Le Muy
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| Le Muy | ||
Tour Charles Quint (Monument Historique et Musée) |
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Héraldique |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Provence-Alpes-Côte d'Azur | |
| Département | Var | |
| Arrondissement | Draguignan | |
| Canton | Le Muy | |
| Intercommunalité | Communauté d'agglomération dracénoise | |
| Maire Mandat |
Liliane Boyer 2008-2014 |
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| Code postal | 83490 | |
| Code commune | 83086 | |
| Démographie | ||
| Population municipale |
9 045 hab. (2011) | |
| Densité | 136 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 7 m — Max. 561 m | |
| Superficie | 66,58 km2 | |
| Localisation | ||
| modifier |
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Le Muy[1] est une commune française située dans le département du Var et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Ses habitants sont appelés les Muyois.
Sommaire |
Géographie [modifier]
Accès et transports [modifier]
Les communes avoisinantes sont: La Motte, Callas, Roquebrune-sur-Argens, Sainte-Maxime et Les Arcs
La commune est desservie par les voies de communication suivantes :
- Route Nationale 7 ;
- Route RD 1555 vers Draguignan ;
- Autoroute A8 ;
- La ligne SNCF Paris-Vintimille (N.B. : La gare du Muy étant désaffectée, les deux plus proches sont Gare des Arcs - Draguignan et Gare de Fréjus).
Géologie [modifier]
Le Muy est situé dans la vallée de l'Argens.
Au Nord, son territoire s'arrête sur le massif du Rouet, dernier contrefort de l'Esterel.
Au sud, après le rocher de Roquebrune, c'est dans les Maures que l'on trouve ses limites
Hydrographie [modifier]
Les rivières Argens, Nartuby et Endre arrosent la commune.
Relief [modifier]
Climat [modifier]
méditéranéen
Toponymie [modifier]
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Le Muy fut d'abord connu sous le nom de Modio qui pouvait provenir du latin Modius : mesure pour le blé. Ce nom fut gardé tant que le latin fut la langue de rédaction des actes. Vers 1543, les notaires Muyois rédigèrent en français et Modio devint Muey. En 1560 la nouvelle écriture devint Muy.
Histoire [modifier]
Au Paléolithique plusieurs sites ont été identifiés et fouillés sur la commune, en plaine et dans le massif du Rouet[2].
À l'âge du fer de nombreux oppidums parsèment le Rocher de Roquebrune et le massif du Rouet et témoignent de la présence de tribus ligures sur le futur territoire de la commune[3]
L'époque gallo-romaine marque également le territoire par les nombreux vestiges prospectés ou fouillés, de la grande villa à la petite exploitation agricole, de la stèle funéraire à la borne milliaire, tout atteste de la présence romaine au début du premier millénaire[4]
Vers l'an 1000 était le castrum de Marsens. Situé à San Luen, au Muy, il comprenait déjà tout le territoire du futur castrum de Modio. La famille de Marsens donne, par différentes chartes, à l'abbaye Saint-Victor de Marseille des terres et une église [5].
En 1023, un plaid se déroule "in loco quem vocant Modio" (Le Muy)[6].
En 1065, on retrouve " Modio " lié à la présence d'un pont "infra pontes ad Modium[7]".
Au XIIe siècle, l’abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon y possède Notre-Dame-de-Lauzade, d’abord église rurale puis église paroissiale, dont elle percevait les revenus[8].
En 1235 Le Comte de Provence Raymond Béranger (de la famille de Barcelone) obtient la possession de Marsens après échange avec Raymond, évêque de Fréjus[9].
En 1245 mort de Raimond Beranger. Mariage de sa dernière fille et héritière, Beatrix, avec Charles d'Anjou, frère du roi Saint Louis[10].
En 1252 Première description du terroir de Modio dans "l’enquête sur les droits et revenus de Charles I° d'Anjou en Provence" [11]
En 1278, Guillaume de Saint Auban (famille Balb) devient seigneur en partie du Modio après échange avec Charles Ier, Comte de Provence (de la famille d'Anjou)[12].
En 1363, Foulques de Pontevès était servi par son juge, Etienne Salas, juge de Nice (1363-64)[13].
En 1385, confirmation par la reine Marie de la donation à Fouquet de Pontevès du quart restant de la seigneurie du Muy[14].
En 1393, reprise de Modio et du castrum de Malcens sur les ennemis (Raymond de Turenne ?) par le sénéchal de Provence[15].
En 1430, Monet de Rascas épouse Alayette Balb et devient ainsi co-seigneur du Muy pour trois-quarts.
En 1524, lors de la première invasion de la Provence par les troupes de l'empereur Charles Quint, Le Muy est sur le passage de ces troupes à l'aller comme au retour.
En 1526, le Marquis de Villeneuve, seigneur de Trans et co-seigneur de la Motte, donne la permission à Guillaume de Rascas co-seigneur du Muy de dériver les eaux de la Nartubie vers un canal pour l'arrosage des terres du Muy.
En 1531, pris-faict de sept vitraux figurés pour la nouvelle église du Muy[16].
En 1532, l'église actuelle est en construction sous le vocable de « Notre Dame de la Lause ». Pour terminer sa construction on utilise les pierres de l'ancienne église « Notre Dame de la Lauzade située près du portal dabas[17] ».
En 1536, 2e invasion de la Provence par les troupes conduites par l'empereur Charles Quint. Lors de sa retraite, des Muyois, enfermés dans la tour, essayent de le tuer. Ils ne réussissent qu'à blesser mortellement le poète Garcilaso de la Véga
En 1540, Louis de Rascas épouse Anne de Pontevès. À la mort de cette dernière, en 1570, les Rascas sont seuls seigneurs du Muy.
En 1558, quatre miracles se produisent à la chapelle Notre-Dame du Pasme (Notre-Dame de la Roquette) et sont enregistrés par le notaire[18].
En 1565, Antoine de Loubières, seigneur de La Motte et Valbourges vend le droit de prendre l'eau de la rivière Nartuby pour la conduire au territoire du Muy[19].
En 1588, Jean Baptiste de Rascas, seigneur du Muy, est assassiné par les habitants. Son château est détruit[20]
En 1592, Le Muy est assiégée, canonnée et prise, pour le compte du roi Henry IV, par le Duc de Lesdiguières. L'église est en partie détruite[21].
En 1669, Charles Emmanuel de Simiane, marquis de Pianesse, acquiert la seigneurie du Muy.
En 1689, Jean-Baptiste de Felix, seigneur de la Reynarde, nouveau seigneur du Muy.
En 1707, les troupes du duc de Savoie envahissent la Provence. Au Muy, "les portes de l'église ont été rompues et brisées". Le château est entièrement brulé (archives du service historique de l'armée de terre A1-2043 f° 105 ). En 1708, la commune ne peut payer les impositions du roi " a cauze du pillement et brullement qui feur fait l'année dernière".
En 1746, invasion de la Provence par les troupes Austro-Sardes. Une contribution est payée par les Muyois pour les "huzards et pandoures" de sa Majesté Impériale Royale la Reine de Hongrie et de Bohème.
En 1793, le château seigneurial est partiellement incendié par des volontaires et des habitants du Muy
En 1851 lors du coup d'état de Louis Napoléon, des Muyois tentent d'investir la mairie. Repoussés par le maire ils se joignent aux insurgés de la colonne Duteil.
Le 15 aout 1944 Parachutage des troupes alliées, dont un Muyois Claude Jacquemet, dans le cadre de l'opération du débarquement en Provence: ANVIL / Opération Dragoon.
Le 16 aout 1944 Libération du Muy
La commune durement touchée lors des inondations dans le Var en juin 2010.
Blasonnement [modifier]
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Les armoiries de Le Muy se blasonnent ainsi : |
La signification de l'écu des armoiries du Muy n'est pas à rechercher dans l'histoire, même idéalisée, du village. Une dizaine de particuliers Provençaux possèdent les mêmes armes (avec des couleurs différentes), les éléphants et les croix se comptent par dizaines! Il faut plutôt voir la pression des employés du fermier chargés de collecter les armes (souvent en les créant eux-mêmes) des villes, bourgeois ou confréries contraints ou attirés par vanité à se pourvoir de cette "distinction". La commune du Muy paiera 159 livres 10 sous en 1706 pour l'enregistrement de son écu au Grand Armorial de France. (Armorial Général de France volume 29 Provence)[réf. nécessaire]
Démographie [modifier]
En 2010, la commune comptait 9 050 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
Administration [modifier]
Liste des Maires [modifier]
Jumelages [modifier]
Vie Locale [modifier]
Services, équipements [modifier]
Santé [modifier]
Éducation [modifier]
Les élèves du Muy poursuivent l'intégralité de leur études, jusqu'au niveau Baccalauréat, sur la commune, qui dispose d'une école primaire[25], d'un collège et lycée[26]. La municipalité met à disposition des étudiants, au sein de la médiathèque, des facilités d'apprentissage, accès internet et documentations scolaires[27].
Culte [modifier]
La paroisse Saint-Joseph du Muy, de culte catholique, dépend de la doyenné de Draguignan, diocèse de Fréjus-Toulon[28].
Écologie et recyclage [modifier]
Activités économiques [modifier]
Au 31 décembre 2009, 944 entreprises sont installées sur la commune du Muy, tous secteurs d'activités confondus : 5,3 % dans l'agriculture, 7,2 % dans l'industrie, 21 % dans la construction, et près de 23 % dans le commerce. Près de 30 % des entreprises de la commune comptent de 1 à 9 salariés[29].
Agriculture [modifier]
L'activité viticultrice est principale, dans l'agriculture du territoire communale, dont le Château du Rouët, le château du collet redon et le domaine du Thouar.
Industrie [modifier]
Plusieurs zones industrielles et commerciales sont installées au Muy, dont la zone des Ferrières, au début de la route de Draguignan, près de l'accès de l'autoroute A8, comptant le dépôt national de la société Schlecker.
Commerce et Artisanat [modifier]
En plus des marchés hebdomadaires des jeudis et dimanches[30], très fréquentés tant par les touristes que par les habitants de la région, et des commerces de proximité du centre-ville, deux enseignes de moyenne surface, dont une avec galerie marchande, proposent leurs services aux consommateurs du Muy[31].
Personnalités liées à la commune [modifier]
- Bertrand de Marsens, évêque de Fréjus (1044-1091) sous le titre de Bertrand 1er[32]
- Guillaume Geoffroy du Muy, commandeur des templiers de Nice en 1202[33]
- Louis Nicolas Victor de Félix d'Ollières (1711-1775), comte du Muy, maréchal de France et secrétaire d'État à la Guerre sous Louis XVI, né à Marseille. Il est le frère de Jean Baptiste de Félix seigneur et marquis du Muy.
- Louis de Geofroy, ambassadeur de France aux États-Unis puis en Chine
- Médecin Inspecteur Général Henry Fournial (1866-1932) (mission Foureau-Lamy)
- Victor Ardisson, nécrophile surnommé le "Vampire du Muy".
- Henry Sénès (1877-1961), homme politique et résistant, sénateur.
- René Savatier (1892-1984), universitaire, propriétaire-exploitant du domaine du Château du Rouët
- Robert Aymard (1920-2012), homme politique et résistant, Directeur de l'usine de Liège des Ferrières, maire du Muy pendant 30 ans de 1947 à 1977 et élu en 1973 premier conseiller général du canton du Muy. L'école élémentaire du Muy porte son nom.
- Jean-Michel Couve (né au Muy en 1940), député de la Quatrième circonscription du Var.
- Louis Go (1934-2011), né à la rue Marceau. La base de loisirs du Muy au bord de l'Argens, porte son nom. Sorti Major de l'Institut National des Sports en 1955, il choisit d'être affecté à Cayenne pour ne pas être envoyé en Algérie. À la fin des années 1960, il devint entraîneur de l'équipe de France d'athlétisme, et membre du Comité International Olympique. Il fut adjoint au maire du Muy Hubert Zékri pendant deux mandats (1995-2007), à la fin de sa vie : il disait vouloir consacrer ses dernières années à la jeunesse de son village.
- Frère Antoine (1923), né Louis Chauvel, est un ermite qui vit dans une Grotte du Rocher (commune de Roquebrune) depuis 1966.
- Cyprien Iov (1989) né dans la commune.
Lieux et monuments [modifier]
- Musée de la Libération (voir débarquement de Provence), installé dans un ancien moulin à huile à côté de la Tour Charles Quint.
- La tour Notre-Dame dite de Tour Charles Quint (tour des moulins au XVIe siècle) existait vraisemblablement en 1252. Le castellet qui lui est accolé a été construit ultérieurement[34].
- Maison forte appelée à tort "château Ponteves" située rue Taxil. Elle date vraisemblablement du XIVe siècle
- La Villa Navarra imaginée par Rudy Ricciotti, non visitable.
- L'église paroissiale Saint-Joseph était en construction en 1532 sous le vocable Notre-Dame de la Lause. Construite à l'extérieur des remparts son clocher a été bâti sur une des portes du village : le portal dhault. Elle est inscrite au titre des monuments historiques ( Notice no PA00081785, base Mérimée, ministère français de la Culture)
- Les ruines de la Chapelle Notre-Dame de la Roquette (anciennement Notre-Dame du Pasme)[35] et du couvent des trinitaires au pied du rocher de Roquebrune-sur-Argens[36]
Notes et références [modifier]
Notes [modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références [modifier]
- en occitan provençal Lo Muei selon la norme classique ou Lou Muei selon la norme mistralienne
- DRAC Archéologie. Aix en Provence
- Centre Archéologique du Var Toulon
- Centre Archéologique du Var. Toulon
- Guérard 1857 cartulaire de Saint-Victor chartes 569 570 571
- POLY 1976 : Provence et société provençale
- charte 572 du cartulaire de l'abbaye de Saint-Victor de Marseille
- Guy Barruol, Michèle Bois, Yann Codou, Marie-Pierre Estienne, Élizabeth Sauze, « Liste des établissements religieux relevant de l’abbaye Saint-André du Xe au XIIIe siècle », in Guy Barruol, Roseline Bacon et Alain Gérard (directeurs de publication), L’abbaye de Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon, histoire, archéologie, rayonnement, Actes du colloque interrégional tenu en 1999 à l'occasion du millénaire de la fondation de l'abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon, Éd. Alpes de Lumières, Cahiers de Salagon no 4, Mane, 2001, 448 p. (ISSN 1254-9371), (ISBN 2-906162-54-X), p 223
- [Archives Départementales 13, côte B 326]
- [Histoire des comtes de Provence, Antoine de RUFFI p. 151]
- a.d.13 côte B169
- Archives Départementales 13, côte B23 f°138
- AD du 13, série B1855f49v
- Archives Départementales 13, côte B8 F° 21
- Comptes trésoraires de Brignoles AA1 F° 172s
- A.D. B.D.R. 309 E 829 F° 177-179
- Archives Départementales du Var, 3E 3177, f°54-57
- Archives départementales 83, 3E3187
- Archives départementales 83, E dépôt 72 FF2
- Gaufradi - Histoire de Provence T2 p.645
- Actes et correspondance du connétable de LESDIGUIERE, Vol. 3, Gallica B.N.F.
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- http://www.francegenweb.org/mairesgenweb/resultcommune.php?id=24668
- école primaire
- Lycée du Val d'Argens
- médiathèque et scolarité
- Paroisse Saint Joseph
- Entreprises sur la commune selon l'INSEE
- les marchés
- galerie marchande
- (Albanes Gallia Christiania p. 336)
- (Laurent Dailliez, "les templiers en Provence" Alpes méditerranée, édition Nice, 1972)
- BARATIER : Enquête sur les droits et revenus du comte Charles Ier d'Anjou en Provence Paris 1966 (Monument historique classé : Notice no PA00081682, base Mérimée, ministère français de la Culture).
- A.D.83 3E3181 F° 65
- Chapelle Notre-Dame de la roquette, sur Site de la Fondation du Patrimoine, voir l'article Fondation du Patrimoine.
