La Motte (Var)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir La Motte.
La Motte
Le village illuminé
Le village illuminé
Blason de La Motte
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Var
Arrondissement Draguignan
Canton Draguignan
Intercommunalité Communauté d'agglomération dracénoise
Maire
Mandat
Valérie Marcy
2014-2020
Code postal 83920
Code commune 83085
Démographie
Gentilé Mottois, Mottoises [1]
Population
municipale
2 948 hab. (2011)
Densité 105 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 29′ 41″ N 6° 32′ 09″ E / 43.494722, 6.535833 ()43° 29′ 41″ Nord 6° 32′ 09″ Est / 43.494722, 6.535833 ()  
Altitude 60 m (min. : 10 m) (max. : 320 m)
Superficie 28,12 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Var

Voir sur la carte administrative du Var
City locator 14.svg
La Motte

Géolocalisation sur la carte : Var

Voir sur la carte topographique du Var
City locator 14.svg
La Motte

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
La Motte

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
La Motte

La Motte est une commune française située dans le département du Var et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Géographie[modifier | modifier le code]

Bordée par la rivière de l'Endre à l'Est, la Motte est située à 10 km au sud-est de Draguignan, à 17 km à l'ouest de Fréjus et à 4 km au nord de l'autoroute.

Sismicité[modifier | modifier le code]

Il existe trois zones de sismicités dans le Var :

  • Zone 0 : Risque négligeable. C'est le cas de bon nombre de communes du littoral varois, ainsi que d'une partie des communes du centre Var. Malgré tout, ces communes ne sont pas à l'abri d'un effet tsunami, lié à un séisme en mer.
  • Zone Ia : Risque très faible. Concerne essentiellement les communes comprises dans une bande allant de la Montagne Sainte-Victoire, au Massif de l'Esterel.
  • Zone Ib : Risque faible. Ce risque le plus élevé du département (qui n'est pas le plus haut de l'évaluation nationale), concerne 21 communes du nord du département.

La commune de La Motte est en zone sismique de très faible risque "Ia" [2].

Toponymie[modifier | modifier le code]

La Motte s'écrit La Mota en provençal classique et La Moutto selon la norme mistralienne[réf. nécessaire].

Histoire[modifier | modifier le code]

La vie à La Motte s'est forgée au pied de la tour de l'Horloge, à partir de ces pierres de tuf avec lesquelles le vieux village a été construit.

À l'origine, de 1030 à 1039, le bourg figurait sous le nom de "Motta-Lamberti", dans une charte des XIe et XIIe siècles.

Le prieuré de "Motta" (en provençal "Moutto") fut cédé par le chapitre de Saint-Victor à l'abbé Le Blance, prieur de La Celle, en remerciement d'une autre cession.

Les terres de La Motte furent inféodées en 1201 à celles de Trans, en faveur des Villeneuve, et englobées dans les dépendances du marquisat érigé en 1505.

Un peu plus tard, la commune obtint son autonomie, et augmenta son territoire au lendemain de la Révolution Française, par l'acquisition de la majeure partie des terres d'Esclans.

À la fin de la seconde Guerre mondiale, le parachutage des troupes aéroportées du débarquement de Provence le 15 août 1944 à 2h30 du matin fit de La Motte le premier village libéré de Provence. L'état-major américain devait s'installer au hameau du Mitan.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Maires successifs[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2008 mars 2014 Sabine Vachald    
mars 2014 en cours Valérie Marcy S/E  

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 948 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
670 664 709 751 853 810 887 851 811
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
832 875 906 883 916 833 794 710 704
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
713 687 657 629 665 666 605 629 623
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
676 818 1 007 1 557 1 993 2 345 2 772 2 948 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Parmi les clubs sportifs se trouvent le Football Club Mottois; Tennis Club Mottois; Aikido Club Mottois; Karaté Club Mottois.

Économie[modifier | modifier le code]

La plaine de La Motte a su sauvegarder sa vocation agricole et viticole, avec 12 domaines et une importante cave coopérative. La Motte s'est affirmé au fil du temps comme le "village vigneron" de la Dracénie (Pays Dracénois). Au travers d'un projet économique d'envergure qui mobilise tous les acteurs touristiques et viticoles du village, un partenariat actif a été établi.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le moulin communal
L'église St Victor.
  • L'église saint-Victor : à l'origine au XIe siècle fut bâti un prieuré dédié à Saint-Victor en raison de son rattachement à la grande abbaye de Marseille. Une statue en bois, début XIXe siècle, de ce saint se trouve dans la grande niche située à droite dans la nef principale. Cette partie la plus ancienne de l'église est constituée par la nef latérale diminuée de l'agrandissement de 20 pans.

Cet agrandissement décidé en 1777 et achevé en 1787 comportait l'élargissement à la nef principale avec avancement de l'édifice de 20 pans. Il fut ainsi créé dans la muraille de la première nef des ouvertures avec construction des piliers. Une grande entrée était réalisée dans la nef principale avec une porte en noyer doublée de bois de pin.

Un deuxième agrandissement fut réalisé en 1872 avec la réalisation du chœur et de la sacristie. Des travaux de consolidation de la toiture et de la voûte sont réalisés en 1978 (Ent. Sordello) et la restauration intérieure est effectuée en 1988 par René Fauret.

Sous l'impulsion du Père Lahal, les vitraux sont offerts par la communauté à partir de 1987.

Dans la nef latérale se trouve l'autel de Saint Quinis avec retable en bois doré du XVIIe siècle et toile, restauré par la commune et, à l'extrémité de la nef, aux fonts baptismaux se trouve une peinture du baptême du Christ (XIXe siècle).

Dans la nef principale se trouve, sous le chœur, une toile de Feraud (XVIIIe siècle) et un autel majeur en marbre (fin XIXe siècle) et dans la niche au milieu de la nef se trouve un buste reliquaire de Saint Faustin (XVIIIe siècle), une statue bois doré de Saint Romain (début XIXe siècle) ainsi qu'une statue bois de Saint Victor (début XIXe siècle)

Le clocher, réalisé en même temps que l'agrandissement de 1787, comporte 2 cloches : l'une porte les inscriptions : « is du lieu de La Moutte 1674 » et l'autre porte la date de 1831 et « conserva me domine quoniam speravi anno salutis 1831 sit nomen domini benedictum » Baudoin – Fondeur à Marseille.

Lieux touristiques[modifier | modifier le code]

Le saut du Capelan.
  • Musée des œuvres de Robert Pizay devenus patrimoine communal en 2008.
  • Le Musée de l'Histoire et des traditions mottoises, installé depuis 2001 dans un ancien moulin à huile
  • Le Saut du Capelan : la rivière de la Nartuby traverse toute la Dracénie. Au lieu dit du « Saut du Capelan » (le curé), elle tombe en une cascade de 22 mètres de haut. On y accède par une promenade le long d’un chemin de campagne bordé de vignes et de vergers.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Armorial des communes du Var.
Blason Blasonnement :
Coupé : au premier d'argent au loup ravissant d'azur, au second de gueules au pal d'or

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]