage. Un autre neveu de Napoléon Ier, Louis-Napoléon, était en prison pour avoir ourdi d'assez ridicules tentatives de coups d’État en 1836 et 1840[Note 3]. Il réussit à s’échapper en 1846 – sous déguisement – et s’exila en Angleterre. Puis il revint en France pour se joindre au mouvement républicain en 1848 et devenir le premier président de la République française. Bien qu'il n'eût aucune expérience politique, il fut élu avec une énorme majorité, (mais contre l’avis de Dumas, qui était dans le camp de Cavaignac). Or, le triomphe du roman de Dumas se situe dans les années 1844 à 1848. Son statut de livre à succès mondial fut rapidement acquis et déjà en 1848 le roman était traduit et connu dans le monde entier[17]. Il existe donc à la fois une similarité entre les destins d’Edmond Dantès et de Napoléon III (le prisonnier à vie qui s’évade et revient dans le monde comme un être puissant et impénétrable) et une simultanéité entre la création du roman et l’avènement du Second Empire. Dumas n’explique pas cette similarité et il ne mentionne pas dans l'État-civil du Comte de Monte-Cristo qu'il a visité le jeune Louis-Napoléon dans sa prison à Ham[18].

Le Comte de Monte-Cristo et le bonapartisme : chronologie

  • Le général Dumas
    • 1793 : Thomas Alexandre Dumas devient général dans l'armée de la première République.
    • 1794 : Il désapprouve publiquement les massacres perpétrés dans l'ouest de la France.
    • 1795-97 : Il jouit d'une grande célébrité. Se bat sous les ordres de Napoléon.
    • 1802 : Épuration raciale de l'armée de l'Empire qui a rétabli l'esclavagisme.
    • 1802 : Naissance de son fils, Alexandre Dumas « père ».
    • 1806 : Th. A. Dumas meurt accablé par l'injustice de l'Empire.
  • Dumas père
    • 1832 : Le fils de Napoléon Ier meurt et la lignée directe de l'empereur s'éteint avec lui.
    • 1836 : A. Dumas est déjà un écrivain célèbre.
    • 1836 : Premier putsch de Louis-Napoléon, âgé de 28 ans.
    • 1840 : 10 juin. Une loi décide que les cendres de Napoléon Ier doivent être ramenées en France.
    • 1840 : 6 août. Deuxième tentative de Louis-Napoléon. Condamné à la prison à vie, il devient connu comme prétendant au trône impérial.
    • 1841 : Dumas vit à Florence et fréquente l'ex-roi Jérôme et son fils Napoléon.
    • 1841-44 : Le roman est conçu et écrit.
    • 1846 : Le roman est déjà traduit et extrêmement populaire.
    • 1846 : Louis-Napoléon s'enfuit de la citadelle de Ham.
    • 1848 : Deuxième République. Louis-Napoléon est élu président de la République mais Dumas ne vote pas pour lui.
    • 1857 : Publie État civil du Comte de Monte-Cristo.

Équivalences[modifier | modifier le code]

  • 1 pied soit env. 32 cm
  • 1 pouce soit env. 25,4 mm
  • 1 toise soit env. 115 cm
  • 1 brasse anglaise soit env. 192,8 cm
  • 1 brasse française soit env. 142 cm
  • 1 lieue kilométrique soit 4 km
  • 1 lieue de terre soit 4'445 m (1 25e de degré)
  • 1 lieue marine soit 5'556 m (1 20e de degré)
  • 1 lieue de poste soit 3'898 m
  • 1 livre anglaise soit 453 g
  • 1 livre française soit 489,5 g

Principaux personnages[modifier | modifier le code]

  • Edmond Dantès, au départ second du Navire "le Pharaon" et futur capitaine de celui ci, alias comte de Monte-Cristo, lord Wilmore, abbé Giacomo Busoni (Zaccone[Note 4]), Sinbad le Marin. Dantès est dénoncé par ses « amis » Fernand et Danglars comme espion bonapartiste, il est envoyé au château d'If, la prison située au large de Marseille (il y sera même maintenu par Villefort durant les Cent-Jours[19]. Pour reconstituer la vérité sur le crime qui lui a fait perdre quatorze années de sa vie, il prendra de nombreux déguisements et mènera ses plans de très longue main en Italie.
  • Mercédès Herrera, ou la comtesse de Morcerf, ex-fiancée d’Edmond devenue, convaincue de sa mort et par désespoir, l'épouse de Fernand Mondego, futur comte de Morcerf. De ce mariage naîtra Albert de Morcerf. Elle sera la seconde (après le père Morrel) à reconnaître Dantès sous le nom de "comte de Monte-Cristo".
  • Fernand Mondego, pêcheur catalan, l'un des dénonciateurs d'Edmond. Il est devenu comte de Morcerf et pair de France. Il a, par cautèle persuasive, épousé Mercédès en la convainquant de la mort d'Edmond.
  • Danglars, ancien commis aux écritures, jaloux de tous et de tout, arriviste délirant et crapule universelle. Il sait faire profit de tout et de tous. Il a épousé la veuve de monsieur de Nargonne, qui a déshonoré son mari (en le trompant avec Villefort), ce qui d'après Danglars a fortement contribué à la mort de l'époux[20]. Il est devenu un banquier richissime grâce, entre autres malversations, à la campagne d'Espagne et à ses conséquences qu'il a largement exploitées au profit de ses divers trafics et spéculations. Mari plus que complaisant, il est en outre admirablement renseigné sur la politique intérieure et extérieure du gouvernement par l'amant de sa femme, Lucien Debray, secrétaire particulier (et fort indélicat) du ministre de l'Intérieur.
  • Gérard de Villefort, substitut du procureur à Marseille, fait rapidement procureur du Roi à Paris (ce qui est une promotion exceptionnelle[Note 5]). C'est lui qui a fait jeter Edmond au secret pour protéger son père (Noirtier) et sa propre carrière. En effet, son père est un ancien Conventionnel et un bonapartiste enragé réduit à la demi-solde. C'est à lui qu'est destinée la lettre remise au défunt commandant du Pharaon par le Grand Maréchal Bertrand à l'île d'Elbe, lettre qui est l'élément matériel de la dénonciation.
  • Maximilien Morrel, officier de spahis, protégé du comte de Monte-Cristo, l'un des enfants du père Morrel, honnête et vertueux armateur sur un des navires duquel Dantès a servi comme second, et seul à avoir aidé son vieux père tombé dans la misère. Monte-Cristo sauvera l'armateur Morrel du suicide en lui rendant (sous l'apparence de lord Wilmore « assisté » par Sinbad le marin) la bourse autrefois donnée par lui au vieux Dantès, bourse garnie par lui d'un diamant (pour dot de sa fille Julie, sœur de Maximilien) et de traites acquittées en remise totale des dettes de l'armement Morrel auprès de la Maison Thomson & French de Londres, créancière de l'armateur.
  • L'abbé Faria, prisonnier au château d'If depuis de nombreuses années lorsque Dantès y arrive. Il transmet à Edmond une large part de son immense savoir, l'éveille au raisonnement logique et lui révèle l'emplacement d'un trésor caché depuis très longtemps sur l'île de Monte-Cristo. Sa mort permettra l'évasion audacieuse d'Edmond et le rendra riche.
  • Albert de Morcerf, fils de Mercédès et de Fernand. Il devient l'ami de Monte-Cristo à la suite d'une aventure entièrement instrumentée par le comte à Rome.
  • Gaspard Caderousse, voisin de Dantès, ancien tailleur ruiné après l'arrestation d'Edmond, devenu propriétaire de l’Auberge du Pont-du-Gard. Il témoigne auprès de « l'abbé Busoni » : ce sont Danglars et Fernand qui en sa présence ont provoqué la chute d'Edmond et donc la mort de son père en composant et adressant la lettre de dénonciation. Il confesse deux erreurs : en état d'ivresse, avoir d'abord cru naïvement à une plaisanterie, puis le lendemain avoir égoïstement et en toute connaissance de cause laissé se dérouler l'arrestation par crainte de « la politique telle qu'elle se faisait à l'époque ». Il s'est marié depuis avec Madeleine Radelle dite la Carconte. « L'abbé Busoni » lui offrira, pour prix de ses « confidences », un diamant supposé « légué » par Dantès mourant et qui, loin de faire sa fortune, l'enfoncera d'un degré de plus dans sa déchéance.
  • Haydée, officiellement l'esclave du comte de Monte-Cristo. Elle est la fille d'Ali Tebelin, pacha de Janina, et a été vendue aux Turcs par Fernand à la suite de sa trahison. Monte-Cristo l'a sauvée en la rachetant au marchand El Kobbir afin de perdre Morcerf.
  • Bertuccio, corse, ancien contrebandier et homme d'honneur à sa manière. Majordome et factotum du comte de Monte-Cristo. Il est le père adoptif de Benedetto qu'il a sauvé alors qu'il était nouveau-né et que son père adultérin, Gérard de Villefort, allait l'enterrer vivant. Bertuccio avait déclaré jadis la Vendetta au procureur et le blessa ce jour-là grièvement d'un coup de couteau, pensant le tuer.
  • Benedetto, entièrement fabriqué prince Andrea Cavalcanti par Monte-Cristo pour frapper à la fois Danglars et Villefort. Fils illégitime de Villefort et de madame de Nargonne, veuve devenue madame Danglars. Fils adoptif de Bertuccio.
  • Noirtier de Villefort, père du très royaliste procureur Villefort, ancien Conventionnel anobli par l'Empereur et ci-devant sénateur d'Empire réduit à la demi-solde. Le plus souvent désigné simplement comme Noirtier pour éviter la confusion avec son fils, il est le destinataire de la lettre compromettante remise à l'île d'Elbe par le Grand Maréchal Bertrand au capitaine Leclère, commandant du Pharaon, et rapportée à Marseille par Edmond après la mort du capitaine durant le voyage de retour. Après la sortie de prison de Dantès, il concentre toute son affection sur sa petite fille. Malgré son infirmité (il va être atteint du syndrome d'enfermement), il va se battre pour qu'elle épouse Maximillien Morrel (qu'elle aime) plutôt que Franz d'Epinay (ami du vicomte de Morcef et du comte de Monte Cristo).
Les relations entre les personnages du Comte de Monte-Cristo

Personnages anecdotiques[modifier | modifier le code]

  • Luigi Vampa, bandit romain dont le quartier général, les geôles et les cuisines se trouvent dans les catacombes de Saint-Sébastien ou sous les ruines des thermes de Caracalla, il lit les Commentaires de César et les Lettres à Lucilius de Sénèque dans le texte, commande à une terrible bande et ne se reconnaît qu'un seul maître, Monte-Cristo qui a sauvé l'un de ses amis de l'exécution à laquelle il était promis[21]. La biographie de Vampa est minutieusement détaillée[22] à Franz d'Épinay et Albert de Morcerf par « Maître » Pastrini, leur hôtelier romain. On y découvre le lien qui l'unit depuis longtemps à Monte-Cristo.
  • Lucien Debray, secrétaire particulier du ministre de l'Intérieur et crapule particulièrement policée. Il est l'amant de Madame Danglars qu'il renseigne sur les affaires internationales ce qui leur permet de boursicoter de concert avec l'argent du banquier dans une « […]roulette où l'on gagne toujours sans miser jamais ! » comme dit joliment Danglars à sa femme lorsque la tendance s'inverse fâcheusement par la faute de Monte-Cristo et du Télégraphe Chappe.
  • Beauchamp, jeune mais influent journaliste à l'Impartial, feuille d'opinion plutôt d'opposition à Louis-Philippe. C'est dans L'Impartial que sera publié le fameux article « On nous écrit de Janina », suscité par le comte et qui déclenchera le scandale d'Albert de Morcerf, le fils de Fernand. Provoqué par Albert, Beauchamp diligentera une enquête confirmant et aggravant lourdement les premiers soupçons. Par amitié pour le jeune vicomte, il accepterait bien d'étouffer l'affaire mais, passant à la vitesse supérieure, le comte, toujours incognito, a alerté l'ensemble de la presse parisienne et l'Impartial ne pourra plus reculer, provoquant ainsi le duel avorté entre Albert et le comte puis le déshonneur et le suicide de Fernand.
  • Le « major » Cavalcanti, fripouille sympathique et inoffensive, envoyé à Monte-Cristo par l'abbé Busoni. Il n'est évidemment pas plus « major » que « Cavalcanti » mais accepterait aussi bien d'être l'ange Gabriel pour la moitié de ce que le comte lui donne. Busoni lui a remis des papiers confirmant non seulement cette noble identité mais également celle de son fils odieusement enlevé enfant par d'affreux bandits et que le comte va lui permettre enfin de serrer sur son cœur[23]. Ce « fils » si opportunément retrouvé, c'est Benedetto, compagnon de chaîne de Caderousse au bagne de Toulon qui va devenir, par la grâce du comte et de façon très éphémère, ce prince Andréa Cavalcanti qui perdra successivement Caderousse en le tuant, Danglars en le ruinant et Villefort en le déshonorant !
  • Barrois, serviteur personnel du père Noirtier de Villefort qui vit reclus chez son fils depuis qu'il est tétraplégique. Avec Valentine, petite-fille du vieillard, il est seul à pouvoir le comprendre. Il mourra à la place de son maître, empoisonné par madame de Villefort qui ignore que celui-ci est « mithridatisé » par la brucine que lui administre son médecin, le docteur d'Avrigny.
  • la Marquise de Saint-Méran, première belle-mère de Villefort. Elle n'a les honneurs de la citation qu'au tout début du roman[24] lors du mariage de sa fille et vers à la fin, lors de sa mort, la deuxième d'une série après son mari[25]. Elle sera, elle aussi, l'instrument de la Providence en s'obstinant à vouloir marier sa petite-fille Valentine au jeune baron Franz de Quesnel d'Épinay, fils d'un général royaliste tué en duel par Noirtier.
  • Docteur d'Avrigny, excellent médecin et diagnosticien remarquable. Il soigne Noirtier à la brucine et l'a donc en même temps et sans le savoir immunisé contre les poisons administrés par l'épouvantable madame de Villefort. C'est lui qui décèlera le premier l'origine criminelle de la mort des Saint-Méran puis de Barrois. Accusant tout d'abord la fille du magistrat, il répand un climat de terreur dans l'hôtel de Villefort puis, Valentine empoisonnée à son tour, il ouvrira les yeux du procureur dont la volonté de faire justice aboutira à la mort de son fils et à sa folie.
  • Général Flavien de Quesnel, baron d'Épinay, général d'Empire fait baron par Louis XVIII. Officier royaliste que quelques bonapartistes ont cru à tort des leurs. Ce personnage « secondaire », autre instrument de la Providence, est le seul qui n'apparaisse pas « physiquement » dans le roman. Et pour cause : il est mort le 5 février 1815[26], soit trois semaines avant l'arrivée du Pharaon dans le port de Marseille. Il fait l'objet de l'un des plus beaux chapitres[27] du roman dans lequel l'extraordinaire volonté de Noirtier va s'employer, malgré son terrible handicap, à faire échouer le mariage de sa petite-fille avec le fils du général en lui révélant que c'est lui-même qui a tué son père en duel à la sortie d'une réunion du club bonapartiste de la rue Saint-Jacques, où le général avait refusé de se rallier à l'Empereur protestant hautement de sa fidélité au roi.

Exploitation touristique[modifier | modifier le code]

Le Château d'If en 2009

Des visites de la « cellule d’Edmond Dantès » sont encore organisées de nos jours au Château d'If, au large de Marseille. Le réalisme est poussé jusqu'à avoir creusé une galerie entre la cellule supposée de Dantès et celle de l'abbé Faria.

En 2011, certains circuits touristiques s'intéressent de près à Edmond Dantès, au point de proposer une visite du centre-ville de Marseille "sur les pas de Dantès"[28].

/* Pour commémorer l'évasion du comte de Monte-Cristo, une traversée à la nage entre le chateau d'If et Marseille est organisé tous les ans en juin. Environ 750 nageurs participent pour une distance de 5 KM/

Adaptations et inspirations fictionnelles[modifier | modifier le code]

Au théâtre[modifier | modifier le code]

Alexandre Dumas a tiré trois drames de son roman :

Par ailleurs, Monte Cristo est une adaptation faite par Jacques Weber, et créée à la grande halle de la Villette, le 24 avril 1987.

Au cinéma[modifier | modifier le code]

Source : Revue Travelling no 41, février/mars 1974, consacrée à Alexandre Dumas au cinéma.

À la télévision[modifier | modifier le code]

En animation[modifier | modifier le code]

  • 2004 : Gankutsuou (le Roi de la Caverne), série d’animation japonaise en 24 épisodes réalisée par Mahiro Maeda
  • 2007 : les Simpson, Le Comte de Monte Costo, saison 18 épisode 11 : La Vengeance est un plat qui se mange trois fois.

Résumé : Moe, jaloux de la vie d'Homer, le fait accuser à tort de trahison envers son pays. Homer est alors envoyé en prison au château d'If où il aura tout le temps d'échafauder un plan pour faire payer Moe…

En comédie musicale[modifier | modifier le code]

En musique[modifier | modifier le code]

En bande-dessinée[modifier | modifier le code]

  • Mickey à travers les siècles T6 : Mickey et le vrai comte de Monte-Cristo (Hachette, 1971)
  • Yves Sente et Grzegorz Rosinski, La vengeance du comte de Skarbeck (Dargaud), deux chapitres.
    1. Deux mains d'or, 2004.
    2. Un cœur de bronze, 2005.
  • Dantès, de Pierre Boisserie, Philippe Guillaume et Erik Juszezak (Dargaud)
    1. La Chute d’un trader (2007)
    2. Six années en enfer (2008)
    3. Le Visage de la vengeance (2009)
    4. Pour solde de tout compte (2010)
    5. Le Complot politique (2011)
    6. L'affrontement final (2012)

Suites romanesques[modifier | modifier le code]

  • Jules Lermina, Le Fils de Monte-Cristo, Paris, 1878.
  • François Tallandier, Mémoires de Monte-Cristo, Paris, 1994.

Divers[modifier | modifier le code]

Plusieurs romanciers ont, après Dumas, repris le thème du prisonnier qui s'évade pour se venger de l'accusation crapuleuse portée contre lui.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Quartier mitoyen de Marseille où vivait, plus ou moins repliée sur elle-même, une très importante communauté hispanique à dominance catalane.
  2. Se trouve comme annexe dans l'édition de la Pléiade .
  3. Dumas a trouvé le moyen de mentionner le nom de la citadelle où était enfermé le jeune Napoléon III : Ham, ce qui est autant plus significatif que c'est sans lien avec l'action. p. 140 dans l'édition de la Pléiade.
  4. Zaccone serait le patronyme véritable de Monte-Cristo, du moins selon Busoni interrogé incognito par Villefort après l'épisode du dîner d'Auteuil.
  5. Due très largement aux renseignements recueillis grâce à la lettre de l'île d'Elbe et rapidement transmis à Louis XVIII, et à l'immédiate et définitive mise au tombeau de Dantès.
  6. La production s'est interrompue pendant la guerre.
  7. Albert Valentin reprend ici et adapte la « vraie » histoire du Diamant de la vengeance.
  8. Jules Verne l'affirma explicitement et dédia à ce titre par courrier son livre à son ami Alexandre Dumas-fils qui en réponse le salua en le qualifiant de "véritable fils de son père".

Références[modifier | modifier le code]

  1. Chapitre VII, Volume I, p. 84.
  2. Chapitre IV, Volume I, p. 45.
  3. Chapitre XVII, Volume I, p. 225 à 230.
  4. Chapitre XX, Volume I, p. 282.
  5. En particulier Chapitre VII, Volume II, p. 88.
  6. Chapitre I, Volume I, p. 11.
  7. Chapitre VI, Volume II, p. 72.
  8. Chapitre XIV, Volume V, p. 207-208.
  9. Chapitre IX, Volume VI, p. 127.
  10. Chapitre XIV, Volume III.
  11. Chapitre XX, Volume VI, p. 273.
  12. Chapitre XVIII, Volume VI.
  13. Chapitre XIX, Volume VI, p. 256.
  14. Chapitre XIX, Volume VI, p. 257.
  15. Chapitre XX, Volume VI, p. 278.
  16. Claude Schopp, « Le Véritable Monte Cristo », émission Au cœur de l'histoire sur Europe 1, 18 mai 2012.
  17. Traduction en danois : 1845-1848 ; en anglais : 1846. Les dates témoignent du succès immédiat du roman. Pour l'étendue de ce succès les chiffres manquent. La préface de l'édition de la Pléiade note qu'il y a eu, avant 1972, 28 adaptations cinématographiques, et que les rééditions sont innombrables.
  18. Pierre Milza, Napoléon III, Perrin, Paris, 2004.
  19. Chapitre I, Volume XIII, p. 157.
  20. « Cela veut dire, madame, que M. de Nargonne, votre premier mari, n’étant ni un philosophe ni un banquier, ou peut-être étant l’un et l’autre, et voyant qu’il n’y avait aucun parti à tirer d’un procureur du roi, est mort de chagrin ou de colère de vous avoir trouvée enceinte de six mois après une absence de neuf. […] Pourquoi, au lieu de tuer, s’est-il fait tuer lui-même ? » (Chapitre VIII, Volume IV, p. 103).
  21. Chapitre XIV, Volume II, p. 265.
  22. Chapitre XII, Volume II, p. 181 à p. 214.
  23. Chapitre XVII, Volume III.
  24. Chapitre VI, Volume I.
  25. Chapitre XVI, Volume IV.
  26. Chapitre XVIII, Volume IV, p. 251.
  27. Chapitre XVIII, Volume IV.
  28. « http://www.marselladantes.com » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?).
  29. « http://www.lecomtedemontecristo.net » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?).
  30. Sito ufficiale di Jocelyn Hattab:autore, conduttore e regista tv.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :