La Garde-Freinet

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La Garde-Freinet
Image illustrative de l'article La Garde-Freinet
Administration
Pays Drapeau de France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Var
Arrondissement Draguignan
Canton Grimaud
Intercommunalité sans
Maire
Mandat
Jean-Jacques Courchet
2009-2014
Code postal 83680
Code commune 83063
Démographie
Population
municipale
1 776 hab. (2008)
Densité 23 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 19′ 03″ N 6° 28′ 12″ E / 43.3175, 6.4743° 19′ 03″ Nord
       6° 28′ 12″ Est
/ 43.3175, 6.47
  
Altitude Min. 60 m — Max. 674 m
Superficie 76,64 km2
Localisation

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La Garde-Freinet (La Gàrdia provençal classique ou La Gardi selon la norme mistralienne) est une commune française, située dans le département du Var et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Sommaire

Gentilé [modifier]

Les habitants se nomment :

  1. appellation usuelle: les Gardois ou Gardiòu en provençal ; Fraxinois et Fraxinoises que l'on peut retrouver dans le nom de certains commerces locaux sont plus souvent utilisés par les habitants que "Gardois" dans le langage courant.
  2. appellation étymologique: les "Fraxinetains" et "Fraxinetaines" d'après la racine latine d'origine "Fraxinetum". Le Fraxinet désigne le site sur lequel a été édifié le vieux Fort sarrasin aujourd'hui appelé Fort-Freinet; il a ensuite donné son nom au village construit sur l'emplacement du poste de garde qui contrôlait l'accès vers le Fort.

Histoire [modifier]

D'or, à un frêne arraché de sinople.

IXe siècle : traditionnellement, on localise le lieu d'implantation des Sarrasins en Provence occidentale dans les années 890 à la Garde-Freinet. Ce lieu est aussi évoqué sous d'autres patronymes dont celui de Fraxinet[1] ou Fraxinetum.

L'histoire rapporte que c'est le comte de Provence Guillaume Ier dit le Liberateur qui chasse les Sarrasins en 973 après sa victoire à la bataille de Tourtour après 80 années de présence Omeyyade au sud de l'actuelle France.

Philippe Sénac[2], en s’appuyant sur les sources arabes et les données de l’archéologie[3], montre combien le Fraxinet, ne constituait pas un simple repère de brigands mais un emplacement stratégique pour les musulmans qui semblaient vouloir « entraver les relations entre les cités marchandes italiennes et le reste de la chrétienté méridionale ». Toujours selon Philippe Sénac il n'est pas « du tout exclu que le Fraxinet ait été le théâtre d'une symbiose communautaire, ce qui tendrait à expliquer sa longévité »[4].

XIIe siècle : à 450 m d'altitude, on découvre le Fort Freinet (XIIe au XVIe siècles) et les vestiges d'un ancien village fortifié du Moyen Âge, constitué d'une trentaine d'habitations taillées dans la roche. Ils dominent le massif forestier des Maures sur la voie reliant la vallée de l'Argens et le golfe de Saint-Tropez. Actuellement des fouilles archéologiques ainsi que des restaurations par des bénévoles sont en cours afin de connaître et préserver ce patrimoine. Ce fort stratégique, classé monument historique, servait à contrôler le passage entre la vallée du Vidauban et le Golfe de Grimaud. Une grande fosse servait de réservoir d'eau.

XIIIe siècle : les habitants s'installent sur le col de la Garde. Le bourg devient : « La Garde du Freinet ». Un Rostagni (?-v.1341) était connu pour être seigneur de Châteaudouble (1324) et de La Garde-Freinet (1327)[5]. Il reçut donation de l'albergue de ces deux villages[6].

XIXe siècle : l'industrie du bouchon se développe avec près de 700 bouchonniers grâce à la forêt de chênes-liège. À cette époque, la production de marrons et de magnan (ver à soie) est également bien développée.

En 1900, l'abbé Mathieu dresse la croix des Maures (altitude 437 m), restaurée en 1978. Le Christ pesait 175 kg.

Administration [modifier]

Liste des maires depuis la Libération
Période Identité Étiquette Qualité
         
mars 2001 mars 2008 André Werpin    
mars 2008 octobre 2009 Jean-Claude Deletang   démission
novembre 2009 en cours Jean-Jacques Courchet    

Lieux et monuments [modifier]

La chapelle Saint-Jean face à la mairie a été achetée par la commune afin de proposer un centre culturel rayonnant sur toute la région. L'office de tourisme s'est implantée dans le bâtiment. La ville possède bien sûr une église avec une cloche typique de la région et un autel en marbre. Une vieille fontaine se trouve pas loin d'un lavoir entre la place du marché et l'église.

Démographie [modifier]

Évolution démographique
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1505 1841 1797 1969 2112 2348 2386 2433 2573
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2589 2595 2649 2687 2651 2515 2331 2092 1872
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1569 1781 1770 1435 1190 1204 1132 1015 1028
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 - -
1134 1332 1241 1402 1465 1619 1771 - -
Population sans doubles comptes de 1962 à 1999 ; population municipale depuis 2006
Sources : Insee, Ehess[7]
Courbe d'évolution démographique de La Garde-Freinet depuis 1793

Loisirs [modifier]

De nombreuses balades sont proposées :

  • La croix des Maures : balade de 40 min à travers un sentier botanique avant d'arriver à la croix. On a une vue superbe du village, des Alpes du Sud, du massif des Maures, du rocher de Roquebrune-sur-Argens, du golfe de Saint-Tropez et parfois de la montagne Sainte-Victoire ;
  • Visite guidée du fort et de son histoire pendant 45 min ;
  • Le chemin des crêtes : balade d'1 h 15 en passant par la croix et le fort.

La commune dispose d’un panorama sur le massif des Maures et jusqu'à la Méditerranée, avec forêts de chênes-lièges et de châtaigniers. Dans les campagnes, poussent une végétation de maquis, adaptée au climat de la Provence (ciste de Montpellier, lavande, immortelles, genêts épineux...).

Il y a également plusieurs fêtes tout au long de l'année : foire aux santons avant Noël, fête de la transhumance au printemps, foires de la châtaigne en octobre.

Événements [modifier]

Garde Freinet après incendie.JPG

Le 1er  septembre   2003, La Garde-Freinet est endeuillée par la mort de trois sapeurs-pompiers du centre de secours principal de La Seyne-sur-Mer, sur la D14 commune de la Môle, lors d'un feu de forêt provenant de La Garde-Freinet[8].

Le 15 août 2006, la Garde-Freinet est de nouveau endeuillée par un accident de camion de pompiers sur la D558 avec la mort de trois pompiers du centre de secours de Puget-Ville.

Économie [modifier]

Pour approfondir [modifier]

Articles connexes [modifier]

Liens externes [modifier]

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Sources [modifier]

Notes [modifier]

  1. Note sur le Fraxinet des Maures, Annales du Sud-Est varois, tome XV, 1990, pp. 19-23.
  2. Histoire de l'Islam et des musulmans en France du Moyen Âge à nos jours, sous la direction de Mohammed Arkoun, préface de Jacques Le Goff, A. Michel, 2006, ISBN 2-226-17503-2, p.40
  3. Islam et chrétiens du Midi (XIIe au XIVe siècles), Colloque de Fanjeaux (18 ; 1982) / Éd. Privat / 1983 / ISBN 2-7089-3417-1
  4. Philippe Sénac, Provence et piraterie sarrasine, Maisonneuve et Larose, 1982, p.70
  5. AD du 13, série B1519f162 et B1835f200
  6. AD du 13, série B1519f162
  7. Ehess, notice communale de La Garde-Freinet sur la base de données Cassini, consultée le 4 juillet 2010
  8. La cérémonie officielle à la mémoire de ces pompiers.