Saint-Martin-de-Pallières

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Saint-Martin-de-Pallières
Saint-Martin-de-Pallières, vue générale
Saint-Martin-de-Pallières, vue générale
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Var
Arrondissement Arrondissement de Brignoles
Canton Canton de Barjols
Intercommunalité Communauté de communes Provence Verdon
Maire
Mandat
Bernard de Boisgelin
2014-2020
Code postal 83560
Code commune 83114
Démographie
Gentilé Saint-Martinais, Saint-Martinaises
Population
municipale
227 hab. (2011)
Densité 8,6 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 35′ 22″ N 5° 53′ 07″ E / 43.58944444, 5.88527778 ()43° 35′ 22″ Nord 5° 53′ 07″ Est / 43.58944444, 5.88527778 ()  
Altitude Min. 343 m – Max. 582 m
Superficie 26,33 km2
Localisation

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Saint-Martin-de-Pallières

Saint-Martin-de-Pallières, anciennement Saint-Martin[1], est une commune française située dans le département du Var en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Saint-Martin est situé dans le haut-Var, entre Rians et Barjols, à 20 kilomètres à vol d'oiseau au nord de Saint-Maximin-la-Sainte-Baume, et 20 kilomètres au sud-ouest des gorges du Verdon.

Le village est accroché au flanc nord du plateau des Pallières (d'où son appellation de Saint-Martin-de-Pallières), et domine une petite dépression qui s'étend vers l'ouest jusqu'à la Durance et se referme à l'est avant Varages.

La commune s'étend largement vers le sud par une zone de vallons boisés, lointain prolongement du massif de la Sainte-Victoire, coupée de vastes clairières (bergerie de Valensole, du Puits de Campagne).

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communications[modifier | modifier le code]

La commune est située sur un axe de traversée du haut-Var d'ouest en est, de la Durance (Peyrolles-en-Provence) à Draguignan. Bien que secondaire, cet axe a une importance vitale pour ce secteur. Il était anciennement desservi par un chemin de fer secondaire reliant Meyrargues à Nice (ligne Central-Var des Chemins de fer de Provence). Saint-Martin avait sa gare. Cependant le village est situé à l'écart de la route (D 561, ex-route nationale 561), et ne profite pas du trafic de passage.

Vers le nord, la D 470 rejoint la D 65 en direction de la Verdière, et vers le sud la même D 470 rejoint la D 70 en direction de Seillons à travers les collines.

Sismicité[modifier | modifier le code]

Il existe 3 zones de sismicités dans le Var :

  • Zone 0 : Risque négligeable. C'est le cas de bon nombre de communes du littoral varois, ainsi que d'une partie des communes du centre Var. Malgré tout, ces communes ne sont pas à l'abri d'un effet tsunami, lié à un séisme en mer.
  • Zone Ia : Risque très faible. Concerne essentiellement les communes comprises dans une bande allant de la Montagne Sainte-Victoire, au Massif de l'Esterel.
  • Zone Ib : Risque faible. Ce risque le plus élevé du département (qui n'est pas le plus haut de l'évaluation nationale), concerne 21 communes du nord du département.

La commune de Saint Martin est en zone sismique de très faible risque "Ia" [2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Les premiers habitants connus de Saint Martin de Pallières, occupaient la grotte de la glacière vers 200 av. J.-C.
Des tombeaux du Bas-Empire romain furent découverts sur le site de la ferme du Logis.
L’un d’entre eux, intact, renfermait le corps d’un guerrier enterré avec armes, bijoux et vaisselle.
Prés de la Chapelle Saint Etienne, des tessons de poteries, des monnaies et des fondations de constructions témoignent de l’existence d’un habitat antique dans la plaine.
Au Moyen Âge, suite aux saccages et aux invasions répétés, la population se réfugia sur les hauteurs rocheuses et se regroupa au pied du château fortifié du XIe siècle.

Au début du XIVe siècle, le village était alors un des pôles importants de la région, mais il subit la peste noire de 1348.
Presque inhabité en 1471, il se repeupla au XVIe siècle.
Aux XVIIe et XVIIIe siècles, la culture s’intensifia.

Seigneurie des Vintimille au XIVe siècle[3], le fief fut érigé en marquisat par lettres patentes de janvier 1661[4] pour Pierre de Laurens, Conseiller au Parlement de Provence en 1623.

Le village connut son apogée démographique en 1838 avec 472 habitants. Au XIXe siècle sa physionomie évolua : Le Château s’agrandit. Les lavoirs et le Campanile sont construits, la gare sur la ligne des Chemins de Fer du Sud est créée ainsi que la Coopérative Vinicole.

Mais après la guerre de 1914, le village subit de plein fouet l’exode rural et tombe en partie en ruine, comptant moins d’une centaine d’âmes, avant de connaître un renouveau dans les années 1980.

Aujourd’hui, Saint Martin compte plus de 240 habitants et autant de résidents secondaires. Depuis le 4 août 2012, la commune a changé de nom et est redevenue officiellement Saint-Martin-de-Pallières ( auparavant Saint-Martin ), ceci dans le but d'éviter les confusions avec d'autres communes portant un nom similaire.

Blasonnement[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Saint-Martin (Var).svg

Les armoiries de Saint-Martin se blasonnent ainsi :

D'or au laurier de sinople, au chef d'azur chargé de trois étoiles du champ.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1989 en cours Bernard de Boisgelin (sans étiquette)  
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 227 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
410 458 420 452 442 472 423 384 389
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
402 384 402 344 315 300 265 244 228
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
212 224 190 153 128 148 156 143 124
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
114 98 102 116 142 152 193 199 227
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique


Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Saint Eugène de Mazenod

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Château (du XIIe au XIXe siècle), dont le parc et la citerne sont classés
  • Église Notre-Dame de l'Assomption (XVIIe siècle), classée, et contenant un retable (monument historique)
  • Beffroi dit « tour de l'horloge » (XIXe siècle).

Galerie[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

« Je connais un petit village dans le Var (pourquoi taire son nom? c'est Saint-Martin de Pallières) qui a fait classer une prairie. Parce que cette parairie mettait une belle tache de vert sombre sur une terre où, en effet, ce vert est une bénédiction pour l'oeil. Bravo ! Il ne fallait que quelques hommes intelligents ; ou peut-être un seul à suffi, qui a persuadé les autres. »

— Jean Giono, La chasse au bonheur, 1970

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Décret n° 2012-938 du 1er août 2012 portant changement du nom de communes
  2. sismicité du Var sur le site de la préfecture
  3. Sous la direction d’Édouard Baratier, Georges Duby, et Ernest Hildesheimer, Atlas historique. Provence, Comtat Venaissin, principauté d’Orange, comté de Nice, principauté de Monaco, Librairie Armand Colin, Paris, 1969
  4. Dictionnaire des titres et des terres titrées en France sous l'ancien régime, par Éric Thiou. Mémoire & Documents (ISBN 2-914611-16-1)
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011