Puget-Ville

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Puget-Ville
Vue panoramique de Puget-Ville
Vue panoramique de Puget-Ville
Blason de Puget-Ville
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Var
Arrondissement Arrondissement de Toulon
Canton Canton de Cuers
Intercommunalité Communauté de communes Cœur du Var
Maire
Mandat
Catherine Altare
2014-2020
Code postal 83390
Code commune 83100
Démographie
Gentilé Pugétois
Population
municipale
3 878 hab. (2011)
Densité 105 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 17′ 25″ N 6° 08′ 13″ E / 43.2903, 6.136943° 17′ 25″ Nord 6° 08′ 13″ Est / 43.2903, 6.1369  
Altitude Min. 87 m – Max. 572 m
Superficie 36,83 km2
Localisation

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Liens
Site web puget-ville.fr

Puget-Ville est une commune française située dans le département du Var en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Elle appartient au canton de Cuers. Ses habitants sont appelés les Pugétois.

Premier village rural à l'est de Toulon, la commune s'étend dans une plaine fertile à 180 mètres d'altitude au carrefour des routes de Toulon au Luc (RD 97) et de Hyères à Brignoles (RD 12).

Par la route, Puget-Ville est à égale distance (30 km) du littoral, du Centre-Var et de l'agglomération Toulon-Hyères.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Carte du Var situant la commune de Puget-Ville.

Puget-Ville est entourée des communes de :

La commune fait partie de la communauté de communes Cœur du Var qui regroupe onze communes : Besse-sur-Issole, Cabasse, Le Cannet-des-Maures, Carnoules, Flassans-sur-Issole, Gonfaron, Le Luc, Les Mayons, Pignans, Puget-Ville, Le Thoronet.

Rose des vents Sainte-Anastasie-sur-Issole Besse-sur-Issole Carnoules Rose des vents
Rocbaron N Pignans
O    Puget-Ville    E
S
Cuers Pierrefeu-du-Var Collobrières

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 3 683 hectares ; l'altitude varie entre 87 et 572 mètres[1].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune de Puget-Ville est traversée par plusieurs ruisseaux, affluents du Réal Martin.

Climat[modifier | modifier le code]

Données climatiques à Puget-Ville.
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 1,7 2,2 4 6,5 10,3 13,9 16,4 16,4 13,3 9,6 5,2 2,3 8,5
Température moyenne (°C) 7 8 10,2 12,6 16,6 20,6 23,7 23,6 19,9 15,4 10,2 7,6 14,6
Température maximale moyenne (°C) 12,4 13,8 16,4 18,6 23 27,2 31,1 30,9 26,5 21,2 15,8 12,9 20,8
Ensoleillement (h) 154,1 159,4 208,4 223,3 269,2 304,5 349,5 312,2 242,6 186 153,2 142,8 2 705,2
Précipitations (mm) 93,1 59,4 59,9 78,7 65,1 40,2 25,1 55,8 75,5 126,3 93,8 84,3 857,2
Source : Climatologie mensuelle à la station du Luc/Le Cannet-des-Maures de 1961 à 1990[2].


Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

La commune est reliée à Toulon via l'autoroute A57 (sortie 10) et via l'autoroute A8 à Nice (sortie 13 Le Cannet-des-Maures) et Aix-en-Provence (sortie 35 Brignoles).

Transport ferroviaire[modifier | modifier le code]

Les gares les plus proches sont celles de Puget-Ville ou Carnoules situées à 5 km, elles-mêmes à 25 km de la gare de Toulon.

Transport aérien[modifier | modifier le code]

Puget-Ville est située à 30 km de l'Aéroport de Toulon-Hyères, 120 km de l'Aéroport de Marseille-Marignane (120 km) et 120 km de l'aéroport de Nice-Côte d'Azur.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

La commune, à l'ouest de la forêt du massif des Maures, est composée de hameaux : La Foux, le Canadel, La Ruol (basse et haute), Les Ferrières, Le Mas de Brun, La Haute Ville, Le Mas de Blanc, Le Mas de Caudière ainsi que de lieux-dits dans la plaine comme sur la colline.

Logement[modifier | modifier le code]

En 2009, le nombre total de logements dans la commune était de 1 779, alors qu'il était de 1 442 en 1999[a 1].

Parmi ces logements, 85,2 % étaient des résidences principales, 6,0 % des résidences secondaires et 8,8 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 77,1 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 22,4 % des appartements[a 2].

LLa proportion des résidences principales, propriétés de leurs occupants était de 66,9 %, en légère baisse par rapport à 1999 (69,2 %). La part de logements HLM loués vides (logements sociaux) était de 0,1 % comme en 1999[a 3].

Projets d'aménagements[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Au début[Quand ?], les habitants résidaient autour du château de Sainte Philomène qui se trouvait dans les hauteurs, appelé Villo Auto (ville haute). À partir du XIe siècle, les familles ont migré vers la plaine, pour obtenir plus d'espace, de terres fertiles et d'eau. La plaine s’appelait Vilo. À cette époque, Puget n'avait pas encore de nom. On l'appelait le Puget prés de Toulon, le Puget de Cuers ou le Puget prés de Cuers, Puget est alors considérée comme une banlieue de Toulon ou de Cuers.[réf. nécessaire]

Le toponymiste Ernest Nègre cite de Poieto en 1060 et de Pugeto en 1096[3]

En 1793, la commune est créée sous le nom de Puget, puis renommée Puget-lès-Toulon en 1801 et Puget-après-Cuers avant de prendre le nom de Puget-Ville en 1867[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants au dernier recensement étant compris entre 2 500 et 3 499, le nombre de membres du conseil municipal est de 23[5].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des maires de Puget-Ville.

Depuis 1982, deux maires se sont succédé[6] : Pierre Brunet et Max Bastide.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1982 mars 1989 Pierre Brunet    
mars 1989 1990 Max Bastide DVG  
1990 juin 1995 Pierre Brunet    
juin 1995 mars 2014 Max Bastide DVG  
mars 2014 en cours Catherine Altare SE  

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Puget-Ville relève du tribunal d'instance de Toulon, du tribunal de grande instance de Toulon, de la cour d'appel d'Aix-en-Provence, du tribunal pour enfants de Toulon, du conseil de prud'hommes de Toulon, du tribunal de commerce de Toulon, du tribunal administratif de Toulon et de la cour administrative d'appel de Marseille[7].

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Au 4 juillet 2013, Puget-Ville est jumelée avec[8] :

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 3 878 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 550 1 489 1 520 1 796 1 770 1 796 1 771 1 870 1 955
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 032 2 078 2 197 2 296 2 387 2 015 1 695 1 691 1 665
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 679 1 567 1 588 1 517 1 617 1 634 1 605 1 587 1 662
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
1 628 1 755 1 819 2 115 2 591 3 080 3 516 3 878 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[9].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

Puget-Ville est située dans l'académie de Nice.

Elle administre une école maternelle (174 élèves en 2012-2013) et une école élémentaire (272 élèves en 2012-2013)[10].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Trois foires sont organisées chaque année : la foire du Printemps en avril, la foire d'Automne en octobre et la foire aux Santons et aux Tarraïettes en décembre.

La commune organise par ailleurs deux fêtes : la fête du Printemps en mai et la fête locale Saint-Sidoine en août.

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 28 874 €, ce qui plaçait Puget-Ville au 16 096e rang parmi les 31 525 communes de plus de 39 ménages en métropole[11].

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2009, la population âgée de 15 à 64 ans s'élevait à 2 267 personnes, parmi lesquelles on comptait 73,4 % d'actifs dont 65,3 % ayant un emploi et 8,1 % de chômeurs[a 4].

On comptait 510 emplois dans la zone d'emploi, contre 392 en 1999. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la zone d'emploi étant de 1 492, l'indicateur de concentration d'emploi[Note 3] est de 34,2 %, ce qui signifie que la zone d'emploi offre seulement un emploi pour trois habitants actifs[a 5].

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Au 31 décembre 2010, Puget-Ville comptait 424 établissements : 150 dans l’agriculture-sylviculture-pêche, 19 dans l'industrie, 62 dans la construction, 155 dans le commerce-transports-services divers et 38 étaient relatifs au secteur administratif[a 6].

En 2011, 34 entreprises ont été créées à Puget-Ville[a 7], dont 26 par des autoentrepreneurs[a 8].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monuments historiques[modifier | modifier le code]

La Chapelle Sainte-Philomène, inscrite à l'inventaire des monuments historiques depuis le 15 mai 1925 est le seul monument historique de la commune[12].

Autres monuments[modifier | modifier le code]

L'inventaire général du patrimoine culturel de la France répertorie en outre 108 édifices[13], notamment :

  • le château fort dit Tour du Faucon[14] ;
  • la chapelle Saint-Sidoine dont seul subsiste le clocher de 1763, restauré en 2012[15] ;
  • l'église paroissiale de style néoroman à trois nefs datant de 1857[16] ;
  • plusieurs lavoirs et fontaines dont la fontaine dite la Grosse Fontaine, de la rue de la Mairie[17].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique et logotype[modifier | modifier le code]

Article connexe : Armorial des communes du Var.
Blason ville fr Puget-Ville (Var).svg

D'argent à une tour de gueules en abîme ; à la pointe, une fasce d'or avec ces mots : PUGET-VILLE, en caractère de sable.

Sous le second Empire, vers 1866, on retrouve dans l'Armorial de Provence, un blason, composé de trois pommes et d'une étoile, attribué à la commune Le Puget près Cuers. Devant l'origine inexpliquée et mystérieuse de ce blason, le conseil municipal, sous l'impulsion de Firmin Eustache décide en 1988 de reprendre le blason présentant un écu portant une tour non crénelée, blason authentifié dans l'Armorial général de France de Charles d'Hozier (1683) à la commune du « lieu du Puget ».

Le 13 septembre 1988, une délibération municipale adopte à l'unanimité le blason et sa description D'argent à une tour de gueules en abîme ; à la pointe, une fasce d'or avec ces mots : PUGET-VILLE, en caractère de sable, écu sommé d'une couronne murale à deux tours d'or, comme les communes provençales qui ne sont pas chefs-lieux.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Firmin Eustache, Puget-Ville, provence et nature. Un village provençal dans l'histoire de France., 2003, 93 pages, imprimerie Maury
  • Henri Grégoire, Histoire de la commune de Puget-Ville jusqu'à 1789, Le Livre d'histoire, 2005, (ISBN 2-843-73712-5)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
  3. L'indicateur de concentration d'emploi est égal au nombre d'emplois dans la zone pour 100 actifs ayant un emploi résidant dans la zone, selon la définition de l'Insee.

Références[modifier | modifier le code]

Insee[modifier | modifier le code]

  1. LOG T1M - Évolution du nombre de logements par catégorie.
  2. LOG T2 - Catégories et types de logements.
  3. LOG T7 - Résidences principales selon le statut d'occupation.
  4. EMP T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité.
  5. EMP T5 - Emploi et activité.
  6. CEN T1 - Établissements actifs par secteur d'activité au 31 décembre 2010.
  7. DEN T1 - Créations d'entreprises par secteur d'activité en 2011.
  8. DEN T2 - Créations d'entreprises individuelles par secteur d'activité en 2011.

Autres références[modifier | modifier le code]

  1. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne]
  2. « Climatologie mensuelle à la station du [[Le Luc|Luc]]/[[Le Cannet-des-Maures]] de 1961 à 1990 », sur le site de l'association InfoClimat (consulté le 31 juillet 2013).
  3. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : Tome 2, Formations non-romanes, dialectales, volume 2, p. 1184, [lire en ligne]
  4. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales.
  6. « Mairie - Fonctionnement », sur le site de la mairie (consulté le 4 juillet 2013).
  7. « Liste des juridictions compétentes pour une commune », sur le site du ministère de la Justice et ds libertés (consulté le 4 juillet 2013).
  8. « Atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures », sur le site du ministère des Affaires étrangères (consulté le 4 juillet 2013).
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  10. « Var (83), Puget-Ville, écoles », sur le site du ministère de l'Éducation nationale (consulté le 4 juillet 2013).
  11. « Fichier RFDM2010COM : Revenus fiscaux localisés des ménages - Année 2010 », sur le site de l'Insee (consulté le 11 novembre 2012).
  12. « Chapelle Sainte-Philomène », base Mérimée, ministère français de la Culture
  13. « Puget-Ville », base Mérimée, ministère français de la Culture
  14. « Château fort dit Tour du Faucon », base Mérimée, ministère français de la Culture
  15. « Chapelle Saint-Sidoine », base Mérimée, ministère français de la Culture
  16. « Église paroissiale », base Mérimée, ministère français de la Culture
  17. « Fontaine dite la Grosse Fontaine », base Mérimée, ministère français de la Culture