Le Muy
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| Le Muy | |
|---|---|
Tour Charles Quint (Monument Historique et Musée) |
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| Administration | |
| Pays | France |
| Région | Provence-Alpes-Côte d'Azur |
| Département | Var |
| Arrondissement | Draguignan |
| Canton | Le Muy |
| Code commune | 83086 |
| Code postal | 83490 |
| Maire Mandat en cours |
Liliane Boyer 2008-2014 |
| Intercommunalité | Communauté d'agglomération dracénoise |
| Démographie | |
| Population | 8 900 hab. (2008) |
| Densité | 134 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | |
| Altitudes | mini. 7 m — maxi. 561 m |
| Superficie | 66,58 km2 |
Le Muy[1] est une commune française située dans le département du Var et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.
Sommaire |
[modifier] Géographie
Le Muy est situé dans la vallée de l'Argens.
Au Nord, son territoire s'arrête sur le massif du rouet, dernier contrefort de l'Esterel.
Au sud, après le rocher de Roquebrune, c'est dans les Maures que l'on trouve ses limites
Les communes avoisinantes sont: La Motte, Callas, Roquebrune-sur-Argens, Sainte-Maxime et Les Arcs
La commune est desservie par les voies de communication suivantes :
- Route Nationale 7 ;
- Route RD 1555 vers Draguignan ;
- Autoroute A8 ;
- La ligne SNCF Paris-Vintimille (N.B. : La gare du Muy étant désaffectée, les deux plus proches sont Gare des Arcs - Draguignan et Gare de Fréjus).
Les rivières Argens, Nartuby et Endre arrosent la commune.
[modifier] Démographie
| 1765 | 1793 | 1800 | 1806 | 1821 | 1831 | 1835 | 1836 | 1841 | 1846 | 1851 | 1856 | 1861 | 1866 | 1872 | 1876 | 1881 | 1884 | 1886 | 1896 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 1067[2] | 1542 | 1502 | 1659[3] | 1738 | 2045 | 2050 | 2116 | 2197 | 2189[4] | 2274 | 2258[5] | 2443 | 2443[6] | 2589 | 2711 | 2694[7] | 2648[8] | 2789 | 2953[9] |
| 1901 | 1906 | 1914 | 1921 | 1926 | 1931 | 1936 | 1946 | 1954 | 1962 | 1968 | 1975 | 1982 | 1990 | 1995 | 1999 | 2006 | 2007 | 2008 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 3062 | 3226 | 3269 | 3147 | 3339 | 3327 | 3138 | 2615 | 2725 | 3128 | 3820 | 4280 | 5442 | 6459 | 7248 | 7826 | 8604[10] | 8716 | 8900 |
[modifier] Toponymie
Le MUY fut d'abord connu sous le nom de MODIO qui pouvait provenir du latin MODIUS : mesure pour le blé. Ce nom fut gardé tant que le latin fut la langue de rédaction des actes.e Vers 1543,les notaires Muyois rédigèrent en français et Modio devint MUEY.e En 1560 la nouvelle écriture devint MUY.
[modifier] Histoire
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En 1023, un plaid se déroule "in loco quem vocant MODIO" (Le Muy)[11].
En 1065, on retrouve MODIO lié à la présence d'un pont "infra pontes ad MODIUM[12]".
Au XIIe siècle, l’abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon y possède Notre-Dame-de-Lauzade, d’abord église rurale puis église paroissiale, dont elle percevait les revenus[13].
En 1235 Le Comte de Provence Raymond Béranger (de la famille de Barcelone) obtient la possession de Marsens après échange avec Raymond, évêque de Fréjus[14].
En 1278, Guillaume de Saint Auban (famille Balb) devient seigneur en partie du Modio après échange avec Charles Ier, Comte de Provence (de la famille d'Anjou)[15].
En 1385, confirmation par la reine Marie de la donation à Fouquet de Pontevès du quart restant de la seigneurie du Muy[16].
En 1393, reprise de Modio et du castrum de Malcens sur les ennemis (Raymond de Turenne ?) par le sénéchal de Provence[17].
En 1430, Monet de Rascas épouse Alayette Balb et devient ainsi co-seigneur du Muy pour trois-quart.
En 1524, lors de la première invasion de la Provence par les troupes de l'empereur Charles Quint, Le Muy est sur le passage de ces troupes à l'aller comme au retour.
En 1532, l'église actuelle est en construction sous le vocable de «Notre Dame de la Lause». Pour terminer sa construction on utilise les pierres de l'ancienne église "«Notre Dame de la Lauzade[18] ».
En 1536, 2e invasion de la Provence par les troupes conduites par l'empereur Charles Quint. Lors de sa retraite, des Muyois, enfermés dans la tour, essayent de le tuer. Ils ne réussissent qu'à blesser mortellement le poète Garcilaso de la Véga.
En 1540, Louis de Rascas épouse Anne de Pontevès. À la mort de cette dernière, en 1570, les Rascas sont seuls seigneurs du Muy.
En 1588, Jean Baptiste de Rascas, seigneur du Muy, est assassiné par les habitants.
En 1592, Le Muy est assiégée, cannonée et prise, pour le compte du roy Henry IV, par le Duc de Lesdiguières[19].
En 1669, Charles Emmanuel de Simiane, marquis de Pianesse, acquiert la seigneurie du Muy.
En 1689, Jean-Baptiste de Felix, seigneur de la Reynarde, nouveau seigneur du Muy.
En 1707, les troupes du duc de Savoie envahissent la Provence. Au Muy, "les portes de l'église ont été rompues et brisées". En 1708, la commune ne peut payer les impositions du roi " a cauze du pillement et brullement qui feur fait l'année dernière".
En 1746, invasion de la Provence par les troupes Austro-Sardes. Une contribution est payée par les Muyois pour les "huzards et pandoures" de sa Majesté Impériale Royale la Reine de Hongrie et de Bohème.
En 1793 LE château seigneurial est partiellement incendié par des volontaires et des habitants du Muy
En 1851 lors du coup d'état de Louis Napoléon,des Muyois tentent d'investir la mairie,repoussés par le Maire ils se joignent aux insurgés de la colonne DUTEIL.
Parmi les grands évènements de son histoire, la commune du Muy fut également le théâtre à la fin de la Seconde Guerre mondiale du parachutage de militaires lors du débarquement de Provence, dans la nuit du 15 août 1944.
La commune durement touchée lors des inondations dans le Var en juin 2010.
[modifier] Blasonnement
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Les armoiries de Le Muy se blasonnent ainsi : |
La signification de l'écu des armoiries du Muy n'est pas à rechercher dans l'histoire, même idéalisée, du village. Une dizaine de particuliers Provençaux possèdent les mêmes armes (avec des couleurs différentes), les éléphants et les croix se comptent par dizaines! Il faut plutôt voir la pression des employés du fermier chargés de collecter les armes (souvent en les créant eux mêmes) des villes, bourgeois ou confréries contraints ou attirés par vanité à se pourvoir de cette "distinction". La commune du Muy paiera 159 livres 10 sous en 1706 pour l'enregistrement de son écu au Grand Armorial de France. (Armorial Général de France volume 29 Provence)[réf. nécessaire]
[modifier] Personnalités liées à la commune
- Bertrand de Marsens évêque de fréjus ( 1044-1091 ) sous le titre de Bertrand I (Albanes GALLIA CHRISTIANIA p. 336 )
- Guillaume Geoffroy du Muy, commandeur des templiers de Nice en 1202 (Laurent Dailliez, "les templiers en Provence" Alpes méditerranée édition Nice 1972)
- Louis Nicolas Victor de Félix d'Ollières (1711-1775), comte du Muy, maréchal de France et secrétaire d'État à la Guerre sous Louis XVI, né à Marseille.
- Louis de Geofroy, ambassadeur de France aux États-Unis puis en Chine
- Médecin Inspecteur Général Henry Fournial (1866-1932) (mission Foureau-Lamy)
- Victor Ardisson, nécrophile surnommé le "Vampire du Muy".
- Henry Sénès (1877-1961), homme politique et résistant, sénateur.
- René Savatier (1892-1984), universitaire, propriétaire-exploitant du domaine du Château du Rouët
- Robert Aymard (né en 1920), homme politique et résistant, maire du Muy pendant 32 ans de 1945 à 1977.
- Cyprien Iov alias "Monsieur Dream", ancien animateur du Rewind et présentateur télé sur NRJ12
- Louis Go (1934-2011), né à la rue Marceau. La base de loisirs du Muy au bord de l'Argens, porte son nom. Sorti Major de l'Institut National des Sports, il devint entraîneur de l'équipe de France d'athlétisme, et membre du comité olympique. Il fut adjoint au maire du Muy Hubert Zékri pendant deux mandats (1995-2007), à la fin de sa vie : il disait vouloir consacrer ses dernières années à la jeunesse de son village.
[modifier] Lieux et monuments
- Musée de la Libération (voir débarquement de Provence), installé dans un ancien moulin à huile à côté de la Tour Charles Quint.
- La tour Notre Dame dite de Charles Quint( tour des moulins au XVIe siècle) existait vraisemblablement en 1252. Le castellet qui lui est accolé a été construit ultérieurement[20].
- Maison forte appelée à tort "chateau PONTEVES" située rue Taxil. Elle date vraisemblablement du XIVe siècle
- La Villa Navarra imaginée par Rudy Ricciotti, non visitable.
- L'église paroissiale Saint Joseph était en construction en 1532 sous le vocable Notre Dame de la Lause. Construite à l'extérieur des remparts son clocher a été bâti sur une des portes du village : le portal dhault. Elle est inscrite au titre des monuments historiques (Notice no PA00081785, sur la base Mérimée, ministère de la Culture)
- Les ruines de la Chapelle Notre-Dame de la roquette et du couvent des trinitaires au pied du rocher de Roquebrune-sur-Argens[21]
[modifier] Activités économiques
- Marchés des jeudi et dimanche, très fréquentés tant par les touristes que par les habitants de la région.
- Vignobles, dont le Château du Rouët,le château du collet redon et le domaine du thouar
- Zone industrielle, dont le dépôt national de la société Schlecker.
[modifier] Voir aussi
[modifier] Liens internes
[modifier] Liens externes
[modifier] Sources
[modifier] Notes
- en occitan provençal Lo Muei selon la norme classique ou Lou Muei selon la norme mistralienne
- La démographie provençale du XIIIe au XVIe siècle, E. BARATIER, 1961
- Fauchet M. (Préfet): Statistique générale de la France .... Département du Var, Testu Imp., Paris
- Noyon : Statistique du Var, Draguignan, 1848
- Bunel J.F.: Annuaire statistique, administratif, ecclésiastique, judiciaire et agricole du département du Var pour l'année 1855- , 1855, Toulon
- Aubin J.-J.: Annuaire administratif, statistique du département du Var pour 1866 , 1866, Draguignan
- Malte-Brun V.A.: Le Département du Var historique, Statistique, géographie, administration, 1882, réed. Bastion Ed;, 1988.
- Rambert H.: Annuaire administratif & statistique et commercial du département du Var -Année 1884- , 1884, Draguignan
- Rambert H.: Annuaire administratif & statistique et commercial du département du Var -Année 1896- ,1896, Draguignan
- Population municipale au 1er janvier 2006, consulté le 20 février 2009
- POLY 1976 : Provence et société provençale
- charte 572 du cartulaire de l'abbaye de Saint-Victor de Marseille
- Guy Barruol, Michèle Bois, Yann Codou, Marie-Pierre Estienne, Élizabeth Sauze, « Liste des établissements religieux relevant de l’abbaye Saint-André du Xe au XIIIe siècle », in Guy Barruol, Roseline Bacon et Alain Gérard (directeurs de publication), L’abbaye de Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon, histoire, archéologie, rayonnement, Actes du colloque interrégional tenu en 1999 à l'occasion du millénaire de la fondation de l'abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon, Éd. Alpes de Lumières, Cahiers de Salagon no 4, Mane, 2001, 448 p. (ISSN 1254-9371), (ISBN 2-906162-54-X), p 223
- [Archives Départementales 13, côte B 326]
- Archives Départementales 13, côte B23 f°138
- Archives Départementales 13, côte B8 F° 21
- Comptes trésoraires de Brignoles AA1 F° 172s
- Archives Départementales du Var, 3E 3177, f°54-57
- Actes et correspondance du connétable de LESDIGUIERE, Vol. 3, Gallica B.N.F.
- BARATIER : Enquête sur les droits et revenus du comte Charles Ier d'Anjou en Provence Paris 1966 (Monument historique classé : Notice no PA00081682, sur la base Mérimée, ministère de la Culture).
- Chapelle Notre-Dame de la roquette sur Site de la Fondation du Patrimoine, voir l'article Fondation du Patrimoine.