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La Ciotat (en occitan provençal La Ciutat selon la norme classique ou La Ciéutat selon la norme mistralienne) est une commune française, située dans le département des Bouches-du-Rhône et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, à 31 kilomètres à l'est de Marseille. Les habitants se nomment les Ciotadens et les Ciotadennes.
Assise au fond d'une baie en croissant, la ville, adossée au Bec de l'Aigle et au Cap Canaille - point culminant de son territoire - fait face à la mer.
Communes limitrophes[modifier]
Autour de la ville, d'ouest en est, on trouve :
- Cassis que l'on rejoint par la route des crêtes offrant de beaux panoramas.
- Ceyreste, dont faisait partie La Ciotat avant son indépendance.
- Saint-Cyr-sur-Mer, située au bout de la baie, qui marque le début du Var.
- La Cadière-d'Azur, au nord-est, également dans le Var, on rejoint la commune en traversant champs et pinèdes.
Voies de communication[modifier]
On accède à La Ciotat en venant de Marseille par le train, par l'autoroute A50 ou par la RD 559 (route de Cassis).
On y accède depuis le Nord par la RD 3, venant de Ceyreste, qui devient successivement l'avenue Roumanille puis Guillaume Dulac avant de pénétrer en centre ville sous le nom d'avenue Fernand Gassion). Depuis l'Est, depuis Saint-Cyr-sur-Mer, on accède à La Ciotat par la même RD 559.
L'autoroute A50, récemment élargie à 2 x 3 voies, la contourne par le Nord, d'Ouest en Est, en suivant la voie SNCF Paris-Vintimille. La gare de péage est située au Nord-Ouest de la commune, à l'entrée des zones d'activités "Athélia I à IV". Le premier carrefour giratoire rencontré à la sortie du péage, dessert Athélia I, en première sortie à droite. La deuxième sortie permet de rejoindre la ville et poursuivre sur le Var via la RD559 qui traverse le territoire communal. La troisième sortie dessert les zones Athélia II, IV puis Athélia III (située dans le quartier des Séveriers Nord).
La RD559, dite route de Marseille traverse la ville d'Ouest en Est, reliant la limite de Cassis à celle de Saint-Cyr-sur-Mer. Elle se transforme en voie urbaine et porte le nom, depuis le giratoire situé en bas de la bretelle de l'autoroute (rond point dit "de la locomotive") jusqu'au quartier de St Jean, d'un conseiller municipal disparu lors de son mandat, délégué aux travaux et à la voirie, Pierre Rovarch.
Quartiers :
La Ciotat et Ceyreste ne formaient qu'une même agglomération jusqu'au XVe siècle. Le nom de La Ciotat, qui vient du provençal La Ciutat / La Ciéutat, signifie simplement la cité, alors que le village de Ceyreste tire son nom du majestueux Bec de l'Aigle qui domine la ville ; les Grecs anciens l'appelèrent Kitharistès, ce qui signifie en grec ancien le joueur de cithare. À leur tour les Romains reprirent le nom en le transposant en latin sous la forme Citharista, qui a donné Ceyreste.
On note une présence humaine dans les collines de La Ciotat, avec l’implantation de tribus sédentaires au néolithique final (3000 - 2000 av. J.-C.).
Organisés en tribus, les premiers habitants de La Ciotat vivent de cueillette, de chasse, de pêche, mais aussi d’élevage et d’agriculture.
Les cuestas de calcaire et les falaises ont livré de nombreuses traces de fréquentations humaines, en particulier à l’Abri de la Marcouline, à Cassis (-9000 ans), au pied du Cap Canaille à la Baume Noire. Le gîte d’Ellianac, abrité par la falaise de la route des Crêtes, a livré plusieurs céramiques, des silex taillés, des restes de nourriture ainsi que des sépultures. De plus, la grotte de Terrevaine a permis de mettre au jour de nombreuses sépultures collectives et quelques objets : elle est considérée comme la plus importante sépulture énéolithique de la Basse Provence.
Les abris du Cirque de Mallombre ont certainement servi de repaire à l’homme primitif ; la Grotte de Fardeloup a livré au début du siècle des pointes de flèches. Les abords du stade de l’Abeille ont révélé des éclats de silex taillés et un fragment de hache. En 1983, un étroit boyau (Grotte du Clou) livre aux membres du Spéléo-Club de La Ciotat une alêne de l’âge du bronze : premier objet métallique pour la préhistoire ciotadenne.
Néanmoins, l'installation du premier établissement sur la route maritime des navigateurs antiques remonte au Ve siècle av. J.-C..
À cette époque, la ville acquiert une grande prospérité grâce à la pêche et au commerce. L'activité du port contribue au développement économique de la cité.
En 2005, des fouilles archéologiques exécutées à proximité immédiate du Port-Vieux ont permis de découvrir des vestiges de maçonneries qui pourraient appartenir à une exploitation vinicole ou oléicole des IIe–Ier siècles avant notre ère. Des bâtiments datant des périodes romaine et antique tardives (Ier–VIIe siècle) ont été mis au jour en limite du rivage[1].
La ville apparaît comme un modeste hameau de 200 habitants[2] dépendant de Ceyreste. Les moines détiennent alors un pouvoir considérable sur le territoire.
En plein essor économique, grâce à son trafic maritime, le bourg de La Ciotat marqua peu à peu sa volonté d’autonomie.
En 1429, de graves querelles concernant la garde des terres « communes » éclatèrent entre La Ciotat et Ceyreste. Les délégués des deux communautés trouvèrent alors une solution : le partage du territoire de Ceyreste, scindé en deux communautés distinctes et indépendantes.
Dès lors, La Ciotat se développe rapidement : elle construit son Fort Béroard, ses remparts, son église et géra son propre commerce. Des familles italiennes originaires de Gênes s'installent. La Ciotat compte bientôt 10 000 habitants[2].
L'épidémie de peste, qui ravage la Provence en 1720, épargne toutefois La Ciotat grâce au courage et à l'organisation des Ciotadens.
Afin de se protéger du fléau, la cité ferme ses portes aux étrangers. Lorsque les troupes de la garnison de Marseille veulent se réfugier en ville, ce sont les Ciotadennes qui les en empêchent.
Le port de la ville se transforme alors en entrepôt de commerce : les subsistances et surtout le blé, à destination de Marseille et de la Provence, transitent alors par la ville, préservant ainsi la région de la famine.
L'église paroissiale, Notre-Dame de l'Assomption, conserve deux précieux témoignages de la peste de 1720 : un tableau de Michel Serre sur lequel est représenté le bateau qui apporta la peste, repartant de la baie de La Ciotat, sans secours, vers Marseille, ainsi qu'une vue de Cassis à l'époque de la peste[3].
La période révolutionnaire s’amorce à La Ciotat en 1789 avec la réunion du Conseil général des chefs de famille.
En 1800, la rébellion s’essouffle progressivement avec la nomination du nouveau maire de La Ciotat, Bernardin Ramel, par le premier consul Bonaparte. Le retour du curé et des prêtres au presbytère, la suppression du calendrier républicain au 1er janvier 1806, le rétablissement des anciens noms de rues en 1808, marquent bien la fin de l'ère révolutionnaire.
Néanmoins, la multiplication des attaques britanniques achève de ruiner La Ciotat. Peu à peu, la population diminue et s’appauvrit.
À l’heure où s’effondre l'Empire, La Ciotat se trouve très affaiblie.
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Blasonnement depuis 1720 : D'azur, à une ville d'argent en fasce, soutenue d'une mer du même, la ville sommée d'une crosse d’or, adestrée d'un C et senestrée d'un T d'argent, et au milieu de la mer, une barque de sable, les voiles pliées.
C’est à partir du XVIIe siècle que l’on trouve les plus anciennes traces picturales du blason de la ville.
Depuis la Révolution française, les armoiries définitives comportent également une couronne murale.
La dernière modification date du 11 novembre 1948, lorsque la ville s’est vu octroyer la Croix de guerre avec étoile de bronze pour sa vaillance lors de la Libération, et qui accompagne depuis ses armoiries.
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Ces armoiries ont revêtu, au cours de l’histoire, une dizaine de formes différentes, mais on y retrouve, dès 1789, les deux tours donjonnées et ouvertes, reliées par un mur crénelé comportant une grande porte, et sommé d’une crosse abbatiale évoquant l’allégeance à l’abbaye de Saint Victor, le tout soutenu par une mer contenant un poisson vu de profil, symbolisant les activités maritimes du port. Ce poisson, au cours des âges, a d’abord eu l’apparence d’un dauphin, d’un thon, puis d’une sardine.
Politique et administration[modifier]
Liste des maires[modifier]
Sur ce tableau n'apparaissent que les dix derniers. Voir la suite ici
Intercommunalité[modifier]
La ville fait partie de la Communauté urbaine Marseille Provence Métropole (MPM) depuis le 7 juillet 2000.
Le climat est typiquement méditerranéen. La Ciotat bénéficie d'une durée exceptionnelle d'ensoleillement, avec plus de 2800 heures de soleil par année, notamment grâce au mistral, qui souffle en moyenne 93 jours par an. Il y a en moyenne 525 mm de précipitations par an. La température moyenne annuelle est de 15 °C. En hiver, elle ne descend pratiquement jamais en dessous de 5 °C et en été elle peut dépasser les 30 °C
- Le mistral
Le vent principal est le mistral, dont la vitesse peut aller au-delà des 110 km/h. Il souffle entre 120 et 160 jours par an, avec une vitesse de 90 km/h par rafale en moyenne[4]. Le tableau suivant indique les différentes vitesses du mistral enregistrées par les stations d'Orange et Carpentras-Serres dans le sud de la vallée du Rhône et sa fréquence au cours de l'année 2006. La normale correspond à la moyenne des 53 dernières années pour les relevés météorologiques d'Orange et à celle des 42 dernières pour Carpentras[5].
Légende : « = » : idem à la normale ; « + » : supérieur à la normale ; « - » : inférieur à la normale.
Vitesse des vents du Mistral
|
Jan. |
Fev. |
Mars. |
Avril. |
Mai |
Juin |
Juil. |
Août |
Sept. |
Oct. |
Nov. |
Dec. |
| Vitesse maximale relevée sur le mois |
96 km/h |
97 km/h |
112 km/h |
97 km/h |
94 km/h |
100 km/h |
90 km/h |
90 km/h |
90 km/h |
87 km/h |
91 km/h |
118 km/h |
Tendance : jours avec une
vitesse > 16 m/s (58 km/h) |
-- |
+++ |
--- |
++++ |
++++ |
= |
= |
++++ |
+ |
--- |
= |
++ |
Population et société[modifier]
En 2010, la commune comptait 33 829 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].
Évolution de la population [modifier]
| 1793 |
1800 |
1806 |
1821 |
1831 |
1836 |
1841 |
1846 |
1851 |
| 6 160 |
6 117 |
5 274 |
5 237 |
5 427 |
5 382 |
5 902 |
5 429 |
5 196 |
Évolution de la population [modifier], suite (1)
| 1856 |
1861 |
1866 |
1872 |
1876 |
1881 |
1886 |
1891 |
1896 |
| 7 674 |
8 444 |
10 017 |
9 867 |
10 058 |
9 702 |
10 689 |
12 223 |
12 734 |
Évolution de la population [modifier], suite (2)
| 1901 |
1906 |
1911 |
1921 |
1926 |
1931 |
1936 |
1946 |
1954 |
| 11 622 |
12 370 |
9 975 |
10 690 |
11 877 |
12 425 |
13 428 |
13 410 |
15 159 |
Évolution de la population [modifier], suite (3)
| 1962 |
1968 |
1975 |
1982 |
1990 |
1999 |
2006 |
2007 |
2008 |
| 18 827 |
23 916 |
32 721 |
31 727 |
30 620 |
31 630 |
32 126 |
32 901 |
33 790 |
Évolution de la population [modifier], suite (4)
| 2009 |
2010 |
- |
- |
- |
- |
- |
- |
- |
| 33 812 |
33 829 |
- |
- |
- |
- |
- |
- |
- |
Histogramme de l'évolution démographique

Liste des écoles
| Maternelles |
Primaires |
Collèges |
Lycées |
| Abeille |
Abeille |
Les Matagots |
de la Méditerranée |
| Les Séveriers |
Les Séveriers |
Jean-Jaurès |
Auguste-et-Louis-Lumière |
| La Salis |
La Salis |
Virebelle |
|
| Roger Le Guerrec |
Roger Le Guerrec |
|
|
| Louis-Pécout |
Louis-Pécout |
|
|
| Afférage |
Paul-Bert |
|
|
| Centre ville |
La Garde |
|
|
| Jean-Zay |
Louis-Marin |
|
|
| Jacques-Prévert |
Maltemps |
|
|
| La Treille |
Saint-Jean |
|
|
| Louis-Pourcelly |
Louis-Vignol |
|
|
| Elsa-Triolet |
|
|
|
| Marguerite-Varésio |
|
|
|
| Sainte-Anne (privée) |
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Le collège Jean-Jaurès et le lycée Auguste-et-Louis-Lumière devraient obtenir à la rentrée 2008 un statut de collège et lycée expérimentaux[8].
Le lycée Auguste-et-Louis-Lumière a instauré depuis l'année 2007 la section européenne, une option linguistique nouvelle dans laquelle l'apprentissage de l'anglais est plus soutenu que dans les autres filières. Cela se traduit par l'ajout d'une autre matière, la DNL (discipline non linguistique), c'est-à-dire, l'étude de l'histoire et la géographie en langue anglaise. Dans le cadre de cette section, les élèves effectuent un séjour linguistique de deux semaines aux États-Unis (Chicago, Illinois) afin de développer leur niveau de langue au sein d'une famille d'accueil. Ils sont donc plongés dans un véritable « bain linguistique » et l'anglais devient leur langue de communication première.
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Sports et loisirs[modifier]
Les sports et loisirs nautiques sont à l'honneur à La Ciotat. Il est possible d'apprendre par exemple le kitesurf dans l'école professionnelle qui y est implantée ou encore de pratiquer l'aquagym en eau de mer, prendre des cours de natation et même effectuer un baptême de l'air en parapente.
Personnalités liées à la commune[modifier]
- François-Louis Claude Marini, dit Marin, né à La Ciotat le 6 juin 1721 et décédé à Paris en 1809, homme de lettre, éditeur, journaliste et censeur royal français.
- Les frères Louis et Auguste Lumière, inventeurs, entre autres, du cinéma
- Albert Londe, photographe
- Jules Hugues dit « Lenoir », inventeur de la pétanque en 1907
- Jean Boiteux, né en 1933, premier champion olympique français de natation (400 m nage libre en 1952). La piscine municipale de la ville porte son nom.
- Jean-Pierre Alaux, peintre né à La Ciotat en 1925.
- Olivier Dahan réalisateur et scénariste, à l'origine du film La Môme.
- Moussu T e lei Jovents
- Honoré Joseph Antoine Ganteaume, né à La Ciotat le 13 avril 1755 et décédé à Aubagne le 28 juillet 1818, vice-amiral de la Marine française.
- Gilbert Ganteaume, né le 12 octobre 1932 à La Ciotat, peintre.
- Joseph César Musso dit Jeff Musso, né à La Ciotat le 21 octobre 1907 et décédé à Sarcelles le 13 mars 2007, violoniste puis réalisateur de films, Prix Louis-Delluc en 1938.
- Louis-Joseph Maurin (1721-1809), homme d'Église français qui fut archevêque de Lyon de 1916 à 1936.
- Olivier Larronde (1927-1965), poète.
- Georges Ripert (1880-1958), professeur de droit et homme politique français.
- Joseph Antoine Fabre (1844-1923), fut évêque de Marseille de 1909 à 1923.
- Louis Sciarli né le 22 juillet 1925 à La Ciotat, photographe (CNC, Le Corbusier, EDF, Alcazar, les débuts de la télévision à Marseille, etc)
- Gilbert Garcin, né en 1929, photographe.
- Patrick Vaillant, né en 1954, est un compositeur-parolier et interprète français.
- Auguste Portalis (1801-1855), magistrat et homme politique français du XIXe siècle.
- Lucien Grangeon (1911-1975), sénateur maire de Vaison-la-Romaine, décédé à La Ciotat
- Michel Pavon, né en 1968, ancien footballeur français.
- Jody Viviani, né en 1982, footballeur français.
- Clément Manuel, né en 1982, acteur français.
- René Donoyan, né en 1940, ancien footballeur français.
- Mickaël Marsiglia, né en 1975, footballeur français.
- Jean Boze (1753-?), capitaine de la marine marchande.
- Marius Rech, né en 1945, peintre et scénographe.
Grandes entreprises[modifier]
- Bronzo : Travaux publics, environnement, propreté urbaine
- Ball Packaging Europe : fabrication de canettes
- Gemalto (anciennement Gemplus) : fabrication de carte à puce
- Intervascular : fabrication de prothèses vasculaires
- Rexel : N°1 mondial de la distribution de solutions de maîtrise d'énergie.
Le Pôle Nautique[modifier]
En 1429, La Ciotat devient une commune à part entière, se séparant du village voisin de Ceyreste dont elle faisait office de port. Au XVIe siècle, la ville prit un essor dû à l’émigration d’une partie de l’aristocratie génoise chassée d’Italie par des révolutions locales.
De véritables chantiers navals s’installent en 1622, qui prennent une dimension industrielle à partir de 1836. Ils changent plusieurs fois de mains au cours du XXe siècle et constitueront le poumon économique de la cité jusqu'à leur fermeture au milieu des années 1980.
La ville s'est alors tournée vers le tourisme estival et a rouvert au début des années 2000 le casino. C'est aujourd'hui devenue une destination phare pour les touristes se rendant en Provence. La politique d'urbanisme de la ville en témoigne, notamment avec l'essor des commerces et des établissements de restauration.
La ville compte néanmoins profiter de ses installations portuaires pour s'ériger en pôle de la haute plaisance. En 2006 a ainsi débuté la construction de ce qui devra être à terme le plus grand ascenseur à bateaux d'Europe.
Culture et patrimoine[modifier]
Entrée de l'ancien hôtel de Grimaldi-Régusse édifié au
XVIIe siècle
Lieux touristiques et monuments[modifier]
Lieux touristiques[modifier]
Monuments laïcs[modifier]
- vestiges des anciennes fortifications : forts Bérouard et Saint-Antoine
- porte datant de 1628
- palais des frères Lumière (qui y tournèrent plusieurs films) et grand salon (Inscrit aux Monument historique)
- maisons XVIIe, rues Fougasse et Abeille
- ancien hôtel de Grimaldi-Régusse (Inscrit aux Monument historique) - cet hôtel a été édifié au XVIIe siècle pour le compte d'armateurs et négociants, les Grimaldi ; le fronton de la porte est de type ornementaliste (époque Louis XIV)
Éden Théâtre (en cours de réfection depuis septembre 2012)
Monuments religieux[modifier]
- Chapelle de Sainte-Croix, chemin de Sainte-Croix
Plus ancienne des chapelles de La Ciotat, édifiée hors de la ville, elle fut par sa situation l'une des premières vigies avant la construction de l'actuel sémaphore. Propriété des Pénitents Blancs, elle abrita longtemps un ermite qui assurait le rôle de guetteur et pouvait émettre des signaux. Vendue comme propriété nationale en 1790, la chapelle qui comprenait deux pièces et une cour fut transformée en cabanon.
Église Notre-Dame de l'Assomption
- Église Notre-Dame de l'Assomption (1603), quai Ganteaume
L'église fut construite de 1603 à 1626 en agrandissant une ancienne chapelle. Les travaux n'ayant pas été achevés, il y manque deux travées sur le côté ouest. Le bâtiment, de style roman, mesure 44 mètres de longueur, 25 mètres de largeur, 22,5 mètres de hauteur. La façade dégradée par l'érosion et l'intérieur de l'église ont été restaurés de 1971 à 1975. Une statue en marbre évoquant Notre Dame de Bon Voyage provient de l'ancien couvent des Capucins qui se trouvait à l'emplacement de la clinique La Licorne. Les fresques murales ont été réalisées en 1972 par le peintre ciotaden Gilbert Ganteaume.
- Chapelle Notre-Dame de la Garde (1610), chemin Notre-Dame de la Garde
Construite, également hors de la ville, par les Pénitents Bleus, elle fut consacrée en 1613. Décorée d'ex-voto de marins reconnaissants, un pèlerinage traditionnel y a lieu chaque année le 8 décembre.
- Salle Saint-Jacques, chapelle des Pénitents Blancs (1618), place du Théâtre
Décrétée bien national lors de la Révolution, elle servit aux assemblées primaires dès 1790 puis devint salle communale. Mal entretenue, il fut décidé de démolir les parties ruinées et en 1882, les murs rasés, d'y construire un théâtre. Le lieu est devenu salle municipale polyvalente.
D'environ 46 mètres de long sur 9 mètres de large, son style est significatif de l'architecture de la Contre-Réforme. Le clocher octogonal fut édifié entre 1633 et 1650. La décoration intérieure de certaines fenêtres porte les dates 1693 ou 1694. Propriété de l'hospice puis bien national le premier maire de La Ciotat, Toussaint André Besson, y est élu le 12 février 1791. Désaffectée, la chapelle restaurée à partir de 1980 et devenue lieu d'exposition, a été classée monument historique en mars 1992.
Chapelle Sainte-Anne, chapelle des Pénitents Noirs (1630)
- Chapelle Sainte-Anne, chapelle des Pénitents Noirs (1630), place Esquiros
Construite à partir de 1630, elle ne fut achevée, sous le nom de Notre Dame des Neiges, que vers 1659. Endettés, les Pénitents Noirs la vendirent en décembre 1693 aux Pères Servites, enrichis par la vente de l'eau de Fontsainte, qui l'agrandirent et la consacrèrent à Notre Dame des Sept douleurs[9] mais durent, ne pouvant faire face à l'entretien de l'édifice, quitter La Ciotat avant même la Révolution. Décrétée bien national, elle fut vendue en 1791. Elle fut ensuite convertie en prison puis rachetée et la confrérie de Sainte-Anne s'y installa.
- Chapelle des Minimes (1633), place Guibert
La chapelle de 32 mètres de longueur sur 6 mètres de largeur est flanquée de deux collatéraux qui abritent aujourd'hui la synagogue et l'académie de danse qui ouvre sur l'ancienne cour du couvent. Pendant la Révolution elle fut le siège du club des Antipolitiques. Rendue au culte en 1822, la chapelle désaffectée est en 1948 rétrocédée à la ville.
- Chapelle Saint-Joseph, chapelle des Pénitents Noirs (1698), place Esquiros
Elle fut bâtie pour les Pénitents Noirs de mai 1697 à avril 1698 à une cinquantaine de mètres de leur première chapelle (Sainte-Anne) sur un terrain contigu au rempart de la porte de Cassis. Ce qui restait de la confrérie laissa place en 1819 à la congrégation de Saint-Joseph.
- Chapelle de l'Œuvre de Jeunesse (1872), boulevard Michelet
Construite entre 1866 et 1871, elle mesure 26 mètres de longueur, 9 mètres de largeur, 14 mètres de hauteur. Les vitraux, commandés en 1867, sont l'œuvre du verrier Alphonse Didron.
- Chapelle Saint-Jean (1935), avenue Bellon
De style moderne, elle mesure vingt mètres de longueur et huit mètres de largeur[10].
Patrimoine culturel[modifier]
Ville d'inventions[modifier]
Image de
L'Arrivée d'un train en gare de La Ciotat des frères Lumière, 1895
Les frères Lumiére sur le quai de la gare de La Ciotat
- Le cinéma
À la fin du XIXe siècle, des industriels lyonnais, les frères Lumière, vont jouer un rôle de premier plan dans l’histoire du cinéma avec, en 1895 un des premiers films jamais réalisés, L'Arrivée d'un train en gare de La Ciotat, suivi de quelques autres que l’on dit réalisés dans leur villa ciotadenne, le château du Clos des plages : l'Arroseur arrosé, le Repas de bébé. Les frères Lumière réalisent aussi les premières photographies en couleur dans le golfe de La Ciotat.
À La Ciotat se trouve aussi le plus vieux cinéma du monde encore existant, L'Eden, face au nouveau port de la ville. Sa réhabilitation via un comité de soutien présidé par Bertrand Tavernier est en cours, et le cinéma devrait rouvrir prochainement, de même qu'un musée Lumière-Michel Simon (l'acteur ayant fini ses jours à La Ciotat). La Ciotat est une des villes essentielles du Berceau du cinéma.
- La pétanque
La Ciotat revendique aussi l'invention de la pétanque : en 1910, au terrain de jeu provençal des frères Pitiot, les chaises des spectateurs avaient été enlevées. Mais un ami des propriétaires, Jules Lenoir, qui était perclus de rhumatismes et avait du mal à rester debout, fut autorisé à jouer assis à un poste fixe, les "pieds tanqués" au milieu d'un cercle tracé sur le sol. Ceci fut immortalisé par une plaque apposée sur le terrain de la « Boule étoilée » où naquit la pétanque.
Manifestations culturelles et festivités[modifier]
Une des manifestations les plus importantes est Il était une fois 1720. Cette fête historique se déroule sur trois jours au niveau de la zone piétonne du bord des plages (jusqu'en 2010, elle se déroulait sur "Port-Vieux" et le centre ville). Elle commémore la triste période de la Peste de Marseille qui frappa la Provence au XVIIIe siècle et le courage des Ciotadens et Ciotadennes luttant contre les étrangers voulant se réfugier dans l'une des seules villes ayant évité cette épidémie.
Le spectacle, qui eut lieu pour la première fois en 2002, est l'œuvre d'une Association loi de 1901: La Ciotat, il était une fois, de bénévoles, de la cité ou d'ailleurs, qui travaillent toute l'année à préparer ce week-end de reconstitution historique.
La Ciotat dans les arts[modifier]
Plaque apposée en souvenir du séjour de Stendhal à La Ciotat
Lamartine en juillet 1832 et Stendhal en mai 1838 s'arrêtent à La Ciotat.
La Ciotat, Figuerolles et le cap Canaille sont évoqués en 1928 et 1931 dans l'interprétation que tente Raymond Queneau des images de ses rêves[11].
Peinture et sculpture[modifier]
Après un séjour durant l'été 1906 à La Ciotat, Georges Braque et Othon Friesz peignent, dans le style du fauvisme, de nombreux tableaux dont les titres évoquent la ville[12].
Le peintre André Masson y séjourne dans les années 1930.
Au cours de ses séjours à La Ciotat vers 1945-1946, le sculpteur Baltasar Lobo réalise, dans une tour au-dessus des « Flots bleus », les dessins dont il s'inspirera pour les séries de ses Maternités et de ses Baigneuses[13].
Une œuvre de Nicolas de Staël datant de 1952-1953 (huile sur toile, 50 x 61 cm) a pour titre Méditerranée (La Ciotat)[14].
Une oeuvre pérenne de Guillaume Bottazzi réalisée dans le cadre de Marseille-Provence 2013, Capital Européenne de la Culture, vient s’inscrire dans le paysage urbain de La Ciotat.
Willy Ronis réalise en 1947 une photographie de deux jeunes garçons plongeant dans le port depuis les chaînes d'un cargo[15].
Lieu de villégiature[modifier]
Aux XIXe et XXe siècles, le site est connu comme lieu de villégiature. Depuis, la ville conserve son attrait pour le tourisme estival et offre de nombreuses plages, de nombreuses possibilités de plongées, ainsi qu'un point de départ pour les visites des calanques.
Patrimoine environnemental[modifier]
- Parc du Mugel : 12 hectares de verdure et de plantations au pied du Bec de l'Aigle. Classé "Jardin remarquable".
Galeries de photos[modifier]
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Le Vieux Port. En arrière plan, l'église Notre-Dame-de-l'Assomption ou Notre-Dame-du-Port, en 2005
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Le Vieux Port. En arrière plan, le clocher de style renaissance de l'ancien Hôtel de Ville, en 2005
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Vue depuis le chemin qui mène au sémaphore
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Musée du vieux La Ciotat depuis le port
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Vue du Bec de l'Aigle depuis le fort Saint-Pierre, au sommet de l'île Verte
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Pont naturel sur la route des Crêtes, entre La Ciotat et Cassis
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Entrée du 6, rue de l'Abeille, classée monument historique
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Panorama de La Ciotat, vu depuis les Lecques
(de gauche à droite : l'île Verte, le Bec de l'aigle et en haut à droite le sémaphore)
- Gilberte Dalmasso-E, "Photos à l'appui Louis Sciarli Photographe du vrai" parution 2010
- Gilberte Dalmasso-E, "Les années 1900 à La Ciotat" parution 2010
- Gilberte Dalmasso-E, "Du tricycle à la moto Cinq générations de Ciotadens de 1898 à 1998" parution 2009
in www.gdesprit.fr
- Jean-Carlo Fait, La Ciotat, Entre mer et lumière, Guide des plus hautes falaises maritimes d'Europe, La Ciotat, Maison des falaises, spéléo-club de La Ciotat, 1994, 128 p.
- Christiane Ganteaume, avec la collaboration et la collection de Jean-Louis Tixier, La Ciotat, Mémoire en images, Saint-Cyr-sur-Loire, Éditions Alan Sutton, 2008
- Gilbert Ganteaume, La Ciotat, mon amour, Histoire romancée d'une famille ciotadenne de l'an mille à nos jours, La Ciotat, Gilbert Ganteaume, 2009
Notes et références[modifier]
- ↑ Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- ↑ Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
- ↑ [PDF]rapport d'activité 2006 de l’Inrap page 93
- ↑ a et b « Vie et trépas à La Ciotat : 1581-1831 », INRAP, 6 novembre 2009.
- ↑ Vidéos commentant ces œuvres, site de la paroisse
- ↑ Jean Vialar, Les vents régionaux et locaux, 1948 ; réédité par Météo-France en 2003.
- ↑ Source : Services techniques d'Inter Rhône à Avignon Données météorologiques concernant l'année 2006 [PDF]
- ↑ Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- ↑ Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- ↑ Six établissements pour les collèges Cohn-Bendit Le Café pédagogique - Expresso du 6 février 2008
- ↑ Selon la plaque apposée sur la façade de l'édifice.
- ↑ Louis Jeansoulin, Visite historique de la vieille ville de La Ciotat, non daté [début des années 190], Ville de La Ciotat; Les chapelles de La Ciotat, non daté [début des années 1980], Office du Tourisme de La Ciotat
- ↑ Raymond Queneau, Journaux 1914-1965, Gallimard, 1996, p. 192, 212, 230, 232, 240 et 249
- ↑ Pour Georges Braque, notamment : Paysage à La Ciotat, 1906-1907, The Art Institute of Chicago; Arbres à La Ciotat, 1907, The Israel museum, Jérusalem; Paysage à La Ciotat, 1907, 71,7 x 59,4 cm, MOMA, New York; Petite baie de La Ciotat, 1907, 36 x 48 cm, Centre Pompidou, Paris; L'Estaque, appelé aussi Le Port de La Ciotat, 1906, 50 x 50 cm, Centre Pompidou, Paris; Le Port de La Ciotat, 1907, 77 x 80,96 cm, National Gallery of Art, Washington (reproduction dans Connaissance des arts n° 666, décembre 2008, p. 58); La Ciotat, 1906, 54 x 67 cm, collection particulière, Paris; La Calanque de Figuerolles, 1907; Baie près de La Ciotat, 1907. Pour Othon Friesz, notamment Le Bec de l'Aigle, 1907, 38,5 x 46,8 cm, Musée des Beaux-Arts de Béziers; Paysage de la Ciotat, 1907, Musée des Beaux-Arts de Nancy; Bec de l'Aigle, La Ciotat, 1906-1907, 65.5 x 81 cm, 1906-7, San Francisco; MOMA. La Calanque de Figuerolles, 1907; Paysage de La Ciotat, 1907; La Baie du Bec de l'Aigle, 1907; Paysage (Le Bec de l'Aigle, La Ciotat), 1907; Paysage à La Ciotat (Le Bec de l'Aigle), 1907.
- ↑ Lobo, sculptures 1962-1964, préface de Hélène Parmelin, Galerie Villand et Galanis, Paris, 1964
- ↑ Françoise de Staël, Nicolas de Staël, catalogue raisonné de l'œuvre peint, Ides et calendes, 1997, reproduit n° 335, p. 322; La Gazette de l'Hôtel Drouot, 29 avril 2011, reproduit p. 10
- ↑ photographie reproduite dans « Paris Match », n° 3148, 17-23 septembre 2009, p. 94
Articles connexes[modifier]
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