La Ciotat

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La Ciotat

Vue aérienne de La Ciotat. A gauche, l'île Verte
Vue aérienne de La Ciotat. A gauche, l'île Verte

La Ciotat#Héraldique
Détail
Administration
Pays France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département
Bouches-du-Rhône
Arrondissement Marseille
Canton La Ciotat
Code Insee abr. 13028
Code postal 13600
Maire
Mandat en cours
Patrick Bore
2008-2014
Intercommunalité Communauté urbaine Marseille Provence Métropole
Démographie
Population 32 126 hab. (2006)
Densité 1 021 hab./km²
Gentilé Ciotadens, Ciotadennes
Géographie
Coordonnées
géographiques
43° 10′ 37″ Nord
         5° 36′ 31″ Est
/ 43.1769444444, 5.60861111111
Altitudes mini. 0 m m — maxi. 394 m m
Superficie 31,46 km²

Voir la carte physique

Voir la carte administrative

La Ciotat (en occitan provençal La Ciutat selon la norme classique ou La Ciéuta selon la norme mistralienne) est une commune française, située dans le département des Bouches-du-Rhône et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, à 31 kilomètres à l'Est de Marseille. Les habitants se nomment les Ciotadens et les Ciotadennes.

Assise au fond d'une baie en croissant, la ville, adossée au Bec de l'Aigle et au Cap Canaille - point culminant de son territoire - fait face à la mer.


Sommaire

[modifier] Géographie

[modifier] Communes limitrophes

Autour de la ville, d'ouest en est, on trouve :

  • Cassis que l'on rejoint par la superbe route des crêtes offrant des points de vue magnifiques ;
  • Ceyreste, qui ne formait qu'une avec la ville avant que celle-ci ne prenne son indépendance ;
  • Saint-Cyr-sur-Mer enfin, au bout de la baie, qui marque le début du Var.
  • La Cadière-d'Azur, au nord-est, dans le Var aussi, on rejoint la commune en traversant champs et pinèdes.

[modifier] Voies de communication

[modifier] Lieux-dits et écarts

D'est en ouest:

  • Le Liouquet
  • Les Plaines Baronnes
  • Les Plaines Marines
  • Arène Cros
  • Le Baguier
  • Fontsainte
  • Sainte-Brigitte
  • Saint-Jean
  • La Pinède
  • Sainte-Marguerite
  • Les Plages
  • Le Peymian
  • La Maurelle
  • L'Abeille
  • La Treille
  • Les Matagots
  • La Plaine
  • Le Picoussin
  • Les Séveriers
  • Athélia
  • Le Puits de Brunet
  • Les Pégouliers
  • Centre Ville
  • Le Vallat de Roubaud
  • Fardeloup
  • Saint-Loup
  • Bucelle
  • Le Mugel
  • Figuerolles
  • La Garde

[modifier] Histoire

[modifier] Étymologie du nom

La Ciotat et Ceyreste ne formaient qu'une même agglomération jusqu'au XVe siècle. Le nom de La Ciotat, qui vient du provençal La Ciutat / La Ciéuta, signifie simplement la cité, alors que le village de Ceyreste tire son nom du majestueux Bec de l'Aigle qui domine la ville (les Grecs anciens l'appelèrent Kitharistès, ce qui signifie le rocher. À leur tour les Romains reprirent le nom dans sa version latine Citharista, qui a donné Ceyreste).

[modifier] Préhistoire

On note une présence humaine dans les collines de La Ciotat, avec l’implantation de tribus sédentaires au néolithique final (3000 - 2000 av. J.-C.).

Le gîte d’Ellianac, abrité par la falaise de la route des Crêtes, a livré plusieurs céramiques, des silex taillés, des restes de nourriture ainsi que des sépultures. De plus, la grotte de Terrevaine a permis de mettre au jour de nombreuses sépultures collectives et quelques objets.

Organisés en tribus, les premiers habitants de La Ciotat vivent de cueillette, de chasse, de pêche, mais aussi d’élevage et d’agriculture.

Les cuestas de calcaire et les falaises ont livré de nombreuses traces de fréquentations humaines, en particulier à l’Abri de la Marcouline, à Cassis (-9000 ans), au pied du Cap Canaille à la Baume Noire et à l’Abri d’Ellianac. Plus près de La Ciotat, la Grotte de Terrevaine est considérée comme la plus importante sépulture énéolithique de la Basse Provence.

Les abris du Cirque de Mallombre ont certainement servi de repaire à l’Homme primitif ; la Grotte de Fardeloup a livré au début du siècle des pointes de flèches. Les abords du stade de l’Abeille ont révélé des éclats de silex taillés et un fragment de hache. A savoir : en 1983, un étroit boyau (Grotte du Clou) livre aux membres du Spéléo-Club de La Ciotat une alêne de l’âge de bronze : premier objet métallique pour la préhistoire ciotadenne.

[modifier] Antiquité

Néanmoins, l'installation du premier établissement sur la route maritime des navigateurs antiques remonte au Ve siècle avant J.C.

À cette époque, la ville acquiert une grande prospérité grâce à la pêche et au commerce. L'activité du port contribue au développement économique de la cité.

[modifier] Moyen Âge

La ville apparaît comme un modeste hameau dépendant de Ceyreste. Les moines détiennent alors un pouvoir considérable sur le territoire.

En plein essor économique, grâce à son trafic maritime, le bourg de La Ciotat marqua peu à peu sa volonté d’autonomie.

En 1429, de graves querelles concernant la garde des terres « communes » éclatèrent entre La Ciotat et Ceyreste. Les délégués des deux communautés trouvèrent alors une solution : le partage du territoire de Ceyreste, scindé en deux communautés distinctes et indépendantes.

Dès lors, La Ciotat se développa rapidement : elle construisit son Fort Béroard, ses remparts, son église et géra son propre commerce.

[modifier] 1720 et la peste

L'épidémie de peste, qui ravage la Provence en 1720, épargne toutefois La Ciotat grâce au courage et à l'organisation des Ciotadens.

Afin de se protéger du fléau, la cité ferme ses portes aux étrangers. Lorsque les troupes de la garnison de Marseille veulent se réfugier en ville, ce sont les Ciotadennes qui les en empêchent.

Le port de la ville se transforme alors en entrepôt de commerce : les subsistances et surtout le blé, à destination de Marseille et de la Provence, transitent alors par la ville, préservant ainsi la région de la famine.

[modifier] La Révolution et l'Empire

La période révolutionnaire s’amorce à La Ciotat en 1789 avec la réunion du Conseil général des chefs de famille.

En 1800, la rébellion s’essouffle progressivement avec la nomination du nouveau maire de La Ciotat, Bernardin Ramel, par le premier consul Bonaparte. Le retour du curé et des prêtres au presbytère, la suppression du calendrier républicain au 1er janvier 1806, le rétablissement des anciens noms de rues, en 1808, marquent bien la fin de l'ère révolutionnaire.

Néanmoins, la multiplication des attaques britanniques achève de ruiner La Ciotat. Peu à peu, la population diminue et s’appauvrit.

À l’heure où s’effondre l'Empire, La Ciotat se trouve très affaiblie.

[modifier] Vie administrative

[modifier] Municipalité

liste des maires de La Ciotat
Période Identité Parti Qualité
9 mars 2008 Patrick Boré UMP
18 mars 2001 2008 Patrick Boré UMP
18 juin 1995 2001 Rosy Sanna PCF
19 mars 1989 1995 Jean-Pierre Lafond UDF
13 juin 1979 1989 Louis Perrimond PCF
20 mars 1977 1979 Georges Romand PCF
17 octobre 1949 1977 Jean Graille SFIO
19 Octobre 1947 1949 F. Louis Pecout SFIO
13 mai 1945 1947 Jean Mailloulas PCF
20 aout 1944 1945 J.-Claude Baugnies de St-Marceaux Délégation Municipale
31 aout 1943 1944 Francis Ripert Délégation Spéciale

Sur ce tableau n'apparaissent que les dix derniers. Voir la suite ici

[modifier] Intercommunalité

La ville fait partie de la Communauté urbaine Marseille Provence Métropole (MPM) depuis le 7 juillet 2000.

[modifier] Jumelages

[modifier] Enseignement

Liste des écoles
Maternelles Primaires
Abeille Abeille
Les Séveriers Les Séveriers
La Salis La Salis
Roger Le Guerrec Roger Le Guerrec
Louis Pécout Louis Pécout
Afférage Paul Bert
Centre ville La Garde
Jean Zay Louis Marin
Jacques Prévert Maltemps
La Treille Saint-Jean
Louis Pourcelly Louis Vignol
Elsa Triolet
Marguerite Varésio
Sainte-Anne (privée)
  • Collège
    • Collège Les Matagots
    • Collège Jean-Jaurès
    • Collège Virebelle
  • Lycée
    • Lycée de la Méditerranée
    • Lycée Auguste-et-Louis-Lumière

Le collège Jean-Jaurès et le lycée Auguste-et-Louis-Lumière devraient obtenir à la rentrée 2008 un statut de collège et lycée expérimentaux[1].

Le lycée Auguste-et-Louis-Lumière a instauré depuis l'année 2007 la Section Européenne, une option linguistique nouvelle dans laquelle l'apprentissage de l'anglais est soutenu. S'ajoute à cela une autre matière, la D.N.L. (Discipline Non Linguistique), qui constitue l'étude de l'Histoire et la Géographie en langue anglaise uniquement. Dans le cadre de leur apprentissage, les élèves doivent effectuer un séjour linguistique de deux semaines aux Etats-Unis (Chicago, Illinois) afin de de développer leur niveau de langue au sein d'une famille d'accueil.

[modifier] Santé

[modifier] Lieux de culte

[modifier] Économie

[modifier] Démographie

Évolution démographique
1921 1926 1931 1936 1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006
10 635 11 660 12 326 13 428 15 159 18 827 23 916 32 721 31 727 30 620 31 630 32 126

[modifier] Données statistiques

[modifier] Commerces

[modifier] Grandes entreprises

[modifier] Tourisme

[modifier] Le port industriel

En 1429, La Ciotat devient une commune à part entière, se séparant du village voisin de Ceyreste dont elle faisait office de port. Au XVIe siècle, la ville prit un essor dû à l’émigration d’une partie de l’aristocratie génoise chassée d’Italie par des révolutions locales.

De véritables chantiers navals s’installent en 1622, qui prennent une dimension industrielle à partir de 1836. Ils changent plusieurs fois de mains au cours du XXe siècle et constitueront le poumon économique de la cité jusqu'à leur fermeture au milieu des années 1980.

La ville s'est alors tournée vers le tourisme estival et a rouvert au début des années 2000 le casino.

La ville compte néanmoins profiter de ses installations portuaires pour s'ériger en pôle de la haute plaisance. En 2006 a ainsi débuté la construction de ce qui devra être à terme le plus grand ascenseur à bateaux d'Europe.

[modifier] Sports et loisirs

Les sports et loisirs nautiques sont à l'honneur à La Ciotat!!Il est possible d'apprendre par exemple le kitesurf dans l'école professionnelle qui y est implantéé ou encore de pratiquer l'aquagym en eau de mer,prendre des cours de natations et même effectuer un baptême de l'air en parapente tout ceci sur http://eole-sensations.com

[modifier] Infrastructures

[modifier] Clubs et associations

[modifier] Manifestations

Une des manifestations les plus importantes est bien entendu la fête de 1720. Cette fête se déroule sur deux jours au niveau du "Port-Vieux" et du centre ville. Elle commémore la triste période de la peste et le courage des Ciotadens et Ciotadennes luttant contre les étrangers voulant se réfugier dans l'une des seules villes ayant éviter cette épidémie.

[modifier] Héraldique

Armes de La Ciotat

Blasonnement depuis 1720 : D'azur, à une ville d'argent en fasce, soutenue d'une mer du même, la ville sommée d'une crosse d’or, adestrée d'un C et senestrée d'un T d'argent, et au milieu de la mer, une barque de sable, les voiles pliées.

C’est à partir du XVIIe siècle que l’on trouve les plus anciennes traces picturales du blason de la ville.

Depuis la Révolution française, les armoiries définitives comportent également une couronne murale.

La dernière modification date du 11 novembre 1948, lorsque la ville s’est vu octroyer la Croix de guerre avec étoile de bronze pour sa vaillance lors de la Libération, et qui accompagne depuis ses armoiries.

Armes avec ornements

Ces armoiries ont revêtu, au cours de l’histoire, une dizaine de formes différentes, mais on y retrouve, dès 1789, les deux tours donjonnées et ouvertes, reliées par un mur crénelé comportant une grande porte, et sommé d’une crosse abbatiale évoquant l’allégeance à l’abbaye de Saint Victor, le tout soutenu par une mer contenant un poisson vu de profil, symbolisant les activités maritimes du port. Ce poisson, au cours des âges, a d’abord eu l’apparence d’un dauphin, d’un thon, puis d’une sardine.

[modifier] Patrimoine

Musée du vieux Ciotat depuis le port

[modifier] Patrimoine civil

  • vestiges des anciennes fortifications : forts Bérouard et Saint-Antoine ;
  • porte datant de 1628 ;
  • palais des frères Lumière (qui y tournèrent plusieurs films) et grand salon (Inscrit aux Monument historique) ;
  • maisons XVIIe, rues Fougasse et Abeille ;
  • ancien hôtel de Grimaldi-Régusse (Inscrit aux Monument historique) - cet hôtel a été édifié au XVIIe siècle pour le compte d'armateurs et négociants, les Grimaldi ; le fronton de la porte est de type ornementaliste (époque Louis XIV) ;
  • ancien vestibule, escalier et toiture (Inscrit aux Monument historique), 6 rue Adolphe-Abeille ;
  • ancien hôtel-de-ville XIXe, de style Renaissance, surmonté d'un campanile : sur la façade, inscription commémorative de l'escale de Lamartine à La Ciotat (l'ancien hôtel de ville héberge désormais le musée de la ville);
  • tour octogonale, vestige de l'ancien couvent des Ursulines ;
  • ancien Eden-Concert, plus ancien cinéma du monde (Inscrit aux Monument historique) ;
  • quartier de la Gare : site du tournage de l'un des premiers films au monde, "Entrée du train en gare de La Ciotat", en 1895 par les frères Lumière ;
  • ruines du fort Saint-Pierre sur l'Île Verte (La Ciotat) ;

[modifier] Patrimoine environnemental

Panorama de La Ciotat, vu depuis les Lecques
(de gauche à droite : l'île Verte, le Bec de l'aigle et en haut à droite le sémaphore)

[modifier] Patrimoine culturel

[modifier] Ville d'inventions

Le cinéma 

A la fin du XIXe siècle, des industriels lyonnais, les frères Lumière, vont jouer un rôle de premier plan dans l’histoire du cinéma avec, en 1895 un des premiers films jamais réalisés, L'Arrivée d'un train en gare de La Ciotat, suivi de quelques autres que l’on dit réalisés dans leur villa ciotadenne, le château du Clos des plages : l'Arroseur arrosé, le Repas de bébé. Les frères Lumière réalisent aussi les premières photographies en couleur dans le golfe de La Ciotat.

À La Ciotat se trouve aussi le plus vieux cinéma du monde encore existant, L'Eden, face au nouveau port de la ville. Sa réhabilitation via un comité de soutien présidé par Bertrand Tavernier est en cours, et le cinéma devrait rouvrir prochainement, de même qu'un musée Lumière-Michel Simon (l'acteur ayant fini ses jours à La Ciotat). La Ciotat est une des villes essentielles du Berceau du cinéma.

La pétanque 

La Ciotat revendique aussi l'invention de la pétanque : en 1910, au terrain de jeu provençal des frères Pitiot, les chaises des spectateurs avaient été enlevées. Mais un ami des propriétaires, Jules Lenoir, qui était perclus de rhumatismes et avait du mal à rester debout, fut autorisé à jouer assis à un poste fixe, les "pieds tanqués" au milieu d'un cercle tracé sur le sol.

[modifier] Il était une fois 1720

Il était une fois 1720 est une Fête historique qui retrace la terrible période de la Peste de Marseille qui frappa la Provence au XVIII siècle.

Le spectacle, qui eut lieu pour la première fois en 2002, est l'œuvre d'une Association loi de 1901: "La Ciotat, il était une fois", de bénévoles, de la cité ou d'ailleurs, qui travaillent toute l'année à préparer ce week-end de reconstitution historique.

[modifier] Patrimoine cultuel

[modifier] Lieu de villégiature

Aux XIXe et XXe siècles, le site est connu comme lieu de villégiature. Lamartine, Stendhal s'y arrêtent, Georges Braque et Othon Friesz y peignent plusieurs tableaux, dont La calanque, temps gris sur le site de Figuerolles. Le peintre André Masson y séjourne dans les années 1930, le sculpteur Baltasar Lobo autour de 1945.

Depuis, la ville conserve son attrait pour le tourisme estival et offre de nombreuses plages, de nombreuses possibilités de plongées, ainsi qu'un point de départ pour les visites des calanques.

[modifier] Archives

  • Registres paroissiaux et d'état civil depuis :
  • Dépouillements généalogiques :
  • Délibérations municipales depuis :

Sources : site officiel de la ville

[modifier] Personnalités liés à la commune

[modifier] Liens internes

Wikimedia Commons propose des documents multimédia libres sur La_Ciotat.

[modifier] Notes et références

  1. Six établissements pour les collèges Cohn-Bendit Le Café pédagogique - Expresso du 6 février 2008

[modifier] Liens externes

[modifier] Galeries de photos

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