Gémenos

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Gémenos
Vue du village de Gémenos
Vue du village de Gémenos
Blason de Gémenos
Blason
Administration
Pays Drapeau de France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Bouches-du-Rhône
Arrondissement Marseille
Canton Aubagne-Est
Intercommunalité Communauté urbaine Marseille Provence Métropole
Maire
Mandat
Roland Giberti (Nouveau Centre)
2008-2014
Code postal 13420
Code commune 13042
Démographie
Population
municipale
6 137 hab. (2010)
Densité 187 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 17′ 46″ N 5° 37′ 37″ E / 43.2961111111, 5.6269444444443° 17′ 46″ Nord
       5° 37′ 37″ Est
/ 43.2961111111, 5.62694444444
  
Altitude Min. 104 m — Max. 1 041 m
Superficie 32,75 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.mairie-gemenos.fr

Gémenos (en occitan provençal : Gèmas selon la norme classique ou Gèmo selon la norme mistralienne) est une commune française, située dans le département des Bouches-du-Rhône et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Ce village est traversé par la route départementale 396.

Sommaire

Géographie [modifier]

Situation [modifier]

Gémenos est situé à 20 kilomètres à l'est de Marseille, au pied du massif de la Sainte-Baume. Le village est niché contre les contreforts de la Sainte-Baume, au débouché du vallon de Saint-Pons, arrosé par le Fauge. Le village est exposé à l'ouest, en bordure d'une plaine alluviale de l'Huveaune, face à Aubagne qui en occupe l'extrémité opposée. Il bénéficie d'un micro-climat particulièrement doux, en hiver comme en été.

Communes limitrophes [modifier]

Communes limitrophes de Gemenos
Roquevaire Auriol Plan-d'Aups-Sainte-Baume
Aubagne Gemenos Cuges-les-Pins
Marseille Roquefort-la-Bédoule Aubagne

Histoire [modifier]

Histoire ancienne [modifier]

L'acte de propriété du 9 février 984 de Wilhem, comte de Marseille, signale pour la première fois l'existence, à l'entrée du vallon de Saint-Pons, d'un castrum appelé Geminas.
En 1205, l'Évêque de Marseille, Rainier, fonde une abbaye cistercienne, l'Abbaye de Saint-Pons de Gémenos, avec le chapitre de Marseille et confie cette maison à une noble dame prénommée Garsende ou Gersende. Ce lieu sera un centre de développement spirituel et économique important.

Guigonet Jarente (av.1360-ap.1402), notaire originaire de Selonnet (Baillie de Barcelonnette), fut seigneur de Gémenos et de Montclar[1], et familier de la reine. Sa longue carrière administrative fut récompensée par les souverains par de nombreux cadeaux. Il reçut de la reine Jeanne, donation des fours de Seyne en 1379, ainsi que l'albergue de cette ville en 1380[2]. En 1374, il fut élu conseiller du sénéchal et ambassadeur auprès du pape[3].

Vers le XVe siècle, Geminas est déserté.

C'est en 1563 que les marquis d'Albertas, Nicolas et son frère Gaspard, italiens d'origine, acquièrent la seigneurie de Gémenos et sont à l'initiative de Gémenos sous sa forme moderne.

Histoire récente [modifier]

De 1927 à 1958, Gémenos a été relié à Aubagne par une ligne de trolleybus, une des toutes premières en France.

Héraldique [modifier]

Armes de Gémenos

Les armes peuvent se blasonner ainsi :

D'argent, à un arbre de sinople, planté au milieu d'une terrasse du même et au pied de l'arbre, deux petits enfants, d'or, assis et s'entretenant.

Politique et administration [modifier]

Population et société [modifier]

Démographie [modifier]

En 2010, la commune comptait 6 137 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 408 1 115 1 229 1 447 1 832 1 835 1 802 1 809 1 861
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 815 1 752 1 660 1 486 1 534 1 564 1 554 1 468 1 498
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 555 1 510 1 444 1 520 1 430 1 437 1 547 2 008 2 194
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2010
2 597 2 807 3 029 4 548 5 025 5 481 5 882 6 007 6 137
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1962[4] puis Insee à partir de 1968[5].)

Histogramme de l'évolution démographique


Manifestations culturelles et festivités [modifier]

  • Le Festival Les Arts Verts se déroule chaque été dans le théâtre de verdure. De fameux chanteurs et comiques viennent s'y produire chaque année.
  • La Saint-Eloi est une des principales manifestations culturelles du village.

Personnalités liées à la commune [modifier]

Jumelage [modifier]

La commune de Gémenos est jumelée avec Drapeau de l'Italie Bagnolo In Piano (Italie) et Drapeau de l'Allemagne Heuchelheim (Allemagne).

Économie [modifier]

Industrie [modifier]

Un gros imprimeur est implanté à Gémenos : Horizon, spécialisé dans l'édition de romans et beaux livres, les catalogues, et l'imprimerie institutionnelle. Elle emploie une cinquantaine de personnes[6],[7]. Deux autres imprimeries portent le total des effectifs du secteur de l'imprimerie dans la commune à environ 70 employés[7].

Culture et patrimoine [modifier]

L'église paroissiale, placée sous le vocable de Saint-Martin, patron du village, possède des vitraux anciens ou copies d'anciens. Elle était sous la dépendance de l'Abbaye.

Les fontaines sont nombreuses dans le village ; la municipalité a organisé un circuit de visite de ces fontaines.

Au nord du village, on peut voir le château de la fin du XVIIe siècle et le prieuré de Saint-Jean de Garguier (ne se visitent pas), et, dans la colline, la chapelle Saint-Clair.

À l'est, au creux du vallon, le domaine de Saint-Pons est un parc départemental dont la fraîcheur en été contraste avec la chaleur sèche de la plaine et des montagnes voisines. On peut y voir l'abbaye de Saint-Pons de Gémenos, de l'ordre de Cîteaux, fondée vers 1205 et qui recevait des moniales, un ancien château fort, et une chapelle du XIIIe siècle. Il y a aussi les traces d'un passé industriel (papeterie, verrerie créé en 1799 par Pons Grimblot et tannerie).

Plus à l'est, les contreforts de la Sainte-Baume abritaient d'anciennes glacières, dont une est encore visible à l'aplomb du pic de Bertagne.

Le pic de Bertagne (altitude 1041 mètres), extrémité ouest du massif de la Sainte-Baume, est le point culminant des Bouches du Rhône. Il offre un panorama exceptionnel vers la baie de Marseille et le massif des Calanques.

Plusieurs sentiers de randonnées sont balisés au départ du village et du parc de Saint-Pons. Le GR 98 monte du col de l'Ange (sur la RN 8) jusqu'au pic de Bertagne, et poursuit sur la crête vers l'est.

C'est aussi à Gémenos que Honoré de Balzac place une de ses héroïnes, Renée de Maucombe dans le rôle de faire valoir de son amie Louise de Chaulieu restée à Paris, dans un passionnant miroir entre les gloires et déboires de la vie mondaine et la sagesse teintée de douceur et de mélancolie de la vie de province (Mémoires de 2 jeunes mariées 1840).

Notes et références [modifier]

Notes [modifier]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références [modifier]

  1. Cortez, les grands officiers, p.253
  2. B5f,221v-223v
  3. B5f,107
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
  6. Imprimerie Horizon, Groupe Vilo, consulté le 18 juillet 2012
  7. a et b Parc d'activités de Gémenos, « Edition-Imprimerie », consulté le 18 juillet 2012

Voir aussi [modifier]

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Articles connexes [modifier]

Liens externes [modifier]